Sahara: Dans son nouveau livre, Samir Bennis déconstruit le narratif de la propagande algérienne

La présentation du dernier livre de Samir Bennis sur le Sahara, préfacé par l’ancien ambassadeur Hassan Hami, est une mine d’informations sur la question du Sahara. Cet ouvrage facilite également la compréhension de la perspective marocaine sur la cause nationale.

La rencontre qui s’est déroulée, ce jeudi 29 août, à l’Université internationale de Rabat, a été rehaussée par la présence de l’ancien ambassadeur Hassan Hami, ami de l’auteur et Oualid Kabir, analyste algérien en politique étrangère, qui ont été dithyrambiques sur l’ouvrage.

« J’ai appris beaucoup de choses. Vous ne pouvez pas imaginer la quantité d’informations que vous pouvez tirer de ce livre en le lisant, affirme en substance Hassan Hami qui a expliqué dans son allocution introductive les raisons l’ayant poussé à préfacer le livre de Samir Bennis (voir vidéo).

L’ouvrage volumineux de 575 pages est décrit par Oualid Kabir comme un référentiel. Selon lui, le livre permettra à tout le monde d’obtenir des connaissances diverses, en particulier sur les plans de 1975, la position américaine et celle des grandes forces. En clair, Oualid Kabir estime que le livre de Samir Bennis, une référence en termes de preuves, d’archives et d’articles, rétablit la vérité sur le conflit.

Au cours de la rencontre qui a aussi permis aux participants de mieux cerner la trajectoire professionnelle de l’auteur, ce dernier a apporté un d’éclairage sur bon nombre d’aspects: les causes ayant fait germer l’idée de la rédaction de l’ouvrage, l’histoire derrière le livre, le timing de la sortie de l’ouvrage …. Et bien plus.

Deux questions cruciales

Une longue histoire se cache derrière la rédaction et la publication du livre écrit par le co-fondateur de Morocco World News. Samir Bennis qui n’est pas écrivain de profession, a travaillé à Washington en occupant de grandes responsabilités. Ce qui ne l’empêchait pas de suivre de près ce qui se passait dans son pays, le Maroc, en particulier le conflit du Sahara.

Il y a environ 20 ans, l’auteur avait consacré  une partie de sa thèse de doctorat à la question du Sahara. « En travaillant sur ce sujet, je me suis toujours posé deux questions », révèle-t-il.

La première, selon lui est : pourquoi le Maroc a toujours eu un problème de narration ?

La deuxième question: quelles sont les principales raisons expliquant les difficultés de l’image et de la perception publique auxquelles le Maroc a été confronté aux cours des cinq dernières décennies ? Et ce, malgré le fait que sa cause, d’un point de vue légal et historique, a toujours été forte.

Un ardent défenseur de la légitimité de la cause du Maroc

Au cours des échanges de haute facture, Samir Bennis a confié qu’en travaillant sur le sujet en question, dans sa thèse de doctorat qui concernait les relations entre le Maroc et l’Espagne, il a toujours été convaincu et conscient de la légitimité de la cause du Maroc. Pendant des années, il s’est aussi évertué, dans ses différents écrits et publications, à prendre fait et cause pour le Maroc. Mais c’est en fin 2019, avec l’aide des encouragements de son frère Adnan que Samir Bennis a décidé d’écrire le livre, dont le but principal est de déconstruire le narratif sur laquelle la propagande algérienne a été construite.

Un ouvrage truffé de sources de référence

La carrière professionnelle de Samir Bennis a déteint sur le rendu de son œuvre. L’analyste politique a eu la chance de travailler pendant les 17 dernières années aux Nations unies, à New York et à Washington D.C.

A New York, l’auteur était en charge du 4e Comité qui se penche sur la question du Sahara. Dans son ouvrage, le co-fondateur de Morocco World News a mis tous les faits en perspective, notamment ceux émis par les auteurs pro-Algérie et leur narratif sur le conflit.

« Je suis allé aux sources principales, la plus importante étant l’archive de l’ONU, les briefings et les memos de la CIA ainsi que certains rapports d’information oubliés mais très informatifs, publiés sur le conflits dans les années précédentes », a-t-il confié lors des échanges.

Il importe de noter que Samir Bennis n’a pas manqué de préciser que le conflit du Sahara, a évolué depuis 2007, en faveur de l’intégrité territoriale du Maroc.

En définitive, l’auteur revendique ne pas répéter ce que les autres auteurs ont dit sur le sujet. Cela conforte quelque part le caractère original de son ouvrage.

Le Four Seasons Resort Marrakech annonce l’ouverture du Zest Rooftop Bar

Four Seasons Resort Marrakech dévoile une nouvelle expérience sur un toit en plein cœur de ses jardins, offrant des cocktails créatifs, des expériences gastronomiques exclusives et une vue panoramique sur la ville et les montagnes de l’Atlas, indique le groupe hôtelier dans un communiqué.

Le bar sur le toit a été conçu comme une oasis vibrante, avec un espace ouvert décoré de meubles marocains typiques et de zelliges modernes, décrit la même source. Un bar central occupe le cœur de l’endroit, tandis que les salons environnants offrent des espaces plus cosy. Les clients peuvent également profiter d’une vue imprenable à 360° sur les jardins majestueux de la ville et les montagnes de l’Atlas, que ce soit depuis les tables hautes ou les « lounge chair ».

Dans le cadre de son innovation caractéristique, l’équipe du toit lance une expérience exceptionnelle de cocktails signature, invitant les convives à explorer les saveurs vibrantes de Marrakech et de ses jardins luxuriants. Ce menu innovant rend hommage aux jardins et aux souks de Marrakech en infusant leurs saveurs uniques dans une série de cocktails captivants, enchaine le groupe hôtelier.

Iloli prend résidence à partir de septembre

À partir de septembre, le bar sur le toit Zest accueillera le restaurant Iloli, marquant sa toute première résidence à Marrakech. Fondé en 2013 par Yusuke Furukawa et Noëlle Bouayad, Iloli s’est forgé une réputation en tant que première destination de la gastronomie japonaise au Maroc. Avec un menu proposant des spécialités japonaises traditionnelles aux côtés de plats innovants, Iloli a été reconnu comme l’un des Top 1.000 restaurants de La Liste dans le monde et est constamment classé parmi les 50 meilleurs restaurants de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord.

Le chef exécutif Yusuke Furukawa, connu sous le nom de « Masta », apporte à Marrakech son expertise culinaire exceptionnelle pour cette résidence. Né à Tokyo et formé dans des établissements renommés comme le Château de Joël Robuchon et Comme des Poissons, la dévotion de Masta à la perfection promet une expérience culinaire extraordinaire pour les amateurs de cuisine exigeante de Marrakech.

Stress hydrique. Comment à Tanger les actions se conjuguent entre grosses infrastructures et mesures d’économies d’eau

L’eau est une ressource de plus en plus rare. Peut-être moins dans les régions du Nord où le ciel peut être plus clément que le reste du pays, mais le stress hydrique est bien là.

Et comme ailleurs, des mesures sont prises pour assurer la sécurité hydrique de la région et chemin faisant mieux exploiter les ressources excédentaires que peuvent recevoir certaines zones pour réduire le stress ressenti dans d’autres zones.

C’est dans cet esprit que les projets d’interconnexions des bassins et des barrages se multiplient. Après le projet d’interconnexion des bassins du Sebou et du Bouregreg, plusieurs intervenants sont à pied d’oeuvre pour achever dans les délais le projet d’interconnexion du barrage Oued El Makhazine au barrage Dar Khrofa dont la réalisation est confiée à l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos en qualité de maître d’ouvrage délégué et au ministère de l’Équipement et de l’Eau en tant que maître d’ouvrage.

Les travaux avancent à un bon rythme

Interrogé sur le déroulement des travaux du chantier titanesque qui mobilise 270 personnes, Mohamed El Madani, chef du département des Aménagements au sein de l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos est formel:  le projet avance à un bon rythme et de façon satisfaisante.

Notre interlocuteur est confiant quant au respect du délai de réalisation des travaux fixé à 8 mois. Pour avancer rapidement dans la réalisation de cet ouvrage, le marché a été attribué en deux lots. Le premier est géré par le groupement SNCE-SOGEA-SOGETRAMA et porte sur les travaux de réalisation de la station de pompage et de la tranche 1 de la conduite d’adduction.

Le second lot est attribué au groupement STAM-CAPEP et se rapporte aux travaux de réalisation de la tranche 2 de la conduite d’adduction.

Le projet dont les travaux ont été lancés en mars 2024, s’inscrit dans le cadre de la sécurisation de l’alimentation en eau potable du Grand Tanger. Financée à hauteur de 840 MDH il va relier le barrage de Oued El Makhazine à celui de Dar Khrofa et permettra également l’approvisionnement en eau d’irrigation du périmètre Dar Khrofa sur une superficie de 21.000 Ha.

Mohamed El Madani qui a précisé que le barrage Oued El Makhazine affiche un taux de remplissage de 90%, a rappelé que le projet d’interconnexion vise le transfert d’un volume annuel de 100 Mm3 avec un débit d’équipement de 3.2 m3/s.

Décrit comme une réponse idoine à la situation de stress hydrique extrême, le projet comporte sept composantes: la conduite de raccordement de la station de pompage au barrage Oued Makhazine,  la station de pompage d’un débit de 3.2 m3/s, la conduite de refoulement en acier, la cheminée d’équilibre pour la protection des conduites de refoulement et d’adduction, la conduite d’adduction de DN 1800 sur une longueur de 40 Km, la ligne aérienne de raccordement électrique et enfin l’ouvrage de restitution au niveau du barrage Dar Khrofa.

Amendis: Amélioration continue des capacités de stockage

En attendant la finalisation de cette grande infrastructure, la région doit optimiser la gestion de la ressource disponible.

Sur ce volet, c’est le délégataire de la distribution de l’électricité et de l’eau, Amendis, qui veille au grain en coordination avec les autorités et les différentes parties prenantes. Médias24 est allé à la rencontre de Adil Lotfi, Anas Sefyani et Aziza Derdeb, respectivement responsables des travaux hydrauliques, de l’exploitation de l’eau potable et du  laboratoire de surveillance de la qualité des eaux chez Amendis.

Ils nous expliquent, lors de notre visite, que l’acteur agit à travers quatre principaux axes.

Le premier axe concerne le renforcement des infrastructures d’eau potable notamment dans les zones à fortes demandes. Amendis qui distribue chaque année à Tanger prés de 80 Mm3 d’eau, a consolidé au cours des trois dernières années la capacité de stockage de Tanger par la construction d’une dizaine de réservoirs avec une capacité de stockage totale de 24.000 m3, portant la capacité de stockage globale à  210.564 m3 à travers 50 réservoirs en service.

L’opérateur poursuit les efforts dans ce sens avec d’autres projets. Nos sources affirment que trois nouveaux réservoirs (7500 m3) sont en cours de construction et d’autres sont programmés dans le cadre d’un programme d’investissement qui comprend également la construction et l’équipement des stations de pompage et des extensions et renforcement du réseau.

Le deuxième volet se rapporte au Projet Reuse. En partenariat avec les autorités et plusieurs parties prenantes, Amendis a développé le projet de réutilisation des eaux usées traitées (Reuse) par phase permettant l’arrosage des espaces verts de la ville de Tanger à partir de la station d’épuration Boukhalef d’une capacité de traitement de 42.700 m3/j .

Station de traitement des eaux usées de Boukhalef

Concrètement, la première tranche a été mise en service par une inauguration royale en octobre 2015 et a permis de desservir le Golf de Qatari Diyar.

La deuxième phase mise en service en 2022 est utilisée pour l’arrosage des espaces verts de l’axe de la Route de Rabat et le Golf. Elle a permis d’étendre la réutilisation des eaux traitées en arrosage des espaces verts pour une surface totale de 355 hectares qui correspond à environ 75% des espaces verts de la ville de Tanger dont les espaces verts de valorisation de l’ancienne décharge sur environ 30 hectares.

Ces eaux traitées sont également réutilisées dans le nettoyage de certains équipements publics urbains.

Autres chiffres clefs: les infrastructures du réseau Reuse réalisées permettent de mobiliser un volume journalier d’eau traitée qui dépasse 16.000 m3, soit un volume annuel mobilisable de plus de 5 millions de m3.

Le recours à cette eau pour l’arrosage permet annuellement une économie d’eau d’environ 2,4 millions de m3. Ce qui représente l’équivalent de la consommation moyenne annuelle en eau potable d’une ville de 70.000 habitants environ.

Les troisième et quatrième axes des actions d’Amendis visant l’amélioration de la gestion de l’eau, concernent l’innovation pour la mise en place des nouvelles technologies du métier de l’eau en général et en matière d’économie de l’eau et de réduction des fuites et la sensibilisation tout au long de l’année. A titre d’exemple, le délégataire mise sur des techniques innovantes de détection des fuites d’eau comme le gaz traceur et la détection acoustique.

Les pharmaciens autorisés à réaliser cinq tests rapides d’orientation diagnostique

Dans un communiqué daté du dimanche 18 Août, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, informe de l’ajout par arrêté ministériel numéro 1236.24- de nouveaux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) pouvant être effectués en officine.

Contactée par Médias24, Dr Souad Moutaouakil, présidente du conseil régional de l’ordre des pharmaciens du sud apporte plusieurs éclairages en lien, entre autres avec les types de test, la tarification et le démarrage effectif en officine.

Cinq nouveaux tests sont désormais réalisables en officines : la glycémie capillaire, le test oropharyngé pour l’angine streptococcique de type A, le test oropharyngé pour la grippe, ainsi que les tests de grossesse et d’ovulation.

Plusieurs avantages avérés des TROD

Selon notre interlocutrice, les TROD peuvent être déterminants dans plusieurs cas et orienter vers le bon diagnostic, ce qui est en soi important pour prendre le bon traitement. C’est le cas par exemple pour le test oropharyngé pour l’angine qui peut être utilisé pour déterminer la nature de l’angine qui peut être virale ou bactérienne. Le test permet ainsi d’orienter le diagnostic et d’éviter aux patients un recours systématique aux antibiotiques. Ce qui limite les risques liés à l’antibiorésistance.

Toujours selon Dr Moutaouakil, « le test capillaire pour la glycémie a l’avantage de favoriser le dépistage précoce du diabète et d’orienter rapidement le patient vers le médecin avant la survenance des complications majeures».

Celle-ci rappelle que les TROD permettant d’éviter les complications pour les maladies chroniques et l’antibiorésistance se font déjà dans plusieurs pays développés comme la France, la Suisse et le Canada.

Il importe de préciser qu’un TROD n’est pas un acte de biologie médicale. En conséquence, il ne peut pas remplacer un diagnostic réalisé au moyen d’un examen de biologie médicale.

Au sujet de la date de l’opérationnalisation et de  la tarification des TROD, Dr Moutaouakil précise que : «Nous sommes en train de réfléchir au niveau de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc pour l’application d’un tarif pour chaque test. La détermination de la tarification qui doit être harmonisée au niveau des différentes pharmacies du Maroc permettra ensuite l’opérationnalisation des TROD en officine».

L’autorisation pour les pharmaciens d’effectuer de nouveaux TROD, une décision saluée par la profession, valorise selon notre interlocutrice l’acte pharmaceutique.

Stade de Benslimane : la SGTM réalisera les terrassements généraux pour 356 MDH

La Société générale des travaux du Maroc (SGTM) est adjudicataire du marché relatif au lot n°1 concernant les terrassements généraux pour la construction du Grand Stade de Casablanca-Benslimane (Grand Stade Hassan II) pour 356 MDH.

Cette attribution fait suite à l’appel d’offres ouvert international, lancé par l’Agence nationale des équipements publics (ANEP) et dont l’ouverture des plis sur les offres de prix, s’est déroulée le 12 août à Rabat.

Pour ce qui est de la consistance des travaux, notons qu’en plus des travaux des terrassements généraux, le présent marché concerne, entre autres l’implantation des ouvrages rentrant dans le cadre de son lot, l’amenée, la mise en place, le repli de tous les matériaux et matériels nécessaires, l’abattage et le dessouchage des arbres et arbustes existants et la transplantation des palmiers et arbres.

Il importe de préciser que le délai global d’exécution des travaux du présent marché est fixé à quatre mois.  Ce délai court à compter de la date prévue par l’ordre de service prescrivant le commencement de l’exécution des travaux.

Doté d’un budget prévisionnel de 5 MMDH, le grand stade de Casablanca, fort de ses 115.000 places,  sera le plus grand stade en Afrique et le deuxième plus grand à l’échelle mondiale. Ce qui, en fera naturellement l’une des principales attractions de la coupe du monde 2030 qui sera organisée conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

Benmoussa appelle les écoles privées à ne pas augmenter les frais de scolarité

S’exprimant à cette occasion, le ministre cité dans un communiqué de son département, a souligné que le secteur de l’enseignement privé au Maroc constitue une composante du système éducatif marocain, et que le ministère prend des mesures pour le réglementer et l’accompagner. Et ce, afin d’améliorer sa performance et son efficacité éducative, en tenant compte des relations avec les familles et de l’intérêt suprême des élèves.

Selon la même source, Chakib Benmoussa a rappelé que le contrat type encadrant la relation entre les familles et les établissements d’enseignement scolaire privé constitue un document de référence essentiel, mettant l’intérêt de l’élève au-dessus de tout et garantissant les droits de toutes les parties. « Ce contrat vise également à assurer le droit des élèves à suivre régulièrement leurs études, sans que leur parcours scolaire ne soit entravé par tout conflit entre les parties ».

Notons que ce contrat sera enrichi dès la prochaine rentrée scolaire par une version mise à jour et encadrée par une note ministérielle pour en garantir les finalités.

Chakib Benmoussa a également appelé les représentants du secteur de l’enseignement privé à ne pas augmenter les frais de scolarité et à ne pas alourdir le fardeau des parents et tuteurs des élèves, soulignant toutefois la nécessité de veiller à ce que les frais de scolarité soient proportionnels aux services éducatifs fournis.

Il a aussi fait état des résultats positifs du travail conjoint avec ces instances, ouvrant la voie à la mise en place d’un contrat stratégique qui permettra de renforcer la coopération, de stimuler les investissements, de faciliter les procédures, d’améliorer la gouvernance et de gérer les ressources humaines formées. Et ce, dans l’optique d’apporter des changements au sein des salles de classe, tout en veillant à développer l’offre éducative dans ce secteur.

Pour leur part, les représentants du secteur de l’enseignement privé ont affirmé leur disposition et leur engagement à réussir la rentrée scolaire 2024-2025 et à améliorer l’offre éducative qu’ils proposent, en adéquation avec la réforme éducative menée par le ministère.

L’AMDL va lancer des travaux d’aménagement de nouvelles zones logistiques dans 3 villes

« Ces zones s’ajoutent à celle située au sud d’Agadir (Ait Melloul), dont les travaux d’aménagement sont en phase d’achèvement », précise le ministère du Transport et de la logistique dans un communiqué, à la suite de la réunion tenue le vendredi 26 juillet par le conseil d’AMDL, sous la présidence du ministre du Transport et de la logistique, Mohammed Abdeljalil.

La réunion a été consacrée à l’approbation des comptes de l’Agence pour l’exercice 2023 et à la présentation de ses principales réalisations au titre du 1er semestre 2024, durant lequel l’Agence a consolidé ses efforts pour l’accélération de la mise en œuvre des zones logistiques au Maroc, notamment  à travers le déploiement d’un programme prioritaire totalisant 750 hectares à l’horizon 2028.

« Ce programme vise à offrir un foncier logistique aménagé aux meilleurs standards, destiné à accueillir des bâtiments et des installations logistiques pour massifier les flux au niveau des zones de concentration de trafic de marchandises », est-il indiqué.

L’AMDL œuvre, en collaboration avec les partenaires du secteur privé, à l’élaboration de la 2e édition du programme de mise à niveau logistique des entreprises. L’initiative offre un appui technique et financier permettant d’améliorer la compétitivité logistique des acteurs de la supply chain, et ce, dans une perspective de complémentarité avec les autres programmes de soutien public, poursuit la même source.

Le conseil a approuvé les comptes de l’Agence au titre de l’année 2023, caractérisés par un engagement à hauteur de 75% du budget d’investissement de 300 MDH.

(Avec MAP)

Risque extrême de feux de forêt dans 10 provinces (ANEF)

L’ANEF produit journalièrement, et par le biais de ses modèles scientifiques de prédiction, des cartes qui identifient avec précision les zones à risque sur l’ensemble du territoire national. Objectif : anticiper la problématique des incendies de forêts au niveau national.

Pour les journées du 29 juillet au 31 juillet 2024, et après analyse des données relatives notamment aux types de forêt, à leur niveau de combustibilité et inflammabilité et aux paramètres topo-climatiques, il est repéré :

« La vigilance est demandée aux riverains des forêts et à tous les citoyens, estivants et visiteurs, ainsi qu’aux personnes travaillant en milieu forestier, afin de prendre les précautions nécessaires pour éviter les départs de feux de forêt », indique l’ANEF dans un communiqué.

L’Agence recommande également d’alerter  promptement les autorités locales en cas d’observation de fumées ou de comportements suspects.

Ahmed Bennis (Tanger Med Zones) : « Aujourd’hui, nous nous comparons aux grandes plateformes d’Europe de l’Est et d’Asie »

L’avenir de l’industrie automobile à Tanger, l’accompagnement de la mutation des chaînes de valeur automobile, la montée en puissance de l’électrique et l’engouement des investisseurs chinois à Tanger pour la voiture électrique… sont autant d’axes abordés par le directeur général de Tanger Med Zones, Ahmed Bennis, dans cet entretien.

Médias24 : Selon vous, comment l’écosystème automobile de Tanger Med se prépare-t-il face à la suppression progressive des composants de la voiture thermique qui sera remplacée par les véhicules hydrides et électriques?

Ahmed Bennis : Aujourd’hui, Tanger Med Zones qui incarne le développement industriel du pôle de Tanger Med s’étend sur 5.000 hectares. 3.000 hectares sont déjà opérationnels et accueillent pas moins de 1.300 multinationales, lesquelles opèrent principalement dans le secteur automobile. Cette branche industrielle représente 80% de la zone industrielle en termes de capacité, de création d’emplois et de volume d’affaires à l’export.

En 2023, le volume d’affaires à l’export des 1.300 multinationales a dépassé les 15,5 MM de dollars. Ce qui représente un chiffre extrêmement important. Aujourd’hui, l’écosystème industriel de Tanger Med Zones emploie pas moins de 110.000 compétences marocaines.

Les équipementiers automobiles installés au sein de Tanger Med Zones ont accompagné le développement du secteur automobile. Ils constituent des bases de production localisées au Maroc pour servir des clients principalement européens, mais aussi américains et asiatiques. Le port de Tanger Med leur permet de livrer un nombre de clients important dans d’excellentes conditions.

Les évolutions technologiques et celles des chaînes d’approvisionnement sont devenues un paramètre extrêmement important, parce que non seulement ces entreprises doivent adapter leurs outils de production, mais on doit aussi les accompagner dans le développement des compétences, lesquelles vont leur permettre de servir leurs clients dans les standards de qualité et de compétitivité souhaités par les donneurs d’ordres.

Aujourd’hui, cette transition technologique est une réalité parce que quasiment toutes les entreprises qui sont installées au sein de notre écosystème ont dû réadapter leurs outils de production. Elles ont été impactées directement ou indirectement.

 

Aujourd’hui, on pourra toujours annoncer avec beaucoup de fierté que l’écosystème batterie est en train de s’installer progressivement au Maroc

– Donc, les entreprises que vous mentionnez investissent…

– Il existe des investissements intrinsèques en lien avec les volumes de production rapatriés au Maroc. Mais cela est non seulement dû à cette transition technologique, mais aussi aux différentes crises que nous avons vécues, notamment la crise du Covid ou la crise ukrainienne, où pas mal de capacités ont été transférées au Maroc.

Cette donne est un bon signe. Le Maroc confirme à travers sa proposition de valeur qu’il est capable de répondre aux besoins des clients allemands et des donneurs d’ordres asiatiques, avec des standards de qualité assez élevés.

En clair, il y a eu des investissements au sein des unités industrielles de Tanger Med Zones, dans le cadre d’extension d’activités ou d’un nouveau business ou d’une activité qui a été rapatriée au Maroc. D’autres investissements ont également été réalisés en raison de nouvelles opportunités ou du fait du positionnement sur de nouveaux segments, notamment le véhicule électrique.

Aujourd’hui, on pourra toujours annoncer avec beaucoup de fierté que l’écosystème batterie est en train de s’installer progressivement au Maroc. Des usines sont en construction et des équipementiers s’installent pour servir principalement les véhicules électriques. Cela constitue pour nous de nouvelles opportunités d’investissement, et démontre aussi que nous sommes capables d’être agiles et d’adapter notre proposition de valeur pour attirer des équipementiers à forte valeur ajoutée.

Pour nous, il est essentiel de favoriser de très fortes synergies entre les équipementiers de rang 1, 2 et 3, et de pouvoir créer un écosystème complet pour que l’attractivité du Maroc ou de la destination Tanger Med ne soit pas exclusive à une catégorie en particulier

– Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de l’écosystème automobile, composé des équipementiers de rang 1, 2 et 3 ?

– Je pense que les stratégies qui ont été mises en place nous ont permis de densifier et massifier cet écosystème avec la présence aujourd’hui de plus de 150 équipementiers de rang 1, 2 et 3.

Pour ce qui est du fonctionnement de l’écosystème, les équipementiers de rang 3 servent les entités de rang 2, lesquelles fournissent les structures de rang 1, et ce sont ces dernières qui approvisionnent les usines situées au Maroc, en l’occurrence celles de Renault-Nissan à Tanger, Stellantis à Kénitra et la Somaca de Casablanca. Les équipementiers de rang 1 fournissent aussi les usines d’assemblage basées en Europe (Espagne, Portugal, Allemagne..).

Pour nous, il est essentiel de favoriser de très fortes synergies entre les équipementiers de rang 1, 2 et 3 et de pouvoir créer un écosystème complet pour que l’attractivité du Maroc ou de la destination Tanger Med ne soit pas exclusive à une catégorie en particulier.

Aujourd’hui, nous avons une offre adaptée pour les équipementiers des trois rangs, notamment en termes de superficie de terrain, de location de bâtiments et d’infrastructures. Par ailleurs, il est essentiel de faire progresser les équipementiers de rang 2 et 3 pour qu’ils puissent atteindre un niveau de qualité élevé leur permettant de répondre aux besoins des équipementiers de rang 1, lesquels subissent directement la rupture ou la transition technologique. En conséquence, il va falloir accompagner les équipementiers de rang 2 et 3 pour améliorer la qualité de leurs prestations auprès des équipementiers de rang 1 et des constructeurs automobiles.

 

Le complexe portuaire Tanger Med est connecté à plus de 180 ports à travers le monde

 – Quelle est la valeur ajoutée de Tanger Med Zones en matière de sécurisation ou d’amélioration de la compétitivité logistique des entreprises clientes de la zone industrielle ?

– Le complexe portuaire Tanger Med dessert à la fois les intérêts du Maroc et le commerce mondial, du fait de sa position stratégique sur le détroit de Gibraltar.

Tanger Med a la capacité d’accompagner le développement des importations et exportations marocaines et l’essor du transbordement de marchandises. Nous accompagnons les grands donneurs d’ordres de ce monde.

Tanger Med, classé 19e port au niveau mondial, est un atout majeur pour les entreprises installées au sein de notre écosystème.

Le complexe portuaire Tanger Med est connecté à plus de 180 ports à travers le monde. Le lien avec l’Europe est direct, avec une traversée qui dure au maximum 45 minutes. Cela permet aux entreprises de Tanger Med Zones de répondre aux besoins de leurs de clients ou des donneurs d’ordres d’une façon efficace et rapide, avec un gain de compétitivité très significatif.

Il est clair que la logistique est un levier pour le développement de l’industrie. Les entreprises qui sont installées au sein de notre écosystème l’ont clairement compris. Elles capitalisent ainsi sur les performances du port Tanger Med pour servir leurs clients.

La compétitivité logistique de Tanger Med permet à ces entreprises de gagner de nouveaux business et de toucher des clients qui sont beaucoup plus loin que ce qu’on peut imaginer.

À titre illustratif, à partir de Tanger Med, des expéditions se font vers l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et l’Asie. Cela démontre que la plateforme offre de la compétitivité logistique générant un meilleur positionnement sur les chaînes de valeur mondiale.

Il existe une conjoncture qui fait que le Maroc est une plateforme crédible et compétitive pour les investissements chinois ou en provenance d’Asie, ciblant le marché européen

 

– La Chine domine la chaîne de valeur du véhicule électrique. Aujourd’hui, on voit de plus en plus d’investissements dans la région. Est-ce qu’il y a un momentum que les investisseurs chinois sont en train de saisir ?

– Il est vrai que les investissements chinois étaient très timides. Il y en a eu quelques-uns depuis le démarrage de Tanger Med Zones. Quelques premières installations datent du début de l’année 2020.

Cela dit, on assiste ces dernières années à un phénomène d’accélération des investissements chinois grâce au partenariat avec la Cité Mohammed VI Tanger Tech et l’avènement de la Zone Tanger Tech.  Un environnement propice et une infrastructure dédiée aux entreprises chinoises et asiatiques, qui répondent au mieux à leurs attentes, ont vu le jour. Aujourd’hui, l’infrastructure est le réceptacle de ces investissements, et elle nous permet de mieux appréhender les besoins des entreprises chinoises.

De plus, il existe une conjoncture qui fait que le Maroc est une plateforme crédible et compétitive pour les investissements chinois ou en provenance d’Asie, ciblant le marché européen.

C’est une dynamique qui est lancée, et je pense que nous sommes sur la bonne voie pour attirer encore plus d’investissements chinois ou asiatiques d’une façon plus générale

– Quelles sont les filières dans lesquelles les entreprises chinoises sont présentes ?

– Elles sont présentes dans plusieurs filières, mais principalement dans celle du véhicule électrique. Cela est justifié par le fait que les entreprises chinoises sont très avancées sur le plan technologique en la matière. Elles ont développé une chaîne de valeur industrielle intégrée dans le véhicule électrique, regroupant les batteries, l’anode, la cathode et les différentes composantes du véhicule électrique.

Par ailleurs, le grand équipementier chinois Qingdao Sentury, spécialisé dans la fabrication de pneus, est en cours d’installation à Tanger Tech, avec un projet d’une très grande capacité. Nous aurons bientôt d’autres équipementiers qui viendront se positionner sur les systèmes de climatisation, d’emboutissage, de fabrication de pièces et de composants plastiques.

C’est une dynamique qui est lancée et je pense que nous sommes sur la bonne voie pour attirer encore plus d’investissements chinois ou asiatiques de façon plus générale.

En 2020, Tanger Med Zones a reçu le prix de la deuxième zone économique mondiale selon le classement du Financial Times

 

– Après tous les investissements réalisés depuis une dizaine, voire une vingtaine d’années, est-ce qu’il y a eu un transfert de technologie ou de compétences de la part des pays d’où provient le savoir-faire, pour ne citer que l’Allemagne et le Japon ?  En d’autres termes, avez-vous constaté une montée en compétences et en gamme de conception de produits de la part des clients de la plateforme ?

– La réponse est clairement oui. Les compétences marocaines ont démontré leur capacité à accompagner le développement du secteur automobile.

Pour rappel, le démarrage du secteur automobile remonte aux  années 2000, avec le secteur du câblage à Tanger Free Zone (TFZ).  Et puis la progression s’est faite dans la chaîne de valeur. Aujourd’hui, des investissements à fort apport technologique sont présents à Tanger Med.

Aujourd’hui, 90%, voire 95% des directeurs d’usines ou des directeurs généraux des entreprises du secteur sont de nationalité marocaine, avec une formation marocaine et une formation à l’international. C’est dire leur niveau de compétence élevé. De plus, nous relevons récemment le développement de nouvelles activités qui n’étaient pas destinées à être développées au Maroc, notamment les centres de recherche et développement. Aujourd’hui, on a quelques initiatives assez intéressantes chez plusieurs équipementiers qui démontrent que le Maroc est non seulement une base arrière de production, mais que Tanger Med est aussi un centre de production régional pour desservir différentes activités et qui abrite des centres R&D.

En outre, des activités support initialement développées en Allemagne, en France ou en Espagne ont été transférées au sein des usines implantées dans la plateforme. Les grandes multinationales ont fait le choix d’installer ces activités au Maroc, en raison de l’existence d’un vivier de compétences, doté d’un niveau élevé leur permettant de répondre aux exigences des équipementiers. Elles font confiance au pays et aux compétences marocaines qui ont réussi la transition technologique haut la main.

 

Aujourd’hui, nous nous comparons aux grandes plateformes d’Europe de l’Est et aux plateformes asiatiques

– Quels sont les nouveaux efforts de promotion de Tanger Med dans ce contexte de changement de la chaîne de valeur automobile ?

– Je pense qu’il est important pour nous de maintenir une veille assez prononcée sur ce qui se fait à l’international. Aujourd’hui, nous nous comparons aux grandes plateformes d’Europe de l’Est et aux plateformes asiatiques. Nous essayons donc d’emprunter le meilleur de celles-ci et de capitaliser sur les expériences des autres plateformes en avance, pour offrir une forte proposition de valeur aux équipementiers. L’enjeu est aussi d’attirer de nouveaux arrivants qui vont se positionner sur la chaîne de valeur automobile et permettre ainsi au Maroc d’améliorer son taux d’intégration local.

Notre action s’articule autour de quatre volets importants :

– Le premier concerne la qualité de l’infrastructure, qui doit être au niveau des standards les plus élevés pour répondre de la façon la plus efficace aux demandes de nos investisseurs.

– Le second volet a trait à la synergie développée entre le pôle industriel et le pôle portuaire et logistique, qui nous permet de renforcer la compétitivité des entreprises et de leur offrir une proposition de valeur complète Cette dernière inclut aussi bien la composante industrielle que la composante logistique, deux paramètres, extrêmement importants pour les entreprises.

– Le troisième volet est relatif à la notion de guichet unique comme facteur qui nous rapproche des industriels. En plus de permettre l’interaction  avec les industriels et la  facilitation des procédures administratives liées à leurs installations et à leur développement, le guichet unique permet la compréhension des exigences des industriels.

– Enfin le quatrième volet concerne les compétences marocaines, lesquelles sont un facteur déterminant.

La SMT compte investir jusqu’à 500 MDH sur les trois prochaines années

La Société marocaine des tabacs (SMT), qui a inauguré il y a trois décennies son site industriel de Aïn Harrouda, compte parmi les locomotives industrielles du Royaume. L’entreprise entre dans le giron de Imperial Brands, quatrième opérateur de l’industrie du tabac au monde.

Sur les dix dernières années, la SMT a investi près de 458 MDH pour consolider et moderniser l’outil de production de l’usine modèle située à Aïn Harrouda. Génératrice d’une valeur ajoutée locale de près de 200 MDH par an grâce à cette unité industrielle, la SMT, qui couvre un large spectre de la chaîne de valeur de l’industrie du tabac, notamment l’approvisionnement, la fabrication, la distribution et la logistique, collecte annuellement prés de 12 MMDH pour le Trésor public.

Entre 300 et 500 MDH seront investis au cours des trois prochaines années

L’effort d’investissement de la SMT se poursuivra au cours des trois prochaines années. Entre 300 et 500 MDH seront investis en fonction de l’évolution du secteur du tabac. Cette industrie enregistre de profondes mutations au niveau international, dont des vagues de consolidation et le renforcement du positionnement de la Pologne et de la Turquie. Deux pays qui, pour l’heure, profitent de la qualité de leurs ressources humaines et de leur compétitivité en termes de coût.

La célébration du 30e anniversaire de l’usine de Aïn Harrouda, ce jeudi 25 juillet, en présence de plusieurs personnalités pour ne citer que l’ancien argentier du Royaume, Fathallah Oualalou, était l’occasion pour  Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, de saluer les performances de la SMT au cours des trente dernières années.

« Nous célébrons aujourd’hui 30 ans de succès », a souligné le ministre, qui a rappelé le rôle moteur de l’investissement pour l’essor industriel du Royaume.

Lors de sa présentation, Adama Diop, directeur de l’usine de Aïn Harrouda, n’a pas manqué d’évoquer l’impact, depuis 2022, du dernier plan quinquennal fiscal sur la croissance de la SMT. Et ce, par rapport à la concurrence qui, selon lui, ne crée pas de valeur ajoutée locale. « Nous espérons que le ministre Jazouli sera notre avocat auprès du gouvernement pour des bases fiscales plus équitables pour promouvoir le made in Morocco ».

Notons que la SMT qui exporte au Mali, en République centrafricaine et prochainement au Burkina Fasso, ambitionne de pénétrer d’autres pays du continent.

Vaisseau amiral de Imperial Brands en Afrique

L’unité industrielle de Aïn Harrouda, inaugurée en 1994 par le Souverain, est la plus grande usine de Imperial Brands en Afrique. Doté d’une capacité de production de 10 milliards de cigarettes par an, le site verra sa capacité portée à 15 milliards de cigarettes par an.

Au registre environnemental, la structure industrielle fait office de modèle. Pour preuve, les efforts d’investissement de la SMT ont permis à l’usine de se doter de brûleurs à gaz (plus écologiques que les brûleurs à gasoil), de filtreurs ultra-performants, de scrubbers pour la qualité de l’air et d’une station de traitement des eaux usées.

« La SMT respecte les normes environnementales les plus strictes au niveau mondial », a confié Adama Diop. Toujours au chapitre environnemental, le site industriel, qui a baissé son impact carbone de 1.200 tonnes par an et sa consommation d’eau de 40%, ambitionne d’ici 2025 de ne plus envoyer de déchets à la décharge publique.

Notons enfin que pour satisfaire ses besoins énergétiques, l’usine de Aïn Harrouda produira de l’énergie solaire en 2025.

Croisière et plaisance. Le port de Tanger Ville aspire à devenir une référence en Méditerranée

Le projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger Ville fait partie intégrante d’un ensemble de projets ayant marqué le Maroc au cours des deux dernières décennies.

Il s’inscrit dans la vision royale visant un développement territorial intelligent, durable, créateur de richesse et respectueux de l’environnement.

Au micro de Médias24, Mohamed Maghazi, commandant du port de Tanger Ville, rappelle les liens entre le complexe portuaire de Tanger Med et le port de Tanger Ville. Il apporte également un éclairage sur les objectifs assignés au port dans le cadre du projet de reconversion de la zone portuaire de la « perle du Nord ».

Tanger Med a contribué à la vocation touristique du port de Tanger Ville

Le développement territorial de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a commencé avec le projet de Tanger Med qui a vu le jour en 2003 et a été mis en service en 2007.

« Le complexe portuaire Tanger Med, mastodonte industriel, a permis au port de Tanger Ville de se libérer du traitement des marchandises en intégrant toutes les industries de manutention du port de Tanger Ville », explique en substance notre interlocuteur (voir vidéo). Cette reconfiguration a permis au port de Tanger Ville de se consacrer à une nouvelle vocation touristique.

« Les principaux objectifs assignés au port de Tanger Ville, dans le cadre du projet de reconversion de la zone portuaire sont d’être un port de référence pour l’accueil  des bateaux de croisière et de plaisance au niveau de la Méditerranée et, surtout, d’assurer les opérations d’accueil de façon durable en respectant l’environnement », précise Mohamed Maghazi.

Les plus grands bateaux de croisière peuvent accoster

Le projet de reconversion de la zone portuaire de Tanger Ville est structuré autour de trois axes : la plaisance, la croisière et la pêche.

« La ville de Tanger dispose de la plus grande marina au niveau national, avec une capacité d’accueil de 1.400 anneaux », indique notre source.

L’autre composante de l’axe « plaisance » consiste en un projet immobilier qui s’étend sur 28 ha, avec une superficie construite de 28.000 m2. Deux hôtels 5 étoiles seront édifiés, offrant une capacité d’hébergement de 1.200 lits. Un palais des congrès d’une capacité de 1.500 places est aussi prévu dans le cadre du projet immobilier. À cela s’ajoute la construction d’un mall.

Au sujet de l’axe « croisière », notre interlocuteur souligne que le port de Tanger Ville a connu d’importants travaux d’extension au niveau des infrastructures portuaires. Ce qui lui permet aujourd’hui de répondre aux besoins de l’industrie de la croisière et d’être en mesure d’accueillir les plus grands bateaux de croisière au monde pouvant atteindre 360 m de longueur.

Notons que le port de Tanger Ville dispose également d’une ligne fast ferry reliant le port de Tarifa. « Nous réalisons un trafic global de 1,6 million de passagers par an, et 40% d’entre eux sont des touristes qui viennent découvrir Tanger le temps d’une journée ou durant une semaine », précise notre source.

Pour ce qui est de l’axe « pêche », il importe de préciser que la ville de Tanger est dotée d’un des plus grands ports de pêche du Royaume, avec une capacité adaptée à l’activité au niveau de la région.

Cybersécurité : voici les onze objectifs de la Stratégie nationale 2030, dévoilée par la DGSSI

La Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI) vient de dévoiler la Stratégie nationale de cybersécurité à l’horizon 2030. La vision qui sous-tend la nouvelle feuille de route est la suivante : l’édification d’un cyberespace national fiable, sécurisé et résilient, à même de soutenir la transformation digitale du Royaume, de promouvoir la prospérité économique et d’assurer le bien-être des citoyens.

La nouvelle Stratégie nationale, disponible sur le site web de la DGSSI, s’articule autour de quatre piliers, 11 objectifs stratégiques, 26 initiatives et 60 actions.

Le Pilier 1 relatif à la gouvernance nationale de la cybersécurité vise, d’une part, le maintien et le renforcement du cadre juridique et normatif et, d’autre part, l’amélioration des mécanismes de coordination nationale. L’objectif stratégique du maintien et du renforcement du cadre juridique et normatif s’accompagne de deux initiatives. La première concerne la révision périodique et le renforcement de l’arsenal juridique et normatif régissant la cybersécurité. La deuxième initiative se rapporte à la déclinaison sectorielle du cadre juridique et normatif.

L’atteinte de l’objectif d’amélioration des mécanismes de coordination nationale se concrétisera, selon la nouvelle feuille de route, grâce à trois initiatives. Il s’agit de l’amélioration de la coordination et le partage d’informations entre les intervenants en matière de protection des infrastructures d’importance vitale (IIV), l’amélioration de la coordination entre les organes en charge de l’application de la loi et les organes chargés du renseignement cyber et, enfin, la promotion et le développement des mécanismes de coordination avec les acteurs privés.

Quatre objectifs stratégiques sont assignés au Pilier 2 portant sur la sécurité et la résilience du cyber-espace national :

1- appuyer la prise de décision et soutenir les politiques publiques fondées sur les données ;

2- promouvoir la mise en œuvre de standards et de normes de cybersécurité ;

3- renforcer les capacités nationales de prévention, de gestion et de réactions aux incidents et crises cybernétiques ;

4- renforcer la protection des systèmes d’information.

Le renforcement de la préparation nationale et de la réactivité du pays pour faire face aux crises cybernétiques, le développement des capacités sectorielles en matière de gestion des incidents en la matière et le renforcement de la résilience des opérateurs télécoms et opérateurs de services numériques sont autant d’initiatives pertinentes du Pilier 2.

Le Pilier 3; afférent au développement des capacités et sensibilisation, vise le développement de la culture de cybersécurité au sein de la société, le renforcement des capacités des ressources humaines en la matière et le soutien du développement de l’écosystème national de cybersécurité et la promotion de l’innovation.

Le Pilier 3 comporte également plusieurs initiatives phares, parmi lesquelles l’introduction des modules de sensibilisation à la cybersécurité au niveau scolaire, la mise à niveau et l’augmentation des cursus de formation dans les universités et les centres de formation professionnelle et l’encouragement de la certification professionnelle afin de constituer un vivier d’experts certifiés en matière de cybersécurité au niveau national.

Enfin, le Pilier 4, relatif à la coopérative régionale et internationale, vise le développement de la coopération bilatérale et la promotion d’une participation active à l’échelle régionale et internationale sur les thématiques de la cybersécurité.