En recevant à l’Elysée le roi Abdallah II de Jordanie, le président français a aussi alerté sur le « désastre humanitaire sans précédent » et le « tournant » que provoquerait une offensive israélienne contre la ville palestinienne de Rafah, où près d’un million et de demi de Palestiniens sont piégés à la frontière avec l’Egypte.

Depuis le 7 octobre, Paris affirme que seule la « solution à deux Etats », israélien et palestinien, peut sortir la région de l’ornière.

Et se réjouit que cette idée ancienne, en sourdine pendant des années, ait été remise clairement à l’ordre du jour par les Etats-Unis.

Il faut lui donner « un élan décisif et irréversible », a martelé vendredi le président français.

Mais il a franchi, pour la première fois, un pas diplomatique notable en menaçant d’un feu vert unilatéral en l’absence de volonté israélienne d’aboutir à une telle solution par des négociations.

« La reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas un tabou pour la France », a ainsi prévenu Emmanuel Macron.

(Avec AFP)