Fès : Alstom lance une nouvelle ligne de production ferroviaire à portée mondiale

Alstom a procédé, mercredi 28 janvier 2026, à la pose de la première pierre d’une nouvelle ligne de production de pupitres de conduite ferroviaires sur son site industriel de Fès.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs responsables marocains et français, dont l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, le wali de la région Fès-Meknès, Khalid Aït Taleb, ainsi que le directeur général de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie.

Annoncé en décembre 2025, ce projet représente un investissement de plus de 100 millions de DH et porte sur la mise en place de la première ligne de production mondiale dédiée et multi-plateforme de pupitres de conduite de trains. Cette unité industrielle est appelée à produire des équipements destinés à plusieurs types de matériels ferroviaires du groupe.

Accompagné par le Centre régional d’investissement Fès-Meknès, le projet devrait générer plus de 200 emplois directs et contribuer au renforcement de l’écosystème ferroviaire national. À travers cette nouvelle implantation, Alstom consolide le positionnement du Maroc comme un maillon stratégique de la chaîne de valeur ferroviaire internationale, tout en soutenant la dynamique industrielle de la région.

Intempéries dans le nord : crues, inondations et fermeture temporaire de l’aéroport de Tétouan

Des images largement relayées sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur des dégâts, avec des quartiers résidentiels menacés par la montée des eaux.

Selon les relevés de la Direction générale de la météorologie, les hauteurs de pluie enregistrées au cours des dernières 24 heures ont atteint 57 mm à Chefchaouen, 23 mm à Tanger-Port, 17 mm à Tanger, 12 mm à Larache et 10 mm à Tétouan.

À Ksar El Kébir, la situation a été marquée par la crue de l’oued Loukkos, dont le niveau élevé a suscité une mobilisation accrue des autorités locales. Dans une déclaration à la MAP, le directeur provincial de l’Équipement et de l’eau de Larache, Azzedine Aittalab, a indiqué que des travaux sont en cours pour installer des barrières provisoires afin d’empêcher les eaux d’atteindre les zones résidentielles exposées.

Les autorités provinciales de Larache ont par ailleurs annoncé la levée du niveau d’alerte maximale à Ksar El Kébir, tout en maintenant la mobilisation de l’ensemble des services concernés — autorités locales, sûreté, Agence du bassin hydraulique du Loukkos, Société régionale multiservices, direction provinciale de l’Équipement et de l’eau et la commune — en raison des débits d’eau libérés du barrage Oued Al Makhazine ces derniers jours. Les citoyens ont été appelés à la vigilance et à la prudence jusqu’à la fin de cet épisode climatique exceptionnel.

Du côté de la Société régionale multiservices Tanger-Tétouan-Al Hoceima (SRM-TTA), des équipes techniques et des moyens supplémentaires ont été déployés, notamment à Larache et à Ksar El Kébir, avec l’appui de sociétés partenaires et d’autres SRM au niveau national, afin d’assurer la continuité des services d’eau, d’électricité et d’assainissement et de préserver la sécurité des citoyens.

Dans la région, les cumuls pluviométriques sont particulièrement élevés. La province de Larache a enregistré plus de 600 mm de précipitations en moyenne depuis septembre dernier jusqu’au 28 janvier, conduisant au remplissage du barrage Oued Al Makhazine à 100%.

À Chefchaouen, la Direction générale de la météorologie a émis ce jour une alerte rouge pour de fortes averses, tandis que Tanger et Tétouan ont connu des inondations ayant affecté la circulation et certaines infrastructures.

Dans ce contexte, le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé la fermeture temporaire de l’aéroport Tétouan–Sania Ramel à compter du mardi 29 janvier 2026, à la suite des fortes précipitations enregistrées. Cette décision, prise en coordination avec les services techniques compétents, vise à garantir la sécurité des passagers et des opérations aériennes et à permettre la réalisation des interventions techniques nécessaires.

La réouverture de l’aéroport interviendra dès l’achèvement des travaux et après vérification du respect de toutes les conditions de sécurité requises, précise le ministère, qui s’engage à tenir l’opinion publique informée des évolutions.

Aéroports marocains : ce que révèle le stress test de la CAN 2025 (étude)

À l’épreuve de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les aéroports marocains ont fait face à un afflux exceptionnel de voyageurs, mettant à nu les réalités de l’expérience passager. C’est dans ce contexte de forte pression opérationnelle que le cabinet Affinytix a mené un diagnostic approfondi de la Customer Experience (CX) du réseau aéroportuaire national. Le rapport, basé sur l’analyse de 968 avis clients collectés entre le 15 décembre 2025 et le 21 janvier 2026, dresse un constat sans concession : l’architecture et l’image ne suffisent plus, la bataille se joue désormais sur la logistique, le temps et la fiabilité.

La CAN 2025 a agi comme un stress test grandeur nature pour les plateformes aéroportuaires marocaines. L’étude s’est concentrée sur six aéroports majeurs – Casablanca Mohammed V, Marrakech-Menara, Rabat-Salé, Fès-Saïss, Tanger Ibn Battouta et Agadir Al Massira – en analysant les avis Google, Tripadvisor, Facebook, X et d’autres sources ouvertes.

Premier enseignement : la satisfaction globale reste mitigée, avec un Net Sentiment Score (NSS) fortement contrasté selon les plateformes. Si certains aéroports parviennent à maintenir une image positive, d’autres voient leur capital confiance sérieusement fragilisé par des dysfonctionnements récurrents, notamment lors des pics de trafic .

Le rapport met en lumière un paradoxe structurant : la logistique bat systématiquement le design.

Les terminaux marocains sont globalement bien perçus sur le plan architectural. Marrakech, Rabat et Tanger bénéficient d’un fort capital esthétique et symbolique, souvent qualifié de « vitrine du pays ». Mais cette dimension émotionnelle positive se heurte à une réalité opérationnelle plus rude : files d’attente prolongées, gestion des bagages défaillante, lenteur des contrôles, manque de lisibilité des parcours.

Casablanca Mohammed V cristallise ces tensions. Hub international du Royaume, l’aéroport affiche un NSS global négatif (-36), dominé par les critiques sur la gestion des bagages, les temps d’attente et la saturation des contrôles. Le rapport parle d’un « point de rupture critique », où l’écart entre ambition internationale et expérience vécue devient trop visible pour les passagers.

Cinq attentes fondamentales qui dictent la satisfaction

L’analyse identifie cinq leviers clés de la satisfaction passager :

  1. La souveraineté du temps : attente aux contrôles, livraison des bagages, fluidité des parcours. À Casablanca, 23 % des mentions négatives concernent directement les bagages.
  2. L’hospitalité humaine : qualité de l’interaction avec le personnel, empathie en situation de stress.
  3. La connectivité : Wi-Fi, signal, continuité numérique.
  4. La clarté de l’information : signalétique, annonces, orientation.
  5. La sécurité de sortie : transport, taxis, navettes, perception de contrôle et de confiance.

Ces attentes ne sont pas accessoires, elles structurent l’expérience globale bien plus que les investissements architecturaux .

Des performances très contrastées selon l’aéroport

Le rapport établit une hiérarchie claire :

Le facteur humain, variable décisive de l’étude

Un apport central du rapport réside dans l’analyse du Sentiment Net du Capital Humain. Les aéroports de Rabat et Tanger enregistrent les meilleurs scores humains, confirmant la corrélation directe entre qualité de l’accueil et satisfaction globale. À l’inverse, Casablanca et Fès pâtissent d’un personnel perçu comme débordé, peu disponible, voire impoli dans un contexte de surcharge opérationnelle.

Le rapport insiste: il ne s’agit pas d’un problème individuel, mais d’un système sous tension, où l’organisation du travail, la formation et la gestion des pics de flux conditionnent directement la perception du service.

Chaque aéroport est évalué à travers ses moments de vérité : livraison des bagages, accueil, contrôles, sortie, mobilité. Ces instants clés concentrent l’émotion du voyageur et déterminent sa mémoire de l’expérience.

À Rabat et Tanger, ces moments sont majoritairement maîtrisés. À Casablanca, Marrakech et Fès, ils deviennent des points de friction, où la frustration s’accumule et érode l’image globale du pays comme destination et hub aérien.

Un enjeu stratégique à l’approche de 2030

Au-delà du constat, le rapport adresse un message clair aux décideurs : à l’approche de 2030, la priorité n’est plus de bâtir des monuments de prestige, mais de sécuriser les fondamentaux de la fluidité, de la prévisibilité et du confort opérationnel.

La CAN 2025 a démontré que la confiance ne se gagne pas sur la beauté des murs, mais sur la capacité d’un système à tenir sous pression. Dans cette perspective, Rabat apparaît comme un laboratoire de bonnes pratiques, tandis que Casablanca doit impérativement repenser son modèle opérationnel pour préserver son rôle stratégique de hub continental .

Le RNI défend son bilan, sa méthode et ses choix politiques

Avant de passer la main à la tête du parti dans une dizaine de jours, Akhannouch fait en quelque sorte son bilan.

S’inscrivant dans une dynamique de continuité, Parcours des réalisations, présenté lors d’une cérémonie le mardi 27 janvier, prolonge une série de publications lancée depuis le 6e Congrès national du parti. Ce nouvel ouvrage ambitionne d’apporter une évaluation globale et assumée de l’action menée par le RNI à la tête de l’exécutif, dans un contexte national et international marqué par de fortes contraintes.

Dans son intervention, le président du parti a rappelé que Parcours des réalisations avait constitué, dès 2017, un socle fondateur du projet politique du RNI, fondé sur l’écoute des citoyens à travers des consultations élargies dans l’ensemble des régions du Royaume. Une démarche qui avait contribué, selon lui, à nourrir la réflexion autour du Nouveau Modèle de développement, notamment sur les priorités liées à la santé, à l’éducation et à l’emploi.

L’ouvrage Parcours des villes, publié à l’issue des tournées « 100 jours, 100 villes » en 2019, avait mis l’accent sur la proximité territoriale et l’élaboration de propositions concrètes adaptées aux réalités locales. Une approche que le parti affirme avoir prolongée par l’accompagnement de ses élus dans la mise en œuvre des engagements pris à l’échelle des villes concernées.

Quant à Parcours de développement, il faisait suite aux rencontres régionales de la Fédération nationale des élus du RNI, réunissant plus de 10.000 élus locaux autour des enjeux de la gouvernance territoriale, de la justice spatiale et du développement local. Plusieurs propositions issues de ces échanges ont, selon le parti, trouvé une traduction concrète dans l’action gouvernementale, notamment à travers l’augmentation de la part de la TVA allouée aux collectivités territoriales, passée de 30% à 32%, renforçant ainsi leur autonomie financière.

Avec Parcours des réalisations, le RNI affirme avoir voulu aller au-delà d’un simple exposé de réalisations. L’ouvrage restitue également les attentes et priorités exprimées par les citoyens lors des tournées de terrain, tout en proposant une auto-évaluation qualifiée de « lucide et objective » de l’action gouvernementale. Le président du parti a reconnu que si plusieurs engagements ont été honorés, d’autres chantiers restent à parachever.

Cette expérience gouvernementale s’est, selon lui, déroulée dans une conjoncture particulièrement complexe, marquée par des défis économiques, sociaux et climatiques. Dans ce contexte, la majorité conduite par le RNI revendique avoir privilégié « le changement réaliste plutôt que les slogans, l’efficacité plutôt que la rhétorique, et l’action plutôt que la justification ».

Le chef du parti a ainsi mis en avant plusieurs transitions majeures engagées durant cette période : la transition sociale à travers le déploiement du chantier de l’État social, la transition économique par la modernisation de l’économie nationale, la transition hydrique fondée sur la mobilisation de ressources en eau non conventionnelles, ainsi que la transition énergétique axée sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

Il a également tenu à souligner que ces réalisations sont le fruit de la confiance et des orientations stratégiques de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi que de la cohésion de la majorité gouvernementale et de l’engagement des différentes composantes du parti, des ministres aux élus locaux.

Revenant sur la méthode de travail du RNI, le président du parti a insisté sur la centralité de l’écoute citoyenne, considérée comme un choix politique constant depuis le 6e Congrès. Une approche qui, selon lui, a permis de rester attentif aux revendications sociales et d’y répondre dans un esprit de responsabilité.

En conclusion, il a estimé que toute analyse rigoureuse du contexte dans lequel cette expérience gouvernementale a été menée devrait conduire à une appréciation équitable de l’action du parti. Parcours des réalisations se veut ainsi une contribution au débat public et à la réflexion collective sur l’avenir du Maroc, appelant à l’implication de l’ensemble des forces vives du pays dans la construction du « Maroc de demain », tel que voulu par le Souverain.

Finale du Mondial 2030 : l’Espagne maintient la pression, aucune décision officielle avant 2027

La question du stade qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030 continue de s’inviter dans le débat public, alors qu’aucune décision officielle n’a encore été arrêtée par la FIFA.

Dernière prise de position en date, celle du président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Rafael Louzán, qui a réaffirmé publiquement le souhait de voir l’Espagne accueillir l’affiche finale du Mondial. « L’Espagne sera l’équipe organisatrice de la Coupe du monde et la finale se déroulera ici », a-t-il déclaré lors du gala de l’Association de la presse sportive de Madrid, dans une prise de parole qui s’apparente davantage à une déclaration d’intention qu’à une annonce actée.

En parallèle, le Maroc est également candidat pour accueillir l’événement phare de la compétition. Le Royaume met en avant le Grand Stade Hassan II, actuellement en construction, une enceinte conçue spécifiquement dans la perspective du Mondial 2030 et dont la capacité annoncée est de 115.000 places, ce qui en ferait l’un des plus grands stades au monde.

Ces prises de position successives, tant du côté des responsables du football espagnol que de certains médias ibériques, sont perçues comme une tentative de peser sur le processus de décision en amont, afin d’orienter le choix du stade de la finale en faveur de l’Espagne. Toutefois, aucune décision formelle n’a encore été prise. Selon nos sources, la FIFA ne devrait annoncer officiellement le pays hôte de la finale qu’en 2027.

Organisée conjointement par l’Espagne, le Portugal et le Maroc, la Coupe du monde 2030 se distingue par une configuration inédite, qui alimente une incertitude sans précédent autour de l’attribution de la finale. À titre de comparaison, l’édition 2026, pourtant organisée pour la première fois dans trois pays – les États-Unis, le Mexique et le Canada –, n’a pas donné lieu à des controverses similaires concernant le choix du stade final.

Alerte météo. Averses et fortes rafales de vent dans plusieurs provinces

Des averses et pluies fortes sont prévues avec un niveau de vigilance orange sur plusieurs provinces du Royaume. Les cumuls attendus varient entre 60 et 100 mm dans les provinces de Tétouan, Chefchaouen, Larache, Taounate et Al Hoceima. Et entre 30 et 60 mm à Fahs-Anjra, M’diq-Fnideq, Tanger-Assilah et Ouezzane.

Cet épisode pluvieux s’étendra du mercredi à 11h au jeudi 29 janvier à 18h.

Parallèlement, de fortes rafales de vent, également placées en vigilance orange, sont attendues, avec des vitesses estimées entre 75 et 95 km/h. Les provinces concernées sont Chefchaouen, Berkane, Fahs-Anjra, Al Hoceima, Oujda-Angad, Nador, Guercif, Driouch, M’diq-Fnideq, Tétouan, Taourirt, Boulemane, Taza, Moulay Yacoub, Tata, Ouarzazate, Figuig, Jerada, Ouezzane, Tanger-Assilah, Taroudant, Tiznit, Sidi Kacem, Larache, Taounate, Tinghir, Kénitra, El Hajeb, Ifrane, Midelt, Meknès, Fès et Sefrou.

Ce phénomène venteux est prévu sur la même période, du mercredi à 11h00 au jeudi 29 janvier à 18h.

Le Conseil d’association Maroc-UE se réunit ce jeudi pour relancer le partenariat bilatéral

Le Conseil d’association entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc tient sa 15e réunion ce jeudi 29 janvier à Bruxelles, dans un contexte marqué par la volonté commune de relancer et d’approfondir le partenariat bilatéral.

La rencontre est coprésidée par la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, et par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui conduit la délégation marocaine. La Commission européenne est représentée par la commissaire à la Méditerranée, Dubravka Šuica.

Selon l’ordre du jour de ce Conseil, cette session prévoit un échange de vues approfondi sur les questions politiques, économiques et commerciales, ainsi que sur la démocratie et les droits de l’Homme. Les discussions porteront également sur la coopération bilatérale dans des domaines clés, notamment la migration, la transition écologique, l’innovation, le développement socio-économique inclusif et durable, les contacts entre les personnes et les enjeux de sécurité.

La réunion sera par ailleurs l’occasion de dresser un état des lieux de la mise en œuvre de l’accord d’association UE–Maroc signé en 1996, à l’occasion de son 30e anniversaire. Les deux parties entendent réaffirmer leur engagement commun en faveur d’un partenariat renouvelé, adapté aux priorités actuelles et aux défis partagés.

Les échanges devraient également aborder l’évolution de la situation aux niveaux régional et international, avec un accent particulier sur les questions de stabilité régionale.

Écoles françaises : les familles protestent contre l’augmentation des frais de scolarité

Une mobilisation de parents d’élèves a eu lieu ce mardi matin devant plusieurs établissements français au Maroc, à la suite de l’annonce de nouvelles hausses des frais de scolarité pour l’année scolaire 2026-2027. Des sit-in ont été observés à Rabat et à Kénitra, rassemblant des familles de la mission française qui dénoncent des augmentations jugées importantes et un manque de concertation.

À Rabat, les rassemblements ont concerné les établissements École Paul Cézanne, École Albert Camus, Lycée Descartes et École Pierre de Ronsard. À Kénitra, un sit-in s’est tenu devant le groupe scolaire Honoré de Balzac. Les parents mobilisés disent vouloir alerter sur l’impact budgétaire de ces décisions et réclament davantage de transparence.

Des hausses annoncées pour la rentrée 2026-2027

Selon un document attribué au Groupement d’établissements en gestion directe de l’AEFE de Casablanca-Mohammédia, signé par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), une augmentation moyenne de 6% serait appliquée à compter de la rentrée 2026.

Les droits annuels de scolarité, exprimés en dirhams, seraient fixés comme suit pour l’année 2026-2027 :

À ces montants s’ajouteraient des droits de première inscription de 30.000 DH, applicables à tous les niveaux et à toutes les nationalités.

Un malaise récurrent autour des frais de scolarité

La mobilisation observée à Rabat et à Kénitra s’inscrit dans un contexte plus large de tensions récurrentes entre établissements privés et parents d’élèves autour de la question des frais de scolarité. Ces dernières années, plusieurs associations de parents ont exprimé leur inquiétude face à des augmentations qu’elles jugent difficiles à anticiper, dans un cadre où la scolarisation s’inscrit généralement sur le long terme.

Au-delà des montants eux-mêmes, les familles mobilisées mettent en avant la question de la concertation et de la visibilité financière. Elles estiment que les décisions tarifaires, lorsqu’elles sont annoncées sans échanges préalables, fragilisent la relation de confiance avec les établissements et compliquent la planification budgétaire des ménages.

Sur le plan juridique, les établissements privés disposent d’une large liberté pour fixer leurs tarifs, dans le respect du droit commun et des règles de protection du consommateur. En l’absence de cadre réglementaire spécifique encadrant l’évolution des prix dans le temps, les contestations portées par les parents traduisent une demande persistante de règles plus lisibles et de mécanismes de dialogue en amont.

Les sit-in de ce mardi matin marquent ainsi une nouvelle étape dans ce débat, alors que les familles concernées attendent des clarifications sur les modalités et les justifications des hausses annoncées.

Sahara marocain : le polisario rentre bredouille de Washington

Une délégation du polisario s’est récemment rendue à Washington dans le cadre de contacts avec des responsables américains, alors que le dossier du Sahara marocain connaît une phase de recomposition diplomatique marquée par l’implication des États-Unis.

D’après différentes sources médiatiques, le négociateur américain a clairement fait savoir à la délégation que le référendum n’était plus envisagé comme option politique, et que le plan d’autonomie proposé par le Maroc constituait le seul cadre de discussion soutenu par Washington. Cette position s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et dans l’approche qualifiée de « réaliste et pragmatique ».

Aucun élément public ne fait état d’une ouverture à d’autres scénarios ni d’un infléchissement de la ligne américaine sur ce dossier, ce qui expliquerait l’absence de résultats concrets à l’issue de la visite du polisario à Washington.

Des négociations directes évoquées à partir de février

Parallèlement, plusieurs sources issues de milieux séparatistes indiquent que des discussions directes pourraient débuter au début du mois de février, impliquant les différentes parties concernées, dans un format distinct du cadre onusien classique.

Ces mêmes sources reconnaissent toutefois que les États-Unis n’envisageraient aucune autre issue que celle fondée sur le plan d’autonomie marocain, ce qui limiterait de facto le périmètre des discussions à cette option.

Un récit médiatique algérien en décalage

Dans ce contexte, certains médias algériens ont commenté la visite du polisario à Washington en la présentant comme un échec imputé à une prétendue « imposition » de la position marocaine par les États-Unis. Ces analyses, fortement idéologisées, relèvent davantage d’un positionnement éditorial que d’éléments factuels nouveaux, et ne s’appuient sur aucune annonce officielle américaine ou onusienne allant dans ce sens.

Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles diplomatiques, cette phase est décrite comme une séquence décisive, marquée par une méthode américaine plus directe, des échanges discrets et une volonté d’accélération du processus. Dans ce cadre, le Maroc poursuit le travail d’actualisation et d’affinage de son plan d’autonomie, présenté comme la base politique du règlement.

Sans annonces formelles à ce stade, cette dynamique confirme néanmoins une évolution du dossier du Sahara marocain vers un cadre de discussions resserré, centré sur l’autonomie, avec un rôle moteur des États-Unis et une marginalisation progressive des options précédemment évoquées.

Feu vert du Conseil de la concurrence pour l’acquisition de Sodipire par CMGP

Après notification du projet de concentration économique portant sur la prise de contrôle exclusif de Sodipire SARL par le groupe CMGP Group SA, la Commission permanente du Conseil de la concurrence a décidé d’autoriser l’opération.

Cette concentration économique porte sur l’acquisition de 70% du capital social et des droits de vote de Sodipire SARL. L’opération est réalisée par CMGP SA, filiale détenue à 100% par CMGP Group SA, et aboutit à la prise de contrôle exclusif de la société cible par le groupe acquéreur.

Basée à Berrechid, Sodipire SARL est spécialisée dans l’importation et la distribution de tracteurs et de matériels agricoles sur le marché marocain.

À travers cette acquisition, CMGP Group SA, dont le siège social est situé à Nouaceur, renforce sa présence dans le secteur agricole. Déjà actif dans les domaines de l’irrigation, de l’agrofourniture, de l’énergie solaire et des infrastructures liées à l’eau, le groupe consolide ainsi son pôle agroéquipements, en élargissant son offre et son positionnement sur la chaîne de valeur agricole.

Alerte météo. Fortes pluies et rafales de vent dans plusieurs provinces

Une alerte météorologique de niveau de vigilance orange a été émise en raison d’averses et de pluies localement fortes, avec des cumuls pouvant atteindre 60 à 95 mm dans les provinces de Chefchaouen, Tétouan et Larache, et 40 à 60 mm dans celles de Taounate, Al Hoceima, Ouezzane, Sefrou, Taza, Fahs-Anjra, Tanger-Assilah, M’diq-Fnideq et Ifrane.

Ce phénomène est prévu du mardi à 12h00 jusqu’au jeudi 29 janvier 2026 à 00h01.

Par ailleurs, de fortes rafales de vent, également placées sous vigilance orange, sont attendues avec des vitesses comprises entre 75 et 95 km/h. Ces vents concerneront un large ensemble de provinces, notamment Chefchaouen, Berkane, Fahs-Anjra, Al Hoceima, Oujda-Angad, Nador, Guercif, Driouch, M’diq-Fnideq, Tétouan, Taourirt, Boulemane, Taza, Moulay Yacoub, Tata, Ouarzazate, Figuig, Jerada, Ouezzane, Tanger-Assilah, Taroudant, Tiznit, Sidi Slimane, Sidi Kacem, Larache, Taounate, Tinghir, Kénitra, El Hajeb, Ifrane, Midelt, Meknès, Fès et Sefrou.

La validité de cet épisode venteux s’étend du mardi à 12h00 au jeudi 29 janvier 2026 à 00h01.

Des rafales de vent d’intensité modérée à forte, comprises entre 70 et 80 km/h, sont également prévues dans les provinces de Mohammedia, Sidi Bennour, Casablanca, Benslimane, Berrechid, Rabat, Salé, Skhirat-Temara, El Jadida, Safi, Nouaceur et Mediouna.

Ce phénomène est attendu le mardi 27 janvier 2026 entre 12h00 et 18h00.

Massad Boulos, conseiller de Trump, en visite en Algérie

Massad Boulos, haut conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires du Moyen-Orient, du monde arabe et de l’Afrique, est arrivé à Alger dans le cadre d’une tournée en Afrique du Nord, a annoncé l’ambassade des États-Unis en Algérie.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue et de la coopération entre les deux pays, dans l’objectif de consolider le partenariat bilatéral et de promouvoir la paix et la stabilité dans la région, indique la même source.

Dans le cadre de cette tournée régionale, Massad Boulos s’est également rendu en Tunisie, où il a été reçu, le 26 janvier, par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.