Pour la quatrième fois en autant de jours, une frappe israélienne a touché mardi soir une école abritant des déplacés à Abassan près de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, faisant 29 morts dont des enfants selon une source médicale et le Hamas.

A l’hôpital Nasser où les victimes de la frappe d’Abassan ont été transférées, de nombreux blessés dont des enfants, des jeunes et des vieillards ont été transportés par leurs proches, à pied, dans des camionnettes ou des ambulances, selon des images de l’AFP.

« Nous étions assis près de la porte de l’école quand soudain des roquettes ont touché un groupe de personnes. Ces gens n’étaient pas armés, ils ne faisaient pas partie de la résistance, ils étaient tous des civils », a affirmé Mohammed Sukkar.

« Les écoles sont passées de lieux sûrs d’éducation et d’espoir pour les enfants à des refuges surpeuplés qui deviennent souvent un lieu de mort et de misère (…) Gaza n’est pas un endroit pour les enfants », a dit sur X Philippe Lazzarini, chef de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

L’offensive israélienne à Gaza a fait jusqu’à présent 38.243 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza.

Après des mois de négociations sans résultat sur un cessez-le-feu, une source proche des discussions a indiqué que les chefs de la CIA et des services de renseignement israélien étaient attendus ce mercredi à Doha.

Israël et le Hamas ont continué de faire état de divergences après que le mouvement palestinien a dit selon un responsable ne plus réclamer un cessez-le-feu permanent avant toute négociation sur une libération d’otages.

Le Hamas doit participer aux prochaines négociations, a dit un responsable du groupe.

(Avec AFP)