Classements mondiaux Eduniversal : Edvantis, l’émergence d’un modèle académique marocain à portée internationale

– Les écoles du groupe Edvantis viennent d’être distinguées dans les classements mondiaux Eduniversal. Que révèle cette reconnaissance internationale ?

Elle révèle d’abord une cohérence stratégique rarement observée à l’échelle d’un groupe. Les classements mondiaux Eduniversal reposent sur des critères exigeants, combinant indicateurs de performance académique, attractivité internationale, réputation auprès des employeurs et évaluation qualitative par un comité scientifique international.

Le fait que toutes les écoles du groupe Edvantis soient distinguées la même année est particulièrement significatif : cela traduit la maturité d’un projet académique pensé de manière globale, structurée, et lisible à l’international.

Dans le détail, ISGA École de Management obtient 4 Palmes of Excellence et intègre ainsi le TOP 10 des Business Schools africaines, confirmant son positionnement parmi les institutions de management les plus reconnues du continent. ISGA École d’Ingénieur.e.s. se voit également attribuer 4 Palmes of Excellence, devenant la seule école d’ingénieurs en Afrique à atteindre ce niveau de distinction. Art’Com Sup, école supérieure de design et de communication, avec ses 2 filières Art’Com et Com’Sup, obtient enfin 4 Palmes of Excellence en Arts & Luxury, rejoignant un cercle d’excellence académique international encore inédit en Afrique dans son champ disciplinaire.

– En quoi ces classements constituent-ils un signal important pour le Maroc ?

Ils participent directement au rayonnement international de l’enseignement supérieur marocain. Ils démontrent que des institutions marocaines peuvent atteindre des standards académiques mondiaux tout en étant ancrées localement et en contribuant au développement du capital humain national.

Pour les étudiants et leurs familles, ces classements offrent une meilleure lisibilité internationale des diplômes et renforcent la confiance dans les parcours proposés. Pour les partenaires étrangers et les recruteurs, ils constituent un signal de crédibilité et de maturité du système académique marocain.

– Après la reconnaissance internationale obtenue avec Impact 2026, quelle est la prochaine étape pour Edvantis ?

Nous entrons désormais dans une nouvelle phase avec la stratégie 2030. Elle vise un changement d’échelle qualitatif : renforcement du positionnement international, développement de nouvelles filières en lien avec les grandes transformations économiques, technologiques et sociétales, et approfondissement de notre rôle d’acteur éducatif à impact.

Notre ambition est de former des talents capables non seulement de s’insérer dans les organisations, mais aussi de les transformer durablement.

L’Université privée de Fès célèbre l’excellence académique lors de sa cérémonie de remise des diplômes

Cette cérémonie marque l’aboutissement d’un parcours académique rigoureux et l’entrée des lauréats dans une nouvelle phase de leur trajectoire personnelle et professionnelle, indique l’Université.

Pensée comme un moment solennel et fédérateur, elle mettra à l’honneur les diplômés à travers une organisation novatrice et des temps forts symboliques, reflétant l’importance de cette étape déterminante.

À travers cet événement, l’Université privée de Fès veut réaffirmer son engagement en faveur de la réussite de ses étudiants et valoriser le lien durable qui l’unit à ses lauréats.

Fidèle à sa mission académique et humaine, l’UPF poursuit sa dynamique d’excellence en plaçant ses diplômés au cœur de sa vision et de son rayonnement.

Informations pratiques

• Dates : 23 janvier 2026
Horaire : 15H
Lieu : Centre de conférences et de formation de l’université Sidi Mohammed Ben Abdellah.

158 ans d’existence, le secret de la longévité d’Aiguebelle

Le président d’Omnipar Group, Amine Berrada Souni, s’est livré à Médias24 sur le stand d’Aiguebelle. Il a évoqué cette entreprise familiale créée en 1868, soit plus de cent cinquante ans d’existence.

Le secret de cette longévité est « un savoir-faire centenaire », la « remise en question » permanente tout en « innovant » et en investissant dans les employés du groupe avec « beaucoup de passion et d’engagement ».

Afin de préserver l’ADN de la maison mère, la clé est « la vision à long terme ». « Nous avons un patrimoine entre les mains, une maison, du chocolat. Nous ne pouvons pas faire de recette en jouant sur la qualité », confie Amine Berrada Souni.

R&D et innovation

La longévité se joue sur le volet « recherche et développement » (R&D). Aiguebelle s’aligne sur les standards internationaux. Pour cela, l’entreprise investit dans « les meilleurs process, les meilleurs matériaux », souligne notre interlocuteur. La marque n’hésite pas à investir dans le matériel le plus performant pour toujours innover.

“Nous avons une usine pilote qui nous permet de faire de la R&D à petite échelle”, précise le PDG d’Omnipar Group. Nous cherchons constamment les meilleures recettes pour optimiser et innover. De plus, Aiguebelle vise à obtenir « les accréditations et les certifications de ce qui se fait de mieux » dans l’objectif de toujours se dépasser.

Aiguebelle
La marque n’hésite pas à investir dans le matériel le plus performant pour toujours innover. Ph : Médias24

Formation de pâtissiers marocains

L’entreprise mise sur ses chefs pâtissiers en les formant « auprès des meilleurs à travers le monde ». Aiguebelle dispose d’une académie de la pâtisserie qui permet, selon Amine Berrada Souni, de transmettre ce savoir-faire directement aux utilisateurs.

« Nous sommes toujours à l’écoute du marché. Nous participons à tous les salons. Nous allons déguster tous les produits qui se font dans le monde pour essayer de proposer les meilleures innovations aux consommateurs marocains », précise notre interlocuteur.

Le crédo d’Aiguebelle : « Une maison qui avance en gardant son âme. Depuis 1868, investir, innover et faire confiance à nos hommes et à nos femmes. Hier, aujourd’hui et demain ».

Après l’effervescence des fêtes, The View Bouznika invite à un nouveau départ

Purifier son organisme et retrouver son poids de forme : pour répondre aux besoins spécifiques de cette période de renouveau, l’établissement offre -20% sur deux programmes :

1. Ideal Weight : ne se présente pas comme un régime, mais comme une réponse ciblée aux mécanismes profonds du stockage corporel.

Nutrition fonctionnelle, activité physique consciente et soins corporels agissent en synergie pour traiter les causes réelles de la prise de poids : inflammation, rétention, stress chronique et déséquilibres digestifs. L’objectif n’est pas la privation, mais une perte de poids progressive, durable et respectueuse du corps.

The View Bouznika
The View Bouznika s’impose ainsi comme un point de redémarrage. Ph : The View

2. Programme Detox : le renouveau de l’intérieur. Fondé sur la méthode scientifique FX Mayr, cette cure est dédiée à ceux dont le système digestif sature. Il permet d’apaiser l’organisme, réduire l’inflammation, renforcer l’immunité et clarifier l’esprit.

La thérapie abdominale spécifique libère les tensions du ventre, complétée par l’Iyashi Dôme pour une élimination profonde des toxines par infrarouges…

Chaque programme a son menu, pensé comme un prolongement des soins et des activités bien-être, créant une synergie globale où l’assiette devient un outil de réparation, de revitalisation et d’élévation du mieux-être.

The View Bouznika
Chaque programme a son menu, pensé comme un prolongement des soins et des activités bien-être. Ph : The View

L’approche repose sur 3 grandes étapes : d’abord comprendre grâce à un diagnostic clair et chiffré, ensuite personnaliser pour répondre au mieux aux besoins de chacun, enfin accompagner cette transformation, guidés par des experts pluridisciplinaires : kinés, médecins, praticiens et coachs.

La philosophie de The View Wellness repose sur une conviction : la fatigue persistante, l’inconfort ou la perte d’énergie ne sont ni une fatalité ni une question d’âge. Ils sont le reflet d’un déséquilibre interne, souvent silencieux, qui finit par affecter le sommeil, l’humeur, la digestion, la peau et le mental. Pour y répondre, l’approche conjugue savoir-faire ancestral, médecine préventive et accompagnement personnalisé.

The View Bouznika s’impose ainsi comme un point de redémarrage. Plus qu’une simple parenthèse régénérante, l’expérience offre à ses hôtes des outils concrets, des repères durables et une meilleure compréhension de leur corps, afin de prolonger les bienfaits bien au-delà du séjour.

Nouvelle Charte de l’investissement : Attijariwafa bank partenaire clé des TPME

En érigeant la mobilisation du capital privé en moteur de croissance, le dispositif légal trace les contours d’un modèle où les TPME occupent une place centrale.

Cette dynamique repose sur un dispositif d’incitations inédit, structuré autour de trois leviers (emploi, territoire et secteurs prioritaires) permettant aux entreprises de bénéficier de primes pouvant atteindre 30 % de leurs investissements.

Mais pour qu’un cadre aussi ambitieux devienne un véritable outil de transformation, il doit être accessible et accompagné. C’est précisément dans cet espace qu’Attijariwafa bank joue un rôle déterminant. La banque s’est positionnée comme un relais opérationnel entre la vision portée par la Charte et les réalités concrètes des porteurs de projets. En mobilisant des financements adaptés et en accélérant l’instruction des dossiers, elle contribue à réduire le temps d’accès aux incitations, un enjeu crucial pour les entreprises qui souhaitent investir rapidement.

La visibilité des critères constitue un autre défi pour les TPME. Entre un chiffre d’affaires situé entre 1 et 200 millions de dirhams, un projet compris entre 1 et 50 millions, un apport minimum de 10 % et des exigences claires en matière d’emplois, le parcours nécessite d’être balisé. Attijariwafa bank s’y engage en renforçant la proximité avec les entrepreneurs grâce à ses Centres d’Affaires et aux espaces Dar Al Moukawil.

Ce maillage territorial permet à chaque structure, qu’elle soit en phase de création ou de développement, d’être accompagnée par un interlocuteur unique, formé aux spécificités de la Charte et capable de préparer les dossiers destinés aux CRI.

Cet ancrage est prolongé par une expertise dédiée. La banque a structuré une cellule spécialisée, chargée d’analyser les projets, d’élaborer les montages financiers appropriés et d’orienter les entreprises vers d’autres mécanismes publics en cas de besoin. À cela s’ajoute la mise à disposition de simulateurs interactifs, de conditions avantageuses sur les frais d’études et d’avances sur subvention ; lesquels contribuent à sécuriser la démarche et à réduire les incertitudes.

En initiant également une tournée régionale en collaboration avec les CRI et les écosystèmes locaux, Attijariwafa bank participe à la diffusion de l’information et à la montée en compétence des acteurs économiques sur l’ensemble du territoire. Partenaire de confiance, le groupe contribue à transformer cette opportunité en projets concrets, porteurs de croissance, d’emplois et d’impact durable pour l’économie marocaine.

DoubleTree by Hilton Casablanca City Center ouvre officiellement ses portes

Idéalement situé, en plein centre de Casablanca, le DoubleTree by Hilton Casablanca City Center propose 388 chambres et suites contemporaines, offrant des superficies allant de 40 à plus de 200 m².

Parmi les hébergements emblématiques figure une suite royale située au 17ᵉ étage, offrant une vue panoramique à 360 degrés sur Casablanca.

Emplacement stratégique

Le DoubleTree by Hilton Casablanca City Center a un emplacement stratégique, en plein cœur de Casablanca. L’ancienne médina et la mosquée Hassan II se trouvent à moins de quatre kilomètres, la gare TGV Casa Voyageurs est accessible en seulement cinq minutes, et le Morocco Mall se situe à environ 20 minutes. L’hôtel dispose également d’un parking extérieur et d’un parking souterrain, facilitant l’accès aux clients et visiteurs.

L’hôtel, construit en 2015, entre dans une nouvelle phase de son développement sous la direction de Dominique Dmytryszyn, directeur général, distingué parmi les 100 meilleurs dirigeants mondiaux par les Luxury Lifestyle Awards 2023.

Hôtellerie haut de gamme

“Nous sommes fiers de présenter le DoubleTree by Hilton Casablanca City Center comme une nouvelle référence de l’hôtellerie haut de gamme dans la ville”, déclare à Médias24 Dominique Dmytryszyn. Et d’ajouter : “Nous avons 13 salons de salles de réunion, et une grande salle de réunion qui peut accepter jusqu’à 350 personnes. Nous disposons d’un salon de remise en forme, un spa de 2300 m², avec des hammams, saunas, et jacuzzis, sans oublier un centre de beauté. Tout le monde y trouvera son bonheur”,

L’objectif pour 2026 : “finaliser l’ensemble des travaux des chambres, des couloirs, des salles de réunion”, précise le directeur général. Il y aura également une modification “stratégique” concernant les tarifs. Changement d’enseigne et de standing oblige, mais aussi parce qu’il faut « un retour sur investissement, pour les actionnaires et les investisseurs”, poursuit notre interlocuteur.

Le DoubleTree by Hilton Casablanca City Center fait partie de Hilton Honors, le programme de fidélité primé regroupant les 25 marques hôtelières du groupe Hilton.

Frigo Oudi, un levier de développement agricole au cœur de Béni Mellal

Frigo Oudi a vu le jour début 2023 à l’initiative de Lahcen Ouchni, producteur agricole de la région. Dès le mois de mai, l’entreprise était pleinement opérationnelle. Implantée dans l’Agropole d’Ouled Moussa, un emplacement stratégique en raison de sa proximité avec les principaux marchés agricoles, Frigo Oudi répond à un besoin crucial : assurer la continuité de l’approvisionnement en fruits et légumes tout au long de l’année.

Aujourd’hui, l’entreprise emploie une quinzaine de personnes en période normale (techniciens, ouvriers, chauffeurs et agents de sécurité). En haute saison, notamment lors des pics de production, l’effectif peut atteindre 50 à 60 personnes sur une période de deux à trois mois, contribuant ainsi de manière significative à la création d’emplois locaux.

Un rôle clé dans la régulation du marché agricole

L’activité de Frigo Oudi permet de réguler l’offre agricole et de préserver la qualité des produits. En période de forte production (en octobre pour les pommes, par exemple), une partie de la récolte est stockée afin d’être écoulée progressivement sur le marché. Cette approche bénéficie à l’ensemble de la chaîne de valeur, en permettant aux producteurs d’éviter les pertes et la chute brutale des prix, aux distributeurs de profiter d’une offre régulière et mieux maîtrisée, et aux consommateurs d’accéder durablement à des produits de qualité disponibles sur le marché.

Les produits stockés sont commercialisés aussi bien sur les marchés locaux de Béni Mellal et Souk Sebt, que dans de grands pôles de consommation comme Casablanca et Agadir.

FRIGO OUDI
Frigo Oudi a été créée en 2023 à l’initiative de Lahcen Ouchni, producteur agricole de la région. Ph : Médias24

Tamwilcom, un levier décisif pour le financement des TPME

Pour de nombreuses TPME, le financement représentait jusqu’alors un frein majeur au lancement d’un projet. « Avant, il fallait mobiliser 100% du financement par ses propres moyens », explique le fondateur.

Grâce à Tamwilcom, et plus précisément à la garantie Damane Istitmar qui couvre les crédits d’investissement supérieurs à 1 million de DH, l’entreprise a bénéficié d’un appui décisif. Ce soutien a permis de sécuriser et de faciliter l’accès au financement, d’accélérer la mise en œuvre du projet et de soutenir durablement son développement.

Lahcen Ouchni souligne également le rôle du Centre régional d’investissement de Béni Mellal, à travers lequel il a découvert les mécanismes de garantie de Tamwilcom, saluant au passage la qualité de l’accompagnement et de l’orientation fournis.

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Grâce à Tamwilcom, et plus précisément à la garantie Damane Istitmar, qui couvre les crédits d’investissement supérieurs à 1 MDH, l’entreprise a bénéficié d’un appui décisif. Ph : Médias24

Des ambitions tournées vers l’Afrique

Fort de cette réussite, Frigo Oudi nourrit désormais des ambitions d’expansion. L’entreprise envisage notamment de s’implanter dans le sud du Maroc, à Dakhla, et ambitionne à moyen terme de développer des activités d’export vers le reste de l’Afrique.

Grâce à l’engagement de son fondateur, au potentiel agricole de la région et à l’accompagnement de Tamwilcom, Frigo Oudi incarne une réussite entrepreneuriale concrète. En moins d’un an, l’entreprise a su relever les défis du stockage frigorifique, soutenir les producteurs locaux et contribuer à la modernisation de la filière agricole régionale.

Une démonstration tangible que travail, innovation, financement adapté et ancrage territorial peuvent transformer un projet en succès durable au service de l’économie locale.

Le Trou du Diable, curiosité du sud

À l’extrémité d’un plateau brossé par les vents marins, le Trou du Diable se dévoile dans toute sa singularité. Une ouverture circulaire, profonde et parfaitement encadrée par la roche, laisse l’océan surgir en son creux. Le premier regard est saisissant.

Du bord, il est possible d’observer l’eau qui se brise dans le gouffre rocheux, créant un mouvement continu entre profondeur et surface. Atypique, l’endroit frappe par son caractère brut et la façon qu’il a de révéler la force de la mer.

Selon les marées, le spectacle change. Lorsque l’Atlantique se fait plus puissant, l’onde remonte avec fracas et enveloppe la paroi d’un voile d’écume. À d’autres moments, elle se retire, laissant percevoir la texture de la roche sculptée par des années d’érosion. Ici, tout semble taillé par les éléments, tandis qu’autour le paysage participe à l’expérience.

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Le trou du diable invite à une découverte hors des itinéraires classiques de la région. Ph : DR

Une nature impétueuse

Quelques sentiers improvisés permettent d’approcher différents angles du site, chacun donnant une perspective nouvelle sur ce puits naturel. On y ressent la présence d’une nature farouche, mais suffisamment accueillante pour que l’on s’y attarde. L’endroit attire des curieux, des photographes et des voyageurs en quête de panoramas singuliers, mais demeure encore préservé de tout afflux massif.
Bien que la visite soit relativement rapide, le Trou du Diable marque durablement. Il offre une expérience pure, centrée sur l’Atlantique et la manière dont il façonne le littoral.

De jolis à côté…

Pour enrichir cette escapade, la région réserve d’autres excursions intéressantes. À proximité, la réserve de Khenifiss accueille un lagon paisible où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux et naviguer en barque. Les plages qui s’étendent entre Akhfennir et Tarfaya séduisent les amateurs de longues marches et de pêche côtière. Plus au nord, Laâyoune propose une parenthèse urbaine avec ses places animées, son marché central et sa gastronomie aux accents sahariens.

Autant de détours qui complètent avec harmonie la découverte du Trou du Diable. Le voyage prend alors une tonalité particulière. Les routes longent une côte inapprivoisée, les horizons se succèdent sans jamais se répéter et les plus petits arrêts invitent à goûter au charme des lieux…

CAN 2025 : la RAM, entre transport et cohésion nationale

La compagnie nationale, désignée partenaire global officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), a entamé une mobilisation sans précédent pour accompagner la compétition qui se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Ce rôle ambitieux s’inscrit dans une dynamique d’affirmation du positionnement de la RAM comme pont aérien entre l’Afrique, l’Europe et le monde.

Un réseau mondial au service de la compétition

S’appuyant sur un réseau déjà très étendu, la RAM relie le Maroc à plus de 99 destinations dans près de 57 pays à travers le monde, couvrant l’Afrique, l’Europe, l’Asie et les Amériques depuis son hub de l’aéroport de Mohammed V de Casablanca : un maillage conçu pour capter les flux de supporters, de médias et de délégations à l’échelle planétaire.

Dans ce contexte, la compagnie a ajusté son programme pour la CAN 2025 : plus de 660 vols supplémentaires ont été planifiés pour répondre à la forte demande attendue sur toute la période du tournoi, soit une hausse de capacité estimée à plus de 50 % par rapport à l’offre habituelle.

Une expérience immersive dès l’aéroport

À l’aéroport Mohammed V de Casablanca, l’expérience des supporters est pensée pour prolonger la magie de la CAN dès l’arrivée. Les comptoirs d’enregistrement, navettes, bus et écrans d’affichage sont entièrement brandés aux couleurs du tournoi, plongeant immédiatement les voyageurs dans l’univers footballistique.

La zone d’arrivée ne déroge pas à l’ambiance festive : un stand dédié propose des animations variées, du tire-au-but aux ateliers make-up aux couleurs des équipes, offrant un premier moment de divertissement et de communion entre les fans.

À bord des appareils, la compagnie aérienne prolonge également cette immersion avec tout un tas de goodies et de divertissements autour de la culture africaine et de l’actualité sportive. Objectif : transformer le vol en une véritable expérience autour de la compétition.

Présence et activations dans les stades

Mais la RAM ne se limite pas aux aéroports : elle affirme sa présence dans les stades Moulay Abdellah à Rabat et Mohamed V à Casablanca, en participant au protocole officiel et en proposant des activations qui captent l’attention des supporters. Les hôtesses de la RAM accompagnent l’entrée des joueurs, la présentation du trophée et la remise des médailles lors de la finale, ajoutant un soutien logistique et symbolique à l’événement.

L’activation “The Winner Seat” illustre l’approche innovante de la RAM. Chaque mi-temps, un siège est tiré au sort et le gagnant reçoit un billet d’avion remis directement en tribune, transformant un simple spectateur en ambassadeur du voyage et du tournoi.

Parallèlement, le spot publicitaire RAM est diffusé sur les écrans géants et les panneaux LED, assurant une visibilité maximale tout au long des matchs.

Dans les Fan Zones des six villes hôtes : Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir, la compagnie déploie aussi des animations et des jeux interactifs, notamment le célèbre tire-au-but avec distribution de goodies, renforçant la proximité avec les supporters et leur engagement envers le tournoi.

Fan zone RAM
la RAM installe une Fan Zone entièrement dédiée, active tout au long de la compétition. Ph : Medias24

La Fan Zone RAM : le cœur battant de l’événement

Au Fan Park Village d’Anfapark, la RAM installe une Fan Zone entièrement dédiée, active tout au long de la compétition.

Douze matchs sont diffusés en direct dans un cadre festif, complétés par des concerts de stars internationales, des simulateurs de vol, des animations ludiques et des espaces de restauration.

Cette Fan Zone transforme le village en point de convergence des passions, capturant l’énergie et l’enthousiasme des supporters tout en reflétant l’esprit festif et inclusif de la CAN.

Photographier le désert : spots et conseils lumière

Le photographe documentaire Mehdy Mariouch sillonne les routes tout au long de l’année pour son travail. En chemin, il épingle des mémos sur Google Maps pour pouvoir revenir plus tard et prendre des photos. Il réalise alors que la plupart de ces coups de cœur se trouvent sur la route nationale N1.

« J’essaie de documenter le Maroc ordinaire », confie-t-il à Médias24 d’emblée.

« Je ne peux le faire sans documenter cette route qui traverse toute la côte atlantique du Royaume. Avec beaucoup de recul, je me suis rendu compte que cette route unissait les Marocains, les différentes cultures qui en découlent, et les différents paysages comme les dunes, les falaises, la plage et les montagnes ».

Son projet a commencé il y a plus de quatre ans et se poursuit jusqu’à présent.

Mehdi Mariouch
Mehdy Mariouch réalise alors que la plupart de ces coups de coeur se trouvent sur la route nationale N1. Ph : Mehdy Mariouch

Spots incontournables

La région Laâyoune-Sakia El Hamra ne cesse d’inspirer le photographe. Pour lui, ce désert est loin des clichés habituels avec une diversité de paysages.

Un désert « sauvage et plat », où il est possible de faire plusieurs arrêts. « Je recommande de faire une pause dans les villages de pêcheurs comme celui d’Akhfennir, à Tarfaya où Saint-Exupéry avait élu domicile, à Oued Chbika, à Laâyoune, à Foum El Oued. Le parc national de Khenifiss est à ne pas rater non plus ».

Khnifiss
« Le parc national de Khenifiss est à ne pas rater non plus ». Ph : Mehdy Mariouch

Mehdy Mariouch souligne l’hospitalité des habitants qui invitent le visiteur à prendre un verre de thé.

Une invitation qui peut durer deux à trois heures tant le rituel est spécial. « Mes vrais coups de cœur ont été les moments passés avec les pêcheurs ». Sur la route, vous pourrez ainsi croiser des personnes venues de Casablanca, Rabat ou Agadir, pour camper et pêcher.

Mehdi Mariouch
« Mes vrais coups de cœur ont été les moments passés avec les pêcheurs ». Ph: Mehdy Mariouch

Un arrêt incontournable du point de vue historique est Tah. « C’est l’endroit où feu Hassan II avait fait sa prière lors de la Marche verte », rappelle-t-il.

Ne pas rater les bonnes lumières

Indéniablement, les meilleurs créneaux pour photographier le désert de Laâyoune sont le lever et le coucher du soleil. Certaines saisons, les couleurs sont magnifiées, le ciel est d’un bleu profond, et le désert d’une couleur ocre troublante.

« Il y a des périodes, en été, où le brouillard se lève. On a l’impression que le soleil est caché par un énorme tissu blanc », décrit Mehdy Mariouch. La lumière du désert est « magnifique pour prendre des portraits et photographier les paysages de toute cette région ».

Mehdi Mariouch
La Casa del Mar ; à Tarfaya, est un endroit à ne pas rater. Ph : Mehdy Mariouch

Détails techniques

Pour photographier les courbes des dunes sans perdre les détails, le photographe recommande d’aller vers une petite ouverture pour avoir le maximum de profondeur de champ qui va mener vers une netteté totale du paysage.

« Il faut absolument éviter le mode automatique, et user du manuel tout en travaillant sur la vitesse, le diaphragme et l’ISO. Il ne faut pas oublier de se doter d’un trépied et de batteries bien chargées, car il y a tellement de paysages que l’on peut passer toute la journée à prendre des photos », ajoute-t-il.

Qui dit désert dit vent de sable. Ainsi, il faut éviter au maximum de changer d’objectif, car au moment où il est ouvert, la poussière peut s’y incruster. L’astuce est de connaître en amont le type d’images que vous souhaitez photographier. « Un 35 mm est parfaitement adapté à ce genre d’excursion photo », précise Mehdy Mariouch.

Le désert est un terrain d’expression privilégié pour les photographes amateurs comme professionnels, vu les couleurs qui s’y déclinent. “Le désert représente le vide, la page blanche, quelque chose qui nous fait peur. Or, ce n’est pas un seul paysage dont nous pouvons prendre le cliché, mais plusieurs”, confie l’artiste.

La complexité de le photographier réside dans le fait de devoir se limiter à un seul cliché. Toutefois, il existe une plage de couleurs très diversifiées, variant des couleurs froides aux couleurs chaudes. Il y a « ces tons de bleu, de jaune, d’ocre et d’orange, parfaits pour inspirer les photographes ».

Es-Semara, la porte du désert

Es-Semara est riche de par la diversité de ses paysages et de son héritage. S’y rendre permet de découvrir des dunes interminables, des oueds asséchés, des fresques rupestres millénaires et des édifices religieux emblématiques. Les touristes peuvent y vivre une expérience immersive au cœur d’un Sahara encore préservé.

Les férus de tourisme d’aventure y trouveront leur bonheur. Et pour cause, Es-Semara dispose de vastes étendues désertiques, de pistes sauvages, et des vallées et plateaux rocheux à foison. Tandis que les amateurs de culture pourront se plonger dans un patrimoine unique, marqué par une spiritualité accrue.

Es-Semara
Es-Semara propose aux touristes une expérience immersive au cœur d’un Sahara encore préservé. Ph : DR

Destination émergente entre culture et traditions

Direction le centre-ville de la ville d’Es-Semara où s’érige l’ancienne Grande Mosquée. Impressionnante, elle dispose d’une architecture et de courbures sobres.

Tout autour sont disséminées plusieurs zaouïas (un établissement religieux musulman, centre d’une confrérie soufie, servant à l’enseignement, à la prière et souvent à l’accueil de pèlerins, ndlr) comme celle de Sidi Ahmed Rguibi, Sidi Ahmed Laârousi. La plus connue étant celle du Cheikh Ma El Aïnin, une figure majeure de la région.

Zaouia Es-Semara
La  zaouia la plus connue étant celle du Cheikh Ma El Aïnin, une figure majeure de la région. Ph : Agence urbaine Laâyoune Sakia El Hamra

Une capacité d’accueil en mutation

En tout, la province compte 17 établissements non classés, avec au total 802 lits. Actuellement, un hôtel 2 étoiles est en préparation. Du côté des services touristiques, Es-Semara n’a qu’un réseau limité qui est en train d’être structuré, avec une agence de transport touristique et quatre guides agréés.

Es-Semara dispose des zones les plus riches en gravures rupestres du Sud marocain. Ces archives du désert racontent des scènes de chasse, des silhouettes animales disparues et des fragments de vie des premières communautés humaines ayant traversé cette terre.

Es-Semara a un potentiel indéniable, la province a identifié plusieurs priorités touristiques, comme la création d’hôtels et d’agences de voyage, la mise en place de circuits balisés, la digitalisation de l’offre touristique et l’aménagement des sites naturels et patrimoniaux.

Une destination à suivre de très près

Ce n’est pas seulement un musée à ciel ouvert, puisque la ville a plusieurs festivals qui animent la vie culturelle à travers la tradition Hassanie, attirant chaque année visiteurs et familles. Plusieurs rendez-vous majeurs s’inscrivent tout au long de l’année et font vivre Es-Semara contribuant à animer la ville et renforcer son attractivité. Parmi eux, le festival de la comédie hassanie, celui du Madih Nabawi ainsi que des événements dédiés au théâtre et aux arts éducatifs.

La ville du Sud a tout le potentiel de devenir une destination touristique à part entière. Elle se situe à la croisée du désert et de l’histoire et ouvre la voie à un tourisme authentique, durable et profondément enraciné dans la culture hassanie.

Casa del Mar, un trésor à découvrir au large de Tarfaya

Elle trône comme une silhouette qui veille sur la mémoire du rivage. Parfois elle donne l’illusion de flotter entre deux mondes, la terre et la mer, le passé et le présent. Elle comporte en elle la mémoire de navigateurs, de pêcheurs, des premiers contacts entre le Sahara et l’étranger. Le lieu offre une vue imprenable pour les visiteurs qui s’y prélassent, enveloppés par la douce lumière du soleil. Les touristes peuvent prendre des photos instagrammables qui marient l’histoire et le moment présent dans un décor digne de ce nom. Ils peuvent aussi se promener en humant l’air iodé de l’Atlantique.

Ce décor porte en lui une riche histoire qui peut fasciner petits et grands. La Casa Del Mar peut aussi inspirer les artistes en quête de renouveau dans le sud du royaume. L’avantage de la plage qui borde ce lieu enchanteur est qu’elle est loin du tourisme de masse qui peut en décourager certains. Sur 7 kilomètres, ils peuvent profiter de la quiétude de l’endroit et se baigner dans un calme absolu, brisé par le son des mouettes qui longent l’horizon. Les visiteurs qui s’y promènent peuvent rêver de lendemains meilleurs substitués aux souvenirs d’autrefois.

“Pour beaucoup, à Tarfaya, la Casa Del Mar est notre mémoire dans l’océan, fragile mais éternelle”, confie à Médias24, docteur Mrabih Rabou Shaibata, docteur en histoire contemporaine et chercheur en patrimoine local. Le meilleur moment pour la visiter se situe au printemps ou en automne, puisque le climat se révèle doux et agréable.

Casa Del Mar
La Casa Del Mar offre un visage solaire, particulièrement au coucher du soleil, lorsqu’elle se teinte de doré, avec le fond bleu de l’océan Atlantique.

Quelle est son histoire ?

Cette forteresse impressionnante a été construite “clandestinement” en 1882 par l’explorateur Donald MacKenzie. Ce commerçant britannique a été soutenu par son gouvernement. À cette époque, Tarfaya est connue sous le nom de Cap Juby.

Treize années plus tard, un accord diplomatique est négocié par le Sultan Hassan Iᵉʳ et la reine Victoria et conclu par le sultan Moulay Abdelaziz. D’après le chercheur, les Britanniques cédèrent le fort au Maroc. “Ce fut un acte fort de la souveraineté marocaine sur la région du Sahara. Ce geste affirma l’unité du Maroc face aux ambitions coloniales”, poursuit notre source.

Casa Del Mar
À cette époque, Tarfaya est connue sous le nom de Cap Juby. Ph : DR

L’accord anglo-marocain du 13 mars 1895 stipule que le Royaume-Uni reconnaît la souveraineté du Maroc sur les territoires allant de l’Oued Drâa au Cap Bojador, zone englobant les villes actuelles de Tantan, Tarfaya, Laayoune et Boujdour.

Par la suite, Casa Del Mar fut occupée par l’Espagne. Elle devient alors un port jusqu’en 1958 où Tarfaya fut récupérée par le prince héritier feu Hassan II. L’endroit poursuit alors son rôle de phare maritime pour guider les navires qui traversent l’océan Atlantique jusqu’à la fin des années 1980.

Casa Del Mar est “joyau architectural qui n’a nul pareil en Afrique du Nord-Ouest”, précise Dr Mrabih Rabou Shaibata. Ph : DR

La Casa Del Mar fait partie intégrante de la mémoire collective des habitants de la région. C’est aussi un “joyau architectural qui n’a nul pareil en Afrique du Nord-Ouest”, précise notre source. En tout, plus de 5 générations ont vécu autour de ce lieu emblématique.

En 2024, Casa Del Mar est inscrite au patrimoine national, cela lui confère une protection juridique et une accélération de l’intervention de restauration et de sauvegarde. Un projet de restauration a été lancé par le ministère de la Culture, pour restaurer la forteresse, la sécuriser, la mettre en valeur et développer le tourisme culturel autour du site.

Casa Del Mar
En tout, plus de 5 générations ont vécu autour de ce lieu emblématique. Ph : DR

Ce lieu serait propice pour un centre culturel, ou un musée vivant de l’histoire saharienne. Il pourrait devenir un véritable moteur du tourisme culturel durable pour la région de Laâyoune-Sakia Hamra.

Le site pourrait aussi accueillir des projets éducatifs et artistiques, tout en étant un symbole de coopération et de valorisation patrimoniale locale et internationale.

D’après le chercheur, la Casa del Mar peut servir aussi comme un cas d’étude (architecture coloniale, conservation en milieu maritime, histoire saharienne, mémoire des frontières) pour les universités et les centres de recherche.