Fraîchement installée au Maroc, Women in Tech veut « réduire les disparités des genres dans la technologie »

A travers Women in Tech Maroc, l’organisation ambitionne de devenir le principal réseau de femmes dans les STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) et la Tech au Maroc, accessible à toutes les femmes actives dans le domaine, avec une ouverture aux membres de la diaspora, ainsi qu’aux hommes qui s’allient à la cause.

L’organisation internationale a désigné Ranya Alaoui comme directrice pays de l’antenne au Maroc. Experte en relations institutionnelles et publiques avec une spécialisation au cours des 10 dernières années dans l’industrie technologique, de l’innovation et de l’entrepreneuriat, elle a collaboré avec plusieurs multinationales et institutions influentes de l’industrie technologique marocaine et africaine.

L’équipe dirigeante inclut également des leaders de la tech marocaine, parmi elles: Sophia Alj, co-fondatrice de Chari qui sera en charge du volet Entrepreneuriat, Aida Kandil, CEO de MyTindy qui supervisera le volet Empowerment, ou encore Zineb Alaoui Mdaghri, leader engagée dans la transformation digitale des entreprises marocaines et étrangères qui s’occupera du volet Education.

La culture et l’éducation, des facteurs qui creusent les disparités au Maroc

« Les femmes sont sous-représentées dans le secteur de la tech, tant au Maroc qu’à l’international. Notre objectif est d’adresser ce sujet et contribuer au développement de l’écosystème féminin dans la tech au niveau local », nous explique, dans un échange, Sophia Alj.

Selon elle, trois principaux facteurs creusent cette disparité des genres dans le secteur de la tech au Maroc et sur lesquels il faut travailler. Premièrement, la culture, « dans plusieurs villes et villages au Maroc, l’autonomie de la femme n’est toujours pas acceptée. Les femmes ont tendance à aller vers des métiers acceptés par la société. Il faut donc changer cette mentalité, malgré la dominance masculine dans le domaine de la tech » exprime Sophia Alj.

Ensuite, l’éducation, qui « doit davantage vulgariser les métiers de tech pour que les femmes les comprennent via des formations et les encouragent à opter pour ces métiers » et enfin, l’absence de rôles modèles féminins dans la tech « il est donc important de mettre en valeur des femmes dans la tech pour encourager et inspirer d’autres à se lancer » conclut-elle.

Un livre blanc et des ateliers pour rapprocher les femmes de la technologie sont prévus

« Notre objectif est de remédier à ces disparités des genres dans la tech en traitant des défis sociologiques propres au contexte marocain », nous affirme Ranya Alaoui, dans un entretien.

Pour ce faire, Women in Tech a pour objectif d’éduquer et vulgariser les métiers d’avenir dans le domaine technologique et ce, en organisant des ateliers avec des étudiants, entrepreneurs et professionnels. Un livre Blanc sur les métiers d’avenir sera également réalisé.

A partir de septembre 2024, des ateliers seront organisés à Marrakech et Casablanca. L’objectif de l’organisation est d’atteindre, après un an d’activité, 300 étudiantes, 40 entrepreneuses et managers femmes dans des startups, ainsi que 120 professionnelles dans la tech.

Women in Tech Maroc a également pour objectifs de réaliser 8 partenariats et toucher environ 1.500 personnes à travers des webinaires.

Enfin, le réseau entend jouer un rôle actif dans les discussions et les initiatives nationales visant à promouvoir la parité. Ces initiatives seront développées en collaboration avec les universités, les entreprises IT, les institutions publiques, associations et structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat adhérant à la mission de l’organisation et à ses quatre piliers stratégiques.

Candidatures ouvertes pour Women in Tech Awards

Au niveau mondial, Women in Tech a déjà impacté plus de 395.000 femmes grâce à diverses initiatives: Plus de 81.000 à travers des programmes éducatifs et des cours de développement de compétences, plus de 6.000 à travers du coaching de carrière et des compétitions de pitch, plus de 18.000 à travers des programmes d’inclusion sociale et plus de 288.000 à travers des événements et des activités d’advocacy, et célèbre annuellement les femmes les plus influentes du secteur par continent lors des cérémonies régionales « Women In Tech Awards ».

Les nominations pour la 2e édition des Women in Tech Global MENA Awards sont ouvertes. Les femmes marocaines leaders de la technologie peuvent y participer en soumettant leur candidature avant le 31 juillet. 

Des prix seront octroyés dans diverses catégories : Aspirant Adolescente, la plus disruptive, meilleur alliée, l’initiative la plus marquante, Femme en Web3, la diplomatie technologique, Start-Up Greentech, leadership mondial et pour l’ensemble d’une carrière.

Fondée par Ayumi Moore Aoki en 2018, Women in Tech Global opère aujourd’hui dans 61 pays à travers le monde. Sa mission se concentre sur quatre piliers fondamentaux, l’éducation, l’entrepreneuriat/business, l’inclusion numérique et le plaidoyer.

L’augmentation de capital d’Akdital financera l’ouverture de 28 établissements d’ici 2026

A l’occasion de l’obtention du visa de l’AMMC pour le prospectus d’augmentation de capital d’Akdital pour un montant de près d’un milliard de dirhams, le groupe a organisé une conférence de presse ce mardi 25 juin pour présenter les objectifs de cette opération.

Afin de répondre à la demande locale croissante en soins de santé, notamment avec l’extension de la couverture de l’AMO et la croissance démographique, Akdital a mis en œuvre un programme de développement. Ainsi, cette augmentation de capital vise à financer l’ouverture de nouveaux établissements de santé, le renforcement des infrastructures existantes et l’acquisition de technologies médicales avancées.

Combler le manque dinfrastructures sanitaires de sept villes

Le Groupe a pour ambition d’ouvrir de nouveaux établissements de santé dans sept nouvelles villes et régions présentant un déficit en matière d’offre sanitaire. Ces initiatives visent à combler le manque d’infrastructure médicale dans ces zones, à savoir Berkane, Khemisset, Klaa Sraghna, Taza, Larache, Berrechid et Sefrou.

D’autre part, Akdital veut renforcer sa présence à Casablanca, Tanger, Agadir, Fès et Marrakech.

Ouverture de 28 nouveaux établissements d’ici 2026

Actuellement, le groupe compte 23 cliniques, avec une capacité totale de 2.532 lits. Akdital prévoit de porter son réseau à 33 établissements d’ici fin 2024, à 39 au troisième trimestre de 2025 et à 51 en 2026 pour atteindre à fin 2026 une capacité totale de plus de 5.700 lits.

En 2025, Akdital prévoit d’ouvrir de nouveaux établissements de santé à Rabat (2 établissements), Oujda, Nador, Guelmim, Inezgan, Taza, Berkane, Khmissat et Kalaa Sraghna et de renforcer sa présence à Casablanca.

En 2026, le Groupe prévoit l’ouverture de nouveaux établissements à Larache, Berrechid et Sefrou et le renforcement de sa présence à Tanger, Agadir, Fès et à Marrakech.

Par ailleurs, Rochdi Talib, PDG d’Akdital a précisé lors de cette conférence que les établissements d’Essaouira et de Tétouan ouvriront bientôt leurs portes.

Le capital flottant passera à 38%

Par ailleurs, suite à cette opération, le flottant du Groupe passera de 31% à 38% et la parts des actionnaires fondateurs de 57% à 51%, a précisé le directeur général adjoint, Ilyass Elharti. 

Ce dernier a également précisé que les nouveaux actionnaires d’Akdital, qui souscriront à cette augmentation de capital, profiteront du dividende de 6 DH qui sera versé à l’issue de l’exercice 2023.

Pour réaliser cette augmentation de capital, près de 1,5 million d’actions nouvelles seront émises pour un prix unitaire de 670 DH. La période de souscription s’étalera du 2 au 9 juillet. 

Partenariat Sicpa-UM6P. Un industriel s’apprête à rejoindre le duo (Éric Besson)

Médias24 : En tant qu’ancien ministre du numérique en France, que pensez-vous du secteur de la tech au Maroc?

Éric Besson : Avant, si vous voulez bien, de parler de la tech, peut-être saluer l’immense réussite qu’est cette 2e édition du Gitex à Marrakech. Moi j’étais allé à titre personnel à Dubaï, il y a une dizaine d’années, pour participer à un Gitex. Et, honnêtement, je ne pensais pas qu’une dizaine d’années plus tard, il pourrait y avoir cet immense succès marocain et africain ici à Marrakech. Par ailleurs, vous le savez, le Maroc est en pointe dans quantité de secteurs.

Cela vient déjà de la qualité des Marocains dans tout ce qu’on appelle les « sciences dures » : mathématiques, physique, chimie, biologie, etc. Ils brillent. Je regardais encore hier le nombre de Marocains qui ont été reçus à l’écrit à Polytechnique. Chaque année, cela devient saisonnier.

On voit cela. Ce qui veut dire que vous avez des élites, des chercheurs de très grande qualité, qui ont souvent, en plus, une double ou une triple culture, qui sont marocains, qui ont étudié soit en France, soit aux Etats-Unis, parfois en Chine ou dans des pays d’Asie, et qui reviennent au Maroc, imprégnés de toutes ces cultures, d’une vision mondiale de ce qu’ils peuvent présenter.

C’est remarquable. Par ailleurs, c’est lié aussi à la politique industrielle du Maroc qui a investi dans un certain nombre de secteurs, dont l’intelligence artificielle plus récemment. Tout cela fait qu’effectivement, le Maroc est entrain de devenir une belle plateforme en matière de technologies de pointe. Après, la compétition est mondiale. Il ne suffit malheureusement pas de mettre des moyens pour être assuré du succès, puisque tous les pays, ou en tout cas tous les grands pays, essaient de faire cela. Mais voir le Maroc dans ce peloton de tête, c’est un vrai succès, je crois.

– Quelle est la place du Maroc en Afrique, justement, en termes de technologies ? Est-ce qu’il est leader ? Est-ce qu’il est à la traîne ? Qu’en pensez-vous ?

– Je ne sais pas s’il est leader. En tout cas, il fait partie du peloton de tête des trois ou quatre pays qui sont à la pointe. C’est lié à son histoire, à sa géographie, à ce qu’on vient de dire, à la qualité de ses élites, de ses chercheurs, de ses dirigeants qui sont en train de le mener sur ce sujet.

Par ailleurs, le Maroc est un pays sécurisant pour les investisseurs, parce que c’est un pays stable politiquement. C’est un pays dont le cadre juridique, ce qu’on appelle l’attractivité, est assuré. On le voit là, sur ce Gitex, vous avez beaucoup d’entreprises étrangères qui sont implantées ici parce que le cadre est sécurisant. L’attractivité d’un pays dépend de la qualité de ses personnes, du cadre juridique dans lequel il exerce et de la stabilité politique.

Or, ces conditions sont réunies au Maroc. Cela se prête parfaitement aux investissements d’entreprises étrangères.

– Vous avez collaboré avec l’UM6P, la fondation MAScIR, en septembre 2023 pour créer une solution de marquage industriel. Où en est ce projet ?

– Alors d’abord, dire à quel point l’UM6P s’est affirmée, justement, sur le plan de la technologie, sur le plan de la formation d’ingénieurs, comme l’une des universités les plus reconnues en Afrique. Et nous nous réjouissons de ce partenariat que nous avons avec MAScIR.

Mais, comme vous le savez, MAScIR est partie prenante et intégrée maintenant au sein de l’UM6P. Et, donc, c’est un partenariat de grande qualité et cela se passe très bien.

Alors, on va passer une étape supérieure bientôt. On va l’élargir à un industriel marocain pour qu’il y ait à la fois une structure de recherche, l’UM6P, une grande entreprise comme Sicpa, mais aussi un grand industriel marocain : les trois côtés du triangle, si je puis dire, qui se rejoignent pour un nouveau partenariat.

Pour être honnête, il est trop tôt pour en dire davantage aujourd’hui. Ce sera vraisemblablement en septembre. Donc, cela nous donnera le plaisir, j’espère, de nous revoir en septembre pour en parler plus concrètement.

– Vous avez signé en 2023 un partenariat avec la filiale de la Banque centrale émiratie à Abu Dhabi. Et ce, pour produire des timbres fiscaux améliorés… Avez-vous des projets similaires au Maroc ?

– Nous sommes implantés au Maroc depuis longtemps, comme vous le savez. Et c’est un partenariat qui est en plein développement. Nous sommes à peu près 170 salariés de Sicpa au Maroc. Nous travaillons pour les douanes, pour le ministère des Finances. Et nous avons l’intention de continuer à nous développer.

Et puis, il y a des pays parmi lesquels les Emirats arabes unis, avec lesquels nous avons aussi un partenariat de longue date. Oumolat, qui est donc l’imprimeur de sécurité des Emirats – si je peux me permettre une image, c’est le Dar As-Sikkah des Emirats –, a signé avec Sicpa un partenariat que nous pensons être un partenariat stratégique.

Nous avons créé une co-entreprise qui s’appelle O&S Security Solutions . Nous irons vers un certain nombre de produits et de pays ensemble. Peut-être, on verra, peut-être le Maroc, puisqu’encore une fois, le lien entre les Emirats arabes unis et le Maroc est très fort.

« Voyage initiatique », première exposition solo de Ghita Douiri du 23 au 26 mai à Casablanca

Au cœur de son travail, Ghita Douiri utilise l’aquarelle pour des peintures sur papier, des collages et des bas-reliefs. Elle réalise des compositions où des éléments organiques s’entrelacent et se fondent pour créer des ensembles vivants.

Œuvre de Ghita Douiri.

« J’ai toujours été fascinée par l’humain »

« Si l’art est un moyen d’expression relativement récent pour moi, les thématiques que j’aborde dans mon travail ne me sont pas nouvelles. J’ai toujours été fascinée par l’humain ; adolescente, je m’intéressais déjà à sa complexité, j’essayais de le comprendre. Pour moi, l’art est un moyen de questionner ces mystères, d’explorer les profondeurs de l’âme et de donner forme à mes réflexions les plus intimes », explique Ghita Douiri.

« Mon travail questionne les liens subtils qui nous unissent les uns aux autres et au monde qui nous entoure, ainsi que les liens internes qui nous façonnent. La thématique de la fragmentation de l’identité humaine est également omniprésente dans mes œuvres, revêtant une dimension à la fois psychologique, sociale et spirituelle ».

L’exposition présentera un ensemble diversifié d’œuvres produites ces deux dernières années, allant de 18×26 cm à 2,10×1,35m. On y retrouve notamment des peintures sur papier, qualifiées de paysages corporels, la série In Vivo, composée de 7 œuvres en reliefs nées de la fusion de fragments organiques, épidermiques et végétaux, et la série Membrane qui transporte le spectateur dans un univers où les frontières entre réalité et imaginaire s’estompent.

Œuvre de Ghita Douiri.

« Au cœur de mon exploration picturale, la femme se dresse tel un emblème vibrant de l’énergie féminine. Elle nous invite à questionner notre équilibre intérieur et à restaurer l’harmonie délicate entre les énergies yin et yang ; entre réceptivité et activité, douceur et force, intuition et logique. »

Ainsi, « cette exposition se vit comme un voyage initiatique, une invitation à célébrer l’élan vital qui nous anime, à méditer sur la complexité de notre existence et à ressentir les vibrations de notre unique essence universelle », conclut-elle.

Du conseil en stratégie à l’art

Ghita Douiri, artiste franco-marocaine établie entre Paris et Casablanca, est née en 1993 à Fès. Fascinée par la richesse et la complexité de l’expérience humaine, son parcours l’a amenée à vivre sur quatre continents et à explorer plus de 25 pays, enrichissant ainsi sa perception du monde à travers sa diversité culturelle.

Après une carrière dans le conseil en stratégie à Paris, Ghita Douiri a décidé de se consacrer à l’art. Animée par un besoin de créativité, elle explore de nouvelles formes d’expression artistique tout en suivant une formation intensive aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris.

L’UM6P lance la première édition de son Deep Tech Summit pour catalyser les innovations disruptives en Afrique 

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) a lancé jeudi 9 mai la première édition du « Deep Tech Summit » sur son campus de Benguerir, qui a réuni plus de 1.700 participants avec 27 pays représentés.

Cet événement, qui s’achève ce vendredi 10 mai, est dédié à la vulgarisation et à la promotion de la Deep Tech, considérée comme le « prochain jalon de la transformation en Afrique ». La Deep Tech désigne l’ensemble des entreprises et projets développant des produits ou des services disruptifs basés sur la R&D et les technologies avancées, souvent issus de laboratoires de recherche.

« Les solutions digitales ne suffisent plus »

« Nous vivons une époque de transformation rapide où la technologie et l’ambition sont étroitement liées. Les découvertes des plus grandes révolutions, qui prenaient autrefois des millénaires, se font aujourd’hui en quelques années, voire en quelques mois tant le rythme des progrès technologiques s’accélère de façon exponentielle », a déclaré Yassine Laghzioui, directeur général du fonds UM6P Ventures, lors de l’ouverture de cet évènement.

« Le développement économique durable de l’Afrique ne peut se faire sans DeepTech car les solutions digitales, à elles seules, ne suffisent plus à répondre aux challenges auxquels fait face le continent. Nous sommes obligés de développer des technologies de rupture, innovantes et de pointe en Afrique et par l’Afrique, car les technologies étrangères ne sont pas adaptées à notre contexte », poursuit Yassine Laghzioui dans un entretien avec Médias24. 

La Deep Tech représente seulement 3,5% des investissements capturés par l’Afrique en 2022

A ce jour, l’Afrique ne représente que 0,3% de l’économie mondiale de la Deep Tech. En 2022, les investissements en capital-risque dans la Deep Tech ne représentaient que 3,5% du total des fonds capturés par l’Afrique. 

Cette faible part des investissements est due « au manque d’infrastructures, au talent-gap et au cadre réglementaire qui n’est pas simplifié », affirme la même source. « Il est nécessaire de créer un point d’inflection, et c’est justement l’objectif de l’UM6P. »

« La première chose réalisée par l’UM6P est le développement de ce sommet, qui se veut une plateforme de réflexion pour préparer les actions à entreprendre pour créer un écosystème de Deep Tech continental. Deuxièmement, la mise en place d’un plan d’investissement minoritaire. Pour ce faire, UM6P Ventures a lancé un appel à candidatures il y a quelques semaines pour faire appel à toutes les start-up Deep Tech créées par les africains et la diaspora pour que l’on puisse analyser leur solution, injecter des investissements et leur permettre d’accéder aux laboratoires et infrastructures de l’UM6P », indique encore Yassine Laghzioui.

Un projet d’extension est également prévu pour la plateforme Stargate dans le but d’intégrer des programmes spécifiques aux start-up DeepTech.

Selon Yassine Laghzioui, six start-up ont déjà pu développer des technologies de pointe au sein de l’UM6P. D’autres profitent de leur programmes d’accompagnement et d’incubation pour faire évoluer leurs solutions Deep Tech. 

L’UM6P s’allie à Open Startup International

Par ailleurs, en marge du Deep Tech Summit, une convention de partenariat a été signée entre l’UM6P et Open Startup International (OSTI), une organisation qui soutient les entrepreneurs de la région MEA.

L’OSTI souhaite capitaliser sur le développement de l’écosystème entrepreneurial dans la région MEA et sollicite l’appui de l’UM6P pour les initiatives entrepreneuriales et pour la tenue de l’édition 2024 de son événement phare, le Global Immersion Week (GIW), qui aura lieu au Maroc les 13, 14 et 15 mai à Startgate, le campus des start-up de l’UM6P à Benguerir. Il a été conçu pour promouvoir l’écosystème africain de l’innovation au niveau international avec un focus sur le pays d’accueil. 

Seront présents 15 à 20 start-up panafricaines, 36 entrepreneurs, 15 Venture Capital (fonds de capital-risque), 10 à 15 incubateurs, accélérateurs et venture studios, ainsi que des experts internationaux.

Astrazeneca : voici les raisons du retrait de la vente du vaccin anti-Covid (Dr Robert Cohen)

Le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé ce mercredi 8 mai qu’il retirait de la vente son vaccin contre le Covid-19, Vaxzevria, l’un des premiers mis sur le marché pendant la pandémie, invoquant une chute de la demande.

Contacté par Médias24, le Dr Robert Cohen, expert international en vaccinologie et pédiatre infectiologue, rappelle qu’historiquement, AstraZeneca avait décidé de ne pas réaliser de bénéfices sur son vaccin anti-Covid dont la technologie a été développée par l’Université d’Oxford, afin d’en faire le vaccin le plus largement diffusé.

Pr Robert Cohen, expert international en vaccinologie

« Toutefois, au cours de l’année qui a suivi son lancement, on s’est aperçu qu’il provoquait chez les sujets jeunes plus d’effets indésirables que les vaccins ARN, en particulier des phénomènes de thromboses qui survenaient trois semaines après l’injection de la première ou deuxième dose », explique-t-il.

Au cours de la pandémie, les vaccins ARN ne pouvaient pas couvrir toute la demande à l’échelle internationale. « A ce moment-là, le rapport bénéfice-risque d’AstraZeneca restait excellent, en particulier chez les sujets âgés », précise le Dr Cohen.

Mais depuis 2020, « le virus a largement évolué. Nous en sommes actuellement à la quatrième génération de vaccins ARN, qui s’adaptent aux variants. De ce fait, il est plus difficile, voire impossible, pour AstraZeneca de s’adapter à l’évolution du virus du Covid par rapport aux vaccins ARN », poursuit l’expert.

Par ailleurs, il n’y a plus de problèmes de disponibilité du vaccin vu que l’on ne vaccine actuellement que les sujets à risques et les personnes âgées. Et il y a assez de vaccins ARN pour couvrir ce besoin dans le monde.

A noter que les vaccins ARN sont ceux de Pfizer et Moderna, qui « vont persister sur le marché », ajoute le professeur.

De son côté, le Dr Moulay Saïd Afif, président d’Infovac-Maroc et membre du comité de vaccination anti-Covid, explique à Médias24 que les effets secondaires provoqués par le vaccin d’AstraZeneca, notamment la thrombose, concernent principalement les personnes âgées de moins de 55 ans et touchent un cas sur un million de vaccinés.

Dr Moulay Saïd Afif, président d’Infovac-Maroc, avec le Pr Bara Ndiaye,
doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Dakar.

« Au Maroc, la direction de la pharmacovigilance n’a détecté aucun cas d’effets secondaires liés à l’injection du vaccin AstraZeneca. De plus, le vaccin qui a été le plus utilisé est celui de Sinopharm (80% des personnes vaccinées), suivi de Pfizer, AstraZeneca et Johnson », conclut-il.

EnR : « 61 projets en cours portés par le secteur privé pour 53 MMDH » (FZ Al Khalifa)

Le Maroc a pour objectif d’atteindre 52% de la puissance électrique installée à partir de sources renouvelables et de réduire la consommation d’énergie de 20% à horizon 2030.

Pour atteindre ces objectifs, et après le solaire, l’offre Maroc de l’hydrogène vert a été dressée et plusieurs actions ont été mises en place pour accompagner la taxe carbone de l’Union européenne. Médias24 a contacté Fatima Zahra Al Khalifa, présidente du Cluster EnR, pour faire le point sur l’évolution du secteur marocain des énergies renouvelables.

Médias24 : Pouvez-vous dresser un état des lieux du secteur des énergies renouvelables au Maroc ?

Fatima Zahra Al Khalifa : L’état des lieux du secteur, après près de 14 ans suite au lancement du Plan solaire marocain en 2009, est positif à mon sens. Le Maroc se positionne aujourd’hui comme un pionnier en matière de transition énergétique.

D’ailleurs, le Royaume a été classé premier en Afrique en matière d’attractivité des investissements EnR, selon le dernier classement mondial réalisé par le Renewable Energy Country Attractiveness Index.

Ainsi, le Maroc est sur la bonne voie en matière de transition énergétique, avec en plus une capacité renouvelable installée à fin 2023 de 4.600 MW, contre près de 4.100 MW en 2022 (1.430 MW d’éolien, 1.771 MW d’hydroélectrique et 830 MW de solaire), permettant ainsi d’atteindre une capacité EnR dans le mix énergétique de 42% à fin 2023 (hors autoproduction estimée entre 700 MW et 1 GW) contre 38% en 2022.

– Quelles sont les récentes réalisations notables du secteur, selon vous ? 

– Nous nous réjouissons de l’accélération des grands projets énergétiques portés par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen), de la finalisation en cours du cadre réglementaire en faveur du décentralisé (loi auto-production), de l’injection en moyenne tension ( loi 13-09) et de la publication des tarifs par l’ANRE.

Egalement, entre autres, la publication de la nouvelle stratégie du Maroc en matière de développement durable (SNDD), la publication de l’offre Maroc en matière d’hydrogène vert, la revue à la hausse des objectifs en matière de diminution des émissions CO2 pour la lutte contre les changements climatiques et le lancement de projets pilotes en matières de mobilité électrique.

De plus, les technologies sont de plus en plus matures et économiquement viables, ce qui offre d’énormes opportunités d’investissement.

– Qu’en est-il de l’écosystème des EnR au Maroc ? Pensez-vous qu’il est assez mature pour assurer l’accélération du secteur ?

– Aujourd’hui, l’écosystème est mature avec des acteurs institutionnels et publics opérant sur l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur ainsi qu’un secteur privé disposant d’une grande expérience dans les filières renouvelables, des références et une expertise.

Sans oublier l’existence de produits et mécanismes de financement vert ainsi que des subventions pour soutenir les investissements dans le secteur.

– Quels sont les principaux projets en cours ? 

– Une capacité supplémentaire de 374 MW est prévue pour l’année 2024 avec la mise en service des projets éoliens Nassim Repowering Koudia El Baida (100 MW) et Nassim Jbel Lahdid (270 MW) et ce, hors projets prévus par le privé suite à l’adoption de la loi 13-09 relative à l’autoproduction.

– Qu’en est-il des projets portés par le secteur privé ?

– Plus de 61 projets portés par le secteur privé sont en cours de développement ou de réalisation de près de 4,6 gigawatts, ce qui représentent des investissements très importants de près de 53 MMDH.

La décarbonation de l’industrie constitue également une réelle opportunité avec un potentiel additionnel de 3.000 MW à horizon 2030 en plus des retombées économiques relatives à la mobilité durable avec 10.000 véhicules électriques estimés à 2025 ainsi que les stations de dessalement et les stations solaire prévues.

– Pensez-vous que l’offre marocaine est compétitive au niveau international ?

– La stratégie énergétique du Maroc représente une opportunité unique pour le développement d’une industrie EnR exportable et compétitive. Cette opportunité concerne l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, à savoir l’ingénierie et les services, la production industrielle, l’installation de capacités EnR, la maintenance, le contrôle, etc., mais également toutes les filières, que ce soient les grands projets EnR (solaire, éolien, hydraulique, biomasse) ou les applicatifs (pompage solaire, PV décentralisé, éclairage publique, chauffe eaux solaires, etc.) ainsi que l’efficacité énergétique.

Au niveau local, les grands projets d’énergies renouvelables représentent de réelles opportunités économiques pour les entreprises marocaines, notamment dans le cadre des projets portés par Masen à réaliser entre 2023 et 2027 et estimés à plus de 4 GW (près de 2.600 MW en solaire et 1.700 MW en éolien) et répartis sur plusieurs régions au Maroc.

– Dans ce sens, quel est le positionnement de cet écosystème marocain au niveau continental ? 

– L’écosystème marocain est un pilier de coopération régionale et internationale basé sur une approche marocaine priorisant une coopération « Sud-Sud » sans oublier la coopération « Sud-Nord » portée par des initiatives stratégiques telles que la « SET Roadmap (Sustainable Electricity Trade) », ayant pour objectif de créer les conditions d’échanges d’énergie verte.

Il se veut une locomotive régionale et un trait d’union entre les pays de l’Afrique dans le secteur des énergies renouvelables, développant ainsi un hub énergétique régional permettant le renforcement des interconnexions pour une intégration méditerranéenne durable. Le Maroc met en avant le partage de son savoir-faire et son modèle de transition énergétique facilitant les économies d’échelle, participant à l’amélioration technologique et à la diversification pour une meilleure stabilisation des bouquets énergétiques.

A cet effet, l’intégration des systèmes énergétiques africain est considérée comme un élément important d’une vision en favorisant une intégration régionale. Ce rôle permet d’assurer le déploiement des stratégies énergétiques intégrées et à grande échelle, afin de créer une force de frappe pour la lutte contre les changements climatiques.

Cette intégration régionale favorisera la coopération entre les pays africains et permet de démultiplier les échanges énergétiques, industriels, commerciaux et in fine, favorisera la création d’une économie africaine forte et solidaire pour une croissance rapide et un développement du continent.

Un défi: l’imminence de la taxe carbone aux frontières

– Quels sont les principaux défis et obstacles auxquels fait face le secteur des EnR au Maroc? 

– Bien que le Maroc ait accompli des avancées significatives dans le secteur des énergies renouvelables, certains défis subsistent.

Le premier défi est la nécessité d’accélérer le déploiement des modalités pour faire face à l’imminence de la taxe carbone aux frontières, à travers l’accélération de la décarbonation des industries locales, les certificats d’origine verts et la revente des crédits carbone sur le marché international.

Un second défi serait l’accélération du renforcement du réseau national pour accompagner les objectifs ambitieux de la stratégie énergétique nationale et être en mesure d’accueillir les nouvelles capacités prévus à l’horizon 2050.

En parallèle, il est également important de continuer la mise en œuvre du chantier réglementaire pour suivre les évolutions du marché et surtout son ouverture. Il faudra aussi innover en matière de mécanismes de financement vert et des partenariats publics privés afin d’accompagner de façon efficiente la stratégie énergétique, dont le rythme s’accélère. Sans oublier les innovations technologiques, notamment en matière de nouvelles technologies et d’objets connectés appliqués à l’énergie (stockage, systèmes de monitoring, etc.).

Pour finir, l’un des défis les plus importants à mon sens est de maximiser davantage l’impact positif du secteur en faveur du développement socio-économique du pays, notamment à travers la maximisation de l’intégration industrielle dans le cadre des projets EnR, le renforcement des capacités industrielles, la promotion du made in Morocco, l’appui à l’export de l’expertise et des composants locaux, et l’appui à l’entreprenariat vert à travers la création de startups Greentech pour accompagner la stratégie de transition énergétique.

Sanlam : hausse de 7,1% du résultat net, un dividende plus que doublé

À fin 2023, le chiffre d’affaires de Sanlam a augmenté de 3,3% en glissement annuel et a dépassé pour la première fois la barre des 6 MMDH à exactement 6,15 milliards de DH.

Le chiffre d’affaires de l’activité non-Vie a atteint 5.346 MDH, en hausse de 6,4% par rapport à fin 2022. En détail, l’activité du segment Santé a progressé de 9,8% (à 1.314 MDH), celle du segment Corporate a progressé de 10,1% (à 1.269 MDH) et celle du segment Automobile a augmenté de 3,4% (à 2.764 MMDH),

Le chiffre d’affaires de l’activité Vie s’est élevé à 806 MDH, en baisse de 13,5% par rapport à fin 2022.

« L’année 2023 a été marquée par un contexte plus favorable pour notre activité, malgré les tensions liées à l’inflation qui a impacté le pouvoir d’achat de nos assurés et a mis sous tension nos prix et nos charges à travers, par exemple, la hausse du coût des réparations automobile », a déclaré Yahia Chraïbi, directeur général de Sanlam.

D’autre part, les placements affectés aux opérations d’assurance s’élèvent à 16.261 MDH, en évolution de 3,6% par rapport à fin 2022. À fin décembre 2023, les provisions techniques nettes de la part des cessionnaires évoluent de 3,2% par rapport à fin décembre 2022.

En 2023, la sinistralité a connu une légère dégradation : le montant des prestations et frais payés s’est élevé à 4.590 MDH, contre 4.418 MDH en 2022, soit une hausse de 3,9 pts.

Globalement, le ratio de sinistralité Non-Vie net de réassurance s’élève à 74,8% en 2023, contre 74% en 2022. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation de la sinistralité de la maladie et de l’accident du travail.

Grâce à l’amélioration des marchés financiers, le résultat financier de Sanlam a progressé de 15% par rapport à 2022, à 558 MDH. La compagnie a dégagé un résultat net de 396 MDH en 2023, en hausse de 7,1% en glissement annuel.

Les fonds propres de la compagnie s’élèvent à 5,23 MMDH à fin 2023, contre 4,98 MMDH en 2022, soit une hausse de 5%.

Le dividende a plus que doublé en 2023

Le conseil d’administration de la compagnie a décidé de proposer à l’assemblée générale ordinaire (AGO) la distribution au titre de l’exercice 2023 d’un dividende de 77 dirhams par action, contre un dividende de 36 dirhams par action en 2022, soit plus du double. 

Cette hausse du dividende reflète « un changement de politique de notre actionnaire sur l’ensemble du périmètre de la joint-venture (Sanlam-Allianz), y compris le Maroc, qui consiste en l’augmentation du taux de distribution dans une fourchette comprise entre 65% et 75% du résultat net de chaque année », a expliqué Yahia Chraïbi.

« Cette année, nous avons distribué 80% de notre résultat parce que nos fondamentaux le permettent », précise t-il en ajoutant que les prochaines années, cette dynamique se poursuivra en respectant la fourchette précitée.

De nouvelles niches en 2024

En 2024, Sanlam veut se positionner sur « de nouvelles niches de marché. Nous voulons lancer de nouveaux produits qui répondent à des besoins qui ne sont pas couverts par le secteur », a indiqué Yahia Chraïbi.

Il explique, sans les dévoiler, « qu’il s’agit de petits segments qui ont le potentiel de se développer au fil du temps. Sanlam veut se positionner très tôt sur ces segments pour pouvoir accompagner leur développement ».

Changements au niveau de la gouvernance

Par ailleurs, le conseil de Sanlam a pris acte de la désignation de Delphine Traoré, Chief Executive General Insurance de Sanlam Allianz, en qualité de représentant permanent Sanlam Pan Africa Maroc au sein du conseil d’administration de Sanlam Maroc.

En remplacement de Kofi Bucknor, le conseil a décidé de coopter Fadoua Moutaouakil en qualité d’administrateur indépendant de Sanlam Maroc pour la durée restant à courir du mandat de Kofi Bucknor.

Dans le cadre du renforcement de l’équipe dirigeante, le conseil a validé, sur proposition de Yahia Chraïbi, la nomination de Youssef Berrada en tant que directeur général délégué chargé des activités assurance Non-Vie.

Transport en commun : voici le réseau du tramway et busway à Casablanca

Une source à Casa Transport nous explique que l’implémentation du programme de mobilité à Casablanca se poursuit d’une manière volontariste ». Il vise à améliorer la qualité de vie en général et à faciliter les déplacements des Casablancais à moindre coût, dans des durées raisonnables et en sécurité.

Ce réseau de mobilité, dont les lignes de tramway T3 et T4 seront probablement mises en service dans les mois à venir, compte près de 100 km. Il est doté de 151 stations voyageur et de davantage de points de correspondances et de pôles d’échange. Il connecte la ville de Casablanca au reste du Royaume par sa desserte des 6 gares ferroviaires, dont la gare de LGV (Casa Voyageurs).

La carte ci-dessous, mise à jour par Casa-Transport, permet une vue d’ensemble du maillage actuel et montre l’ampleur des avancées qui ont été faites.

Ce programme s’accompagne d’une série d’aménagements de façade à façade, qui couvrent plus de 530 hectares de la ville, avec un traitement unifié de l’ensemble des huit préfectures d’arrondissement couvertes, la plantation de plus de 14.000 arbres le long des 6 lignes et une infrastructure et des équipements adaptés aux personnes à besoin spécifiques.

Les projets de tramway et de busway s’accompagnent d’une série d’ouvrages, trémies et ponts, visant à fluidifier la circulation dans l’ère d’influence des transports en commun.

Busway : 23.000 voyageurs par jour

Les deux lignes de busway mises en service le 1er mars ont atteint 23.000 voyageurs par jour, dont une grand partie bénéficient de la correspondance pour atteindre leur destination.

« Les options de desserte des services de transport en commun casablancais seront davantage multipliées avec la mise en service des lignes T3 et T4, puis avec l’entrée en vigueur de l’interopérabilité du tramway et du busway avec le réseau de bus qui consolidera la desserte du territoire et le rapprochement des distances sur l’ensemble du territoire de l’Etablissement de coopération intercommunale », conclut notre source à Casa Transport.

Les données définitives concernant le réseau des bus à Casablanca seront finalisées lorsque l’interopérabilité sera appliquée.

Parc éolien de Jbel Lahdid : le taux d’avancement des travaux atteint 95%

Le parc éolien de Jbel Lahdid, d’une puissance de 270 MW, fait partie du « Programme intégré de l’énergie éolienne 1.000 MW », qui se compose également d’autres parcs éoliens au Royaume. Il s’agit ainsi des parcs éoliens de Midelt (210 MW), de Boujdour (300 MW) et de Taza (87 MW), qui ont déjà été mis en service entre 2020 et 2023.

Concernant le projet du parc éolien de Jbel Lahdid, les travaux de construction ont été lancés en janvier 2022. Ils enregistrent actuellement un taux d’avancement dépassant les 95%. L’exploitation du parc est prévue avant la fin du premier semestre 2024, nous indique une source de l’Office national de lélectricité et de leau potable (ONEE). Pour rappel, ce projet était initialement prévu pour 2023.

Ce projet, qui a nécessité un investissement de 2,67 MMDH, est réalisé sur trois crêtes montagneuses, à savoir Jbel Lahdid, Jbel Kourati et Jbel Assoufid, qui sont situées dans leurs limites sud-ouest, à environ 20 et 30 km du Nord de la ville d’Essaouira. Développé sur une superficie d’environ 3.500 hectares, le parc éolien de Jbel Lahdid constitue l’un des plus grands parcs du Royaume et sera composé d’une cinquantaine d’éoliennes.

« Une nouvelle expansion du site du parc éolien pourrait être envisageable, une fois que les prérequis en termes d’études détaillées complémentaires, de foncier, de permis et autorisations seront satisfaits », précise la même source. 

Les objectifs attendus de ce projet sont liés à la valorisation du potentiel marocain en énergie éolienne, au développement d’une industrie éolienne par le biais d’un transfert de savoir-faire, au développement social et régional à travers la création d’emplois, au développement de formations spécialisées dans le domaine de l’éolien et à la promotion de la recherche et développement dans le secteur.

Développement de routes daccès

« Au-delà de la production d’une électricité verte et du renforcement du réseau national de transport de l’électricité dans la région, le projet vise une bonne intégration dans son voisinage », assure l’ONEE. Cela se concrétise par la contribution au développement des routes d’accès et des pistes entre différentes zones autour du projet, favorisant le désenclavement des riverains

Le projet du parc éolien de Jbel Lahdid contribue également à la création de 300 à 400 emplois directs et indirects tout au long des phases de construction et d’exploitation, ainsi qu’au développement économique et social de la région. Et ce, à travers la stimulation des dépenses effectuées localement par les entreprises telles que la location de terrains et locaux, les approvisionnements, la restauration, l’hôtellerie et le gardiennage, « sans oublier l’implémentation d’actions sociales coordonnées entre les parties prenantes du projet et les autorités locales », ajoute l’ONEE. 

La même source précise que le projet éolien avoisine une zone forestière. Les accès, y compris les pistes, ont été planifiés de façon à éviter tout impact néfaste sur les arbres existants.

Les autorisations requises ont bien été traitées et obtenues en coordination avec les administrations concernées, assure la même source, avant d’ajouter que les installations du projet, comprenant les éoliennes, un poste d’évacuation et un réseau électrique ont toutes été implantées dans le respect des normes et standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement.

Le projet a fait l’objet de l’obtention du permis environnemental en 2021 et sera « réalisé de manière à minimiser, voire à bannir, tout impact négatif potentiel sur le site et la région et à optimiser une utilisation responsable et durable de la nature », conclut la même source. 

A titre de rappel, le « Programme intégré de l’énergie éolienne 1.000 MW » s’inscrit dans la lignée de la stratégie énergétique nationale, dont l’objectif est d’accélérer la transition énergétique du Royaume, de contribuer aux objectifs du développement durable et datteindre une énergie « bas coût-bas carbone ». Le Maroc s’est résolument engagé à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en visant actuellement latteinte de 52% de capacité installée à lhorizon 2030.

Les explications d’Abdou Diop sur la mise en œuvre de la ZLECAf au Maroc

Le 22 janvier 2024, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a publié la circulaire n° 6530/223 qui annonce la mise en œuvre, sur le plan douanier, de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) au Maroc.

La circulaire présente la mise en œuvre du protocole sur le commerce des marchandises et du démantèlement tarifaire du droit d’importation et de la taxe parafiscale à l’importation. Quelles sont les implications concrètes de cette circulaire ? Quelles sont les étapes suivantes ?

Contacté par Médias24, Abdou Diop, président de la commission Afrique de la CGEM, nous apporte un précieux éclairage sur la récente circulaire de la Douane et plus généralement la ZLECAf qui constitue l’un des projets prioritaires de l’Union africaine.

« Cette transposition au niveau de la réglementation douanière marocaine des premiers résultats des négociations de la libéralisation des marchandises, longuement attendue, marque le démarrage effectif des échanges commerciaux dans le cadre de la ZLECAf pour le Royaume », nous explique d’emblée  Abdou Diop. 

Appliquer le principe de réciprocité entre les pays

La ZLECAf a été créée en 2018 et est entrée en vigueur le 30 mai 2019 avec pour but la mise en place d’un marché continental africain entre les pays signataires, dont fait partie le Maroc.

Ce marché commun, couvre différents volets, notamment le commerce des marchandises, le commerce des services, les investissements, les droits de propriété intellectuelle, la politique de la concurrence, le commerce électronique ainsi que l’inclusion des jeunes et des femmes africaines dans le commerce. « L’ambition est de mettre en place, à terme, une union douanière africaine », rappelle Diop. 

De ce fait, chaque pays signataire se doit de transposer ses engagements pris au niveau de l’accord dans sa législation et réglementation interne en vigueur. C’est dans ce cadre qu’intervient donc la circulaire de l’ADII.

Cette première circulaire porte, comme nous l’explique Abdou Diop, sur le volet commerce des marchandises de manière spécifique en définissant les trois axes suivants : premièrement, les principes directeurs et le périmètre de la mise en place des concessions tarifaires accordées par le Maroc ; ensuite, la liste des produits concernés par lesdites concessions, les règles d’origine y afférent et les principes de leur acquisition et de leur contrôle ; enfin, les modalités de démantèlement tarifaires pour différents groupes de pays.

Sur le volet des concessions tarifaires accordées par le Maroc, le démantèlement tarifaire porte non seulement sur les droits d’importation, mais aussi sur la taxe parafiscale d’importation ; en d’autres termes, les impôts directs qui greffent un produit importé par le Royaume. 

Cela dit, Abdou Diop soulève un détail important, à savoir « le principe de réciprocité ». « Ce principe est appliqué de manière systématique. Si un autre pays membre de la ZLECAf n’accorde pas de concessions tarifaires au Maroc, l’exportateur de ce pays ne bénéficiera pas des avantages accordés en ce sens au niveau national », assure-t-il. 

Le démantèlement tarifaire démarre immédiatement pour 90% des produits

Le deuxième axe de la circulaire présente la liste des produits bénéficiant des concessions tarifaires.

Laccord de la ZLECAf retient trois listes : A, B et C.

« La liste A, objet de la circulaire marocaine, porte sur 90% des lignes tarifaires dont le démantèlement tarifaire démarre dans l’immédiat », explique Abdou Diop. 

La seconde liste, B, concerne les produits sensibles, représente 7% des lignes tarifaires et dont le démantèlement démarrera cinq ans après la date du démarrage arrêtée. La troisième liste, C, regroupe 3% des lignes tarifaires et porte sur les produits exclus de l’accord. 

« Ainsi, chaque pays établit ses trois listes en fonction de sa politique commerciale et de ses contraintes internes », poursuit Abdou Diop. 

« Pour le moment, au niveau du Maroc, seule la première liste a fait l’objet de transposition sur le plan douanier national à travers cette circulaire. Les autres listes devront en principe être publiées pour compléter le cadre réglementaire en la matière« , précise-t-il. 

Ainsi, dautres circulaires seront publiées par le Maroc pour présenter le plan douanier pour les produits des listes B et C.

Protéger les produits agricoles et l’élevage marocains

L’analyse d’Abdou Diop de la liste A des produits soumis au démantèlement tarrifaire, montre que « l’approche adoptée par le Maroc est totalement alignée sur sa politique commerciale et sa stratégie de développement ».

Il nous explique que ne figurent pas dans cette liste « les produits agricoles et de l’élevage qui restent protégés, notamment par les droits de douanes, en raison de l’importance de ces activités sur les plans économique et surtout social, dans un pays à forte dimension agricole comme le Maroc, soumis à des contraintes de stress hydrique ». 

Dans ce même cadre, ne figurent pas, « à titre d’exemple, les animaux vivants et leurs viandes issues des races bovines, ovines, caprines, les volailles ainsi que leurs viandes ».

« Le lait et les produits laitiers ne sont pas encore concernés par cette libéralisation immédiate. En revanche, les animaux reproducteurs et les poussins d’un jour (inférieurs à 185 g) font partie des produits de la liste, puisqu’ils ne sont pas destinés à la consommation mais plutôt au renforcement de la production« , ajoute la même source.

Pour ce qui est des fruits et légumes, les produits à caractère stratégique et qui sont cultivés localement « ne démarreront pas leur processus de démantèlement, en tout cas pas dans l’immédiat. Il s’agit par exemple du blé et de l’orge, des légumineuses, des produits exportés comme les fruits rouges, l’avocat ou encore les olives ». 

Pour les produits agricoles non ou faiblement cultivés au Maroc « comme le thé ou le café par exemple, leur démantèlement est prévu dans l’immédiat dans leur format brut mais ne figurent pas dans la liste dans leur format valorisé, à l’instar du thé conditionné en emballage ou encore du café torréfié », poursuit Abdou Diop.

Les produits transformés de la mer sont exclus

Cette même logique a été appliquée pour les produits de la mer, poussée par la raréfaction de la ressource. « En effet, le poisson frais bénéficiera du démarrage de la libéralisation tandis que les produits transformés comme la conserve en sont exclus pour le moment. »

« Cette approche devrait également inciter à une plus grande intégration des chaînes de valeur africaines et permettra aux industriels nationaux du secteur halieutique de gagner en compétitivité grâce à la réduction de leurs coûts d’approvisionnement, induite par la baisse des droits de douane à l’importation. »

Pour ce qui est des secteurs pharmaceutique et celui de la chimie, « l’essentiel des produits est inscrit dans la liste A des produits à libéraliser. Enfin, sur le plan des produits industriels, les principaux intrants figurent dans la liste alors que plusieurs produits ouvragés en sont exclus », précise encore notre interlocuteur.

Des produits « made in Africa »

Le troisième axe de la circulaire concerne les règles d’origine, les principes de leur acquisition et de leur contrôle et les règles applicables pour l’obtention de l’origine de chaque produit.

Ainsi, « les produits agricoles doivent bénéficier majoritairement de l’entière obtention ; c’est à-dire que le produit doit être cultivé localement en Afrique ou que les matières utilisées pour sa production le soient également« , nous explique Abdou Diop.

« Pour d’autres produits agroalimentaires ou industriels comme le fromage par exemple, la règle d’origine est obtenue lorsque la valeur de toutes les matières utilisées pour sa production ne dépasse pas 40% ou 60% du prix départ usine. Le niveau de taux de valeur ajoutée créée localement pour obtenir le ‘made in Africa‘ varie en fonction des produits concernés », illustre-t-il.

Par ailleurs, pour certains produits, la règle d’origine « est acquise à travers des règles spécifiques ou encore par combinaison non inclusive de plusieurs règles. C’est le cas notamment des produits chimiques ou du textile« , explique la même source.

En revanche, certaines règles d’origine de certains produits ne semblent pas avoir été arrêtés, « sans doute par manque de consensus entre les pays signataires de l’accord », estime Abdou Diop. « Il s’agit en particulier de certains produits de deux secteurs stratégiques pour le Maroc, à savoir le textile et l’automobile« , ajoute-t-il.

27 pays bénéficieront plus rapidement de l’accès au marché marocain

Le dernier axe de la circulaire présente les modalités de démantèlement tarifaire. Deux groupes de pays ont été retenus. Le premier groupe (P1) pourra accéder au marché marocain de manière totalement libéralisée pour les produits inscrits sur la liste A dans les cinq ans à partir de la date arrêtée de démantèlement tarifaire, soit 20% de baisse des droits de douane par an. 

Le second groupe (P2) porte sur les pays dont la libéralisation sera achevée dans les 10 ans ; soit 10% de baisse des droits de douane annuellement.

« Sur les 40 pays de la liste annexée à la circulaire, 27 pays bénéficieront d’avantages plus rapidement pour l’accès au marché marocain », précise Abdou Diop.

Compte tenu du principe de réciprocité, chacun de ces pays, en fonction de son positionnement dans cette liste, devra appliquer les mêmes conditions pour les exportations marocaines à destination de son marché.

Le démantèlement va de 40% à 80% en 2024

Le président de la commission Afrique nous explique que même s’il s’agit de la première mise en oeuvre du démantèlement tarifaire, la date d’effectivité du démantèlement est celle du 1er janvier 2021. Depuis cette date, le Maroc devait appliquer un démantèlement de 20% ou 10% par an, en fonction des pays. 

De ce fait, pour cette année 2024, « les importations des produits inscrits dans la liste A devraient connaître une réduction significative en termes de coût », prévoit Abdou Diop.

« Le démantèlement devra débuter directement par la quatrième tranche, soit une baisse de 80% des droits de douane pour les produits provenant de la première liste (P1) comme le Sénégal, l’Egypte et l’Ethiopie, et de 40% pour ceux en provenance de la seconde liste (P2) à l’instar de l’Afrique du Sud, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun », poursuit-il.

« La ZLECAf devrait permettre un meilleur accès aux marchés du continent pour les opérateurs du commerce extérieur nationaux et stimuler la coopération et le co-investissement. Le plus important désormais, c’est d’analyser en profondeur les listes des produits arrêtées dans la réglementation des autres pays du continent afin d’identifier le gain effectif pour les exportateurs nationaux en termes de compétitivité et ainsi de mieux orienter et positionner les exportations nationales », conclut-il.

https://medias24.com/2024/01/24/zlecaf-la-douane-detaille-le-plan-de-demantelement-tarifaire-pour-une-premiere-liste-de-marchandises/

Découverte à Larache des plus anciennes empreintes humaines en Afrique du Nord, datant d’environ 100.000 ans

La découverte a été publiée le 23 janvier dernier dans la revue scientifique Nature. Au cours d’une mission de terrain en 2022, dans le cadre d’un projet de recherche sur l’origine et la dynamique des rochers côtiers du nord-ouest du Maroc, une équipe de géologues marocains et étrangers a identifié de nouvelles empreintes d’hominidés sur une plage rocheuse à Larache. Le site s’étend sur une superficie d’environ 2.800 m².

La large gamme de tailles des empreintes suggère que plusieurs individus de différents groupes d’âge sont responsables de ces traces. La répartition des empreintes selon trois classes d’âge est relativement équilibrée, soulignent les chercheurs. Il y a néanmoins un peu plus d’empreintes attribuées à des enfants (31) qu’à des adolescents (26) ou à des adultes (24).

© Mouncef Sedrati

Les résultats de l’enquête géologique indiquent que ces empreintes de Larache sont les plus anciennes attribuées à l’Homo sapiens en Afrique du Nord et au sud de la Méditerranée.

Médias24 a contacté Mouncef Sedrati, enseignant-chercheur en géomorphologie littorale et géologie marine à l’Université Bretagne-Sud (UBS), qui a dirigé l’équipe de recherche. Il nous raconte : « Nous avons fait cette découverte en juillet 2022. Avec mon équipe de recherche, composée de collègues marocains, espagnols et français, nous en étions à la deuxième campagne de mesures sur le terrain [sur une plage rocheuse au sud de Larache, ndlr] pour étudier la mobilité des grands blocs rocheux sur le site. Nous avions déjà publié des articles scientifiques sur la dynamique de ces grands blocs rocheux afin de comprendre leur origine et les mécanismes de leur déplacement sur la plage. Pendant un moment d’attente entre les marées, nous avons décidé d’explorer un site un peu plus au nord du nôtre, à quelques centaines de mètres, où nous avons découvert ce spectacle exceptionnel de dizaines de traces de pieds fossilisées dans le sol ».

Des empreintes en excellent état de conservation

Les sites contenant des empreintes de pieds humains sont relativement rares dans le monde, surtout en Afrique où les seuls connus se trouvent en Afrique de l’Est et au sud de l’Afrique. Aucun site avec des traces de pieds humains fossilisées n’avait encore été découvert en Afrique du Nord ou au sud de la Méditerranée. Dans ce cas-ci, le nombre important d’empreintes trouvées, leur excellente conservation et surtout leur âge en font une découverte remarquable, selon Mouncef Sedrati.

© Mouncef Sedrati

« Nous avons fait appel à des spécialistes renommés pour nous aider à résoudre ces mystères de conservation, puis nous avons entrepris des analyses minutieuses pour corréler les caractéristiques des empreintes avec celles des individus. Cela a été un travail long et méticuleux, vérifiant trace par trace les détails tels que la largeur, la longueur et la profondeur des empreintes, les modélisant en 3D, croisant ces informations avec la nature des sédiments de la roche pour déterminer qu’il s’agissait potentiellement de cinq individus ayant laissé ces empreintes, comprenant aussi bien des enfants et des adolescents que des adultes. Un autre aspect important est la datation par luminescence stimulée optiquement (OSL), qui nous a permis de préciser l’âge des empreintes et de les attribuer à l’Homo sapiens« , poursuit Mouncef Sedrati.

« Nous nous sommes ainsi retrouvés face aux plus anciennes empreintes de pieds humains connues en Afrique du Nord et au sud de la Méditerranée. Elles ont environ 100.000 ans« .

Entre l’analyse des empreintes, l’attente des résultats des analyses des sédiments, la datation OSL et la recherche bibliographique pour mieux comprendre les spécificités et les singularités du site et des traces, l’équipe de recherche a mis une année pour confirmer les résultats avec certitude.

Un site patrimonial à préserver

Mouncef Sedrati souligne la nécessité de préserver ce site patrimonial remarquable, « même s’il est menacé par l’élévation du niveau de la mer et les tempêtes ». Et d’ajouter : « À court terme, d’autres empreintes seront probablement découvertes à mesure que les sédiments s’éroderont. Il serait donc intéressant de suivre cette érosion et de découvrir de nouvelles traces complémentaires, ce qui permettrait d’obtenir plus de précisions sur le groupe d’Homo sapiens qui parcourait ou habitait cette côte larachoise. »

« Nous aimerions collaborer avec d’autres chercheurs marocains et avec le ministère de l’Enseignement supérieur, le Centre national pour la recherche scientifique et technique, le ministère de la Culture, l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine… pour élaborer un projet de recherche scientifique commun afin de poursuivre nos investigations sur le site. D’autres traces restent à découvrir, et de façon générale, toute l’histoire humaine et sociale de ce groupe d’Homo sapiens reste à raconter », conclut Mouncef Sedrati.

© Mouncef Sedrati

 

https://medias24.com/2021/10/27/essaouira-les-details-de-la-decouverte-des-plus-anciens-objets-de-parure-a-la-grotte-de-bizmoune/