Al Moutmir: OCP expose les résultats prometteurs du semis direct

« Outre l’amélioration des rendements à l’hectare, le semis direct permet de réduire sensiblement les coûts de production du travail du sol (entre 800 et 1.400 DH/hectare), de 200 à 300 DH/ha pour ce qui est de l’épandage d’engrais et d’autant en ce qui concerne la dose des semailles, précise un communiqué d’OCP. Ce qui se traduit également par des économies substantielles pour le revenu des agriculteurs, surtout dans les zones bour (favorable, intermédiaire et défavorable).

Sur les deux dernières campagnes, le gain généré au titre des rendements se situe entre 2.500 et 3.000 DH/ha en moyenne, selon les estimations des équipes d’Al Moutmir. Mais les retombées positives de la technique ne s’arrêtent pas là. « En s’abstenant de remuer la terre, micro-organismes et humidité sont ainsi préservés, ce qui permet de stocker le carbone et partant de favoriser la résilience des exploitations agricoles aux changements climatiques. »

A la deuxième année de son déploiement, le programme enregistre déjà un cumul de 29.000 ha. Ce qui est peu, compte tenu de la surface dédiée aux cultures céréalières (4,3 millions d’hectares en 2020-2021). Néanmoins, cela reste un début fort prometteur. D’autant plus qu’OCP est en phase de mettre à contribution le digital, levier-clé pour capitaliser sur les acquis dans différentes zones agro-climatiques et pour enrichir la base de données nationale des sols.

Une initiative qui ne manquera pas de faire tâche d’huile parmi les jeunes agriculteurs. En témoigne la hausse des superficies réalisées durant cette campagne : 18.500 ha, soit les deux tiers depuis le lancement du programme. Avec à la clé plus de 700 plateformes de démonstration installées au niveau de 100 localités dans 23 provinces.
Plus de 40 organisations professionnelles et 3.500 agriculteurs ont bénéficié du programme.
Par ailleurs, le programme a couvert les principales cultures annuelles pratiquées au Maroc, notamment les céréales, les légumineuses, maïs et d’autres cultures à fort potentiel comme les oléagineuses et le colza dont plus de 2.000 ha ont été réalisés en semis direct dans les provinces de Sidi Kacem, Meknès, El Hajeb, Midelt, et Khénifra.

Face aux changements climatiques et à la rareté des précipitations, la mise en place de modèles agro-écologiques territoriaux de transition s’impose. C’est dans ce cadre qu’Al Moutmir a lancé en octobre 2019, en partenariat avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), son offre de semis direct avec le concours de plusieurs associations et coopératives agricoles. L’objectif est de promouvoir une agriculture à la fois rentable pour le petit agriculteur et adaptée à la rareté de l’eau.
Pilier de l’agriculture de conservation, le système semis direct consiste à minimiser le retournement du sol, à diversifier les cadres contextes agro-climatique et socio-économique et à conserver davantage l’humidité des terres.
A rappeler que cette technique a été introduite au Maroc depuis plusieurs années mais n’avait pas été suffisamment vulgarisée et encore moins soutenue.

BAD: don de près de 1 M$ pour le climat des affaires au Maroc

Dans le contexte de crise liée au Covid-19, ce partenariat a pour principal objectif de soutenir l’amélioration de l’environnement des affaires afin de consolider la résilience du Royaume face à la pandémie et de promouvoir la relance de son économie, précise un communiqué.

« Maintenir en ces temps de crise l’élan des réformes qui améliorent le climat des affaires est une priorité pour protéger l’entrepreneuriat et préserver la croissance des entreprises, a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du nord. »

Le partenariat contribuera ainsi à accélérer la mise en œuvre des mesures d’amélioration de l’environnement des affaires au Maroc. Il permettra, plus généralement, d’appuyer l’agenda des réformes prioritaires dans les domaines économiques et sociaux, de soutenir sa déclinaison sectorielle et d’en renforcer les mécanismes de suivi grâce à une série d’ateliers thématiques qui favoriseront le partage d’expérience et des bonnes pratiques.

La Banque africaine de développement a soutenu le Royaume dans sa riposte à la crise sanitaire en apportant plus de 380 millions d’euros à travers le Programme d’appui à la réponse au Covid-19 (PARC-19) et le financement additionnel du Programme d’appui à l’amélioration de la protection sociale (PAAPS-FA Covid-19), rappelle le communiqué.

L’engagement de la banque auprès du Maroc s’élève à plus de dix milliards d’euros cumulés, avec des financements couvrant divers secteurs, dont la santé, l’énergie, l’eau, les transports, le développement humain, l’agriculture et le secteur financier.

Lancement d’un concours dédié aux étudiants pour promouvoir le tourisme interne

Le coup d’envoi a été donné par le département du Tourisme en partenariat avec le département en charge de l’Enseignement supérieur et la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit).

Cette compétition estudiantine est un appel à la transformation de l’offre touristique domestique pour qu’elle soit compatible avec les attentes des touristes marocains, mais aussi avec les nouvelles contraintes sanitaires et ce, en détectant et récompensant les idées les plus innovantes, explique un communiqué.

« Il s’agit de provoquer une véritable émulation dans le vivier du tourisme domestique en constituant une banque d’idées constituée de concepts, produits touristiques, services ou solutions innovants et viables, favorisant la redynamisation et la transition vers un produit touristique domestique plus innovant, compétitif et durable. »

Ciblant des jeunes étudiants issus de l’ensemble des universités et établissements d’enseignement supérieur du Maroc, ce concours s’articule autour de deux catégories majeures:

-Des produits touristiques et/ou de services permettant de booster la demande du touriste marocain et s’inscrivant dans l’une des filières suivantes: tourisme balnéaire, tourisme culturel, tourisme de nature.

-Des solutions technologiques innovantes permettant d’accroitre la créativité et la compétitivité des acteurs touristiques commercialisant les produits pour le tourisme interne.

Les intéressés auront jusqu’au 3 juin 2021 pour soumettre leurs candidatures sur le site www.smit.gov.ma.

La cérémonie de remise des prix se tiendra le 19 août 2021. 

Inauguration à Casablanca du nouveau site du « CETIEV 2.0 »

Le CETIEV 2.0 réalise, pour la première fois au Maroc, des essais physiques liés aux activités de développement et de validation automobile, effectués auparavant à l’étranger. Il s’agit plus particulièrement des essais électriques/électroniques, mécatroniques, acoustiques et vibratoires ainsi que des analyses de synthèse véhicules. Il est à souligner, par ailleurs, que 36 millions de véhicules comportent des composants testés au Maroc.

Composé de laboratoires/ateliers, bureaux et d’espaces évènementiels et de formation, ce site s’étale sur 3.700 m², emploie déjà 100 ingénieurs et dispose de plateformes et installations techniques de hautes technologies, précise un communiqué.

« Le CETIEV 2.0 est une nouvelle pierre à l’édifice de la filière automobile marocaine qui la renforce sur l’échiquier automobile mondial. Stellantis y contribue en apportant des ressources humaines, technologique et de la formation », a déclaré a cette occasion Samir Cherfan, Chief Operating Officer Moyen Orient Afrique – Stellantis.

Le site CETIEV 2.0, a été mis en place dans le cadre de la convention de partenariat signée, le 25 novembre 2019, à Casablanca concernant les activités du centre de pilotage R&D du groupe situé au Morocco Technical Center.

Le ministère a contribué à la réalisation du CETIEV 2.0, dont le coût global s’élève à environ 95 millions de DH, à hauteur de 33 millions de DH, destiné à la construction du bâtiment et aux équipements. Pour sa part, Stellantis a engagé une enveloppe de près de 60 MDH pour l’acquisition d’équipements et d’installations techniques spécifiques.

Marjane renforce le sourcing local auprès des opérateurs textiles et agroalimentaires

Deux conventions de partenariat ont été signées par le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, le PDG de Marjane Holding Ayoub Azami, le président de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith), Mohamed Boubouh, et le président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri), Abdelmounim El Eulj.

« Le développement du sourcing auprès des fabricants locaux répond parfaitement à la vision royale de relancer les secteurs productifs et renforcer leur capacité à investir et à créer de l’emploi », a déclaré à cette occasion M. Elalamy. « La commande des donneurs d’ordre privés, particulièrement celle de la Grande et moyenne surface (GMS), peut jouer un rôle de catalyseur du développement du sourcing local, de diversification et de montée en gamme de l’offre des produits répondant aux critères de qualité et de prix exigés par le consommateur marocain. »

Au terme de la convention relative au sourcing local auprès des industriels du textile, MH adaptera sa politique achat pour le développement et l’accompagnement des fabricants nationaux et mettra à leur disposition les moyens logistiques pour assurer une présence de leurs produits sur l’ensemble du parc des magasins hyper. MH mettra en place également, pour son offre permanente, un plan annuel de développement du sourcing local auprès des fabricants nationaux du secteur textile, avec les spécifications techniques demandées et les quantités ciblées par produit. Quant à son offre saisonnière, MH travaillera avec les fabricants nationaux pour développer les collections (printemps-été et automne-hiver) répondants aux besoins du marché marocain, précise le communiqué.

Pour Ayoub Azami, président directeur général de Marjane Holding: « Nous avons la chance au Maroc d’avoir des industries capables de belles performances. En travaillant en synergie avec nos industriels, nous démontrons la plupart du temps que nous savons ensemble faire de belles choses. En ce qui concerne l’agro-industrie par exemple, la part de marché du sourcing local des produits marques distributeurs représentait déjà 65% 2020 et nous ambitionnons d’atteindre les 80% de notre CA en 2024. Pour le textile, nous voudrions porter de 25% à 75% notre sourcing Maroc d’ici 2024. »

En concrétisation à cette convention, un premier lot de 13 conventions de sourcing local a été signé, à l’occasion. Il représente un montant de 173 millions de DH.

Par ailleurs, dans le cadre de la convention de partenariat, l’Amith s’engage à diffuser, auprès des fabricants nationaux, le plan annuel de développement du sourcing local de MH, avec les spécifications techniques demandées et les quantités ciblées par produit, ainsi qu’à identifier les opérateurs des différentes filières du secteur à même de répondre aux besoins de MH. Elle devra également prospecter auprès des fabricants nationaux de nouveaux segments de produits textiles à proposer à MH afin d’enrichir son sourcing local et à assurer le suivi global de la mise en œuvre du partenariat entre les fabricants nationaux et MH.

Pour ce qui est de la convention relative au sourcing local auprès des industriels du secteur agroalimentaire, MH favorisera le « Made in Morocco » et informera les fabricants locaux sur ses besoins (quantités, cahiers des charges, planning de livraison, etc.).

La Fenagri, de son côté, s’engage à établir une liste des entreprises industrielles du secteur par produit pouvant répondre aux appels d’offres de MH, en concertation avec le ministère, à la mettre à jour et à la communiquer périodiquement aux deux partenaires.

La Fédération mettra également en place un programme de communication et de sensibilisation auprès des entreprises du secteur pour les faire adhérer à l’objet de la présente convention et à inciter les entreprises à entreprendre les efforts nécessaires pour respecter le cahier des charges de MH en présentant une offre diversifiée et satisfaisante en termes de qualité et de prix.

Le ministère veillera à la mise en œuvre de ce plan de développement de sourcing de MH auprès des industriels nationaux concernés, notamment en offrant l’accompagnement nécessaire pour soutenir leurs investissements visant le renforcement et la modernisation de leur capacité de production. Il œuvrera aussi à faciliter le travail de prospection de MH et la mise en contact avec l’Amith, la Fenagri et les fabricants nationaux des secteurs du textile et de l’agroalimentaire.

Le nouveau Ford Kuga élu « Car of the Year 2021 » au Maroc

L’événement, tel qu’il se déroule en Europe, est un prix qui est décerné par un panel de journalistes automobiles de haut niveau.

Le jury de cette année a salué dans le nouveau Ford Kuga son design élégant, ses fonctionnalités, sa performance, ainsi que l’ensemble des atouts qui confèrent aux passagers sécurité et confort, précise un communiqué.

Abdelouahab Ennaciri, directeur général de Scama, distributeur exclusif de Ford au Maroc a déclaré: « Pour nous, ce prix vient également récompenser le travail des équipes et leur engagement continu pour faire du Kuga et de l’ensemble des modèles de notre marque des modèles de référence et qui travaillent sans cesse pour offrir à nos clients un expérience clientèle mémorable, en accord avec la vision de notre marque et leurs attentes. »

Elégant et confortable, le tout nouveau Kuga se démarque par son nouveau style plus expressif, mais aussi par ses nombreuses fonctionnalités à la pointe de la technologie. Expressif et spacieux, il est doté de nouveaux modes de conduite sélectionnables, d’un combiné d’instruments entièrement numérique et de nouvelles technologies d’aide à la conduite qui le rendent efficace et amusant à conduire. 

Le véhicule propose deux options de moteurs turbo diesel qui sont à la fois puissants et efficaces. Ils sont tous deux conçus pour délivrer un maximum de performances, de douceur de conduite et d’autonomie.

Champion de sobriété, le moteur EcoBlue 1,5 litre de120 ch totalise une efficacité énergétique d’à peine 4,8 l/100 km et des émissions CO2de seulement 127 g / km. Les modèles ST-Line qui chapeautent la gamme sont, pour leur part, équipés d’un moteur EcoBlue de 2,0 litres (190 ch – 5,7 l/100 km) et d’une transmission intégrale intelligente AWD.

Pour rappel, la sélection avait débuté le 30 mars dernier avec l’évaluation statique des 19 prétendantes selon des critères définis par le règlement intérieur déposé auprès du notaire de l’événement. A l’issue de l’évaluation statique, 7 véhicules nominés parmi les 19 en lice ont pu poursuivre l’aventure. Ces derniers ont dû par la suite satisfaire aux essais dynamiques. Et c’est le Ford Kuga qui a réussi à se distinguer à l’issue de cette grande compétition.

Se faire accompagner par un mentor, la FME lance un questionnaire en ligne

Le lancement de ce questionnaire est justifié par « l’impact important du mentoring sur les boursiers de la Fondation, qui mène actuellement une réflexion autour d’une activité entrepreneuriale sociale. »

Dispositif mis en place par la FME, le mentoring (ou mentorat) consiste en l’établissement d’une relation de confiance, de partage et de transfert de savoirs (comportement, culture, expériences…) entre un mentor et un mentee.

Généralement, ce moyen de développement et d’apprentissage est utilisé dans de nombreuses sphères (entrepreneurs, étudiants, jeunes) avec des applications très variées pour répondre à des besoins grandissants de développement personnel et professionnel.

FME « a pour rôle d’accompagner le mentor, et à mettre en relation un étudiant boursier motivé et engagé pour cette relation privilégiée. »

Ballet de responsables européens à Tripoli après l’embellie libyenne

Ces dernières semaines, Tripoli a vu défiler des responsables européens après que le gouvernement unifié a obtenu la confiance du Parlement pour mener la transition du pays vers des élections fin décembre, une entente négociée sous l’égide de l’ONU.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a rencontré les nouvelles autorités chargées d’unifier les institutions jusqu’alors divisées entre deux pouvoirs rivaux dans l’est et dans l’ouest du pays.

« Les évolutions pendant la dernière décennie ont limité nos relations économiques mais la présence des entrepreneurs grecs en Libye n’a jamais été interrompue. Maintenant que la situation s’est stabilisée, l’intérêt renaît », a dit M. Mitsotakis en conférence de presse à Tripoli, aux côtés du Premier ministre libyen par intérim Abdelhamid Dbeibah.

Comme attendu, il a annoncé la réouverture de l’ambassade de Grèce à Tripoli, qui « sera suivie par le consulat grec à Benghazi » (est).

 Contentieux maritime

L’accord turco-libyen de délimitation maritime, qui a suscité fin 2019 la colère de la Grèce et de l’Union européenne, a également été abordé avec en toile de fond la question des hydrocarbures en Méditerranée orientale.

La Turquie a signé cet accord avec l’ex-Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez Al-Sarraj, qu’elle avait aidé militairement pour repousser l’offensive sur Tripoli du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est.

« Cette nouvelle étape dans nos relations permettra de corriger et d’effacer les erreurs commises durant la phase précédente », a déclaré M. Mitsotakis, en demandant « l’annulation des documents illégaux présentés comme des accords entre Etats alors qu’ils n’ont aucune valeur juridique ».

« Nous soulignons l’importance de tout accord susceptible d’apporter des solutions adéquates tout en préservant les droits de la Libye, de la Grèce et de la Turquie », a réagi M. Dbeibah.

« Nous sommes prêts à constituer des commissions mixtes avec la Grèce pour reprendre les discussions sur la délimitation des frontières maritimes, et définir la zone économique exclusive pour chaque pays entre la Crète et la Libye », a-t-il assuré.

Presque au même moment, des dirigeants de l’UE en visite en Turquie demandaient à Ankara des actes pour démontrer sa volonté d’apaisement, notamment le retrait de ses troupes de Libye et le règlement de son contentieux maritime avec la Grèce.

Plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement italien Mario Draghi a lui aussi rencontré à Tripoli les nouvelles autorités pour sa première visite à l’étranger à ce poste.

« La condition préalable pour pourvoir aller de l’avant avec courage est que le cessez-le-feu continue et soit strictement respecté », a-t-il souligné, en référence à l’accord signé entre les parties en conflit en octobre.

Sur le dossier migratoire, M. Draghi s’est dit « satisfait » des sauvetages menés au large de la Libye, important point de passage pour des dizaines de milliers de migrants cherchant chaque année à rejoindre par la Méditerranée les côtes italiennes, distantes de quelque 300 km.

Malgré la fin des combats à l’été 2020, suivie par un accord de cessez-le-feu en octobre, le pays reste miné par des luttes d’influence, le poids des milices et la présence de mercenaires étrangers. L’ONU, la Libye et plusieurs pays appellent sans cesse à leur retrait immédiat.

Les autorités ont annoncé lundi la création d’une commission de réconciliation nationale, saluée le lendemain par l’ONU, qui sera chargée de rétablir la paix sociale.

(Avec AFP)

Industrie alimentaire animale: hausse continue des prix des matières premières

Dans un communiqué, l’Association cite notamment les principales matières qui représentent à elles seules 80% des formules des aliments pour bétail et volailles, en l’occurrence le maïs et les tourteaux de soja

Depuis novembre 2020 à fin mars 2021, l’augmentation du prix du maïs a varié dans une fourchette de 35% à 40%, celle des cours des tourteaux de soja dans une fourchette de 15% à 32%. Lesquelles variations haussières ont nécessairement des répercussions conséquentes sur le coût de fabrication des aliments composés au Maroc.

L’Afac précise également que cette situation persistera tant que la flambée des cours des matières premières à l’importation continue de s’accentuer.

Le contexte haussier des marchés mondiaux sur les 12 derniers mois s’explique, entre autres, par:

-Une psychose générale liée à l’avènement du Covid-19 qui a perturbé les échanges commerciaux entre nations;

-Une diminution des volumes d’exportation du fait que les pays exportateurs reconstituent en priorité leurs stocks de sécurité;

-Une diminution de la production en raison de la sécheresse estivale;

-L’augmentation de la demande chinoise.

-Une augmentation très sensible du coût du frêt.

Il a noter aussi que le contexte haussier des marchés mondiaux se répercute sur les coûts de production de l’ensemble de la filière animale (volailles, œufs et ruminants), filière dont la situation financière reste très fragile, ajoute le communiqué.

L’Association appelle en effet le gouvernement à soutenir cette filière « à travers toute forme d’aide à même de réduire l’impact de ces augmentations à l’échelle mondiale. »

L’idée d’un taux d’imposition minimum pour les sociétés à l’échelle mondiale avance à

Cette réforme, qui vise à mettre fin à la concurrence fiscale entre les pays, sera au menu de la rencontre virtuelle des grands argentiers du G20 dès mercredi 7 avril avec peut-être la perspective d’un accord d’ici la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux des pays membres les 9 et 10 juillet.

L’idée, déjà promue par l’OCDE, a été récemment adoptée par la ministre américaine des Finances Janet Yellen, alors que l’administration démocrate, pour financer un plan massif d’infrastructures, cherche aux Etats-Unis à relever les impôts sur les sociétés qui avaient été fortement abaissés par Donald Trump.

Le patron d’Amazon lui-même, Jeff Bezos, a assuré mardi soutenir une hausse de ces impôts aux Etats-Unis, quelques jours après que Joe Biden se soit plaint que le groupe ne paye pas de taxe sur ses bénéfices.

« En 2019, une analyse indépendante a révélé qu’il y avait 91, j’insiste, 91 entreprises faisant partie (…) des plus grandes entreprises du monde, dont Amazon, qui utilisaient diverses astuces juridiques et ne payaient pas un seul centime d’impôt fédéral sur les bénéfices », avait déploré le président américain.

 « A portée de main »

Cette harmonisation fiscale, destinée à taxer un minimum les entreprises quel que soit le pays où elles sont installées, vise aussi à résoudre le problème de longue date des géants du numérique, qui pratiquent souvent l’optimisation fiscale, en établissant leur siège là où le taux d’imposition est le plus faible.

« Un accord global sur la fiscalité internationale est désormais à portée de main » après cette proposition américaine, s’est réjoui mardi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, appelant à « saisir cette opportunité historique ».

« Nous nous réjouissons du soutien des Etats-Unis à une taxation minimale à l’impôt sur les sociétés. Nous souhaitons pouvoir avancer également avec Janet Yellen sur la taxation des services numériques pour parvenir à un accord global au niveau de l’OCDE à l’été prochain », a ajouté M. Le Maire dans une déclaration à l’AFP.

L’Allemagne a aussi salué mardi cette avancée, et le Fonds monétaire international (FMI) s’est déclaré favorable à cette réforme de la fiscalité internationale pour l’adapter en particulier à l’ère numérique.

Le ministre allemand des Finances Olaf Scholz a qualifié la proposition américaine de « percée » et jugé « désormais réaliste que nous nous accordions dès cette année ».

La Commission européenne s’est également félicitée des commentaires de Mme Yellen, espérant qu’ils « donneront un nouvel élan vers un accord sur une solution mondiale consensuelle d’ici l’été ». Le porte-parole de la Commission, Daniel Ferrie, a déclaré que le bloc appelait « tous les partenaires mondiaux à rester engagés dans ces discussions et à poursuivre les travaux sans délai. »

 « Course vers le bas »

Janet Yellen avait indiqué lundi que les Etats-Unis travaillaient « avec les pays du G20 pour s’entendre sur un taux minimal d’imposition sur les entreprises ».

L’objectif, selon elle: « Mettre fin à cette course vers le bas », à laquelle se livrent les pays qui, pour attirer les entreprises sur leur territoire et leur garantir un environnement compétitif, proposent aux sociétés des taux d’imposition toujours plus faibles.

La réforme de cette fiscalité internationale porte sur deux aspects: l’instauration d’un taux minimal mondial, et un système visant à moduler l’impôt sur les sociétés en fonction des bénéfices réalisés dans chaque pays, indépendamment de leur établissement fiscal, ce dernier volet concernant particulièrement les multinationales de la tech.

Le montant de ce taux minimal envisagé n’est pas officiel, des seuils allant de 12,5% à 21% étant évoqués.

Le Fonds monétaire international (FMI) s’est également dit favorable mardi à l’imposition d’un impôt mondial minimum sur les sociétés.

Les gouvernements sont confrontés à une évasion fiscale à grande échelle et au transfert d’argent vers les paradis fiscaux, ce qui « nous préoccupe beaucoup » parce que cela « réduit l’assiette fiscale sur laquelle les gouvernements peuvent percevoir des revenus et effectuer les dépenses sociales et économiques nécessaires », a expliqué Gita Gopinath, l’économiste en chef du FMI.

« Nous sommes donc très favorables à un impôt global minimum sur les sociétés », a-t-elle ajouté.

(AFP)

Après un ultimatum, l’Arabie saoudite déroule le tapis rouge aux multinationales

King Abdullah Financial District (KAFD), un projet de plusieurs milliards de dollars annoncé en 2006, doit être officiellement ouvert dans les prochains mois, ont indiqué plusieurs sources à l’AFP, après d’importants retards et surcoûts.

Situé au coeur de la capitale, ce quartier veut capitaliser sur l’ultimatum lancé en février par le gouvernement aux entreprises étrangères: celles qui souhaitent obtenir des contrats publics avec la plus grande économie arabe devront y installer leur siège régional d’ici 2024.

Un défi adressé à Dubaï, clinquant émirat voisin devenu ces dernières années le centre pour les affaires dans la région, au moment où l’Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole, s’efforce d’attirer des investissements étrangers pour diversifier son économie, minée par la crise sanitaire et la baisse des prix du brut.

Avec ses 1,6 million de mètres carrés de gratte-ciels et de verdure, pourvu d’une mosquée en forme de rose du désert, KAFD est « un géant endormi qui se prépare au réveil », observe un consultant proche du projet.

« Tordre le bras »

Estampillé zone économique spéciale, le quartier permet aux entreprises une exemption d’impôts sur les sociétés pendant 50 ans, un traitement « préférentiel » pour les contrats gouvernementaux et une dérogation de dix ans à la politique publique de « saoudisation » visant à réserver des emplois aux Saoudiens, selon un document consulté par l’AFP.

Les incitations, présentées de manière confidentielle à plusieurs multinationales, sont susceptibles d’être modifiées à l’approche du lancement, selon des consultants au fait des discussions.

Le Fonds public d’investissement (PIF), propriétaire du projet, s’attend à une « forte demande », selon plusieurs sources. La direction de KAFD a décliné toute demande de commentaire.

L’Arabie saoudite cherche à attirer jusqu’à 500 multinationales à Ryad, selon les médias locaux, quand Dubaï accueille environ 140 sièges, le record du Moyen-Orient.

Le groupe hôtelier indien Oyo et le fonds d’investissements et incubateur 500 Startups ont déclaré à l’AFP qu’ils allaient installer leur siège régional à KAFD et certaines entreprises saoudiennes, comme le géant bancaire Samba, ont déjà commencé à y opérer.

Mais le quartier a été planifié « sans tenir compte de sa faisabilité économique » et « atteindre des taux d’occupation décents sera très difficile », selon un document public.

Certains dirigeants occidentaux critiquent en privé l’ultimatum saoudien, y voyant un moyen de « tordre le bras » des entreprises.

« Mais si le choix est +travail ou pas de travail+, les gens iront », confie à l’AFP un cadre financier basé à Dubaï.

« Les enchères montent »

Avec une population de 34 millions d’habitants, l’Arabie saoudite dispose du plus grand marché de la région et offre des contrats lucratifs dans divers mégaprojets valant des centaines de milliards de dollars. Nombreuses sont les entreprises basées à Dubaï travaillant déjà essentiellement sur le marché saoudien.

Pour Sam Blatteis, cofondateur du Middle East High Tech Business Council, basé dans l’émirat, l’ultimatum « fait monter les enchères » pour les entreprises souhaitant obtenir des contrats avec le gouvernement.

Mais la question de savoir si celles qui ciblent directement les consommateurs saoudiens viendront s’y installer reste ouverte, explique à l’AFP ce consultant pour des dizaines d’entreprises envisageant de se développer en Arabie saoudite.

Si le royaume a légèrement assoupli ses règles ultraconservatrices, autorisant les cinémas, les concerts et les compétitions sportives, il reste loin du mode de vie relativement libéral qui a fait le succès de Dubaï auprès des riches expatriés.

« Lorsqu’on demande à des cadres européens +Quand allez-vous déménager votre siège social en Arabie saoudite?+, la réponse est généralement: +Quand allez-vous autoriser l’alcool?+ », raconte à l’AFP un diplomate basé dans le Golfe.

Les responsables saoudiens ont publiquement exclu de lever l’interdiction absolue de l’alcool et minimisent les rumeurs de rivalité avec Dubaï.

« Dubaï a été construit sur nos lacunes (saoudiennes) », aurait pourtant déclaré le roi Salmane, a affirmé un consultant à l’AFP, ajoutant que « l’époque où les cadres pouvaient travailler en Arabie saoudite pendant cinq jours et rentrer à Dubaï pour le week-end est révolue ».

(AFP)

Elections: Najib Mikou appelle à une charte éthique entre les partis politiques

Il s’agit d’un appel pour une charte éthique s’appliquant aux partis politiques, qui les engage devant l’opinion publique, à la veille des prochaines élections, à respecter certaines valeurs et pratiques.

Signé par Najib Mikou, cet appel s’adresse aux Marocains afin que le plus grand nombre d’entre eux puissent le signer et l’adresser aux partis politiques.

Najib Mikou propose trois directives qui feront l’objet de cette charte et que les partis sont appelés à suivre. Il s’agit de :

1- La préparation minutieuse et claire de programmes électoraux concrets et réalistes qui répondent d’une manière professionnelle aux questions centrales de notre pays.

2- Sélectionner l’élite la plus représentative parmi les militants pour être en mesure d’assimiler les programmes préparés et les mettre en œuvre sur le terrain, avec tout ce qui est requis en termes d’honnêteté, d’altruisme, de patriotisme …

3- Mener des campagnes électorales propres qui s’éloignent de toutes les manifestations de falsification, de manipulation et de fraude… d’abus et de diffamation.

« Ce n’est un secret pour aucun de nos partis politiques, compte tenu du statut de notre élection, que toute violation du contenu de cette charte est un risque incalculable sur le processus démocratique et la crédibilité de nos institutions élues, car elle aggravera les réticences populaires et même fera perdre la dose de confiance et d’espoir nécessaire, sans laquelle il n’y a pas de chemin vers l’avenir espéré », poursuit Najib Mikou.

« Que nos partis politiques soient au rendez-vous avec notre pays, notre Roi et notre peuple par leur niveau d’ouverture, leurs programmes, leurs candidats et leur comportement, ainsi que par leur évitement de l’individualisme minable et de toute offre corrompante, pendant et après la campagne électorale, pour que nos concitoyens se dirigent avec conviction et en grand nombre vers les urnes. »