Aradei Capital vise plus de 1 MMDH de chiffre d’affaires et engage 3,3 MMDH d’investissements à l’horizon 2030

Aradei Capital a réuni la communauté financière ce 29 janvier à l’occasion de son premier Capital Market Day, un rendez-vous stratégique destiné à exposer sa vision de développement à long terme. Placé sous le thème « Bricks for Future », l’événement a rassemblé investisseurs, analystes et partenaires institutionnels autour de la trajectoire de croissance de la foncière cotée.

À travers cette rencontre, Aradei Capital a mis en avant son positionnement en tant que plateforme immobilière intégrée de référence au Maroc, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’acquisition et du développement à l’exploitation et à la gestion d’actifs.

L’entreprise s’appuie sur une organisation structurée et une équipe dédiée pour développer et gérer des lieux de vie modernes, ancrés dans leur environnement, avec une logique combinant création de valeur et qualité du portefeuille.

Lors de la conférence de presse, Nasser Benjelloun, directeur général d’Aradei Capital, a notamment présenté les perspectives de développement de la foncière à l’horizon 2030, en détaillant les axes stratégiques appelés à soutenir la prochaine phase de croissance.

Le cap du milliard de dirhams de chiffre d’affaires à l’horizon 2030

« Le pipeline que nous avons constitué nous donne une visibilité claire sur notre trajectoire. Il nous permet de viser un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dirhams à l’horizon 2030″, explique Nasser Benjelloun.

La croissance passera d’abord par l’élargissement du portefeuille. « La taille du portefeuille devrait passer d’environ 8 milliards de dirhams aujourd’hui à 11,3 milliards de dirhams à horizon 2030, soit un accroissement d’environ 3,3 milliards de dirhams« .

Cette expansion repose sur un programme d’investissement structuré. « Nous déployons un programme d’investissement global d’environ 3,3 milliards de dirhams sur la période, dont près de 1,8 milliard de dirhams déjà sécurisé. Cela nous permet de renforcer nos actifs existants, de lancer de nouveaux projets et d’accélérer la diversification du portefeuille ».

Un programme d’investissement global d’environ 3,3 milliards de dirhams à l’horizon 2030

Parmi les projets structurants figure notamment Sela Park Casablanca. « Le lancement de Sela Park Casablanca, un flagship mixed-use à l’entrée de Casablanca d’environ 60.000 m² de surface, illustre cette nouvelle phase de développement, aux côtés des investissements dans les loisirs et les retail media ».

Sur le plan financier, les objectifs sont clairement établis. « Le chiffre d’affaires devrait passer d’environ 606 millions de dirhams en 2024 à plus d’un milliard de dirhams à horizon 2030, soit une progression d’environ 1,8 fois ».

« Le FFO (Funds From Operations), qui s’établit autour de 305 millions de dirhams, est attendu autour de 500 millions de dirhams à cet horizon, soit une multiplication d’environ 1,6″.

Le management précise vouloir maintenir, dans le cadre de sa trajectoire de développement, une structure financière disciplinée, avec une marge d’EBITDA supérieure à 70%, un taux de distribution dépassant 85% par an et un niveau d’endettement (LTV EPRA) visé autour de 45%.

Le management met aussi en avant le contexte sectoriel. « Le secteur bénéficie d’un momentum favorable, avec une forte demande pour des actifs modernes et durables, l’évolution des usages, l’émergence de nouveaux secteurs et des engagements sociétaux et environnementaux de plus en plus structurants ».

La stratégie 2030 intègre enfin une dimension transformationnelle. « La croissance et la diversification vont de pair avec l’innovation, la transformation de nos actifs et l’accélération de la transition énergétique, qui sont désormais pleinement intégrées à notre modèle de développement ».

Un plan 2020–2024 exécuté et des fondamentaux renforcés

Au-delà de sa feuille de route à horizon 2030, le management d’Aradei Capital est revenu sur l’exécution du plan mené depuis l’introduction en Bourse. Cinq ans après son IPO, la foncière met en avant une mise en œuvre complète de sa stratégie, avec un doublement de ses principaux indicateurs financiers sur la période.

La progression s’est appuyée sur une dynamique d’investissement soutenue, avec plus de 2,3 milliards de dirhams engagés, ainsi que sur un asset management actif orienté vers la création de valeur.

Cette phase a aussi marqué une diversification progressive du portefeuille, combinant le renforcement des actifs retail sous la marque Sela et une ouverture vers de nouvelles classes d’actifs, notamment les établissements de santé, le high street retail et un premier actif de bureaux.

Une performance opérationnelle solide et résiliente

Aradei Capital met en avant des fondamentaux opérationnels robustes. Le taux d’occupation du portefeuille s’établit à 97%, avec un taux de recouvrement également de 97%. Le portefeuille regroupe plus de 600 baux et 300 enseignes, accueillant des locataires de premier plan, dont LabelVie et Akdital.

La stratégie repose aussi sur la valorisation du patrimoine existant. La foncière prévoit une modernisation ciblée de certains actifs, notamment les centres commerciaux Almazar à Marrakech et Borj Fès. Le management met en avant un asset management créateur de performance durable, fondé sur une offre commerciale évolutive, innovante et une expérience client enrichie.

WAW, retail media et nouvelles initiatives structurantes

Parmi les initiatives structurantes, le groupe renforce son offre loisirs sous la marque WAW et développe une activité retail media, proposant des dispositifs sur mesure à fort impact à l’échelle de son portefeuille. Ces axes traduisent une volonté d’élargir les leviers de création de valeur au-delà du modèle locatif traditionnel.

Enfin, Aradei Capital inscrit son développement dans une logique d’impact. Le programme Bricks for Impact structure les actions en matière d’efficacité énergétique, de certifications environnementales et d’impact social. La foncière met en avant son intégration au réseau EDGE Champion de l’IFC ainsi que son entrée dans l’indice MASI ESG, soulignant son positionnement en matière de responsabilité environnementale, sociale et de gouvernance.

https://medias24.com/2025/07/08/retail-industrie-sante-aradei-capital-accelere-sa-transformation/

Bourse de Casablanca : le MASI termine quasi stable le 29 janvier, minières en hausse

La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 29 janvier sur une note légèrement négative. L’indice MASI a reculé de 0,04% à 18.955,53 points, tandis que le MASI 20 a baissé de 0,32% à 1.464,22 points. L’indice MASI ESG a, pour sa part, évolué dans le vert, en hausse de 0,94% à 1.291,59 points.

La capitalisation boursière s’est établie à 1.059,29 MMDH. Le volume global des échanges a atteint 381,41 MDH, réalisé principalement sur le marché central.

Les échanges ont été dominés par CMGP Group (39,27 MDH), Société Générale des Travaux du Maroc (31,41 MDH), Delta Holding (26,80 MDH), TAQA Morocco (25,35 MDH) et AtlantaSanad (24,38 MDH).

Du côté des variations, les principales hausses de la séance ont concerné :

Managem : +5,45% à 8.700 DH
SMI : +4,23% à 7.350 DH
Minière de Touissit : +4,04% à 2.860 DH
Aradei Capital : +2,27% à 450 DH
TotalEnergies Marketing Maroc : +2,25% à 1.636 DH

À l’inverse, les plus fortes baisses ont concerné :

Wafa Assurance : -6,96% à 4.558 DH
Réalisations Mécaniques : -6,39% à 454 DH
Stroc Industrie : -4,53% à 236,25 DH
Involys : -4,29% à 181,85 DH
Microdata : -3,84% à 801 DH

Bourse de Casablanca : le MASI bondit de 1,87% à la clôture du 28 janvier

La Bourse de Casablanca a terminé la séance sur une forte hausse. L’indice MASI a progressé de 1,87% à 18.963,82 points, tandis que le MASI 20 a gagné 1,57% à 1.468,98 points. L’indice MASI ESG a également évolué dans le vert, en hausse de 1,50% à 1.279,51 points.

La capitalisation boursière s’est établie à 1.056,11 MMDH.

Le volume global des échanges a atteint 419,81 MDH, réalisé principalement sur le marché central.

Les échanges ont été dominés par Taqa Morocco (77,08 MDH), SGTM (46,68 MDH), Compagnie Minière de Touissit (27,34 MDH) et Marsamaroc (26,71 MDH).

Du côté des variations, les principales hausses de la séance ont concerné :

• Stokvis Nord Afrique : +10% à 94,3 DH
• Stroc Industrie : +9,98% à 247,45 DH
• SGTM : +8,89% à 881 DH
• Résidences Dar Saada : +6,27% à 167 DH
• Jet Contractors : +5,93% à 2.680 DH

À l’inverse, les plus fortes baisses ont concerné :

• Maghrebail : -2,10% à 900,7 DH
• CTM : -1,32% à 895 DH
• Aluminium du Maroc : -1,06% à 1.779 DH
• SNEP : -0,64% à 467 DH
• Zellidja : -0,40% à 237,05 DH

Start-up technologiques au Maroc : 80 M$ levés en 2025, hausse du nombre de deals

Les start-up technologiques marocaines ont totalisé 80 millions de dollars de financements en 2025, en incluant equity et dette. Ce montant ressort en baisse de 6% sur un an. Le pays a enregistré 29 opérations, en progression de 7% en nombre de deals. C’est ce qui ressort du rapport Africa Tech Venture Capital 2025 publié par Partech.

À l’échelle du continent, ces niveaux placent le Maroc parmi les écosystèmes situés juste derrière le quatuor Kenya, Afrique du Sud, Égypte et Nigeria. Hors de ces principaux pôles, peu de pays dépassent 50 millions de dollars de financements annuels. Le rapport indique que le Sénégal, le Ghana et le Maroc constituent le groupe de marchés secondaires les plus actifs en 2025.

La progression du nombre d’opérations contraste avec l’évolution des montants. Le volume de deals augmente, alors que les financements agrégés reculent légèrement sur un an. Cette configuration reflète une activité reposant sur des tours de taille modérée, plutôt que sur un petit nombre de levées de très grande ampleur.

La structure du financement marocain reste dominée par l’equity. Sur les 80 millions de dollars levés, 79 millions proviennent de levées en capital, la dette technologique représentant une part marginale. Ce profil distingue le Maroc des grands hubs africains où la dette progresse rapidement et contribue davantage aux volumes globaux.

L’activité se concentre principalement sur les segments d’amorçage et de Série A. À l’échelle africaine, les méga-levées et financements structurés restent concentrés dans les principaux hubs, tandis que des marchés comme le Maroc se distinguent davantage par la continuité des opérations que par la taille unitaire des tours.

Le rapport relève également une présence notable de fondatrices. Cinq opérations réalisées au Maroc en 2025 ont été menées par des femmes, soit environ 24% des levées locales, un ratio supérieur à la moyenne observée sur le continent pour les start-up dirigées par des femmes.

Les données décrivent ainsi un écosystème marocain positionné dans le second cercle du capital-risque africain, caractérisé par un flux d’opérations soutenu, une prédominance de tours equity de taille modérée et un niveau d’activité supérieur à celui de la majorité des marchés hors grands hubs.

SREP : ce que cette norme va changer pour les banques marocaines

La supervision bancaire marocaine entre dans une nouvelle phase avec le déploiement progressif du SREP (Supervisory Review and Evaluation Process) par Bank Al-Maghrib.

Le processus est engagé depuis 2024 et se prépare à une phase décisive : entre 2024 et 2026, les évaluations restent informatives, puis à partir de 2027, les exigences supplémentaires de fonds propres issues du dispositif deviennent obligatoires.

Ce changement place le capital au cœur du pilotage bancaire. Les banques marocaines évoluent désormais dans un cadre où l’évaluation du risque, la solidité interne et la capacité à absorber les chocs influencent directement leurs marges de manœuvre financières.

Que faut-il savoir sur le SREP ? Et quelles implications ce nouveau cadre prudentiel porte-t-il pour le secteur bancaire ?

Le SREP est « le cadre à travers lequel la Banque centrale évalue une banque dans sa globalité afin d’apprécier sa solidité et la qualité de sa gestion. Il ne s’agit plus seulement de vérifier des ratios, mais d’avoir une vision complète du profil de risque de l’établissement et de sa capacité à rester stable dans le temps », explique un banquier contacté par Médias24.

Ce processus repose sur une cartographie claire des domaines examinés par les superviseurs. « Le premier axe concerne le business model de la banque : la cohérence de sa stratégie, la façon dont elle génère ses revenus et la durabilité de son positionnement sont analysées pour juger de la viabilité du modèle. Le deuxième axe porte sur les risques pesant sur les fonds propres. L’objectif est de vérifier si le niveau de capital est réellement en ligne avec les risques pris par la banque, et pas seulement conforme à un minimum réglementaire standard », ajoute-t-il.

Le troisième axe concerne les risques liés à la liquidité et au refinancement. « Le superviseur évalue la capacité de la banque à faire face à ses engagements, même en cas de tensions sur ses ressources ou sur les marchés ».

Enfin, un volet central du SREP porte sur la gouvernance et le contrôle interne. « Cela couvre le rôle des organes de direction, l’organisation de la gestion des risques, les dispositifs de conformité, mais aussi des domaines spécifiques comme la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que la maîtrise des risques technologiques et des cyber-risques ».

Implications du SREP pour les banques marocaines

L’entrée en vigueur progressive du SREP au Maroc commence déjà à produire des effets visibles sur le secteur bancaire. Selon Fitch, « ce nouveau cadre de supervision renforce les coussins de capital des banques marocaines à mesure que la réglementation se rapproche des standards internationaux. La mise en œuvre complète est prévue pour 2027, et elle s’inscrit comme une étape majeure dans le renforcement de la capitalisation et de la gouvernance des risques ».

L’impact le plus concret concerne les exigences en fonds propres, en particulier pour les banques d’importance systémique. L’introduction de surcharges de capital pour Attijariwafa bank, Bank of Africa et BCP porte leur minimum de capital Tier 1 à 11%, contre 9% auparavant. Ce relèvement rapproche le cadre marocain des normes internationales et améliore la capacité de ces établissements à absorber des chocs.

L’introduction de surcharges de capital pour Attijariwafa bank, Bank of Africa et BCP porte leur minimum de capital Tier 1 à 11%, contre 9% auparavant

Depuis 2021, « les ratios de capital se renforcent régulièrement, soutenus à la fois par un encadrement réglementaire plus strict et par une rentabilité plus solide. Au premier semestre 2025, le résultat net agrégé des sept plus grandes banques a progressé de 20% sur un an, porté par de meilleurs revenus de marché et une baisse des charges de dépréciation ».

« Le ratio CET1 moyen consolidé atteint 10,9% à fin juin 2025, contre 10,8% fin 2024, soit un coussin de 290 points de base au-dessus du minimum réglementaire. Le ratio Tier 1 s’établit à 11,9%, également 290 points de base au-dessus du seuil requis, et les trois banques systémiques dépassent déjà le futur plancher de 11% ».

Les banques marocaines disposent par ailleurs d’un historique favorable en matière de renforcement de leurs fonds propres, que ce soit via des augmentations de capital ou par une modération des dividendes. Leur solvabilité globale est aussi soutenue par des émissions régulières de dettes Tier 1 et Tier 2 sur le marché domestique.

Le renforcement des exigences de capital peut avoir un impact sur les dividendes. Les banques peuvent conserver une part plus importante de leurs bénéfices pour renforcer leurs fonds propres. Cela réduit la marge disponible pour distribuer. « Plus le niveau de capital exigé augmente, plus la distribution peut être modérée, surtout pour les banques systémiques ».

Le renforcement des exigences de capital peut avoir un impact sur les dividendes

Au-delà du capital, le SREP impose un changement de méthode. « Les banques doivent mener des auto-évaluations complètes et corriger les faiblesses éventuelles touchant leur modèle d’activité, leurs contrôles internes, leur capital et leur liquidité.

Fitch estime que ce processus va renforcer les dispositifs internes de gouvernance et de gestion des risques, avec un effet positif sur le pilotage du capital. Le Maroc figure déjà parmi les pays africains les plus avancés dans la mise en œuvre de Bâle III, les banques publiant leurs ratios de liquidité à court terme, de financement stable et de levier.

Le cadre de supervision devient également plus dynamique et plus sensible au risque, avec des inspections sur place et des mesures ciblées. La Banque centrale a ainsi durci le traitement prudentiel des actifs saisis : leur pondération en risque passe de 100% dès la première année à 150% après deux ans, 200% après trois ans et 250% après quatre ans. Cette progression incite les banques à résoudre plus rapidement ces expositions non performantes et contribue à améliorer la qualité des bilans.

Fitch rappelle toutefois que le « renforcement du capital, à lui seul, ne suffira pas à entraîner des relèvements des notes de solidité financière des banques ». Certaines conservent des marges de capital limitées, et d’autres facteurs restent déterminants, notamment l’environnement d’exploitation et la qualité des actifs.

Historiquement, la capitalisation constituait un point de fragilité du système bancaire marocain en raison de la concentration des risques et de l’exposition à des marchés extérieurs plus vulnérables. La mise en œuvre du SREP, conjuguée à l’amélioration de la rentabilité et au développement d’un marché secondaire des créances en souffrance, pourrait cependant conduire à des niveaux de capital durablement plus élevés.

https://medias24.com/2025/10/07/les-benefices-des-banques-cotees-en-hausse-de-18-au-premier-semestre-2025/

Bourse de Casablanca. Le MASI termine en hausse de 1,26%

La Bourse de Casablanca a terminé la séance en hausse. L’indice MASI a progressé de 1,26% à 18.616,29 points, tandis que le MASI 20 a gagné 1,54% à 1.446,22 points. L’indice MASI ESG a également évolué dans le vert, en hausse de 1,24% à 1.260,59 points.

La capitalisation boursière s’est établie à 1.035,92 MMDH.

Le volume global des échanges a atteint 326,39 MDH, réalisé principalement sur le marché central.

Les échanges ont été dominés par Attijariwafa bank (93,15 MDH), SGTM (28,44 MDH), Minière Touissit (25,07 MDH), Marsa Maroc (22,27 MDH) et Cosumar (20,77 MDH).

Du côté des variations, les principales hausses de la séance ont concerné :

• Minière Touissit : +9,96% à 2.616 DH
• CTM : +6,71% à 907 DH
• Unimer : +5,68% à 160 DH
• Cartier Saada : +4,92% à 32 DH
• TGCC : +4,69% à 870 DH

À l’inverse, les principales baisses ont porté sur :

• CDM : -4,45% à 1.031 DH
• IB Maroc.com : -2,90% à 67 DH
• Risma : -2,81% à 380 DH
• Ennakl : -2,31% à 50,80 DH
• Med Paper : -1,98% à 25,28 DH

L’AMMC publie ses priorités d’action pour l’année 2026

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a présenté à Rabat, le 27 janvier 2026, ses priorités d’action pour l’année 2026. Après une année 2025 marquée par une forte dynamique du marché, le régulateur veut accélérer le développement du marché des capitaux tout en renforçant sa solidité et son rôle dans le financement de l’économie.

L’objectif est bien de construire un marché des capitaux plus efficient, plus accessible et mieux préparé aux transformations à venir, notamment en matière de durabilité, d’innovation technologique et d’inclusion financière.

L’AMMC veut ainsi consolider la place du marché financier comme levier pour financer l’économie réelle, protéger l’épargne et soutenir la compétitivité du Maroc.

Cinq grands axes pour 2026

Les priorités 2026 s’inscrivent dans le plan stratégique 2024-2028 de l’Autorité et s’articulent autour de cinq axes.

Le premier porte sur le développement d’un marché des capitaux plus efficient et accessible, avec un accent mis sur le financement par le marché et le soutien à la dynamique boursière. Il s’agit d’encourager davantage d’entreprises à se financer via les marchés et de renforcer l’attractivité de la Bourse.

Le deuxième axe concerne les nouveaux enjeux liés à l’innovation financière et à la durabilité. L’AMMC entend contribuer à la mise en œuvre du cadre de la finance durable et de la gouvernance, soutenir les solutions innovantes de financement, favoriser l’inclusion financière et renforcer la coopération régionale.

Le troisième axe est centré sur l’éducation financière. L’Autorité veut élargir la portée de ses actions pour mieux mobiliser l’épargne et améliorer la protection des investisseurs, tout en élargissant le périmètre de l’habilitation des professionnels du marché.

Le quatrième axe touche au dispositif de supervision. L’AMMC prévoit de consolider la supervision basée sur les risques, de développer des contrôles thématiques, de veiller à l’intégrité du marché et à la protection des investisseurs, et d’accompagner les acteurs sur les questions de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Elle prévoit aussi d’élargir son périmètre de supervision.

Un axe transversal concerne enfin l’organisation interne. L’Autorité poursuit sa digitalisation, prévoit d’intégrer davantage l’intelligence artificielle, de renforcer les compétences internes et de développer sa démarche RSE.

2025, une année de forte accélération

Ces priorités s’appuient sur une année 2025 décrite comme très dynamique pour le marché des capitaux. Les levées de fonds ont nettement progressé sur plusieurs segments. Les émissions obligataires ont plus que doublé, tandis que le marché actions a progressé d’environ 70%, porté notamment par trois introductions en bourse totalisant 6 milliards de DH.

La gestion collective a aussi connu une forte progression, avec des souscriptions nettes en OPCVM atteignant 84,8 MMDH, soit près du double de 2024. Le marché de la titrisation a également bondi, avec 15,5 MMDH levés contre 2,4 MMDH un an plus tôt.

Côté régulateur, 2025 a été marquée par plusieurs chantiers : évolution du cadre réglementaire de la gestion d’actifs, encadrement du marché à terme, accompagnement des Fintechs, renforcement de la coopération internationale, intensification et digitalisation des contrôles, surveillance des abus de marché, actions en matière de LBC/FT, transformation digitale, stratégie data et renforcement de la cybersécurité.

À travers ces priorités 2026, l’AMMC confirme donc sa volonté de combiner développement du marché, protection des investisseurs et adaptation aux nouvelles transformations financières.

Où placer son argent en 2026 ? Les arbitrages changent, la sélectivité s’impose

Où placer son argent en 2026 ? La question revient avec d’autant plus d’acuité que le contexte d’investissement n’est plus celui des deux dernières années. Après une phase de forte expansion portée par la revalorisation des marchés actions, l’environnement devient plus sélectif. Les opportunités existent toujours, mais elles ne se situent plus aux mêmes endroits ni au même niveau de risque.

Entre la Bourse, le marché obligataire, les placements monétaires sécurisés, la gestion collective via les OPCVM et certains actifs comme les métaux précieux, les arbitrages évoluent. Voici la lecture d’un directeur de gestion d’actifs, contacté par Médias24, sur les choix d’allocation en 2026.

La Bourse : toujours un moteur clé en 2026

Pour notre interlocuteur, les actions restent la classe d’actifs offrant le meilleur potentiel à moyen terme, même si le marché est entré dans une phase plus sélective.

« La Bourse reste centrale dans une allocation, mais la performance dépend beaucoup plus des résultats des entreprises. On n’est plus dans une hausse généralisée, le marché est devenu plus exigeant ».

« Les replis actuels correspondent surtout à des prises de bénéfices après deux années de forte progression. C’est un phénomène normal dans la vie d’un marché, pas un changement de tendance de fond ».

Le potentiel se concentre désormais sur les entreprises capables de maintenir une croissance bénéficiaire solide, avec des fondamentaux visibles et une bonne exécution opérationnelle.

Côté secteurs, la préférence va vers les segments offrant de la visibilité : banques, télécoms, BTP et matériaux de construction, ainsi que la santé. « Ce sont des secteurs ancrés dans la dynamique domestique, avec des revenus récurrents ou une forte visibilité sur l’activité. Dans un marché plus mature, cette lisibilité devient déterminante ».

Pour 2026, l’exposition aux actions reste donc un pilier du portefeuille, mais avec une sélection plus rigoureuse et une attention accrue au couple rendement/risque.

Pour 2026, l’exposition aux actions reste donc un pilier du portefeuille, mais avec une sélection plus rigoureuse et une attention accrue au couple rendement/risque

Obligataire : du portage, mais peu de levier de performance

Sur le marché obligataire, notre interlocuteur reste plus mesuré. Les niveaux actuels de taux offrent du rendement et surtout de la visibilité, mais le potentiel de gains en capital apparaît limité, notamment après la remontée observée sur les maturités intermédiaires.

Les rendements se situent autour de 2,7% sur le 2 ans, à près de 3% sur le 5 ans et autour de 3,2% sur le 10 ans, avec un 15 ans proche de 3,5%. La hausse récente sur le 2 et le 5 ans traduit un ajustement des anticipations de taux plutôt qu’un véritable changement de régime.

« Les obligations redeviennent intéressantes en logique de portage, mais il ne faut pas en attendre un moteur de performance comme lors des phases de forte détente monétaire. Les niveaux actuels offrent surtout un rendement courant et de la sécurité, pas un fort potentiel de plus-values ».

Autrement dit, le rôle de l’obligataire dans le portefeuille est d’abord stabilisateur. « Avec un 10 ans autour de 3,2%, l’investisseur sécurise un rendement connu à l’avance s’il conserve le titre. Mais sauf choc majeur sur les taux, la marge de baisse reste réduite, donc les gains supplémentaires sont mécaniquement limités ».

« Les obligations servent donc surtout à équilibrer le risque global du portefeuille, à lisser la volatilité et à sécuriser une partie du rendement, davantage qu’à rechercher une surperformance. L’achat d’obligations aujourd’hui ne permet pas de générer des gains significatifs en capital ».

OPCVM : du sécuritaire au dynamique selon le profil

Les OPCVM restent un outil central d’allocation, car ils permettent d’accéder aux différentes classes d’actifs avec une gestion professionnelle.

« Les fonds monétaires évoluent autour de 2,5% à 2,7% de rendement. Ils offrent sécurité et liquidité, mais avec une performance limitée. Les OPCVM obligataires court terme tournent autour de 3% à 3,5%. Là aussi, la logique reste celle du portage : stabilité et visibilité, mais peu de potentiel de forte hausse ».

« Ces fonds monétaires servent surtout à sécuriser une partie de l’épargne et à lisser la volatilité du portefeuille. Le rendement est modéré, mais le risque aussi ».

Les OPCVM monétaires servent surtout à sécuriser une partie de l’épargne et à lisser la volatilité du portefeuille. Le rendement est modéré, mais le risque aussi

Les fonds diversifiés permettent un compromis entre obligations et actions, en captant une partie de la dynamique boursière tout en conservant un coussin obligataire. Quant aux fonds actions, ils suivent naturellement l’évolution du marché boursier.

« Les OPCVM actions restent le moteur de performance sur le long terme, mais ils sont exposés aux mêmes mouvements que la Bourse. La volatilité fait partie du parcours, surtout dans un marché devenu plus sélectif ».

Métaux précieux : records de prix et limites comme actif d’épargne

Sur les marchés internationaux des matières premières, les métaux précieux ont enregistré des mouvements spectaculaires depuis la fin de 2025 et au début de 2026. Le prix de l’or a récemment franchi pour la première fois la barre des 5.000 $ l’once, avec des pics à plus de 5.090 $/oz, témoignant d’un intérêt fort des investisseurs en période d’incertitude mondiale. Dans le même temps, le prix de l’argent a dépassé 100 $ l’once dans les échanges récents, ce qui montre une volatilité élevée sur ces marchés.

« Certains grands établissements financiers révisent également leurs prévisions à la hausse pour 2026. Par exemple, Goldman Sachs a relevé son objectif de prix de l’or à 5.400 $ l’once en fin d’année, reflétant une demande soutenue des investisseurs et des banques centrales ».

Pour notre interlocuteur, « ces niveaux extrêmes illustrent davantage un mouvement de refuge et de spéculation plutôt qu’une classe d’actifs comparable à des actions ou des obligations dans une allocation structurée ».

« Les métaux précieux ne génèrent pas de revenus, de dividendes ni de cash-flow. Leur prix est fortement lié aux anticipations macroéconomiques, aux tensions géopolitiques et à des flux spéculatifs. Cela peut créer des pics remarquables, mais aussi des replis tout aussi importants », explique-t-il.

« L’accumulation de métaux précieux présente des risques spécifiques. En particulier, leur volatilité peut être nettement supérieure à celle des actions ou des obligations, et ils manquent de rendement courant (intérêts ou dividendes). Dans un portefeuille équilibré, ces instruments ne doivent pas être considérés comme une classe d’actifs principale, mais plutôt comme un élément de diversification limité et ciblé, pour ceux qui veulent une exposition très prudente aux conditions de marché extrêmes ».

Conseils pratiques : fiscalité et régularité

Au-delà des marchés eux-mêmes, notre interlocuteur rappelle que la manière d’investir compte tout autant que le choix des actifs.

« Les produits d’assurance-vie et les enveloppes comme le PEA peuvent constituer des solutions intéressantes pour investir en actions ou en OPCVM tout en bénéficiant d’un cadre fiscal plus favorable sur la durée ».

« La performance ne dépend pas uniquement du marché. La fiscalité joue aussi un rôle important, surtout pour les placements de long terme ».

« Investir une somme chaque mois en bourse permet de lisser les points d’entrée et de réduire l’effet de la volatilité. Chercher le moment parfait pour entrer est souvent plus risqué que d’investir progressivement ».

Dans un marché devenu plus sélectif, cette approche progressive aide à construire une exposition sur la durée sans concentrer le risque sur un seul moment. « Sur le court terme, il peut y avoir des mouvements de marché. Sur le long terme, ce sont la croissance et les fondamentaux qui font la différence ».

Marché des taux : le 2 et le 5 ans orientés à la hausse après des levées supérieures au besoin annoncé

Le marché obligataire enregistre une remontée graduelle des rendements, plus visible sur la partie intermédiaire de la courbe. Le 2 ans progresse de 24 points de base pour atteindre 2,74%, tandis que le 5 ans gagne 16 points de base. Le mouvement commence ainsi à se diffuser entre maturités, au-delà d’un simple ajustement ponctuel.

Le programme de financement apporte un second élément de lecture. Le besoin annoncé pour janvier se situait entre 15 et 15,5 MMDH. Les levées cumulées atteignent déjà 18,0 MMDH, avec 3.150 MDH le 30 décembre, 4.105 MDH le 6 janvier, 6.000 MDH le 13 janvier et 4.780 MDH le 20 janvier. Le volume mobilisé dépasse donc l’enveloppe initiale, ce qui implique une absorption de liquidité plus importante sur le marché domestique.

Selon un directeur de salle de marché, ce rythme explique la pression observée autour du segment 2–5 ans. « La pression qu’on voit sur le 2 et le 5 ans est liée au fait que le Trésor a levé au-delà du besoin annoncé. Du coup la vraie question, c’est pourquoi avoir levé plus. S’il met davantage de volume sur le long terme lors des prochaines adjudications, ça peut soulager ce segment et rééquilibrer la courbe entre maturités« .

Par ailleurs, la Direction du Trésor et des Finances Extérieures annonce une nouvelle sortie sur le marché primaire. Une séance d’adjudication de bons du Trésor est prévue mardi 27 janvier 2026, portant à la fois sur le court, le moyen et le long termes.

Selon le calendrier d’émission, les maturités concernées sont le 26 semaines, ainsi que des lignes à 2 ans, 10 ans et 20 ans. Les souches à moyen et long termes seront émises par assimilation sur des lignes existantes.

Le règlement des montants retenus interviendra le 2 février 2026. Les intermédiaires en valeurs du Trésor pourront par ailleurs soumettre des offres non compétitives, conformément au cadre fixé par Bank Al-Maghrib.

https://medias24.com/2026/01/12/marche-obligataire-les-premieres-levees-du-tresor-font-monter-les-taux-1610331/

Bourse de Casablanca. Le MASI poursuit sa baisse à 18.384,9 points

La Bourse de Casablanca a terminé la séance en baisse. L’indice MASI a reculé de 1,39% à 18.384,99 points, tandis que le MASI 20 a cédé 1,65% à 1.424,32 points.

L’indice MASI ESG a également évolué dans le rouge, en baisse de 1,07% à 1.245,13 points.

La capitalisation boursière s’est établie à 1.025,50 MMDH.

Le volume global des échanges a atteint 311,03 MDH, réalisé principalement sur le marché central.

Les échanges ont été dominés par Attijariwafa bank (34,95 MDH), Minière Touissit (29,01 MDH), SGTM (25,91 MDH), TGCC (24,28 MDH) et Cash Plus S.A. (21,33 MDH).

Du côté des variations, les principales hausses de la séance ont concerné :

Minière Touissit : +8,63% à 2.379 DH
SMI : +8,08% à 6.701 DH
Sothema : +4,45% à 1.808 DH
IB Maroc.com : +2,53% à 69 DH
BMCI : +2,11% à 605 DH

À l’inverse, les principales baisses ont porté sur :

SNEP : -6,92% à 456 DH
Lesieur Cristal : -6,85% à 340 DH
Cartier Saada : -6,58% à 30,50 DH
Stokvis Nord Afrique : -5,73% à 85 DH
Jet Contractors : -5,55% à 2.500 DH

CMGP Group entre acquisitions, stratégie et ambitions pour 2026 : le point avec le management

CMGP Group est entré en bourse le 16 décembre 2024. En ce mois de janvier 2026, le groupe entame donc sa deuxième année pleine en tant que société cotée, avec déjà des premiers repères du côté du marché. Depuis l’IPO, le titre affiche une progression proche de 30%.

En parallèle, le groupe a poursuivi son développement, porté par une stratégie active de croissance externe et par une activité bien orientée. Au 30 septembre 2025, CMGP Group a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 MMDH, en hausse de 7% par rapport à 2024. Cette évolution repose notamment sur la bonne dynamique de la BU Retail, la montée en puissance des projets d’irrigation privés et le renforcement des capacités industrielles.

Dans ce contexte, Médias24 fait le point avec le management de CMGP Group sur la situation du groupe, les avancées enregistrées depuis l’introduction en bourse et les objectifs pour la suite.

Avancement de l’opération Sodipire

Récemment, CMGP Group a annoncé avoir transmis une lettre d’intention portant sur l’acquisition de 70% du capital de Sodipire. Où en est l’évolution de cette acquisition ?

Le management du groupe nous confie que « le projet progresse de manière structurée. Les démarches réglementaires auprès du Conseil de la Concurrence avancent comme prévu et la documentation juridique est en cours de finalisation, avec un objectif de closing au cours du T1-2026« .

Le projet d’acquisition avance de manière structurée, avec des démarches réglementaires en cours et une finalisation juridique attendue, en vue d’un closing au T1-2026

« Cette opération stratégique permettra à CMGP Group de compléter son portefeuille d’agroéquipements et d’offrir ainsi aux agriculteurs des solutions plus intégrées, en cohérence avec notre feuille de route stratégique ».

Agrosem et CPCM : deux opérations clés désormais dans la phase d’intégration

« L’acquisition de 40% supplémentaires d’Agrosem a été finalisée en novembre 2025, portant notre participation à 70% du capital. Cette opération nous permet de consolider notre offre sur un maillon stratégique de la chaîne de valeur agricole, d’accompagner plus efficacement les agriculteurs sur les enjeux de performance et de résilience, et de nous appuyer sur un réseau élargi de partenaires et de clients pour accélérer notre développement », souligne le management du groupe.

« Concernant CPCM, le closing est intervenu le 22 janvier 2026. Son intégration constitue un levier clé pour renforcer notre présence dans les phytosanitaires génériques, élargir notre portefeuille de solutions et diversifier nos activités vers des produits chimiques dédiés au traitement de l’eau à divers usages industriels, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de croissance ».

Nos équipes sont pleinement mobilisées sur l’intégration opérationnelle« À ce stade, nos équipes sont pleinement mobilisées sur l’intégration opérationnelle, l’alignement des organisations et le déploiement des synergies commerciales et industrielles, avec pour objectif de renforcer l’efficacité des dispositifs existants, d’accélérer la mise sur le marché de solutions complémentaires et de maximiser la création de valeur à court et moyen terme ».

Une année 2025 de montée en puissance

Bien que les résultats annuels de 2025 ne soient pas encore publiés, CMGP Group confirme que « l’année 2025 a marqué une étape structurante pour le groupe, avec notre première année pleine en tant que société cotée. Nous avons renforcé nos standards de gouvernance et de communication financière, tout en développant une relation de proximité avec les investisseurs à travers plusieurs roadshows, au Maroc et à l’international ».

« Sur le plan stratégique, nous avons poursuivi une dynamique soutenue de croissance externe dans des segments clés tels que les semences, les produits phytosanitaires génériques et le machinisme agricole, pour un investissement global supérieur à 1 milliard de dirhams ».

En parallèle, « la croissance organique s’est appuyée sur de nouveaux partenariats stratégiques visant à enrichir notre portefeuille de solutions, ainsi que sur l’extension de notre réseau commercial avec l’ouverture de deux nouvelles agences à Errachidia et à Marrakech. Enfin, sur le plan industriel, l’année a été marquée par la montée en charge de nos unités de production d’engrais et par le lancement de nouvelles activités ».

2026 : intégrer, élargir et préparer la suite

Pour 2026, « le groupe s’est fixé plusieurs objectifs. Tout d’abord, réussir l’intégration des sociétés récemment acquises, avec un déploiement actif des synergies et la mutualisation des savoir-faire. Ensuite, développer notre présence sur des segments à forte valeur ajoutée, comme le traitement des eaux et les marchés publics d’infrastructure hydraulique. Parallèlement, nous poursuivons la recherche de nouveaux relais de croissance pour diversifier davantage nos activités et renforcer notre intégration industrielle ».

Nous poursuivons la recherche de nouveaux relais de croissance pour diversifier davantage nos activités« Ces ambitions seront soutenues à la fois par une croissance organique accrue et par la poursuite d’opérations M&A ciblées. En effet, nous disposons de ressources humaines qualifiées, d’infrastructures industrielles et commerciales solides et d’une situation financière saine pour soutenir notre croissance sur le long terme ».

Investissements et endettement : une approche maîtrisée

Comment CMGP Group aborde-t-il 2026 en matière d’investissement et de gestion de l’endettement ? « Nous adoptons une approche pragmatique et structurée en matière d’investissement et de gestion de l’endettement. La levée de dette obligataire de 700 MDH réalisée en 2025 nous permet de maintenir un niveau d’endettement maîtrisé avec un market gearing de 17%, offrant à CMGP Group une capacité d’investissement adaptée à ses priorités stratégiques ».

« Les investissements seront principalement orientés vers le renforcement des capacités industrielles, notamment dans l’industrie plastique, pour répondre à la demande croissante et soutenir l’innovation produit. Nous continuerons également à mobiliser des ressources pour le développement commercial avec une nouvelle agence à Larache et pour la croissance externe, tout en préservant la solidité et la flexibilité de notre structure financière ».

L’international, un relais de croissance ciblé

« L’international constitue un des leviers de croissance de CMGP Group, avec un focus sur l’activité export, aussi bien sur le segment retail que sur les projets d’irrigation et d’infrastructures, où le groupe dispose d’une expertise reconnue et a déjà réalisé des opérations dans plus d’une dizaine de pays », nous explique-t-on.

Pour 2026, l’objectif est de capitaliser sur ces moteurs de croissance tout en maintenant une approche sélective et progressive des marchés internationaux. Parallèlement, le groupe reste attentif à des opportunités de croissance externe à l’international, en privilégiant des acquisitions de taille critique susceptibles d’accélérer le développement et de renforcer la présence géographique.

Un cap clair pour les investisseurs à partir de 2026

« À partir de 2026, CMGP Group entend poursuivre une trajectoire de croissance maîtrisée, fondée sur la consolidation de ses positions, la création de valeur durable et une discipline financière rigoureuse ».

« Les priorités sont clairement identifiées : tirer pleinement parti des investissements et acquisitions réalisés, développer des relais de croissance ciblés et continuer à renforcer notre modèle multisectoriel et résilient. Cette stratégie s’appuie sur des fondamentaux solides, une capacité d’exécution éprouvée et une structure financière maîtrisée, offrant à CMGP Group les moyens de saisir des opportunités tout en préservant l’équilibre du bilan. Notre ambition est de générer une performance régulière et visible dans le temps, au bénéfice de l’ensemble de nos investisseurs », conclut le management du groupe.

Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse de 0,8% à 18.643,5 points

La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 23 janvier en baisse. L’indice MASI a reculé de 0,79% à 18.643,56 points, tandis que le MASI 20 a cédé 0,99% à 1.448,25 points.
L’indice MASI ESG a également évolué dans le rouge, en baisse de 0,94% à 1.258,66 points.

La capitalisation boursière s’est établie à 1.036,77 MMDH. Le volume global des échanges a atteint 419,76 MDH, réalisé principalement sur le marché central.

Les échanges ont été dominés par Ciments du Maroc (45,09 MDH), Attijariwafa bank (40,74 MDH), Douja Promotion Groupe Addoha (33,64 MDH), Marsa Maroc (32,70 MDH) et LafargeHolcim Maroc (21,36 MDH).

Du côté des variations, les principales hausses de la séance ont concerné :

Réalisations Mécaniques : +7,92% à 477 DH
Maghrebail : +5,18% à 945 DH
SMI : +4,71% à 6.200 DH
M2M Group : +3,98% à 475 DH
LabelVie : +3,74% à 4.440 DH

À l’inverse, les principales baisses ont porté sur :

Zellidja : -5,98% à 231,75 DH
Stroc Industrie : -5,79% à 228 DH
Douja Promotion Groupe Addoha : -4,96% à 32 DH
TotalEnergies Marketing Maroc : -4,79% à 1.550 DH
Bank of Africa : -4,76% à 200 DH