Immobilier : les prix réels du mètre carré à Fès par arrondissement (en 2023)

Dans la ville de Fès en 2023, les transactions immobilières ont totalisé 4,34 MMDH. Elles concernent tous les types d’actifs et se répartissent entre les 7 principaux arrondissements de la ville : Agdal, Fès-Médina, El Mariniyine, Saïss, Zouagha, Jnan El Ouard et Méchouar Fès Jdid.

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Le prix médian du mètre carré atteint 4.500 DH

Concernant les biens immobiliers tous types confondus (appartements, villas, terrains, etc…), l’arrondissement de Zouagha a rassemblé 34% de l’ensemble des transactions à Fès en 2023. Dans cet arrondissement, le prix médian du mètre carré s’élevait l’an dernier à 4.100 DH.

En réalité, trois arrondissements drainent 86% des transactions de la ville. Les autres n’affichent que quelques opérations marginales, dont le poids dans le volume global est dérisoire.

Il s’agit de Zouagha (34%), Saïss (32%) et Agdal (20%). Dans ces trois arrondissements, le prix médian du mètre carré atteint respectivement 4.100, 4.900 et 5.300 DH, alors que, sur l’ensemble de la ville, il atteint 4.500 DH. Ces prix, rappelons-le, tiennent compte de tous les types de biens immobiliers.

Quant au prix médian des transactions à Fès, il atteint près de 550.000 DH en 2023. Cependant, dans l’arrondissement d’Agdal, le prix est largement supérieur à 880.000 DH.

Le prix médian d’un appartement à Fès est de 432.000 DH

Les appartements représentent 52% des transactions enregistrées dans la ville en 2023. Celles-ci sont effectuées majoritairement dans les arrondissements précités. Saïss et Zouagha comptent pour respectivement 33% et 32% du nombre des transactions, alors qu’Agdal compte pour 20%.

Au global, concernant les appartements, le prix médian du mètre carré à Fès atteint 4.400 DH. L’arrondissement d’Agdal est le plus onéreux avec un prix médian de 5.000 DH/m2. Ceux de Saïss et Zouagha affichent des prix médians de 4.600 DH/m2 et 4.100 DH/m2.

Les transactions d’appartements dans la ville de Fès, tous arrondissements confondus, affichent un prix médian à 432.000 DH. Agdal fait à nouveau partie des quartiers où le prix de la transaction est le plus élevé, à 648.000 DH. Saïss affiche un prix médian de la transaction à 416.000 DH, et le prix médian d’un appartement à Zouagha atteint 340.000 DH.

L’encours des crédits bancaires progresse de 13,6 MMDH en juin 2024

La dernière publication des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib montre une hausse des crédits bancaires en juin 2024 par rapport au mois précédent. Globalement, par objet économique, tous les encours sont en hausse. Dans le détail :

L’encours global des crédits bancaires se situe à 1.110,5 MMDH, en hausse de 1,2% ou 13,6 MMDH par rapport à mai 2024. Si l’on compare avec la même période en 2023, le crédit bancaire affiche une progression de 3,2%, soit 34,2 MMDH.

L’encours des crédits immobiliers progresse de 0,6% par rapport au mois précédent, à 306,6 MMDH. Par rapport à la même période l’an dernier, l’encours des crédits immobiliers a légèrement progressé de 1,2%.

Les comptes débiteurs et crédits de trésorerie affichent une légère hausse d’un mois sur l’autre de 0,5%, soit 1,3 MMDH. L’encours atteint 251,3 MMDH.

Concernant les encours des secteurs institutionnels, ils sont tous en hausse, excepté celui au secteur public, dont l’encours affiche une baisse de 5,9% d’un mois sur l’autre, à 95,8 MMDH. Sur 12 mois glissants, l’encours a progressé de 4,4% ou 4 MMDH.

Les créances en souffrance ont baissé de 1,2% par rapport au mois précédent. En juin, elles atteignent 95,4 MMDH. Sur une année glissante, les créances en souffrance augmentent de 3,1 MMDH.

Le cash en circulation a progressé de 12,8 MMDH en juin 2024

La circulation fiduciaire progresse nettement en juin 2024. C’est ce que montrent les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib, avec un encours total de 420,3 MMDH en circulation, en hausse de près de 12,8 MMDH d’un mois sur l’autre. Sur une année glissante, le cash en circulation a progressé de 32,5 MMDH.

Hausse des dépôts bancaires en juin

En juin 2024, les dépôts bancaires à caractère monétaire ont augmenté de 1,9%. Ils s’élèvent à 1.194,6 MMDH. Sur une année, les dépôts ont progressé de 62,8 MMDH.

Dans le détail, les dépôts à vue auprès des banques ont augmenté de 3% par rapport au mois précédent à 839 MMDH. Sur 12 mois glissants, ils progressent de 7,5% soit 58,2 MMDH en valeur.

Les dépôts à terme ont légèrement baissé d’un mois sur l’autre, atteignant 115,2 MMDH. Sur 12 mois glissants, ils ont baissé de 4,6% ou 5,5 MMDH en valeur.

Si vous voulez acheter un bien immobilier à Tanger, voici les prix de 2023, arrondissement par arrondissement

Dans la ville de Tanger, les transactions immobilières, tous types de biens confondus, ont pesé en 2023 près de 7 MMDH en volume. Ces transactions ont porté sur les quatre grands arrondissements de Tanger : Charf Mghogha, Bni Makada, Tanger-Médina et Charf Souani.

Médias24, avec son partenaire Yakeey, vous rapproche au plus près de la dynamique immobilière dans la capitale économique, grâce à des données fiables et exclusives.

En 2023, le prix médian du mètre carré à Tanger a atteint près de 6.400 DH 

Concernant tous les types de biens (appartements, villas, terrains…), l’arrondissement de Tanger-Médina a compté en 2023 pour 56% du nombre de transactions. Quant à l’arrondissement de Charf Mghogha, il a représenté le quart des transactions. L’arrondissement de Charf Souani est celui qui a drainé le moins de transactions, avec 6% du total des transactions.

Concernant les biens immobiliers dans la ville de Tanger, le prix médian des transactions, tous types de biens confondus, a atteint en 2023 près de 885.000 DH. Le prix médian du mètre carré a, quant à lui, atteint près de 6.400 DH.

 

Individuellement, l’arrondissement de Charf Souani a affiché en 2023 le prix au mètre carré le plus élevé (8.000 DH). Il était suivi de Charf Mghogha (7.700 DH), Tanger-Médina (6.000 DH) et enfin Bni Makada (5.900 DH).

Concernant les transactions, le prix médian le plus élevé a été enregistré dans l’arrondissement de Charf Mghogha (1.043.000 DH). Charf Souani et Tanger-Médina étaient dans un mouchoir de poche, avec respectivement un prix médian de 892.000 DH et 837.000 DH. Bni Makada est l’arrondissement où le prix médian des transactions était le plus bas (756.000 DH).

 

Tanger-Médina a capté 60% du nombre de transactions d’appartements

Selon les données de Yakeey, les transactions d’appartements ont représenté 79% des transactions totales et 57% en volume, soit 4 MMDH.

En volume comme en nombre de transactions, c’est Tanger-Médina qui a concentré le poids le plus important avec 51% du volume d’affaires et 60% du nombre de transactions.

 

Le prix du mètre carré pour les appartements était très similaire au prix du mètre carré tous biens confondus. L’arrondissement Charf Mghogha a affiché en 2023 le prix médian au mètre carré le plus élevé (8.900 DH environ), et Bni Makada le plus bas (5.700 dirhams environ).

Le prix médian des appartements tangérois se situait en 2023 à 643.000 DH. Charf Mghogha est arrivé en tête, avec un budget médian de 950.000 DH environ. De son côté, Bni Makada a affiché le prix médian le plus bas (411.000 DH).

 

Pour des recherches approfondies:
https://yakeey.com/fr-ma/
https://medias24.com/le-guide-de-l-immobilier

Marsa Maroc veut se positionner comme un acteur majeur en Méditerranée occidentale

Marsa Maroc multiplie les annonces stratégiques depuis quelques mois, laissant transparaître une politique d’expansion et de croissance notable à venir.

Le groupe a annoncé, le 8 juillet, qu’il comptait acquérir la totalité des parts de la société de manutention d’Agadir dont il détenait déjà 51%. En juin, il avait annoncé qu’il opérerait le terminal à conteneurs Est de Nador West Med. Une concession qui a été établie pour une durée de 25 ans, et pour laquelle le groupe débloquera une enveloppe d’investissement de 200 millions d’euros.

Encore plus récemment, dans un communiqué publié le 17 juillet, l’opérateur portuaire a annoncé son internationalisation via sa sélection pour le contrat de gestion délégué des terminaux 1 et 5 du port de Cotonou au Bénin. Dans le cadre d’un partenariat, Bénin Manutentions sera accompagnée par Marsa Maroc pour le démarrage et la prise en charge des opérations des deux terminaux. Marsa Maroc veillera à la mise en exploitation des terminaux dans les délais, et selon les standards internationaux, à la mise en œuvre de plusieurs chantiers de modernisation, et ce, en conformité avec la vision du gouvernement béninois.

Contacté pour mieux cerner ses récentes opérations, le groupe nous livre quelques détails.

Une meilleure qualité de service dans le port d’Agadir

Le rachat du reste du capital de sa filiale dans le port d’Agadir a été acté dans une stratégie qui vise à positionner le groupe comme un partenaire portuaire, maritime et logistique intégré.

« Le port d’Agadir constitue une importante plateforme d’exportation des produits halieutiques et agricoles de la région. Par l’acquisition de 100% du capital de la société SMA, Marsa Maroc ambitionne de renforcer son activité au port d’Agadir et d’offrir une meilleure qualité de service à ses clients« , explique le groupe.

Cette acquisition de la totalité de la filiale de manutention d’Agadir a été effectuée pour créer « des synergies avec un terminal polyvalent qu’elle opère dans le cadre d’un autre contrat de concession au port d’Agadir ». Cela vient du fait que les deux terminaux traitent des trafics similaires. « Il s’agit essentiellement des vracs solides et du conteneur. Cela permettra de mettre en place d’importantes synergies opérationnelles« .

En outre, le groupe pourra bénéficier d’une amélioration des volumes traités grâce à sa concession dans le port de Nador West Med.

Marsa Maroc veut devenir un acteur important en Méditerranée occidentale

Le trafic conteneurs des principaux ports de la Méditerranée occidentale a atteint l’année dernière 24,3 millions d’EVP, dont 73% (soit 17,8 MEVP) est du trafic de transbordement. Le groupe souligne également la forte croissance dans la zone. « Au cours de la période 2013-2023, le trafic cumulé des principaux ports de la Méditerranée occidentale a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 5,8% en volume de transbordement ».

Les ports de la région, qui arrivent à un certain niveau de saturation avec des taux d’utilisation avoisinant les 80%, cherchent à développer de nouvelles capacités. « De ce fait, Nador West Med (NWM) sera mis en service début 2027, et disposera de tous les atouts pour devenir un hub important du trafic de transbordement en Méditerranée occidentale grâce à sa position stratégique, ses grandes capacités de traitement, et ses infrastructures de 1er plan lui permettant d’accueillir les plus grands navires opérant sur les lignes Est-Ouest (navire de 24.000 EVP) », nous explique Marsa Maroc.

Une capacité de 3,5 millions de conteneurs à Nador West Med

Cette concession permettra au groupe d’être plus connecté aux opérateurs nationaux et favorisera le développement de la région grâce à une génération d’import et d’export pour le port, comme cela a été le cas pour Tanger Med. Le groupe Marsa Maroc en bénéficiera également. « Le terminal à conteneurs Est de NWM permettra d’offrir, à pleine capacité, près de 3,5 millions d’EVP. Le terminal renforcera l’offre de transbordement de Marsa Maroc en Méditerranée en portant sa capacité de traitement des conteneurs en transbordement à près de 5 millions d’EVP et 7 millions d’EVP au total. Le trafic traité au terminal de NWM devrait atteindre son régime de croisière après cinq ans. Les investissements seront injectés progressivement avec le développement du trafic, jusqu’à atteindre les 3,5 millions d’EVP », nous apprend le groupe.

Ce dernier va allouer une enveloppe de 200 millions d’euros pour la première phase du terminal Est. Depuis quelques années, le groupe s’est progressivement désendetté pour atteindre à fin mars 2024 un endettement de -139 MDH. Marsa Maroc nous indique « disposer d’une assise financière solide lui permettant de financer son plan de développement sur les prochaines années, d’une importante capacité de levée de fonds ainsi que de l’appui de ses actionnaires ».

Pour financer son développement, le groupe « envisage de lever un financement de projet, à l’instar de ses autres projets de développement à Tanger Med ou Agadir, et d’injecter une part de fonds propres qui se situe autour de 20% à 30% des besoins du projet ».

Akdital réussit son augmentation de capital et comptera 51 établissements de santé d’ici 2026

La Bourse de Casablanca a acté une opération d’envergure avec l’augmentation de capital d’Akdital pour un montant d’un milliard de dirhams.

Dans une conférence organisée ce 17 juillet à Casablanca, le groupe Akdital, en compagnie du management de la Bourse, a présenté les résultats de l’augmentation de capital.

Une forte sur-souscription de l’opération

Il s’avère que l’opération, comme nous le révélions dans un précédent article, a été un franc succès traduisant une forte confiance des investisseurs. L’opération a été souscrite 29 fois par un total de 16.623 souscripteurs. Le taux de satisfaction s’est affiché à 3,44%.

Le premier type d’ordre a été souscrit 34,5 fois. Près de 41,2 millions d’actions ont été demandées sur un total de près de 1,2 million, avec 917 souscripteurs enregistrés.

Le second type d’ordre a été souscrit 7,16 fois avec une demande de 2,1 millions d’actions sur un total de près de 300.000, avec 15.706 souscripteurs enregistrés.

Concernant les souscripteurs, les personnes physiques se sont accaparés 38,5% des actions attribuées.

La conférence a également été l’occasion pour le fondateur du groupe, Rochdi Talib, de revenir sur les perspectives de développement du groupe dans les années à venir, et l’accélération de son plan de développement.

Un objectif de 51 établissements dans 31 villes d’ici fin 2026

Avant son introduction en bourse, le groupe détenait 17 établissements dans six villes du pays, avec une capacité litière totale d’un peu plus de 1.800 lits.

« Après l’IPO, nous avons accéléré la cadence pour attirer l’attention des gens et leur confiance. En l’espace de dix-huit mois, nous avons délivré 9 nouveaux établissements de santé. En moyenne, cela donne un nouvel établissement tous les deux mois, ce qui est un exploit », explique Rochdi Talib.

Le groupe ambitionne d’accélérer sa croissance et promet une ouverture de clinique par mois au cours des quinze prochains mois pour arriver à 39 établissements à fin juillet 2025. « Ce sont des établissements qui sont en cours de construction ou de finition », précise le PDG du groupe.

Dès la fin de cette année, le groupe prévoit de livrer la clinique d’Errachidia en septembre, puis courant le dernier trimestre de l’année, celles de Taroudant, Benguérir, Dakhla, Meknès et Kénitra.

Ces objectifs sont pre-money, c’est-à-dire prévus avant l’augmentation de capital. Désormais, le groupe ambitionne de porter le nombre de cliniques à 51 d’ici fin 2026, pour atteindre une capacité litière de 5.700 lits.

Le groupe compte, grâce à son augmentation de capital, renforcer sa présence dans des villes où il est déjà présent, mais où ses établissements sont saturés, telles que Casablanca, Tanger, Fès, Agadir et Marrakech.

L’augmentation de capital permettra également de développer 7 structures multidisciplinaires dans les villes de Sefrou, Larache, El Kelâa des Sraghna, Berrechid, Khémisset, Berkane et Taza.

« Au Maroc, nous n’avons plus besoin de médecine avec stéthoscope, mais de la médecine qui recourt à l’intelligence artificielle et à la robotisation. Mon rêve est que nous puissions d’ici deux ans opérer les malades d’Errachidia à partir de Casablanca », conclut Rochdi Talib.

La hausse des cours des métaux précieux devrait se poursuivre sur le reste de l’année

Le cours de l’or frôle ses sommets historiques de 2.450 dollars l’once atteint à la fin du mois de mai. Actuellement le métal jaune traite à 2.441 dollars l’once. Valeur refuge par excellence, son cours est poussé par plusieurs incertitudes autour de l’économie mondiale et les anticipations de baisse du taux directeur de la FED.

Cette situation conforte un cycle haussier du métal précieux qui devrait se poursuivre sur le reste de l’année et profiter aux minières nationales qui l’ont dans leur portefeuille, notamment Managem.

Une baisse du taux d’intérêt de la FED qui interviendrait plus tôt que prévu

Après des chiffres encourageants de l’inflation aux Etats-Unis, le président de la FED Jérôme Powell a laissé entrapercevoir une baisse du taux directeur qui allait se concrétiser plus rapidement que prévue. Cela a fait réagir les marchés et aura de fait un impact sur l’or.

« Le cours de l’or a une corrélation directe avec les politiques monétaires internationales. Les politiques monétaires de resserrement qui ont marqué les 2021-2023, laissent aujourd’hui place à des politiques plus accommodantes », nous explique une source de la place.

Plusieurs pivots ont déjà été observés, dans le sillage du reflux inflationniste qui est observé globalement partout dans le monde. Rappelons que la banque du Canada, la banque de Suisse, la BCE et la Banque d’Angleterre ont déjà amorcé leurs politiques accommodantes.

Désormais, il y a la récente sortie de Jérôme Powell, directeur de la FED américaine qui a fait couler beaucoup d’encre. «Ce dernier a fait part de sa volonté de faire baisser le TD de la FED bien avant ce qui était prévu par les analystes. La fin de l’année était anticipée, et désormais, c’est probablement plus tôt que cela devrait se formaliser », explique notre source.

Le président de la FED a en effet annoncé qu’il n’allait pas attendre que l’inflation baisse en deçà des 2% pour baisser le taux directeur.

« Cela est une bonne nouvelle pour les métaux précieux. La baisse du taux directeur de la FED a un impact direct sur le dollar. Ce dernier devrait baisser en ligne avec la baisse du taux directeur puisque le rendement et la rentabilité de la monnaie américaine deviendra moins attractive. Une baisse du dollar entraine un impact sur les métaux libellés en dollar, notamment l’or. Les métaux précieux deviendront plus attractifs pour les investisseurs ce qui aura une pression haussière sur les cours », poursuit notre interlocuteur.

Mais outre la politique monétaire, ce qui pousse et influe également sur le cours de l’or, ce sont les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques.

Des inquiétudes géopolitiques et le spectre d’une guerre commerciale Chine/USA

Naturellement quand les équilibres économiques ou politiques mondiaux sont perturbés, l’or tend à s’apprécier, comme durant l’éclatement de la pandémie de Covid.

« Il y a une ombre géopolitique à prendre en compte. Il y a toujours des inquiétudes géopolitiques au Moyen-Orient et un discours très alarmant de Trump suite à sa tentative d’assassinat. Tout cela joue en faveur de l’or en tant que valeur refuge », souligne notre interlocuteur.

Du fait de ces craintes géopolitiques, il y a naturellement des peurs sur une éventuelle résurgence de l’inflation. Notamment sur un potentiel retour à la guerre commerciale entre les deux grandes puissances mondiales que sont les Etats-Unis et la Chine.

« Cet événement très récent a encore plus renforcé les probabilités d’une victoire de Donald Trump durant les prochaines élections. On connait la vision radicale du personnage concernant la guerre commerciale avec la Chine et cela pourrait amener des tensions géopolitiques de très grandes envergures », explique notre source.

Outre ces risques, la conjoncture économique mondiale impacte également le cours de l’or. La transition énergétique est également un catalyseur à prendre en compte concernant le cours des métaux précieux. « Nous avons cette demande qui sera très importante concernant les métaux précieux et les métaux de base. Aujourd’hui, le cycle est haussier, c’est évident et l’impact sur les minières devrait être positif, mais il faudrait également regarder l’effet change »

En somme, une tendance haussière des métaux précieux devrait se concrétiser dans le sillage des baisses du taux directeur de la FED qui devrait intervenir avant la fin de l’année 2024.

Dislog Group : deux prochaines acquisitions dans le pipe avant fin 2024

Dans un précédent article détaillant les contours de l’acquisition par Dislog Group de 75% du capital de Megaflex SARL, son PDG Moncef Belkhyate nous confiait que « le groupe a encore deux acquisitions dans le pipeline en 2024, avant de stabiliser son périmètre en 2025 ».

Deux secteurs visés pour une enveloppe de 400 MDH

Mais que sait-on de ces futures acquisitions ? Contacté, le groupe nous explique que « les deux prochaines acquisitions du groupe en 2024 se feront dans le secteur de l’alimentation et de la santé ».

Les négociations concernant les deux entreprises cibles sont des prises de participation majoritaires, actuellement en phase finale. Les futures entreprises qui rentreront dans le giron de Dislog Group sont de capitaux marocains.

« Ces deux opérations portent sur un montant d’investissement de 400 MDH« , nous apprend le groupe.

En 2025, priorité à la rentabilité

Ces deux prises de participation prévues cette année seront les dernières avant une phase de consolidation du groupe. Après une moyenne d’une acquisition annuelle jusqu’en 2022, le groupe avait fortement accéléré sa croissance externe en 2023, avec huit acquisitions, et quatre acquisitions attendues à fin 2024.

Mais l’an prochain, le groupe entamera une nouvelle phase. « Nous passons d’une phase de forte croissance à une phase où la rentabilité devient la priorité du groupe », explique Dislog Group.

Désormais, l’industriel souhaite avoir une meilleure visibilité sur ses résultats financiers.

https://medias24.com/2024/01/17/dislog-group-financement-strategie-ipo-internationalisation-un-entretien-avec-moncef-belkhayat/

Megaflex dans le giron de Dislog Group : montant du deal et ambitions de Moncef Belkhyate

Le groupe Dislog poursuit son développement en effectuant l’acquisition de 75% du capital de Megaflex SARL, une entreprise marocaine spécialisée dans la distribution et la maintenance d’automates et de réactifs utilisés par les laboratoires d’analyses médicales.

Une montée au capital pouvant aller jusqu’au 100% est possible d’ici 2027. L’annonce a été faite via un communiqué de Dislog Group, publié le 12 juillet.

Pour en savoir plus, Médias24 a contacté Moncef Belkhyat, PDG de Dislog Group, dont la récente acquisition permettra d’étoffer son positionnement dans le secteur de la santé.

Un deal à 160 MDH

L’acquisition de Megaflex s’est conclue pour 15 millions d’euros (160 MDH, ndlr) nous indique Moncef Belkhyat. Un rachat qui fait partie de la stratégie globale du groupe. « Nous allons continuer à renforcer notre positionnement de groupe industriel développeur de marques et opérant dans l’économie de la vie : alimentation, hygiène et santé », nous confie le PDG.

D’ailleurs, Dislog Group n’a pas terminé sa croissance externe cette année. Le PDG nous annonce que « le groupe a encore deux acquisitions dans le pipe-line en 2024 avant de stabiliser le périmètre du groupe en 2025 ».

En rachetant Megaflex SARL, le groupe choisit une entreprise des plus importantes dans son secteur au Maroc. L’entreprise clame 1.400 laboratoires clients dans le public et le privé. La société cible de Dislog emploie 72 personnes.

Dislog Group compte doubler les parts de marché de Megaflex d’ici 5 ans

Le groupe Dislog met la main sur plusieurs marques pionnières dans le domaine médical via l’acquisition de Megaflex. « La société distribue des cartes de classe mondiale en exclusivité au Maroc au service de ses clients », souligne le communiqué de Dislog.

Moncef Belkhayat nous explique que « Megaflex distribue trois marques importantes : Sysmex (Japon), Siemens (Allemagne ) et Illumina (US) ». De fait, Dislog Group deviendra distributeur exclusif de ces produits au Maroc.

Le groupe ne compte pas les exporter ailleurs pour le moment et préfère « se limiter au Maroc pour le moment, où il y a un grand potentiel de croissance à aller chercher », nous explique le PDG de Dislog Group.

Megaflex continuera également sa croissance à travers des synergies qui se feront au sein du groupe Dislog Group Health Care. « Cela permettra à Megaflex SARL de consolider et renforcer son positionnement sur le marché du diagnostic-in-vitro et d’accompagner la croissance du secteur de la santé au Maroc », précise le communiqué du groupe.

La société récemment acquise par Dislog Group détient actuellement 15% des parts de marché sur le marché des réactifs. « Nous ambitionnons de le doubler et d’atteindre les 25%-30% d’ici les 5 prochaines années », conclut Moncef Belkhayat.

Akdital : les souscriptions ont dépassé le montant de l’augmentation de capital

L’augmentation de capital du groupe Akdital est un succès et traduit une appétence des investisseurs dans la valeur, affirme une source sûre jointe par nos soins. Cette augmentation de capital d’un milliard de dirhams permettra notamment le financement de 28 établissements d’ici 2026.

Le groupe Akdital a clôturé le 9 juillet dernier son augmentation de capital de 1 MMDH.

Si aucun détail n’a été révélé sur cette opération, une source sûre nous confie « que les souscriptions ont dépassé le montant de l’augmentation de capital ».

Pour rappel, cette augmentation du capital social était réservée au public par émission de 1.492.537 nouvelles actions pour un montant global d’opération de 999.999.790 dirhams (incluant la prime d’émission), avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires.

A fin juin, le groupe comptait 23 cliniques, avec une capacité totale de 2.532 lits. L’augmentation de capital du groupe lui permettra de financer l’ouverture de 28 établissements de santé d’ici 2026.

 

Le spécialiste du thé de luxe Imperium Holding ouvre son capital à IFU et Proparco

Imperium Holding, société détenue par la famille Baroudi et leader sur les thés et infusions de luxe au Maroc et à l’export, a ouvert son capital après 20 ans d’existence.

Le vaisseau de la famille Baroudi a levé la somme de 350 millions de dirhams en deux tranches (deux libérations de fonds, ndlr), auprès de Proparco et IFU, le fonds d’investissement danois pour les pays en développement.

Une levée pour financer la croissance et l’extension de l’usine

Le groupe œuvre, en effet, depuis deux décennies dans l’ensachage et le packaging de thé de luxe. Peu connue du grand public, Imperium Holding détient plus de la moitié des parts du marché mondial dans son activité et accompagne la création de marques de luxe de thé.

« Ils ont vu naitre et ont accompagné des marques de thé de luxe leaders dans leurs marchés. Ils ont acquis et consolidé une grande expertise dans ce secteur», nous confie une source bien informée.

« Le choix de la famille s’est porté sur ces investisseurs car il y a une vision très long terme et un vrai alignement stratégique entre les partis », nous confie notre source.

La somme levée servira à l’acquisition de matériel pour accroitre les capacités de production, dynamiser la croissance, effectuer de l’intégration en aval et faire une extension de l’usine existante.

Cette extension est mise en place pour améliorer et augmenter les capacités d’ensachage et de mise en boite des plus grandes marques de thé de luxe au monde.

Dans le cadre de cette transaction, la famille Baroudi gardera le contrôle actionnarial et managérial du groupe. Le dossier a été déposé au conseil de la concurrence le 5 juillet.

Un marché du luxe en forte croissance

L’opérateur marocain réalise l’écrasante majorité de son chiffre d’affaires à l’export avec un revenu entre 550 et 600 MDH en devises. Imperium Holding emploie 1.500 salariés directs à Marrakech.

La seule marque vendue par le groupe au Maroc est Tchaba, représentant 2% de son chiffre d’affaires.

Comment expliquer qu’un investisseur en capital étranger soit attiré par le secteur du thé au Maroc ? « Ce qui motive les investisseurs, c’est un marché du thé de luxe en forte croissance, un chiffre d’affaires quasi intégralement en devise et donc sans risque de dévaluation du dirham et surtout le sérieux du management en place», confie notre interlocuteur.

Le marché du thé dans le monde se polarise, à savoir qu’il y a une forte croissance au niveau du thé entrée de gamme et le thé de luxe également. « Il y a également un changement de comportement mondial chez les nouvelles générations qui consomment plus de thé que de café. Le marché sur le thé en soi, croît de 4% à 5% par an mais avec le thé de luxe, il y a une croissance à deux chiffres. Factuellement, il y a peu de produits de grande consommation qui affichent une croissance à deux chiffres », conclut notre source.

La stratégie d’expansion de Kitea racontée par son directeur général, Othmane Benkirane

En trente ans d’existence, le groupe Kitea est parvenu à maintenir sa position de leader dans l’industrie du meuble en kit et de la vente de meubles. À l’arrivée du géant suédois Ikea sur le marché marocain, il y a une décennie, peu avaient misé sur la survie du groupe. Or, Kitea a fortement prospéré ces dernières années avec une stratégie de développement très ambitieuse et de multiples ouvertures à travers le pays.

En novembre 2023, le groupe a inauguré son Kitea Géant de 4e génération à Zenata. Une immense enseigne de 10.000 mètres carrés dont l’investissement requis, hors stock, a été de 300 MDH. Deux fois plus grand que le célèbre Kitea Géant de Bouskoura, le groupe a concentré ses efforts sur le merchandising et l’expérience client. C’est dans ce nouveau lieu que Médias24 a rencontré Othmane Benkirane, directeur général du groupe Kitea.

Kitea Géant de Zenata ouvert en novembre 2023. Source : Kitea Group

Ce magasin au sein du centre commercial Viva Park, développé par la foncière du groupe dénommée ‘K Foncière’, regroupe plusieurs enseignes de magasin dont Kitea Géant. Cette activité foncière fait partie des diverses activités que le groupe maîtrise. Ce dernier compte d’ailleurs accélérer sa diversification et se lancer dans plusieurs autres secteurs. À l’horizon 2026, Kitea vise de doubler son chiffre d’affaires.

Pour Médias24, Othmane Benkirane expose la stratégie de développement du groupe mise en place depuis plusieurs années et les grandes ambitions de croissance de ce champion national, tant sur le marché local qu’international. Ouvertures prévues dans le pays, poursuite du déploiement à l’international, acquisition, diversification, le directeur général nous éclaire sur les grands chantiers du groupe. Entretien.

Médias24 : Nous nous trouvons dans le Kitea Géant de Zenata ouvert en novembre 2023. Comme se déroule l’activité depuis l’ouverture ?

Othmane Benkirane : L’inauguration du Kitea Géant de Zenata a marqué une étape significative dans le développement du groupe. C’était important pour nous de présenter à notre clientèle casablancaise notre 4e génération de magasins avec toutes les avancées que ce nouveau concept apporte.
Depuis l’ouverture, nous sommes satisfaits de l’activité. Ce qui nous touche particulièrement, ce sont les retours très positifs de nos clients dans nos magasins de 4e génération, que ce soit celui de Zenata, d’Accra au Ghana ou d’Agadir. Cela conforte notre stratégie, notamment dans l’amélioration de l’expérience client et la diversification de nos produits, mieux exposés. Cela apporte de la valeur ajoutée tout au long du parcours client.
Nous avons également mis en place une série d’initiatives pour attirer et fidéliser une clientèle nouvelle à travers des campagnes marketing plus axées prix. Le fait de se placer à Zenata a été une longue réflexion avec des partenaires concernant l’implantation des futurs magasins sur les prochaines années. C’est une stratégique qui permet de renforcer notre présence sur Casablanca avec la volonté d’avoir 3 magasins sur chaque sortie de ville, avec le Kitea Géant de Bouskoura, celui de Zenata et prochainement celui de Dar Bouazza.

– La stratégie de développement du groupe à l’échelle nationale a pris plusieurs formes. Dans les années à venir, se fera-t-elle via des grands magasins comme Kitea Géant, ou bien pensez-vous aller vers les centres-villes, ou encore un mix des deux ?

– Notre stratégie de développement au Maroc inclut un mix des deux. Nous aurons les Kitea Géant qui joueront un rôle crucial en tant que pôles régionaux, offrant une large gamme de produits et de services.

Parallèlement, nous aurons toujours l’ambition d’ouvrir des magasins de proximité que sont les Kitea City qui sont principalement localisés dans les centres villes. Nous en avons deux à Casablanca et Rabat et nous prévoyons d’en ouvrir 5 autres (Tanger, Marrakech, Fès, Rabat et Casablanca) dans les prochains mois. Ce seront des magasins qui viendront accompagner le développement des Kitea Géant.

– Quelles sont les récentes inaugurations qui ont eu lieu ? Dans quelles localités du Maroc vous êtes-vous implantés et où allez-vous poursuivre cette expansion ?

– Le groupe Kitea ne représente pas uniquement la marque Kitea. Nous avons d’autres marques nées sur les cinq dernières années. Kitea Kitchen est spécialisé dans les l’aménagement de cuisine équipée sur mesure. Nous avons fait entrer dans notre giron, sous forme de franchise exclusive, la marque premium Roche Bobois, avec laquelle nous avons ouvert un magasin à Marrakech et un Flagship Store à Casablanca qui sera amené à ouvrir ce mois de juillet. Nos partenaires français en charge du développement de la marque dans le monde sont ravis du développement avec le groupe Kitea, et tout cela a fait que nous avons voulu investir sur ce grand magasin casablancais. Nous souhaitons également ouvrir un magasin sur Tanger et un autre sur Rabat dans les deux prochaines années.
Dans le pôle retail de Kitea, il y a la marque américaine Ashley HomeStore, numéro un mondial en termes de vente de meubles. Nous avons ouvert un premier magasin dans le Marjane Mall Californie et un deuxième à Accra. Nous ambitionnons d’en ouvrir une dizaine sur le territoire marocain dans les trois ou quatre prochaines années.
Kitea Géant à Accra au Ghana. Source : Kitea Group
La marque Casa Shop est également dans notre portefeuille, avec une quinzaine de magasins au format Shop-in-Shop, à savoir dans les Kitea Géant. C’est une marque belge qui est leader dans le petit accessoire déco qui complète parfaitement l’univers Accessoire de Kitea.
Nous inaugurerons d’ici la mi-juillet le premier Kitea Géant de Kénitra. Nous avons également pour ambition d’en ouvrir un deuxième à Marrakech, couvrant une superficie de 10.000 m². Par ailleurs, nous prévoyons l’ouverture d’un deuxième Kitea Géant à Rabat Salé, tandis qu’un autre est en cours de développement à Tétouan. Nous sommes également très fiers d’annoncer l’ouverture prochaine d’un Kitea Géant de 6.000 m² à Laâyoune, prévue dans les six prochains mois.

– En trente ans, le groupe a su se hisser comme l’un des piliers de son industrie. Comment avez-vous déroulé votre stratégie d’un point de vue opérationnel et financier, notamment dans la période post-Covid ? 

– Nous avons réalisé après le Covid que le retail était bouleversé. Les clients ont compris l’importance de bien meubler leur domicile après avoir été confinés pendant plusieurs mois. Ainsi, 2021 a été une excellente année pour nous. La particularité de notre groupe est que la croissance a perduré en 2022, alors que les autres marques ont été en difficulté. Nous avons redéfini notre business model durant le Covid et nous avons restructuré l’ensemble de notre back office. Nous pouvons aujourd’hui nous internationaliser sans difficulté.
Nous avons triplé les revenus de Roche Bobois en Afrique en moins de quatre ans
En termes de financement, nous avons ouvert notre capital en 2018 et sommes accompagnés par le fonds « Tana Africa Capital » qui est une venture entre le groupe Oppenheimer en Afrique du Sud et le fonds souverain singapourien Temasek. Ils ont pour objectif, comme nous, de faire que le groupe ne soit pas leader seulement au Maroc mais aussi en Afrique.
Il y a un projet de développement continental que nous avons entamé avec le Ghana. En Afrique de l’ouest, nous avons inauguré l’an dernier un Kitea Géant de 12.000 m2. En Afrique de l’Est, nous avons acquis la marque leader de la décoration au Kenya, Furniture Palace. Cela a été fait en 2022.
Nous poursuivons aujourd’hui cette expansion verticale en créant de nouvelles entreprises et marques, et nous accompagnons des entreprises à l’échelle internationale pour se développer en Afrique, comme Roche Bobois par exemple, pour laquelle nous avons triplé les revenus en moins de quatre ans.
Le groupe Kitea, c’est aussi du développement foncier avec l’acquisition de terrains, le développement de grands magasins et de centre commerciaux qui accompagnent le développement de toutes nos marques.

Nous réfléchissons à ouvrir le capital ou à faire une IPO dans les prochaines années

– Cette entrée au capital de Tana s’est faite il y a maintenant six ans. Est-ce qu’un exit est prévu dans quelques temps ?

– Nous en discutons naturellement. Avec les développements que l’on a mis en place, ils sont très satisfaits et ont compris la réussite actuelle et future du groupe. Nous réfléchissons à comment ouvrir le capital ou faire une IPO dans les prochaines années. Ce sont des questions qui se posent, mais il n’y a pas de réponse définitive.

– Concernant le cœur de votre activité, comment et où s’effectue le sourcing des matériaux ?

– Nous importons, mais nous concevons également avec une équipe de R&D. Nous travaillons aujourd’hui avec plus de 180 fournisseurs répartis dans le monde entier (Chine, Malaisie, Vietnam, Espagne, Portugal, Pologne…).  Nous avons des acheteurs qui parcourent le globe pour dénicher les meilleures tendances et innovations produites au meilleur prix.
Nous avons également du sourcing local. Nous accompagnons des usines de jeunes entrepreneurs à travers un écosystème, et nous les faisons monter en compétence. Nous souhaitons que le sourcing local représente 40% de notre chiffre d’affaires, et de pouvoir les accompagner pour exporter leurs produits

Nous envisageons également de nous implanter en Europe

– Avez-vous des ambitions de développement dans d’autres pays africains dans les années à venir et, le cas échéant, sous quelle forme ?

– Nous sommes également présents dans deux autres pays d’Afrique en plus de ceux précités. Il s’agit de la Guinée équatoriale et de la RDC, sous forme de franchise.

Nous avons pour ambition de développer à l’instar de ce que nous avons fait au Ghana, un modèle similaire au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Nous travaillons sur le projet depuis deux ans pour le développement de magasins en propre. C’est ce qui nous permet de conserver un contrôle total sur la qualité de nos services et de nos produits. Cependant, nous restons ouverts à des partenariats stratégiques sous forme de franchises dans certaines régions où cette approche pourrait être plus bénéfique.

Nous envisageons également de nous implanter en Europe, notamment en Espagne et au Portugal, où une réelle opportunité se présente aujourd’hui. De nombreux témoignages de MRE expriment leur souhait de voir notre présence dans ces pays. De plus, la majorité de nos fournisseurs européens nous assurent que nous possédons toutes les capacités et le savoir-faire nécessaires pour nous établir sur ce territoire.

Nous avons une vision 2026. Elle consiste à doubler notre volume d’activité au Maroc et à nous lancer dans trois nouveaux pays

– Ikea, marque mondialement connue, est arrivée au Maroc il y a une dizaine d’années. Peu de gens auraient misé sur la survie de Kitea. Pourtant votre groupe se développe fortement. Comment avez-vous fait face à l’arrivée de cette concurrence, et quels ont été les choix faits pour continuer à se développer ?

– Nous croyons en nos objectifs et en notre business model. À l’arrivée de nos confrères suédois, beaucoup de gens en dehors de Kitea ont considéré cela comme un défi.
Nous avons misé sur notre connaissance approfondie du marché local et la capacité que nous avons à offrir des produits adaptés à notre clientèle. Nous avons renforcé notre service client et des services de plus en plus personnalisés. 30% de nos gammes sont renouvelées chaque année, peu importe l’unité de besoin et la catégorie de produit. Cela nous a permis de rester compétitifs et de faire de la croissance. De fait, les Marocains continuent de choisir Kitea.
Si nous sommes amenés à faire une IPO, même si rien n’est arrêté, ce sera naturellement un des relais de croissance pour continuer de se développer à l’international
Nous avons montré de quoi nous étions capables et nous avons surtout démontré qu’une marque marocaine était capable de pouvoir continuer de se déployer et surtout de s’internationaliser.
Nous avons une vision 2026. Elle consiste à doubler notre volume d’activité au Maroc et à nous lancer dans trois nouveaux pays. Le doublement de l’activité par rapport à 2023 devrait avoir lieu du fait de l’effet de périmètre des nouveaux magasins ouverts. Comme annoncé précédemment, il s’agit du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Kenya pour Kitea. Pour Furniture Palace, il y a l’Éthiopie qui nous intéresse.
Cela sera notamment financé par nos partenaires bancaires qui continuent de nous accompagner et qui nous font confiance. Si nous sommes amenés à faire une IPO, même si rien n’est arrêté, ce sera naturellement un des relais de croissance pour continuer de se développer à l’international.

L’objectif est de faire du groupe non pas un groupe uniquement connu pour sa marque locomotive Kitea, mais pour une multitude de marques et d’activités diversifiées– Kitea détient une expertise incontestable dans tout ce qui touche à la décoration et à l’ameublement. Est-ce que dans le futur, le groupe songe à une diversification de ses activités ?

– Aujourd’hui, nous avons réalisé que nous étions capables de faire beaucoup plus de choses. Nous avons le pôle d’activité retail, logistique et foncier. Au niveau du retail, nous avons toujours touché à l’univers mobilier et décoration, mais nous souhaitons nous attaquer à d’autres secteurs, et nous sommes en mesure d’accompagner des marques de renommée mondiale sur le sol marocain.
Aujourd’hui, nous en avons 9 chez Kitea groupe, et nous souhaitons continuer à acquérir ou à franchiser de nouvelles marques
Nous allons annoncer une acquisition prochaine que je ne peux pas détailler pour le moment, mais qui est totalement en dehors du secteur qui est le nôtre. Nous souhaitons nous diversifier au maximum, notamment au niveau du retail, mais nous imaginons également d’autres pôles d’activités futures.
L’objectif est de faire du groupe Kitea, non pas un groupe uniquement connu pour sa marque locomotive Kitea mais pour une multitude de marques et d’activités diversifiées, à l’instar de ce que fait Al Futtaim au Moyen-Orient. Ils ont commencé dans la distribution alimentaire et gèrent désormais 200 marques. Aujourd’hui nous en avons 9 chez Kitea groupe, et nous souhaitons continuer à acquérir ou à franchiser de nouvelles marques qui nous font confiance pour les développer au Maroc et en Afrique.