TGCC annonce son introduction en bourse après le feu vert de l’AMMC

2021 s’achèvera sur une bonne note pour la place boursière marocaine. L’AMMC vient de donner son feu vert à l’opérateur de la construction et du BTP TGCC pour s’introduire en bourse.

Un communiqué de l’opérateur, diffusé ce samedi 20 novembre, précise que « cette opération d’un montant de 600 millions de dirhams ». Ce qui représente 13,94% du capital social après l’Opération.

L’opération porte sur ;

– Une cession partielle (2.205.890 actions) des titres détenus par le fonds MCIIC, géré par Mediterrania Capital Partners (MCP) société de capital-investissement pour un prix par action de 136 dirhams soit un montant global de 300.001.040 de dirhams.

– Une augmentation de capital social en numéraire par émission de 2.205.890 actions à un prix de souscription par action de 136 dirhams, soit 10 dirhams à titre de nominal et 126 dirhams à titre de prime d’émission.  L’apport total de l’augmentation de capital sera d’un montant de 300.001.040 dirhams, dont 22.058.900 dirhams à titre de nominal et 277.942.140 de dirhams à titre de prime d’émission. Cette augmentation vise à accompagner la croissance et le développement de TGCC pour un montant de 300 MDH.

Quelques détails de l’opération

La période de souscription est prévue du 29 novembre 2021 au 03 Décembre 2021 à 15h30 inclus. La date de cotation des actions nouvelles est, quant à elle, prévue pour le 16 décembre 2021.

Peuvent souscrire à l’opération :

– Personnes physiques résidentes ou non résidentes, de nationalité marocaine ou étrangère ;

– Personnes morales de droit marocain ou étranger n’appartenant pas aux catégories d’investisseurs qualifiés tels que définis par l’article 3 de la loi n°44-12 et par l’article 1.30 de la circulaire de l’AMMC n°03/19 et justifiant de plus d’une année d’existence à la date de la souscription ;

– Investisseurs qualifiés de droit marocain tels que définis par l’article 3 de la loi n°44-12 et l’article 1.30 de la circulaire de l’AMMC n°03/19, hors OPCVM monétaires et obligataires court terme ;

– Investisseurs qualifiés de droit étranger tels que définis par l’article 1.30 paragraphe (c) de la circulaire de l’AMMC n°03/19.

Qui est TGCC ?

Opérateur dans le BTP et la construction depuis plus de 30 ans, TGCC compte à son actif la réalisation de nombreux grands ouvrages d’infrastructure tels que des aéroports, des gares, des stades.

Il a également réalisé des tours de bureaux et/ou d’habitation, des resorts touristiques, des infrastructures hospitalières ou encore des complexes intégrés et des bâtiments à usage industriels.

TGCC opère également en Afrique Subsaharienne notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Gabon.

Selon sa note d’introduction, l’opérateur a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 2,28 MMDH en baisse de 25% par rapport à 2019 (3 MMDH), à cause de la crise sanitaire.

Il prévoit de terminer l’année 2021 avec un chiffre d’affaires de 3,7 MMDH.

Maroc Leasing double ses bénéfices par rapport au 2ème trimestre 2020

Le 14 juillet 2021, le Conseil d’Administration de Maroc Leasing s’est réuni afin d’examiner l’activité et arrêter les comptes au 30 juin 2021. Ces comptes arrêtés font ressortir une évolution de la production de 25% pour atteindre 1,55 milliards de dirhams à fin juin 2021 contre 1,24 milliards un an auparavant. Cette évolution est expliquée par la reprise de l’activité économique.

Concernant l’endettement de Maroc Leasing, celui-ci a connu une baisse de 1,15% par rapport au 30 juin 2020 sous l’effet cumulé de la baisse de la dette privé et de la baisse de l’endettement bancaire.

Au deuxième trimestre de 2020, Maroc leasing avait accordé à ses clients impactés par la pandémie du Covid-19 une suspension des loyers. Cette décision avait fait chuter le Produit Net Bancaire de la société, qui revient cette année vers le niveau de 2019 (150,98 MDH). Le PNB augmente ainsi de 28,9% pour s’établir à 158,22 millions de dirhams à fin juin 2021.

Enfin, le résultat net a enregistré une forte hausse de 103,3% par rapport au 30 juin 2020, et s’établit à 29,61 millions de dirhams, sous l’effet de la hausse du PNB.

 

Graph Maroc Leasing N

SALAFIN : Distribution d’un dividende exceptionnel de 52 DH par action

Les actionnaires de SALAFIN se sont réunis en vidéoconférence, sur convocation du directoire en Assemblée Générale Ordinaire le 30 juin 2021. Après la lecture du rapport complémentaire du directoire, l’Assemblée Générale a approuvé l’ensemble des résolutions proposées par le directoire.

Ainsi, la proposition de reclassement partiel de la prime de fusion pour un montant de 133 millions de dirhams en réserves facultatives a été validée, ce qui porte le solde du compte de la prime de fusion à 282,3 millions de dirhams et le solde du compte de réserves facultatives à 162,8 millions de dirhams.

L’assemblée Générale a également décidé de distribuer un dividende exceptionnel de 52 dirhams par action et a fixé la date de paiement au 31 juillet 2021 au plus tard.

Notons enfin que le cours de l’action est de 680 dirhams à l’écriture de ces lignes, et qu’il a augmenté de 41,37% depuis le début de l’année et qu’il a baissé de 14,79% depuis début 2020.
 

Le CCSRS fait état de la résilience du secteur financier marocain mais appelle à la vigilance

Les traditionnels risques systémiques restent d’actualité

Bien qu’il soit optimiste quant à la reprise économique du pays, le comité relève de nombreuses vulnérabilités, encore bien réelles selon lui, et qui exigent la vigilance. Ainsi, le CCSRS estime que « les signes d’amélioration des perspectives macroéconomiques commencent à s’éclaircir tant au plan national qu’international », mais que « les risques associés appellent toutefois à la vigilance en raison de la persistance des incertitudes entourant la maîtrise future de la pandémie (apparition de nouveaux variants du virus, efficacité des vaccins et leur généralisation). ».

Concernant les agrégats macroéconomiques, le comité prévoit un rebond de l’économie en 2021 et 2022 grâce aux mesures de soutien budgétaire et monétaire, à l’allègement des restrictions sanitaires et à la reprise chez nos partenaires. Mais cette relance se fera à des niveaux inférieurs à la moyenne mondiale. Le déficit du compte courant devrait s’atténuer d’ici 2022 (2,6%) et les avoirs officiels de réserves devraient augmenter (338,6 MMDH, soit plus de 7 mois d’importations). Pour ce qui est des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’atténuer graduellement à 7,1% du PIB en 2021 puis à 6,6% en 2022, tandis que la dette du Trésor poursuivrait sa progression à 77,8% du PIB en 2021 et 80% en 2022.

Le secteur bancaire demeure solide

Le comité relève qu’en dépit de la conjoncture difficile, le crédit bancaire destiné au secteur non financier poursuit son évolution positive, grâce notamment aux crédits de trésorerie garantis par l’état en faveur des entreprises non financières et par le maintien de la politique monétaire accommodante de la BAM.

Mais cette évolution des crédits bancaires ne signifie pas forcément une amélioration de la rentabilité et la qualité des actifs du secteur. En effet, au titre de l’exercice 2020, le résultat net agrégé des banques a baissé de 43% sous l’effet de la montée significative du coût du risque de crédit et de la contribution au fonds Covid-19 conjugué à l’augmentation du taux des créances en souffrance.

Pour autant, le secteur bancaire continue d’afficher des fondamentaux solides en matière de solvabilité et de liquidité, leurs rations étant supérieurs au minimas réglementaires. Le coussin de liquidité s’établit, quant à lui, à 191% à fin mars 2021 bien au-delà du minimum réglementaire de 100%.

Malgré la crise sanitaire, le secteur des assurances a montré sa résilience

Le comité relève que les primes émises ont augmenté de 1% pour atteindre 45,1 milliards de dirhams, grâce notamment à l’entrée en vigueur du régime obligatoire de couverture contre les conséquences d’évènements catastrophiques qui a généré un volume de primes de 476,7 millions de dirhams.

Cependant, la bonne performance de la marge d’exploitation n’a pas empêché le résultat net de céder 21% pour se fixer à 2,9 milliards de dirhams. Cette situation est due à la forte exposition de l’actif des sociétés d’assurances à la poche « actions », ce qui a entrainé un recul du solde financier. Ainsi, la contraction du marché boursier a durement impacté l’activité financière du secteur.

Au niveau prudentiel, la marge de solvabilité reste largement au-dessus du seuil réglementaire malgré la baisse qu’elle a connu. Toutefois, le comité prévoit le repli de l’excédent de la marge après le passage vers le régime prudentiel de solvabilité basée sur les risques, qui couvrira une plus large palette de risques auxquels le secteur des assurances est exposé.

La réforme systémique de la retraite pour préserver le secteur

Le CCSRS pointe la situation financière des principaux régimes de retraite qui reste difficile, en raison de l’importance de leurs dettes implicites et l’épuisement de leurs réserves. Toutefois, l’optimisme est de mise car selon le comité, « la réforme systémique de la retraite, dont l’étude relative à la conception technique de scénarios dans le cadre d’un système à deux pôles (public et privé) est à un stade avancé, permettra d’instaurer une tarification équilibrée mais également de résorber, dans des proportions importantes, les engagements passés non couverts, et partant de rétablir les équilibres financiers dans le futur. ».

 

Affaire EPC Maroc / Famille Sefrioui : le communiqué d’Anas Sefrioui contesté

Dans un communiqué diffusé le mardi 6 juillet 2021, la société EPC Maroc rejette les déclarations d’Anas Sefrioui, une version des faits inexacte selon le fabriquant d’explosifs civils.

Le communiqué commence d’abord par réfuter l’accusation de manipulation et de chantage médiatique dans laquelle Anas Sefrioui accule EPC Maroc. Ayant communiqué « un fait avéré sur une procédure pendante devant le tribunal correctionnel », la société plaignante juge que « l’information étant dans le domaine public, EPC a usé de son droit à informer l’opinion publique et les parties prenantes au regard de la gravité des évènements survenus et des conséquences pouvant en découler. ».

Ensuite, après avoir souligné qu’Anas Sefrioui a reconnu « expressément avoir procédé à des opérations de destruction et de démolition des biens de meubles et immeubles de EPC Maroc ce qui contredit ses déclarations selon lesquels il s’agirait "d’allégations" destinées à "manipuler l’opinion publique" », le communiqué énumère les « nombreuses erreurs et contre-vérités » que contiendrait les déclarations d’Anas Sefrioui.

Premièrement, concernant l’autorisation de démolition que détiendrait la société foncière Iskane, EPC Maroc affirme que cette démolition « ne peut en aucun cas avoir été [autorisée] en l’état car l’autorisation ne peut être délivrée que si les biens sont libres de tout occupant, les autorités étant tenues de préserver la sécurité publique », et qu’elle occupait ces locaux « valablement et légalement au titre d’une location vieille de 60 ans et dont le loyer de l’année 2021 a été intégralement réglé. ».

Dans un deuxième point, EPC Maroc garantit qu’elle est « locataire depuis le 22 juin 1972 et que le paiement des loyers annuels a toujours été acquitté. Ainsi EPC Maroc dispose de plein droit de la propriété commerciale, » démentant ainsi l’assertion d’Anas Sefrioui selon laquelle la société plaignante « ne disposait ni du droit de propriété commerciale ni du fonds de commerce ». Le communiqué ajoute que « c’est d’ailleurs sur le fondement des dispositions légales relatives à la propriété commerciale et à l’existence d’un fonds de commerce que Foncière Iskane avait déposé des actions en expulsion dont aucune n’a abouti. ».

Et pour démontrer l’illégalité de la démolition, EPC Maroc suppose que « quand bien même EPC aurait occupé une partie du terrain sans droit ni titre – ce qui n’était pas le cas, EPC Maroc étant particulièrement soucieuse du respect du droit et des lois – seul un tribunal peut ordonner son expulsion. », avant de rappeler que « les différentes actions en justice visant à l’expulsion de EPC Maroc déposées par M. Anas Sefrioui es-qualité ont toutes été rejetées par le tribunal compétent. ».

Concernant le danger que constitue la production d’explosifs pour les riverains du site, EPC Maroc rappelle qu’elle a « transféré une partie de ses activités, notamment celles relatives à la production et au stockage d’explosifs civils, à Settat à la demande des autorités administratives mais a maintenu ses bureaux dans les lieux qui ont été détruits en continuant à y employer plus de 30 personnes et où étaient stockées ses archives, sa documentation et du matériel. ».

Enfin, au sujet des protocoles d’accord, conclus en 2016 et en 2017 entre la société foncière Iskane et EPC Maroc pour la libération du terrain, cette dernière affirme que la première « n’en a pas respecté les termes et plusieurs décisions judiciaires ont rejeté les actions en justice déposées par Foncière Iskane sur la base de ces protocoles. ».

EPC Maroc conclut par assurer qu’elle « utilisera toutes les voies de droit pour obtenir réparation » et qu’elle « dispose de tous les documents et preuves attestant de sa bonne foi et prouvant les dégâts, dommages et préjudices subis parmi lesquels les photographies et vidéos prises durant les opérations de démolition et de vandalisme et les constats d’huissiers présents sur les lieux. ».

 

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Polémique et bataille judiciaire entre EPC Maroc et la société foncière Iskane


 

Damanesign annonce une levée de fonds de 4 MDH auprès de Maroc Numeric Fund II

Fondée en 2021 par Zouhair Hamdaoui, Damanesign est une startup éditrice de solutions de confiance numérique : signature électronique, cachet électronique, horodatage. Son offre permet aux entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité de digitaliser leurs processus de contractualisations.

Pour rappel, l’adoption de la loi 43-20 sur la confiance numérique, en décembre 2020, a créé le cadre légal permettant au Maroc de généraliser l’usage des services de signature électronique, de cachet électronique, d’horodatage et de certification électronique.

La solution développée par Damanesign vise à permettre aux utilisateurs de signer et faire signer des documents en toute sécurité, tout en garantissant leur valeur probante. La startup offre également une gestion avancée de transactions de signatures (plusieurs signataires, documents et rôles…) et d’organisations (utilisateurs et workflows).

Il s’agit du 5ème investissement du fonds Maroc Numeric Fund II et du 22ème investissement de son équipe de gestion, en tenant compte des investissements réalisés par le fonds Maroc Numeric Fund I, qui est aujourd’hui en phase de désinvestissement.

Mme Dounia Boumehdi, Directrice Générale de MITC Capital, société de gestion de Maroc Numeric Fund II, déclare : « L’adoption récente de la loi 43-20 sur la confiance numérique, ouvre la voie à un usage généralisé et plus accessible de différents services, dont la signature électronique. La crise du Covid-19 a démontré l’importance pour les entreprises, les administrations publiques et les particuliers, de disposer de chaînes dématérialisées de bout en bout, permettant de fluidifier les transactions de toute nature. Notre investissement s’insère dans cette approche de démocratisation des services de confiance numérique en permettant aux entreprises de toute taille de profiter pleinement des services et de l’ergonomie de la plateforme de Damanesign ».
 

Télécoms : Inwi gagne du terrain sur plusieurs segments du marché au 1er trimestre 2021

Téléphonie mobile : Etat des lieux

Le marché de la téléphonie mobile est un marché dynamique avec 49,7 millions de cartes SIM en circulation sur le territoire à fin mars 2021, soit plus que la population marocaine. En une année, 3,6 millions de nouvelles lignes ont été créées, soit une évolution de 7,8%.

Ainsi, le taux de pénétration du mobile atteint 137,61% contre 128,91% il y a un an, ce qui le prouve que le secteur n’a pas été impacté par la crise sanitaire.

Seulement, si le secteur se comporte globalement bien, cette évolution n’a pas profité à tous les opérateurs.

Selon le rapport de l’ANRT, Maroc Telecom revendique 642.000 clients en moins en une année, sans que l'on sache quelle est l'explication de cette évolution; dans certains cas, ce type de baisses n'est qu'apparent parce qu'il s'agit de fermer des comptes inactifs. Maroc Telecom a ainsi vu sa part de marché passer de 43,48% à 39,02%.

Sur la même période, Inwi a augmenté le nombre de ses clients de 3,29 millions, détenant désormais 27,49% des parts du marché contre 22,47% une année auparavant. Quant à Orange, l’opérateur a gagné 946.000 nouveaux clients sur la même période et a vu sa part de marché légèrement baisser (-0,56%).

Le prépayé domine toujours

Représentant 88,5% du marché de la téléphonie, le segment du prépayé suit la même tendance que le marché global. Avec 43,8 millions de clients à fin mars 2021, ce segment a gagné 2,9 millions de nouveaux clients depuis la fin mars 2020, soit une hausse de 7,2%.

Ainsi, quand Maroc Telecom a perdu autour de 613.000 clients depuis fin mars 2020, et sa part de marché est passée de 43,12% à 38,84%, Inwi a grignoté 4,99 points en détenant 27,12% de parts de marché, avec 11,9 millions de clients. Sur cette période, Orange a gagné près de 702.000 nouveaux clients.

Le postpayé avance doucement

Le segment de la téléphonie postpayée (forfaits et abonnements) représente 11,5% du marché de la téléphonie, soit 5,68 millions de clients (+13,5%). Cette évolution s’explique par la démocratisation des forfaits sans engagement et l’amélioration de leurs dotations.

Concernant les parts de marché au sein de ce segment, Maroc Telecom en détient 40,43%, soit un recul de 6,02 points dont ont profité les deux autres concurrents. Orange a accru ses parts de marché de 2,06 points de pourcentage (30,35%) et Inwi de 3,97 points (29,22%).

Trafic voix et le trafic SMS continuent à reculer

Le nombre de minutes appelées continue sa baisse entamée depuis la libéralisation de la téléphonie sur IP en novembre 2016. Ainsi, le trafic voix sortant a atteint 13,71 milliards de minutes au premier semestre 2021, contre 13,79 milliards de minutes à la même période en 2020, soit une baisse de 0,55%, avec une consommation moyenne mensuelle de 92 minutes par client, contre 99 minutes un an plus tôt.

Le trafic SMS sortant a également baissé en raison de la popularisation des services de messagerie gratuits tels que WhatsApp et Messenger. Au premier trimestre 2021, 597 millions de SMS ont été envoyés contre 740 millions une année auparavant, soit une baisse de 19,32%.

Internet : Augmentation de la demande pendant la crise sanitaire

Le parc internet global a atteint 30,6 millions de clients à la fin de mars 2021, en hausse de 16,03% par rapport à la période de l’année dernière (+4,23 millions de clients). Le taux de pénétration atteint ainsi 81,11% contre 71,33% une année auparavant. Mais malgré ce bond dans le nombre de clients, Maroc Telecom a perdu du terrain au cours de l’année en faveur de ses concurrents. L’opérateur historique a terminé le mois de mars avec une part de 41,15% des connexions à internet, en baisse de dix points de pourcentage en une année, et a perdu près de 898.000 clients. Sur la même période, Orange a vu le nombre de ses clients augmenter de 1,77 millions d’utilisateurs, et sa part de marché se fixer à 25,57%. Quant à Inwi, qui, pour rappel, a remporté pour la 4ème année consécutive le titre de « meilleur fournisseur de réseau internet mobile au Maroc » décerné par nPerf, spécialiste de la mesure de la qualité de la connexion internet dans le monde, a augmenté le nombre de ses clients de 3,35 millions et détient désormais 33,28% des parts du marché d’internet.

En ce qui concerne les types d’accès, l’internet mobile reste en tête avec 93,11% suivi par l’internet filaire avec 6,07%. Les autres types d’accès ne représentent que 0,82%.

En une année, le nombre d’utilisateurs de l’internet mobile est passé de 24,6 millions à 28,5 millions, soit une hausse de 15,9%. Mais cette hausse ne profite pas à tous les opérateurs : la part de marché de marché de Maroc Telecom sur ce segment passe de 48,36% à la fin de mars 2020 à 38,02% une année plus tard.

Cette montée d’Inwi et d’Orange sur le segment d’internet est le fruit des efforts d’investissement réalisés au cours des dernières années et d’un positionnement marketing réussi. Aussi, les deux opérateurs ont su tirer profit de la grande demande en connectivité générée par la crise sanitaire pour accroitre leurs parts de marché.

Le parc ADSL a, de son côté, augmenté de 7,14%, et s’établit à 1,6 millions de clients. Notons tout de même que la 58,09% des clients de l’ADSL disposent d’un début inférieur ou égal à 10 Mbps contre 64,45% l’année précédente.

Le rapport relève enfin que les abonnements de type « Voix + Data » représentent près de 98,8% du parc Internet mobile contre 1,2% pour les abonnements mobiles de type « data only ».

SAHAM Assurances : Yahya Chraïbi nommé nouveau directeur général

Le conseil d’administration de SAHAM Assurance Maroc, réuni le jeudi 1er juillet 2021 sous la présidence de Saïd Alj, a nommé Yahya Chraïbi au poste de directeur général de la compagnie. Il succède ainsi à Christophe Buso qui occupait ce poste depuis septembre 2018.

Le conseil d’administration a pris acte de la démission de Christophe Buso de ses fonctions pour des raisons de santé et a rendu hommage à son action en tant que Directeur Général de la société.

Le nouveau Directeur Général de SAHAM Assurances Maroc était jusque-là directeur Business Solutions chez Sanlam Pan Africa Maroc depuis 2020. Agé de 40 ans, Yahia CHRAÏBI est diplômé de l’ESCP Business School. Il a démarré sa carrière en 2006 chez Roland Berger à Paris, avant de rejoindre AUDA, Filiale de CDG Développement, puis EXTON Consulting Maroc. En 2011, il intègre SAHAM Assistance et en devient directeur général en 2015.

Par ailleurs, le Conseil a également pris acte de la démission de Kawtar Johrati de ses fonctions de directrice générale déléguée de SAHAM Assurance Maroc pour se concentrer sur ses fonctions de directrice générale de SAHAM Asset Management, qu’elle occupe depuis 2010, tout en reconnaissant la qualité du travail qu’elle effectue au sein de la compagnie.
 

Finalisation du rapprochement entre CMGP et CAS qui donne naissance au leader marocain de l’irrigation et de l’agrofournitures

African Development Partners II (ADP II), un fonds conseillé par Development Partners International (DPI), société panafricaine de capital-investissement, ainsi qu’AfricInvest, plateforme panafricaine d'investissement alternatif de longue date, ont annoncé aujourd’hui la finalisation du rapprochement entre la Compagnie Marocaine de Goutte à Goutte et de Pompage (CMGP) avec le Comptoir Agricole du Souss (CAS), contribuant ainsi à l’émergence du leader marocain dans l’irrigation, l’agrofourniture, l’énergie solaire et l’infrastructure de l’eau et d’un nouvel acteur de taille du secteur agricole panafricain.

« C'est un jour de fête et de fierté pour nous tous. Nos équipes partagent les mêmes valeurs d'excellence, d'intégrité et d'attention portée à nos collaborateurs. Cette fusion va accélérer la croissance de nos activités et nous permettre de devenir un partenaire et un employeur de référence pour le Maroc et le continent Africain », a déclaré Jacques Alléon, PDG de CAS. De son côté, Youssef Moamah, fondateur et PDG de CMGP a commenté : « C'est un jour historique pour nos deux entreprises. Ensemble, nous sommes clairement un leader marocain en matière d'irrigation, de fournitures agricoles, d'énergie solaire et d'infrastructures hydrauliques. Nous avons travaillé en étroite collaboration pour définir en détail notre stratégie et notre modèle opérationnel et de grands progrès ont déjà été réalisés dans l'exécution de notre rapprochement ».

Ce rapprochement stratégique marque le partenariat d’AfricInvest au côté de ADP II par le biais d'un investissement ciblant l'expansion des moyens et infrastructures d'irrigation pour permettre une production agricole supérieure et durable. Par son investissement, l'équipe d'AfricInvest vise également à soutenir la croissance des partenariats de CMGP-CAS sur le continent africain, en mobilisant son propre réseau, notamment en Afrique de l'Est et de l'Ouest.

« AfricInvest est enthousiaste à l'idée de s'associer à CMGP-CAS dans la prochaine étape de son développement, en mettant à la disposition de ses partenaires les meilleures solutions d'irrigation et de fertilisation permettant de maximiser la production alimentaire tout en réduisant la consommation d'eau. » a commenté Brahim El Jai, senior partner au sein d'AfricInvest, qui ajoute : « En outre, nous sommes heureux et fiers de contribuer à la réalisation de notre promesse d'impact en soutenant la croissance de solutions d'irrigation et d’infrastructures pour l'adduction d'eau et l'assainissement, qui tendent à améliorer les conditions de vie. ».

Employant 40 % de la main-d’œuvre marocaine et représentant 14 % du PIB, l’agriculture est un secteur vital à l’économie marocaine. En s'appuyant sur une expérience combinée de 100 ans dans le secteur et en mettant l'accent sur l'innovation, le nouvel ensemble CMGP-CAS, cumulant un chiffre d'affaires de 1,7 milliard de dirhams, mettra au point des solutions dans les domaines de l'irrigation, de la fertilisation, de la protection des récoltes et de l'énergie solaire afin de relever les principaux défis en Afrique, tels que la pénurie d'eau et la sécurité alimentaire. CMGP et CAS apportent également une complémentarité en termes de gamme de produits et de canaux de distribution, ce qui permettra au groupe ainsi formé de devenir le partenaire de référence pour les agriculteurs de la région, offrant ainsi un "one-stop-shop" dans le secteur agricole marocain et africain.

En conclusion, Sofiane Lahmar, associé chez DPI, a commenté : « Nous sommes ravis que CMGP ait atteint cette étape clé et nous nous réjouissons de continuer à travailler avec Youssef, Jacques et les équipes de CMGP et de CAS pour mettre en œuvre cette nouvelle stratégie passionnante. Avec la combinaison de CMGP et de CAS, nous avons créé un acteur majeur du secteur, qui se concentrera sur l'innovation pour mieux servir nos clients et améliorer le revenu et la qualité de vie des agriculteurs. L'intégration de la nouvelle entreprise est en cours, et nous sommes convaincus que l'étroite adéquation culturelle et les ambitions partagées des deux entreprises permettront une transition en douceur, et aideront à accélérer les aspirations de croissance à travers le continent, avec des plans pour atteindre tous les principaux marchés d'Afrique de l'Ouest d'ici 2024.».

 

 

Les conclusions d’une étude OFinance sur les pratiques de gouvernance chez les émetteurs

En instaurant de nouvelles obligations aux sociétés faisant appel public à l’épargne en 2019, l’AMMC a introduit plusieurs nouveautés majeures en termes de gouvernance et de diffusion d’informations financières et extra-financières, notamment la publication d’un rapport ESG « Environnement, Social et Gouvernance » intégré dans le rapport financier annuel.

OFinance, société de conseil spécialisée dans l’accompagnement des entreprises cotées et non cotées au niveau du marché de capitaux marocain, a réalisé une étude exhaustive des émetteurs faisant appel public ayant publié leur rapport ESG.

A travers cette étude qui a porté sur un total de 90 émetteurs APE, OFinance dresse un état des lieux des pratiques de gouvernance et leurs évolutions, mesure l’écart entre les pratiques de gouvernance de ces émetteurs APE et les standards internationaux, et leur fournit un outil d’évaluation de la conformité par rapport au cadre réglementaire.

Prenant en compte près de 50 critères de gouvernance, cette étude a réalisé un nombre important de constats :

  1. L’information sur la composition et le fonctionnement des conseils d’administration est de plus en plus précise, structurée et accessible :

    • 22 % des sociétés communiquent des informations sur les membres du conseil d’administration sous forme de biographie.
    • 63 % des sociétés étudiées affichent au niveau de leurs rapports le taux d’assiduité des administrateurs.
  2. Le rythme de travail est soutenu et les thèmes des travaux des conseils d’administration se diversifient : 

    • Dans le contexte de la crise sanitaire, le nombre moyen de réunions des conseil d’administration a augmenté par rapport aux années précédentes.
    • Les travaux des conseils d’administration se diversifient et intègrent progressivement les questions liées à la démarche RSE et à la gouvernance.
  3. La majorité des émetteurs ont finalisé le processus de nomination des administrateurs indépendants :

    • Pour l’ensemble des émetteurs étudiés, le nombre d’administrateurs indépendants est de 153. Seulement 16 émetteurs n'ont toujours pas finalisé le processus de recrutement des administrateurs indépendants. 
  4. Les émetteurs s’engagent progressivement pour la parité au sein des organes de gouvernance :

    • Le nombre de femmes administrateurs a atteint 156, soit 19 % du nombre total des administrateurs siégeant dans les conseils d’administration des émetteurs.
    • Les femmes représentent 35% du total des administrateurs indépendants ;
    • Sur un total de 66 émetteurs ayant communiqué l’information sur la composition des organes de direction, 25 % de femmes font partie du Top Management des émetteurs.
  5. La formation des administrateurs reste une pratique très faible au Maroc :

    • En 2020, seulement 2 émetteurs (banques) ont annoncé avoir organisé des formations pour les administrateurs portant sur les enjeux de conformité (obligations réglementaires, conflits d’intérêts, sanctions et sécurité financières).
  6. La visioconférence : Nouveau moyen de tenue des réunions des organes de gouvernance dans le contexte de la crise sanitaire :

    • Pour l’approbation des résultats de l’exercice 2020, 32 sociétés cotées ont tenu leur AGO en visioconférence.
  7. Une réticence quant à la communication de la rémunération des dirigeants :

    • Seulement 44 % des émetteurs ont communiqué l’information sur la rémunération des dirigeants telle qu’exigée par la circulaire de l’AMMC.
  8. Les explications sur les points de non-conformité « Principe de Comply or explain » restent souvent insuffisamment accessibles :

    • En 2020, seulement 3 émetteurs ont mentionné ce principe au niveau de leurs rapports ESG.
  9. L’évaluation de la gouvernance comme outil de mesure de la performance du conseil d’administration reste une pratique limitée :

    • Seulement 19 émetteurs ont mentionné l’information liée au processus d’évaluation de la gouvernance.
  10. Les émetteurs s’alignement progressivement sur la mise en place des outils de gouvernance :

    • 56 % des émetteurs, mentionnent dans leurs rapport ESG la mise en place des outils de gouvernance.
  11. L’ancrage de la stratégie RSE au niveau des instances de gouvernance connaît une nette amélioration :

    • 11 % des émetteurs étudiés ont déclaré avoir mis en place un comité RSE, soit au niveau de la direction générale, soit au niveau du conseil d’administration.
    • 79% des émetteurs ont intégré la RSE au niveau de leur réflexion stratégique au sein du conseil d’administration.

En conclusion de cette étude, Omar Amine, associé fondateur de OFinance témoigne que : « Les réformes engagées par l'AMMC et le législateur depuis 2016 ont porté leurs fruits et ont permis de créer une vraie rupture en termes d’amélioration des pratiques de gouvernance et de transparence des émetteurs faisant appel public à l’épargne. L’analyse des rapports ESG pour l'exercice 2020 nous permet de confirmer qu'un nombre important d'émetteurs ont réellement compris la portée de ce changement et se sont inscrits dans une réelle amélioration de leur gouvernance et de la qualité de l'information publiée ».

HPS : Distribution d’un dividende de 50 DH par action

Les actionnaires de la HPS se sont réunis en vidéoconférence, sur convocation du Conseil d’Administration en Assemblée Générale Ordinaire Annuelle le 28 juin 2021.

A la lecture des projets de résolutions, l’Assemblée Générale a approuvé le texte à l’unanimité des actionnaires présents ou représentés, sans aucun changement sauf le texte de la deuxième résolution pour permettre le paiement dès le 29 juillet 2021.

L’assemblée a décidé de distribuer un dividende de 50 dirhams par action.

Notons que le cours de l’action est de 6450 dirhams à l’écriture de ces lignes, qu’il a baissé de 0,62% depuis le début de l’année et évolué de 72% depuis le début de 2020.
 

Groupe OCP – IFC : Nouvel accord de financement de 100 millions de dollars

L’accord a pour but de soutenir les efforts de l’OCP visant à « consolider ses chaînes de valeur en Afrique, à contribuer au développement économique du continent et à favoriser l’émergence de systèmes alimentaires durables dans la région. ».

Le groupe OCP, à travers sa filiale OCP Africa, s’appuiera sur ces fonds pour optimiser sa chaîne logistique et améliorer la disponibilité d’engrais adaptés aux sols et cultures locales, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Ghana, au Kenya, au Nigeria, au Sénégal et en Tanzanie. Ce concours financier contribuera également au développement de nouveaux programmes de d’accompagnement des agriculteurs locaux.

Outre cet accord, les deux parties ont également lancé des projets pour l’amélioration de la gouvernance d’entreprise et la promotion de la diversité des genres.

À cette occasion, Mostafa Terrab, Président-Directeur Général du Groupe OCP a déclaré : « Nous continuons de renforcer le partenariat stratégique entre le Groupe OCP et IFC. L’accord signé aujourd’hui témoigne des valeurs communes et du niveau élevé de confiance que partagent nos institutions. Nous sommes pleinement engagés pour générer une croissance durable et inclusive, tout en maximisant le potentiel des ressources en phosphate. À travers ce nouvel accord, nous pourrons soutenir plus de cultures, plus d'agriculteurs, plus de communautés, plus d’écosystèmes, afin de mieux nourrir la planète. Nous concrétisons ainsi une nouvelle étape dans la réalisation de notre objectif commun de développer une agriculture durable en Afrique, qui permettra au continent de jouer pleinement son rôle en matière de sécurité alimentaire au niveau mondial ».

« Ce partenariat avec OCP s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’IFC visant à promouvoir l’intégration régionale à travers le soutien au développement d’un champion marocain en Afrique subsaharienne, ce qui créera des emplois et encouragera le transfert de technologies. À travers ce partenariat, les petits producteurs pourront accéder à des pratiques agricoles intelligentes sur le plan climatique, ce qui leur permettra d’améliorer leur productivité et ainsi leurs moyens de subsistance. Ceci permettra également aux communautés locales d’être plus résilientes face aux effets du changement climatique », a pour sa part déclaré Makhtar Diop, Directeur Général d’IFC.