OPCVM : le marché baisse, mais il continue de faire preuve de résilience

L’actif net sous-géré par les OPCVM continue de reculer. Il s’est situé à 541,7 milliards de DH au 21 octobre 2022, enregistrant ainsi une baisse de 8,6% depuis début 2022. Cette baisse est liée en grande partie à celle des fonds Actions et des Obligations moyen et long terme (OMLT), qui s’est située à 16,8% et 15,9%, en ordre respectif.

La plus forte hausse est enregistrée par les OPCVM Contractuels (+162,3%) et les OPCVM Monétaires (+16,9%).

Un gérant de fonds de la place, joint par LeBoursier, estime que la baisse du marché des OPCVM est considérable, et qu’elle vient interrompre une longue période de progression constante des actifs sous gestion. « L’actif net sous-géré par les OPCVM était en constante évolution. La dernière baisse du marché date de 2003. Depuis, on n’a pas connu de baisse. Là, on marque une rupture très brutale par rapport à l’évolution des actifs sous gestion. »

Ce sont les OPCVM OMLT qui souffrent le plus de la dégradation du marché. « Les OMLT détiennent la plus grosse part des actifs sous gestion. C’est ce qui explique le fait que cette catégorie d’actifs a connu beaucoup de rachats en comparaison avec les autres actifs. Les OMLT ont perdu à peu près 40 milliards de DH. »

La hausse actuelle des OPCVM Monétaires pourrait s’arrêter. « Les investisseurs qui ont fait des rachats sur les OMLT se sont réorientés vers le Monétaire parce que cette catégorie d’actifs est la moins sensible à la hausse des taux. Mais, bientôt, les OPCVM Monétaires seront, eux aussi, impactés négativement, à la suite notamment du durcissement de la politique monétaire qui pourrait mettre de la pression sur les fonds de roulement des entreprises, spécialement la partie corporate qui va également payer plus d’impôts en 2023. Les entreprises sont les plus gros investisseurs sur les fonds monétaires, elles ne pourront plus le faire à cause des pressions qui s’accumulent sur leur fonds de roulement», explique notre interlocuteur.

« Les fonds Actions se maintiennent en baisse à cause de la dépréciation du marché boursier, liée au contexte économique qui demeure difficile », ajoute-t-il.

C’est dire si « les perspectives d’évolution du marché des OPCVM sont très négatives pour l’année 2022 et également pour début 2023 ».

Le marché continue de faire preuve de résilience malgré sa baisse

Notre interlocuteur estime que la baisse actuelle de l’actif net sous-géré par les OPCVM est forte, mais elle reste en cohérence avec les difficultés du contexte actuel.

Il considère même que « le marché fait preuve de résilience. Sa baisse aurait pu être plus importante que le niveau atteint jusqu’à présent. Elle est donc totalement justifiée. Cette résilience a caractérisé le marché même en 2020, pendant la pandémie ; période durant laquelle les actifs se sont bien comportés ».

Et d’ajouter : « Cette année-là, le contexte est différent et bien plus compliqué. Il y a beaucoup de paramètres négatifs, notamment la politique budgétaire qui commence à connaître quelques difficultés, il y a l’IS qui a augmenté pour pas mal d’entreprises, la campagne agricole qui peine à démarrer. »

« Le contexte de 2022 est plus compliqué que celui de l’année du Covid parce qu’on a ôté l’appui de la politique monétaire. Pendant le déclenchement de la pandémie, l’assouplissement et l’appui de la politique monétaire avaient calmé partiellement les investisseurs », explique-t-il.

Ciments du Maroc continue de baisser en bourse à cause du contexte économique

Ciments du Maroc se maintient en baisse en bourse. Ce titre a perdu en effet 28% depuis début 2022 jusqu’à la séance de ce mercredi 2 novembre, pour descendre à 1.368 dirhams. Certes, l’ensemble du marché suit actuellement une tendance baissière, mais la dépréciation de Ciments du Maroc est plus importante que celle du MASI (-18,6%).

Évolution du cours de Ciments du Maroc

Joint par LeBoursier, un analyste de la place indique que « la conjoncture économique n’est pas très favorable pour l’activité de Ciments du Maroc. La preuve, les résultats du premier semestre sont en dégradation. Et les ventes du ciment continuent de baisser ».

« La conjoncture actuelle devrait faire ralentir l’activité de cette cimenterie. Du coup, pour le moment, on estime que ses perspectives d’évolution ne sont pas très favorables. »

A rappeler que le chiffre d’affaires du groupe Ciments du Maroc a connu une petite hausse de 1,4% en comparaison avec la même période de l’année précédente, pour se situer à 2 MMDH au premier semestre. Cette évolution est liée à la bonne tenue des ventes de clincker à l’export et des matériaux de construction.

En revanche, la hausse des coûts de production, notamment de petcoke, a pesé sur les marges et le résultat net. Ainsi, le résultat d’exploitation a reculé de 11,7% à 700 MDH. De son côté, le résultat net a perdu 17,8% à 482 MDH.

En ce qui concerne les ventes du ciment, elles se sont accentuées par rapport au mois d’août pour atteindre 8,33% à fin septembre. 9,38 Mt ont été livrées contre 10,23 Mt à fin septembre 2021, d’après les derniers chiffres de l’Association professionnelle des cimentiers (APC). A noter que sur l’unique mois de septembre, la consommation de ciment a baissé de 15,8% à 1,17 Mt, par rapport à septembre de l’année précédente.

Les analystes recommandent de conserver le titre

BMCE Capital Global Research (BKGR) et CFG Bank recommandent, dans leur dernier Stock guide, de conserver le titre Ciments du Maroc dans les portefeuilles.

Les analystes de BKGR tablent sur un ralentissement de la croissance de l’activité en 2022. « A l’instar de son principal concurrent marocain, nous anticipons pour Ciments du Maroc une croissance de l’activité commerciale en ralentissement en 2022, dans un contexte de hausse des prix, intégrant essentiellement un effet prix favorable combiné à une quasi-stagnation des ventes de ciment à l’échelle nationale, exacerbée par une faible reprise du secteur immobilier à court terme », expliquent-ils.

Ils anticipent également un fort ralentissement de la marge opérationnelle (MOP), en raison de l’alourdissement de ses achats consommés, notamment de petcoke (+43% y-t-d du prix du Brent).

« Dans l’attente d’un apaisement des tensions autour du contexte international et d’une réelle reprise du secteur immobilier, nous recommandons de conserver le titre dans les portefeuilles. »

Le cours objectif établi par BKGR pour Ciments du Maroc est de 1.778 dirhams. Le titre garde ainsi un potentiel de hausse d’environ 30%.

CFG Bank a recalculé un nouveau prix cible pour Ciments du Maroc, à la suite de la mise à jour du modèle économique qui a été effectuée par les analystes pour prendre en compte l’évolution de la consommation de ciment depuis le début de l’année, les nouvelles prévisions pour l’industrie du ciment, et les nouveaux prix du coke de pétrole.

« À la lumière de nos nouvelles prévisions, nous estimons que l’action se négocie actuellement à sa juste valeur. En effet, l’action CMA se négocie actuellement à terme EV/EBITDA multiples 2022E et 2023E de 13,3x et 12,7x respectivement. Nous estimons que ces niveaux de valorisation sont justifiés compte tenu des conditions actuelles du marché. »

Ils évaluent le titre à 1.409 dirhams, soit un petit potentiel de hausse de 2%.

« Par ailleurs, compte tenu de l’importante trésorerie positive de la société, nous n’excluons pas la possibilité pour Ciments du Maroc de redistribuer un dividende exceptionnel à court ou moyen terme, et/ou d’envisager de nouvelles opportunités de croissance externe qui contribueraient à améliorer ses perspectives de croissance », concluent-ils.

Label’Vie baisse en bourse, mais ses fondamentaux restent solides (analyste)

Le titre Label’Vie a cédé 9,09% à la Bourse de Casablanca, depuis début 2022, pour descendre à un cours de 4.500 dirhams ce mardi 1er novembre. Sa baisse est légèrement moins importante que celle du MASI (-18,31%).

Évolution du titre Label’Vie depuis début 2022

« Le titre Label’Vie fait quand même mieux que le marché », commente un analyste de la place, joint par LeBoursier qui  considère que la baisse du titre Label’Vie est liée en grande partie à « la baisse générale du marché ainsi qu’à « l’impact négatif de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages ».

Et d’expliquer : « Label’Vie n’est pas une société qui fait de la production. C’est un distributeur. Donc la répercussion de la hausse des prix des produits de consommation se fait au niveau des fabricants des produits. Label’Vie n’en profite pas. En face, Label’Vie, comme le reste du secteur de la distribution, subit les conséquences de la dégradation du pouvoir d’achat des ménages à cause de l’inflation. »

Mais globalement les fondamentaux du groupe sont bons. « Label’Vie demeure une valeur de croissance. Ses fondamentaux restent solides. Le groupe a un bon modèle économique et il poursuit sa stratégie de croissance en continuité. Tous les concepts lancés par le groupe marchent bien, notamment Carrefour Market, Atacadao, Market express, etc. »

A rappeler que les réalisations semestrielles du groupe Label’Vie affichent une bonne mine. Le chiffre d’affaires du groupe Label’Vie a augmenté de 16% à 6,2 MMDH au premier semestre 2022. Le résultat net consolidé, quant à lui, a atteint 224 MDH au 30 juin 2022, soit une augmentation de 37%.

« C’est dire que la réaction du marché, qui a déclenché une tendance baissière, n’est pas en lien avec les fondamentaux du groupe. C’est une réaction qui est influencée par la tendance baissière globale du marché et par le manque de visibilité qui persiste. Les valeurs liquides et les grosses capitalisations sont les plus impactées par la baisse du marché parce qu’elles tiennent une grande pondération dans les portefeuilles des gérants de fonds et des investisseurs. Donc quand il y a un mouvement vendeur, les investisseurs cèdent une grande partie de ces valeurs », explique notre interlocuteur.

BKGR et CFG Bank recommandent de conserver Label’Vie 

Dans leur dernier Stock guide, BMCE Capital Global Research (BKGR) et CFG Bank recommandent aux investisseurs de conserver le titre Label’Vie dans les portefeuilles.

Les analystes de BKGR anticipent un bond de 13,3% de l’activité commerciale de Label’Vie en 2022 avec un chiffre d’affaires de 13,3 MMDH. Cette évolution devrait être tirée essentiellement par la croissance organique du groupe intégrant :

> Une progression anticipée de 13% des ventes du segment supermarché « Carrefour Market», qui devrait tirer avantage du nombre exceptionnel d’ouvertures réalisées en 2021 (27 nouveaux points contre une moyenne de 11/an entre 2018 et 2020) et du maintien escompté d’un rythme de développement agressif en 2022.

> Une bonification prévisionnelle de 16,5% du chiffre d’affaires relatif au segment hypermarché « Carrefour», portée notamment par l’ouverture attendue de nouveaux points de vente.

> Et, une amélioration escomptée de 11% des revenus du segment hyper cash « Atacadao», intégrant le retour à plein régime de l’activité des CHR, couplé à un développement anticipé de nouvelles ouvertures.

La capacité bénéficiaire, pour sa part, devrait se renforcer en 2022 sous l’effet de la constatation de la plus-value liée à l’OPCI Terramis.

BKGR évalue le titre à 4.910 dirhams. Cette valeur garde ainsi un potentiel de croissance de 9,1%, en comparaison avec un cours de 4.500 dirhams (observé à la clôture de la séance de ce mardi 1er novembre).

CFG Bank, quant à elle, évalue le titre Label’Vie à 5.335 dirhams, soit un potentiel de hausse de 18,5%.

La recommandation de CFG est soutenue par les facteurs suivants :

> Le potentiel important de développement du commerce moderne organisé comme alternative au commerce de détail traditionnel. Avec un taux de pénétration aussi bas que 17%, il est clair que l’avenir est prometteur pour des acteurs tels que Label’Vie qui ont les moyens et/ou accès à des financements pour investir dans ce secteur aux belles perspectives de croissance. Actuellement la plupart des achats au Maroc se produisent dans les marchés ouverts ou dans de nombreuses petites épiceries spécialisées.

> Les antécédents ainsi que la stratégie agressive du groupe en matière de déploiement de magasins, qui devrait se poursuivre dans le futur (+18.000 m2/an sur les prochaines années).

> Le succès de l’activité supermarchés et hypermarchés grâce à une stratégie de mix produits, à une tarification ciblée et à un intérêt croissant des consommateurs pour Carrefour, sa marque de distributeur (MDD,) qui constitue un avantage concurrentiel majeur pour le groupe.

> Le potentiel du format « Atacadao » comme moyen alternatif pour capter indirectement les 83% de l’épicerie qui passent actuellement par d’autres canaux d’achat traditionnels.

> Le fort potentiel de croissance des bénéfices du groupe sur la période 2021-2025 (+12,5%). Un niveau bien au-dessus de la moyenne du marché. Bien que le titre se négocie sur un P/E plus élevé que la moyenne du marché, cela se justifie pleinement par le fait que son potentiel de croissance est considérable.

CIH va augmenter son capital et se lancer dans la gestion d’actifs

CIH Bank va procéder à une augmentation de capital en numéraire pour un montant maximum de 200 millions de DH, prime d’émission incluse, à travers l’émission de 645.073 actions nouvelles d’une valeur nominale de 100 dirhams par action, avec une prime d’émission de 210 dirhams par action, soit un prix d’émission qui s’élève à 310 dirhams par action.

L’Autorité marocaine des marchés des capitaux (AMMC) a visé le prospectus relatif à cette opération en date du 28 octobre 2022.

L’augmentation de capital, qui s’inscrit dans la lignée du plan de développement de la banque, vise le renforcement des fonds propres réglementaires actuels pour répondre aux exigences en matière de solvabilité, ainsi que le financement du plan de développement et l’accompagnement de la dynamique de croissance des crédits distribués.

CIH compte se lancer dans la gestion d’actifs

CIH Bank indique, dans le prospectus publié à l’occasion de l’opération d’augmentation de capital, qu’un projet de mise en place d’une société de gestion d’actifs a démarré courant 2022. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’enrichissement et le développement des offres proposés par CIH Bank via ses filiales. Ainsi, l’objectif de la société de gestion est de fournir une gamme diversifiée d’offres aux tiers pour le placement et l’épargne.

Par ailleurs, l’orientation stratégique de la banque repose sur la poursuite du recrutement massif de clients et l’innovation des offres axées sur le digital, à même de développer l’activité et d’améliorer ainsi le PNB.

Voici les grandes lignes du plan de développement moyen terme de la banque pour la période 2021-2025 :

> Conquête et développement du portefeuille client à travers le recrutement en masse, avec une offre centrée client et en anticipant l’évolution des modes de consommation des banques avec un modèle original de tarification.

> Modèle de distribution axé sur la proximité technologique et le développement :

– des réseaux alternatifs de traitement de cash ;

– des solutions et fonctionnalités du réseau digital (CIH Mobile, CIH Corporate, CIHNet, We Pay) adressant chaque segment de marché ;

– du centre de relation clientèle et permettre une efficacité dans les contacts avec les clients.

> Maîtrise des coûts et de la productivité en capitalisant sur l’infrastructure technologique afin d’augmenter le volume des clients et des transactions, et développer l’activité avec des coûts marginaux de plus en plus faible.

> Ouverture de nouvelles agences portant le réseau à environ 350 agences.

> Investissement dans une plateforme technologique capable de gérer plus de client et le développement des transactions via les canaux digitaux.

> Développement du réseau GAB pour le traitement du cash out et du réseau alternatif à travers l’établissement de paiement.

> Développement du Data LAB pour explorer les potentialités du Big Data et du deep learning.

> Renforcement des synergies avec les filiales et avec le groupe CDG.

> Poursuite du programme SMQ avec la certification d’autres process et la généralisation des engagements de service SLA destinés à améliorer la qualité de service aux clients.

> Poursuite de la politique de communication innovante et différenciée.

> Développement endogène de l’activité leasing du groupe CIH Bank.

La banque vise l’amélioration de sa liquidité

Le plan de développement prévoit des actions afin d’améliorer durablement la situation de liquidité de la banque, dont notamment :

> L’émission des Certificats de dépôt de façon dynamique et souple en ajustement avec les besoins.

> L’allongement des ressources par des Emprunts obligataires et des OSH (Obligation sécurisée hypothécaire, ndlr) avec deux options : privilégier l’amélioration du profil de liquidité et celle du PNB en renforçant l’activité commerciale.

> La poursuite de la politique de collecte des ressources sur la clientèle des particuliers (Comptes chèques et comptes d’épargne), considérée plus stable.

> Le maintien du matelas des actifs réalisables avec un encours moyen dépassant 5 MMDH.

Bourse : Maroc Telecom poursuit sa baisse après la publication des résultats du T3 2022

Maroc Telecom a perdu 3,8% en l’espace de deux séances de cotation, juste après avoir dévoilé ses résultats trimestriels. Le cours du titre est descendu à 102,45 dirhams à la clôture de la séance de ce mercredi 25 octobre ; séance au cours de laquelle le titre a perdu 2,15%. La baisse de Maroc Telecom en YTD s’est ainsi située à 26,5%.

Évolution du cours de Maroc Telecom

A rappeler que le chiffre d’affaires global consolidé du groupe ressort stable (+0,1%) à 26,8 MMDH. Cette évolution traduit une timide hausse des activités de 1%, et une petite baisse de 0,5% de l’activité au Maroc.

Pour sa part, le résultat net publié part du groupe (RNPG) atteint 2 MMDH, en baisse de 51% par rapport à fin septembre 2021 à la suite de la déduction de l’astreinte fixée par l’ANRT de 2,45 MMDH. Hors astreinte, le RNPG ressort à 4,5 MMDH, en hausse de 5,3%.

Joint par LeBoursier, un analyste souligne que « ces résultats étaient anticipés par les analystes du marché. Ils sont globalement en ligne avec nos prévisions. En gros, le chiffre d’affaires ressort en stagnation, à cause en grande partie du recul de l’activité au Maroc. Le RNPG, lui, est impacté par l’astreinte infligée par l’ANRT, qui était déjà annoncée et connue par le marché ».

« Le marché est actuellement en phase baissière. Il y a un mouvement vendeur, en face, il n’y a pas vraiment d’acheteurs. Dans ce contexte, le marché reste très sensible aux annonces négatives. Les investisseurs réagissent plus aux annonces négatives qu’aux annonces positives, d’où la poursuite de la dépréciation du titre Maroc Telecom », précise notre analyste.

CFG commente les résultats de IAM et recommande d’acheter le titre

CFG Bank a diffusé une note de recherche, à la suite de la publication des résultats trimestriels de Maroc Telecom, où elle recommande d’acheter le titre avec un cours cible de 123 dirhams ; soit un potentiel de croissance de 20% en comparaison avec le cours de clôture de la séance de ce mercredi 26 octobre (102,45 dirhams).

Les analystes de CFG considèrent que le titre est sous-évalué par le marché. « Avec un cours actuel de 105 dirhams (observé à la clôture de la séance du mardi 25 octobre, ndlr), IAM traite avec un multiple EV/EBITDA de 6,3x pour l’exercice 2022 et de 6,2x pour 2023. Nous estimons que ces niveaux de valorisation sont relativement faibles par rapport à la valeur intrinsèque du groupe, compte tenu des conditions du marché actuelles, avec un coût du capital très faible et des perspectives de croissance d’IAM ».

En commentant les réalisations trimestrielles de Maroc Telecom, les analystes soulignent: « alors que les revenus enregistrés au Maroc étaient légèrement supérieurs aux attentes, les revenus à l’étranger ont légèrement sous-performé en comparaison avec nos prévisions pour l’exercice 2022E, ce qui nous amène à penser qu’ils ne répondront pas nécessairement à nos prévisions d’ici la fin de cette année ».

Et d’ajouter : « Dans l’ensemble, nous pouvons à nouveau observer deux tendances distinctes dans la performance du groupe, la première étant l’environnement difficile au Maroc qui a fait chuter les revenus de 0,5 % en glissement annuel, et la seconde étant la performance positive à l’étranger grâce à la croissance robuste du chiffre d’affaires de la data mobile (+29,1%). Cette croissance continue des revenus de la data mobile a permis au groupe de contrebalancer une baisse des tarifs de terminaison d’appel mobile sur de nombreux marchés (notamment la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Togo et le Niger) ».

Les analystes de CFG Bank reviennent sur les facteurs qui continuent d’impacter l’activité de Maroc Telecom. « Alors que Maroc Telecom fait aujourd’hui face à plusieurs défis juridiques tant au Maroc qu’à l’étranger, tout en souffrant d’un environnement concurrentiel plus contraignant, une baisse des tarifs de terminaison d’appel mobile tant au Maroc qu’à l’étranger, nous avons choisi de dégrader certains paramètres de notre modèle au début de l’année », expliquent-ils.

« Cependant, si l’impact négatif de la baisse des tarifs de terminaison d’appel mobile s’est fait sentir dans son intégralité sur l’année écoulée, la nouvelle configuration du marché, dans lequel Maroc Telecom fait face à une concurrence plus tendue, devrait encore avoir des répercussions négatives sur le groupe dans les années à venir ».

CFG anticipe une poursuite de la perte des parts de marché de cet opérateur. « En effet, nous nous attendons à ce que le groupe continue de perdre des parts de marché bien qu’à un rythme beaucoup plus lent. Cependant, les marges opérationnelles du groupe étant supérieures à nos anciennes prévisions, nous avons choisi de revoir à la hausse nos estimations pour tenir compte de leur amélioration sur les neuf premiers mois de 2022″.

Voici le programme d’investissement de Aradei Capital pour la période 2022-2024

Aradei Capital envisage une augmentation de capital portant sur un montant de 250 MDH par émission de 568.181 nouvelles actions, d’après un communiqué de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) qui a visé, en date du 24 octobre 2022, le prospectus relatif à cette opération.

A rappeler que l’objectif de cette opération est de servir au financement des fonds propres d’un projet retail situé en agglomération de Casablanca, pour un investissement global de 350 MDH, avec une surface commerciale utile de 25.000 m².

Cette opération est l’occasion pour Aradei de faire le point sur son programme d’investissement pour les exercices 2022, 2023 et 2024, tel que présenté sur le document de référence.

Révision du programme d’investissement

Il en ressort que Aradei a modifié son programme d’investissement prévu pour ces deux exercices. Le programme d’investissement prévisionnel au titre de l’exercice 2022 prévoit désormais 500 MDH, contre 332,5 MDH précédemment communiqué.

La hausse de 167,5 MDH s’explique par le closing de l’opération Akdital Immo en début d’année et le lancement de l’ensemble des chantiers en 2022. Elle s’explique également par un projet greenfield qui pourrait être réalisé d’ici la fin de l’année, ainsi que des projets d’extension qui sont également à l’étude sur les actifs Inezgane et Atacadao Meknès.

En ce qui concerne l’exercice 2023, le programme d’investissement prévisionnel porte sur un montant de 210 MDH contre 323,1 MDH communiqué auparavant.  L’écart de -113,1 MDH s’explique par la baisse des investissements par rapport aux précédentes prévisions, compte tenu du changement de phasage sur Akdital Immo. S’ajoutent à cela des projets non identifiés qui devraient être lancés dès 2022 au lieu de 2023.

Le programme d’investissement prévisionnel au titre de l’exercice 2024 prévoit 150 MDH, détaillé comme suit :

> Projets identifiés : 40 MDH ;

> Projets non identifiés (avec LBV) : 100 MDH ;

> Projets de développement/extension d’actifs existants : 10 MDH.

Aradei Capital n’envisage plus sa conversion en OPCI

La foncière présente, par ailleurs, sa vision stratégique globale qui a également subi des modifications. Alors qu’elle envisageait une conversion en OPCI conformément aux termes de la nouvelle loi n°70-14, Aradei Capital se positionne désormais en tant que foncière et investisseur d’OPCI.

Ainsi le nouveau plan stratégique de la société repose désormais sur deux principaux piliers :

– L’activation des leviers de croissance internes et externes afin de renforcer son portefeuille d’actifs ;

– Le positionnement en tant que société immobilière cotée de référence sur le marché marocain.

A rappeler qu’Aradei a rejoint la cote casablancaise en décembre 2020.

Le titre affiche une hausse de plus de 4% depuis début 2022, au moment où le MASI recule de 18%.

Évolution du cours de Aradei Capital :

Moyens de paiement : forte progression de l’encours global des M-Wallet en 2021 (BAM)

Le nombre global de moyens de paiement scripturaux échangés a connu une hausse de 19% en 2021 par rapport à 2020, s’élevant à près de 347 millions d’opérations, d’après le rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière portant sur l’exercice 2021.

En valeur, les échanges ont atteint près de 4.172 milliards de dirhams, ce qui représente une hausse de 17% par rapport à 2020. Le Maroc enregistre ainsi une moyenne de 9,3 transactions par an et par habitant, contre 8,1 l’année précédente.

La structure des paiements scripturaux, en nombre, reste quasiment identique à celle de l’année 2020, marquée par la pandémie. En effet, le virement a conservé sa première place, pour la cinquième année consécutive (45,2% des échanges en 2021 contre 46,5% en 2020), devant la carte bancaire (30,8% des échanges en 2021 contre 28% en 2020).

Les prélèvements ont conservé leur troisième place dans l’ensemble des échanges en nombre (13,7% des échanges en 2021 contre 14,5% en 2020), devant les chèques, dont la part s’est maintenue à 8,9%.

La baisse de l’utilisation des chèques (en nombre et en valeur) se poursuit. D’après le rapport, cette baisse va de pair avec la politique et les orientations stratégiques de BAM visant à développer les moyens de paiement électroniques. Ce recul s’est accéléré en 2020, dans un contexte de crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, et s’est maintenu en 2021 notamment.

En termes de montants échangés, les proportions sont nettement différentes et sont restées relativement stables par rapport à l’année précédente. En effet, la part des virements et des chèques s’est maintenue respectivement à 57% et 28% par rapport à 2020.

Les LCN, les prélèvements et les transactions de paiement par carte sont également restés constants, avec des parts respectives de 7,6%, 5,5% et 1% des opérations ; les cartes étant essentiellement utilisées pour les règlements de faibles montants.

Sur la totalité des transactions, hors opérations par carte, 40% du nombre de ces transactions ont été traitées via les circuits interbancaires en 2021, contre 38% en 2020. En termes de valeur échangée, et à l’instar de l’année précédente, cette part s’est maintenue à 48%.

Les échanges intra-bancaires demeurent ainsi majoritaires en nombre, représentant une part de 60% des échanges en 2021 contre 62% en 2020. En valeur, la part des échanges intra-bancaires s’est maintenue à 52% en 2021. L’importance de cette part s’explique principalement par l’augmentation des échanges par virement, notamment en raison de la démocratisation de l’usage des applications bancaires et des frais avantageux des transferts opérés en intra-bancaire.

Hausse de l’utilisation des cartes bancaires et du paiement sans contact

Les paiements par carte continuent de s’intensifier. Le nombre de paiements par cartes y compris les paiements sur GAB et ceux en ligne, s’est établi globalement à 106,9 millions d’opérations pour une valeur de 40,1 MMDH, ce qui représente une augmentation d’environ 31% en nombre et de 25% en valeur par rapport à 2020, contre respectivement une hausse de 5,5% et 3,2% un an auparavant.

Les retraits d’espèces continuent ainsi de représenter l’essentiel des opérations effectuées par carte bancaire, et ont progressé en nombre et en valeur entre 2020 et 2021. Le nombre de retraits effectués au Maroc par des cartes émises ou gérées par les banques a atteint 323 millions d’opérations, correspondant à une valeur cumulée de près de 317 MMDH, contre 284 millions d’opérations en 2020, correspondant à une valeur de 278 MMDH.

Dans le détail, les paiements à travers les terminaux de paiement électroniques (TPE) ont connu une hausse de 29% en nombre entre 2020 et 2021 (passant de 65,9 à 85,3 millions d’opérations, représentant une valeur de 32,5 MMDH en 2021, contre 26 milliards en 2020).

Les paiements e-commerce ont augmenté en nombre de 45% (passant de 13,8 à 19,9 millions d’opérations) et en valeur de 27% (passant de 5,7 à 7,3 MMDH). Les paiements sur GAB, en revanche, ont reculé de 15% en 2021, passant de 2 à 1,7 million d’opérations. Ils confirment ainsi leur tendance baissière en faveur des paiements au niveau des applications bancaires ou le paiement des factures au niveau des sites Web des facturiers.

Concernant les transactions réalisées avec une carte internationale au Maroc, elles ont totalisé 12,4 millions d’opérations en 2021, correspondant à une valeur de 14,4 MMDH, enregistrant ainsi une hausse de 29% en nombre et de 24% en valeur par rapport à 2020, mais restant largement en-dessous du niveau de 2019 (21,5 millions d’opérations, correspondant à une valeur de 28,7 MMDH). Cette chute des transactions par carte internationale (-42% en nombre et -50% en valeur entre 2019 et 2021) est liée principalement au contexte sanitaire global (Covid-19), qui a imposé la fermeture des frontières.

En ce qui concerne le paiement sans contact (mis en place en septembre 2019), sa part dans les paiements par TPE s’est fortement accrue, passant de 15% (en nombre) en décembre 2020 à 36% en décembre 2021 (représentant 30,4 millions d’opérations en 2021 contre 9,9 millions en 2020). Cet usage représente en valeur 5,8 MDH contre 1,6 MDH en 2020.

Forte progression de l’encours global des M-Wallets

A fin 2021, 19 offres M-Wallets sont présentes sur le marché, dont 13 émises par des établissements de paiement. En revanche, l’encours global des M-Wallets émis par les établissements a augmenté considérablement en 2021, passant de 3,1 millions à fin 2020 à 6,3 millions à fin 2021, soit une progression de +102%.

La part des M-Wallets émis par les établissements de paiement représente 75% du total de l’encours des M-Wallets, soit 4,8 millions à fin 2021 (contre 2,1 millions à fin 2020).

Sur la base des déclarations communiquées par les établissements concernés, le stock de M-Wallets émis progresse de façon continue. Son évolution demeure plus marquée auprès des établissements de paiement qu’auprès des établissements bancaires.

En effet, le stock des M-Wallets émis par les établissements de paiement a connu une augmentation de 107% sur l’année 2021, tandis que son évolution auprès des établissements bancaires n’a pas dépassé 52%.

Cette progression est fortement corrélée à l’évolution des ouvertures des comptes de paiement. Le stock de ces comptes a atteint 5,4 millions en 2021 contre 2,67 millions en 2020 et 491.545 en 2019.

Concernant la structure de ces comptes, et contrairement à l’année 2020 où le compte de niveau 1 (nécessitant seulement un numéro de téléphone, avec un compte plafonné à 200 DH) prédominait avec une part de 42%, l’année 2021 est marquée par une évolution de la part du compte de type 2 (nécessitant la présentation d’une pièce d’identité, avec un compte plafonné à 5.000 DH) avec une part de 59% contre 38%, l’année d’avant. Pour le compte de niveau 3 (requérant en plus un justificatif de domicile, et un compte pouvant atteindre 20.000 DH), sa part ne représente plus que 9% contre 20% en 2020.

Sur la base des déclarations mensuelles reçues de la part des établissements bancaires et des établissements de paiement, le nombre de transactions réalisées par M-Wallets, en 2021, s’est établi à 4,9 millions contre 1,4 million d’opérations enregistrées en 2020 (soit +242%), pour un montant total de 1,1 milliard, contre 445 millions en 2020 (soit 151%).

Près de 79% du volume des échanges a été effectué par M-Wallets émis par des établissements de paiement, contre 21% par M-Wallets adossés à des comptes bancaires. En valeur, 63% des transactions réalisées par M-Wallets ont été enregistrées par des établissements de paiement, contre 37% par des banques.

Concernant la structure des transactions effectuées par M-Wallets émis par les établissements de paiement, les paiements des factures représentent, en nombre, la part la plus importante des transactions effectuées, avec 74%, suivis des transferts Mobile to Mobile (19%) et des paiements des commerçants (7%). Les retraits GAB demeurent quasi nuls.

Pour les M-Wallets adossés à des comptes bancaires, la structure des transactions effectuées par M-Wallets en nombre diffère de celle des établissements de paiement : les paiements des factures par M-Wallets restent prédominants avec 71% en nombre, suivis des transferts, avec une part de 18%, et des retraits GAB (11%). Les paiements des commerçants demeurent quasi nuls.

Marsa Maroc préserve un potentiel de croissance en bourse

Marsa Maroc a cédé 22,8% depuis début 2022 jusqu’à la séance de ce mercredi 19 octobre, pour descendre à un cours de 216 dirhams. Cette baisse dépasse légèrement celle affichée par le MASI au cours de la la même période (-15,3%)

Évolution du cours de Marsa Maroc

Qu’est-ce qui explique la baisse de Marsa Maroc en bourse ?

« A l’instar des grosses capitalisations, le titre Marsa Maroc est impacté par la baisse générale du marché boursier, causée par le manque de visibilité qui plane sur le marché en raison de la crise économique », indique un analyste de la place joint par LeBoursier.

« Fondamentalement, Marsa Maroc reste solide. Ses résultats semestriels ont marqué une forte hausse au premier semestre. L’activité commerciale a bien évolué. Et les bénéfices ont grimpé de près de 50% », commente notre interlocuteur.

A rappeler que le chiffre d’affaires du groupe a marqué une hausse de 14% à fin juin à 1,9 MMDH, suite à la hausse de 9% du trafic global, traité à 25 millions de tonnes. De son côté, le RNPG a atteint 384 MDH, en hausse de 49% par rapport à juin 2021.

« La tendance haussière sera au rendez-vous pour ce titre, quand le marché commencera à retrouver des couleurs », anticipe-t-il.

BKGR recommande d’accumuler le titre dans les portefeuilles

BMCE Capital Global Research (BKGR) évalue Marsa Maroc à 307 dirhams. Le titre a un potentiel de croissance de 42%.

Ainsi, la société de recherche recommande aux investisseurs d’accumuler le titre dans les portefeuilles.

Pour l’année 2022, BKGR table sur des réalisations commerciales bien orientées pour le groupe Marsa Maroc, avec un chiffre d’affaires en appréciation de 5% à 3,77 MMDH. Ces réalisations devraient être soutenues par les éléments suivants :

> La progression escomptée du segment Vrac solide, tirée par la hausse anticipée du trafic céréalier, notamment au S2, au vu de la faible production céréalière qui devrait régresser de -65% comparativement à l’année écoulée, pour atteindre seulement 32 millions de quintaux pour cette campagne agricole ;

> Le segment Vrac liquide qui devrait s’orienter à la hausse, essentiellement sous l’effet d’une amélioration du trafic des hydrocarbures dans un contexte d’allègement des restrictions de déplacement, conjuguée à une hausse du trafic du fuel consécutivement à l’arrêt d’approvisionnement en GNL ;

> La poursuite des bonnes performances de Tanger Alliances, particulièrement l’activité transbordement.

Néanmoins, la progression de l’activité commerciale du groupe en 2022 devrait être limitée par un repli anticipé du trafic domestique des conteneurs au port de Casablanca.

En termes de capacité bénéficiaire, la société de recherche escompte une amélioration du RNPG de 15,2% à 768 MDH, compte tenu de la bonne orientation de l’activité commerciale globale et d’une bonne capacité d’amélioration des charges opérationnelles.

CFG recommande d’acheter Marsa Maroc

Les analystes de CFG considèrent que le titre Marsa Maroc est sous-évalué par le marché, et recommandent donc aux investisseurs de l’acheter avec un prix cible de 324 dirhams, soit un potentiel de hausse de 50% en comparaison avec le cours observé à la clôture de la séance de ce mercredi (216 dirhams).

La recommandation de CFG porte sur les éléments suivants :

> Une source de revenus diversifiée qui permet au groupe de faire preuve de résilience en période de difficultés économiques ;

> Une forte génération de cash-flow, qui devrait permettre à Marsa Maroc d’offrir un rendement du dividende, surperforme la moyenne du marché domestique avec un DY de 4,2% en 2022E et un DY de 4,7% en 2023E ;

> Par ailleurs, les analystes ont exclu un éventuel transfert des concessions existantes, notamment ceux de Safi et Nador dans de nouvelles infrastructures (Safi Grand Vrac et Nador West Med), et de nouvelles concessions potentielles au Maroc ou à l’étranger, notamment en Afrique.

Voici les recommandations de CFG concernant les trois banques de son Stock Guide

CFG Bank, recommande, dans son dernier Stock Guide, d’acheter le titre CIH et de conserver Attijariwafa bank et BCP. Elle revient, entre autres, sur les réalisations semestrielles de ces banques et sur les facteurs qui influencent leur activité.

CIH garde un potentiel de hausse de 26%

Les réalisations semestrielles de CIH sont saluées par les analystes de CFG. « Malgré un environnement macroéconomique difficile marqué par une forte sécheresse et une décélération de la croissance du PIB au Maroc, CIH a une fois de plus surperformé ses pairs du secteur en présentant d’excellentes réalisations commerciales et financières. Le groupe a réussi à augmenter l’encours des prêts de 21% par rapport à un moyenne du secteur de 9%. De plus, la stratégie commerciale agressive et très compétitive du groupe lui a permis d’augmenter les dépôts de 14%, alors que le taux de croissance moyen de l’industrie s’élève à 3%. »

A rappeler que la marge nette d’intérêt consolidée du groupe affiche une hausse de 9,6% à 1.203 MDH au premier semestre 2022. Le PNB consolidé de CIH Bank ressort en hausse de 8,2% par rapport à fin juin 2021 à 1.624 MDH. Le RNPG consolidé ressort en progression de 13% à 299 MDH.

Compte tenu des estimations de la banque, le cours objectif de CIH s’établit à 375 dirhams par action, soit une hausse potentielle de 26% en comparaison avec un cours de 296 dirhams, observé ce mardi 18 octobre. Ce titre a perdu 12% depuis début 2022.

Évolution du cours de CIH

CFG maintient sa recommandation d’achat sur le titre. Cette recommandation est soutenue par ce qui suit :

> CIH Bank devrait continuer à bénéficier de sa stratégie de diversification lancée en 2009, et d’accroître sa part de marché notamment sur le segment Corporate.

> CIH Bank a un coût du risque parmi les plus bas du secteur, grâce à la forte exposition de la banque au crédit immobilier (cœur de métier historique de la banque).

> Le D/Y (rendement) de la banque restera l’un des plus élevés du secteur (2022E : 4,8% ; 2023E : 6,3%). Malgré la forte accélération de la croissance des crédits et de la mise en place de la norme IFRS 9, CIH Bank restera pleinement conforme aux exigences de fonds propres de BAM, grâce à l’utilisation des obligations subordonnées perpétuelles (Tier 1 Capital) et des obligations subordonnées.

Attijariwafa bank devrait atteindre un cours de 453 dirhams

Les analystes de CFG trouvent que les indicateurs bilanciels d’Attijariwafa bank au titre du premier semestre 2022 sont « bien orientés ». Rappelons que le PNB consolidé du groupe Attijariwafa bank s’est élevé à 13,1MMDH, en amélioration de 4,8% par rapport au premier semestre 2021. Le résultat net consolidé s’élève à 3,8 MMDH, contre 3,2 MMDH au premier semestre 2021, soit une hausse de 18,7%.

CFG valorise le titre à 453 dirhams par action (vs un cours actuel de 408 dirhams). Le titre a un potentiel de croissance de 11%. A noter que ce titre a lâché 16% depuis début 2022.

Évolution du titre Attijariwafa bank

La banque recommande de détenir le titre Attijariwafa bank. Cette recommandation est appuyée par les éléments suivants :

> Attijariwafa bank dispose d’une des sources de revenus les plus diversifiées du secteur.

> Une politique de provisionnement prudente qui doit permettre au groupe de ramener le coût du risque au niveau normatif plus rapidement que ses pairs du secteur.

> AWB affiche les meilleurs ratios de rentabilité et multiples de valorisation du secteur.

Le cours de BCP devrait augmenter d’environ 12%

CFG considère que « les réalisations du groupe sont globalement bien orientées sur le S1-2022 ». Le PNB du groupe a augmenté de 3% à 10,5 MMDH, en raison notamment de la bonne évolution de la marge d’intérêt et de la marge sur commissions, qui se renforcent respectivement de 5,9% et de 6,7%. Le RNPG, quant à lui, affiche une hausse de 16,6% à 1,8 MMDH.

Le cours objectif fixé par CFG pour BCP est de 263 dirhams par action. Cela implique un potentiel de hausse d’environ 12% en comparaison avec le cours observé à la clôture de ce mardi. Le titre affiche une évolution dans le rouge depuis début 2022 (-16%).

Évolution du cours de BCP

Ainsi, la banque maintient sa recommandation de conserver le titre.

Cette recommandation est appuyée par les éléments suivants :

> La BCP a le ratio prêts/dépôts le plus bas du secteur, ce qui montre la capacité de la banque à rattraper toute la potentielle croissance des prêts après la crise du Covid-19, avec un coût de financement inférieur.

> L’utilisation de la dette subordonnée est encore limitée (seulement 28% des fonds propres de base).

> CFG estime qu’un niveau de dette subordonnée plus élevé devrait permettre à la BCP d’augmenter le ROE (rentabilité financière) du groupe et d’améliorer le D/Y en libérant le capital excédentaire supplémentaire pour ses actionnaires.

Immobilier coté : « L’amélioration des résultats n’a pas été suffisante pour faire réagir les investisseurs » (Analyste)

L’indice « Participation et promotion immobilière » a lâché 13% depuis début 2022. Cette baisse est légèrement inférieure à celle du MASI (-14,9%).

La baisse de cet indice est causée par celle de Résidences Dar Saada et Addoha. Ces deux immobilières ont perdu 20% et 30% respectivement. Alliances, quant à elle, affiche une forte hausse de 59%.

« Les trois valeurs ne connaissent pas en cette période un mouvement significatif ni de transactions exceptionnelles. Leur cours se stabilise », commente un analyste de la place, joint par LeBoursier.

D’après notre interlocuteur, ce manque de dynamisme s’explique notamment par le fait que « les résultats semestriels n’ont pas été exceptionnels. Ils dévoilent un retour à l’activité normale sans amélioration significative. Leur chiffre d’affaires a augmenté, quoique légèrement. On a observé que les résultats publiés par ce secteur n’ont pas vraiment connu de réaction de la part des investisseurs. Il n’y a pas eu une sursouscription à l’achat. Les transactions en bourse sont restées quasiment figées sur des niveaux historiques. Cela signifie que l’amélioration des résultats n’a pas été suffisante pour faire réagir les investisseurs ».

A rappeler que le chiffre d’affaires du groupe Addoha a augmenté de 20%, passant de 677 MDH au 1er semestre 2021 à 810 MDH à la même période en 2022. Le groupe a réalisé un RNPG de 52 MDH au 1er semestre 2022 contre 42 MDH au 30 juin 2021, en hausse de 23%.

De son côté, Alliances a dégagé un chiffre d’affaires en hausse de 12% à 826 MDH. Le RNPG ressort à 75 MDH, en progression de 77%.

En ce qui concerne Résidences Dar Saada, son chiffre d’affaires a baissé de 44% au premier semestre 2021. Ce retard est imputable à des retards de livraison intervenus en fin de semestre. Le résultat net du groupe ressort dans le vert à 6 MDH contre un déficit de 36 millions de dirhams au premier semestre 2020.

Notre interlocuteur estime que le cours d’Alliances a intégré une grande partie des éléments positifs qui avaient favorisé sa progression en bourse. « Certes, Alliance a beaucoup avancé en bourse, mais son cours commence à se stabiliser malgré les annonces positives faites par le groupe, notamment celle de nouveaux projets résidentiels. Ces annonces sont en effet intégrées en grande partie dans le cours. »

Le manque de visibilité persiste

Le secteur immobilier, spécialement le logement social, connaît toujours des difficultés. « Il ne faut pas oublier que le secteur immobilier continue de connaître des difficultés. De plus, le contexte actuel, marqué par une crise économique et une recrudescence de l’inflation, n’est pas très favorable pour ce secteur », souligne notre analyste.

Le logement social est impacté par l’inflation. Concrètement, la hausse des prix des intrants pose problème aux promoteurs immobiliers « qui ne peuvent plus produire », entraînant même pour certains opérateurs un arrêt des chantiers.

Les négociations portant sur le nouveau programme de logement social – très attendu par les promoteurs – sont toujours en cours. « Dans ces conditions, il est très difficile de parler des perspectives de ces valeurs », conclut notre interlocuteur.

Creusement du déficit de liquidité bancaire et absence de levée obligataire

Le creusement du déficit de liquidité bancaire se poursuit sur le marché monétaire. Le marché obligataire primaire, quant à lui, connaît une absence de levée de la part du Trésor pour la deuxième semaine consécutive. En ce qui concerne le marché obligataire secondaire, celui-ci est marqué par une contraction de la volumétrie. Tels sont les constats mis en avant dans le dernier point hebdomadaire de BMCE Capital Global Research (BKGR), diffusé ce vendredi 14 octobre.

Le déficit de liquidité bancaire s’est alourdi pour s’établir à -105 MMDH contre -97,9 MMDH une semaine auparavant. Cette évolution intègre la diminution des avances à 7 jours de 2.200 MDH, se fixant à 48.580 MDH, d’après la société de recherche.

Joint par LeBoursier, un directeur dans une salle des marchés de la place estime que le niveau du déficit de liquidité bancaire « n’est pas alarmant ». Et d’expliquer : « Le déficit de liquidité bancaire n’a pas beaucoup évolué. Il n’y a pas de quoi s’alarmer, d’autant plus que la Banque centrale répond actuellement à tous les besoins du marché. »

Les placements du Trésor ressortent en hausse avec un encours quotidien maximal de 14.700 MDH au 11 octobre, contre un encours quotidien maximal de 11.700 MDH courant la période précédente. De son côté, le TMP se stabilise autour de 2,00% tandis que le MONIA s’établit à 1,966%.

Pour la prochaine période, BKGR anticipe un renforcement de l’intervention de Bank Al-Maghrib sur le marché monétaire, avec l’injection de 51,6 MMDH sous forme d’avances à 7 jours contre 48,6 MMDH la semaine précédente.

Aucune levée du Trésor pour la deuxième semaine consécutive

Le Trésor n’a effectué aucune levée sur le marché obligataire pour la deuxième semaine consécutive. BKGR met en avant un contexte marqué par la persistance de l’inadéquation entre l’offre et la demande en matière de pricing des différentes lignes proposées.

D’après notre interlocuteur, l’absence de levée de la part du Trésor s’explique par les conditions du marché qui ne sont pas très favorables. « Après l’annonce de la hausse du taux directeur, l’attentisme des investisseurs s’est renforcé. Les investisseurs sont également très attentifs à l’évolution de l’inflation. Automatiquement, il y a eu un décalage entre l’offre et la demande. Lors des séances d’adjudications, les investisseurs demandent des taux relativement plus élevés que le marché. »

A rappeler que le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé, le mardi 27 septembre, d’augmenter le taux directeur qui passe de 1,50% à 2%.

« En face, le Trésor ne veut pas marquer encore la courbe des taux à la hausse, bien qu’il ait des besoins de financement, il préfère attendre un peu avant d’effectuer une nouvelle levée », ajoute notre interlocuteur.

Le Trésor pourrait éventuellement effectuer une levée avant la fin de ce mois. « Le Trésor a un remboursement de 13 MMDH à réaliser en octobre. Il reste encore deux séances d’adjudication ce mois-ci. Le Trésor pourrait faire appel au marché obligataire afin de pouvoir rembourser sa dette, comme il pourrait se diriger vers les financements innovants. »

De son côté, le marché obligataire secondaire connaît une rétraction de la volumétrie.

La société de recherche indique qu’au terme de la période précédente (4 séances uniquement), la volumétrie globale enregistrée sur le Marché secondaire ressort en diminution à 9 MMDH (vs. 14,7 MMDH une semaine auparavant), polarisée à hauteur de 41% par les échanges sur les maturités moyen terme.

En ce qui concerne la courbe secondaire, les plus fortes variations enregistrées durant la période passée, sous revue (06/10/2022 au 12/10/2022) ont été enregistrées à la hausse sur la ligne 2 ans (+13,5 pbs à 2,54%) et 52 semaines (-8,1 pbs à 2,30%).

A cet effet, la société de recherche souligne l’inversion de la partie basse de la courbe des taux secondaires avec une 52 semaines offrant un rendement inférieur à la maturité 26 semaines.

« L’évolution du marché dans sa globalité reste marquée par l’attentisme des investisseurs par rapport à l’inflation et à une éventuelle hausse du taux directeur », souligne notre interlocuteur.

La société de recherche souligne que le Marché obligataire reste suspendu aux anticipations des investisseurs quant à une nouvelle hausse du taux directeur en décembre prochain, ainsi qu’à l’aisance relative et momentanée du Trésor.

L’absence, pour la deuxième semaine consécutive, d’adjudication témoigne de ce flottement en attendant davantage de visibilité tant sur les intentions que sur les besoins du Trésor pour les deux derniers mois de l’année. S’ajoute à cela le fait que le gouvernement vient d’acter une nouvelle rallonge budgétaire de 12 MMDH qu’il faudra également financer.

Bourse. Le secteur Technologie & matériel informatique résiste bien malgré le contexte difficile

L’indice sectoriel coté dénommé « Matériel, logiciels et services informatiques » affiche une légère baisse d’environ 5%. Cette variation cache des disparités entre les différentes valeurs qui composent cet indice.

Cet indice est composé de huit sociétés, n’exerçant pas toutes la même activité, à savoir Disway, M2M Group, Microdata, S2M, Ib Maroc, Involys, HPS et Disty Technologies. La plus forte hausse de cours en YTD est enregistrée par M2M (+24%), mais cette valeur n’est pas beaucoup échangée. Trois valeurs sont en petite baisse : HPS (-1,1%), S2M (-1,7%) et Disway (-0,1%).

La plus forte baisse de cours est affichée par Disty (-30%). Elle est suivie par Microdata (-24%), IB Maroc (-18%) et Involys (-18%).

Le potentiel de croissance est toujours présent

Il importe de se focaliser sur les valeurs les plus échangées du secteur et les plus suivies par les sociétés de recherche de la place, notamment HPS, Disway et Microdata, d’après un analyste de la place, joint par LeBoursier.

Comment évoluent-elles ? Gardent-elles un potentiel de croissance ?

Selon notre analyste, « le potentiel de croissance de ces valeurs est loin d’être consommé. Ce sont des valeurs de croissance. Leur évolution cette année est impactée par le contexte économique international, lui-même marqué par plusieurs tensions. Le dollar a beaucoup pris, notamment face au dirham. Les sociétés technologiques, spécialement celles qui importent de l’étranger, subissent l’impact négatif de la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar. De plus, face à ce contexte, les sociétés préfèrent décaler leur investissement IT pour l’année prochaine. Cela limite un peu le développement de leur activité ».

« Le secteur dans sa globalité demeure résilient. Il préserve un potentiel de croissance énorme. C’est un secteur qui est en perpétuel développement ; un secteur prometteur qui passe par une période un petit peu difficile comme la plupart des secteurs d’activité », estime-t-il.

L’indice corrige légèrement à la baisse après une forte hausse en 2020. « Ce secteur a beaucoup profité du déclenchement de la pandémie en 2020. Les valeurs qui le composent ont beaucoup grimpé. C’est normal qu’elles corrigent maintenant un peu à la baisse », ajoute notre interlocuteur.

Recommandations des sociétés de recherche

BMCE Capital Global Research (BKGR) recommande, dans son dernier Stock guide, de conserver Disway, d’alléger HPS et d’accumuler Microdata.

« Disway demeure confortée par une demande en matériel informatique toujours soutenue et par son positionnement sur plusieurs axes stratégiques, ce qui devrait lui permettre de s’inscrire dans une croissance durable », souligne BKGR, qui valorise le titre à 833 dirhams, soit un potentiel de hausse de 18% en comparaison avec le cours de clôture de ce mercredi 12 octobre (704 dirhams).

CFG Bank, elle, recommande de conserver le titre Disway avec un cours objectif de 655 dirhams, soit un potentiel de baisse de 7%.

HPS est recommandée à l’achat par CFG et à l’allégement par BKGR

« Opérant dans un secteur fortement impacté par la pénurie des semi-conducteurs et l’inflation, HPS devrait connaître une évolution contenue, reposant sur sa capacité à générer de la croissance organique, toutefois, atténuée par l’appréciation de ses charges d’exploitation dans un double contexte inflationniste et de forte mobilité des ingénieurs informaticiens », indique BKGR.

Cela étant, HPS devrait continuer à profiter de :

– L’engouement des consommateurs pour les moyens de paiement dématérialisés (Contact-less, Mobile Payment, etc.) ;

– La signature de plusieurs contrats internationaux et le développement de plusieurs partenariats stratégiques lui permettant de limiter ses risques via une diversification géographique importante ;

– La diversité de ses modèles d’affaires (transactionnel, licences, SaaS, etc.) ;

– Et un backlog bien fourni pour les prochaines années (un carnet de commande estimé à 579 MDH au terme du S1 2021).

« Toutefois, nous estimons que le cours actuel intègre déjà ces perspectives, d’autant plus que la hausse attendue des OPEX devrait peser sur les marges à court et moyen terme, d’où notre recommandation d’alléger le titre », souligne la société de recherche, qui a fixé un cours objectif de 5.826 dirhams pour ce titre, qui devrait ainsi baisser de 13% contre un cours de 6.700 dirhams (observé ce mercredi).

De son côté, CFG Bank recommande d’acheter HPS avec un cours objectif de 8.752 dirhams, soit un potentiel d’appréciation de 30% contre un cours de 6.700 dirhams.

Accumuler Microdata

« La crise sanitaire a accéléré la transformation numérique des entreprises et leurs investissements dans l’infrastructure IT, ce qui devrait profiter à Microdata et lui permettre d’asseoir sa position de leader dans l’Infrastructure IT », selon BKGR.

La société de recherche table en l’occurrence sur :

– La réalisation d’un certain nombre de projets initiés en 2021-2022 et qui auraient connu un retard notamment en raison des restrictions sanitaires limitant le déplacement des équipes ;

– La réorientation des budgets publics en faveur de la remise à niveau de l’infrastructure IT ;

– La progression maîtrisée de l’endettement financier ;

– Le renforcement des métiers du Cloud aujourd’hui prisés par l’ensemble du tissu économique ;

– Et le positionnement sur de nouvelles solutions et services à forte valeur ajoutée devant lui permettre d’améliorer ses marges.

Valorisé à 590 dirhams par BKGR, le titre a un potentiel de croissance de 15% en comparaison avec un cours de 510 dirhams.