L’exploit historique de la coupe du monde Qatar 2022 n’a pas été du pur hasard mais plutôt le résultat d’un travail de fond qui commence à mûrir et à produire ses premiers fruits. Ainsi, cette année 2025 se placera dans les pages d’avant-garde du livre d’or d’histoire du sport national. Le bilan est sans conteste sans précédent :
- Coupe Arabe
- Championnat d’Afrique des nations (CHAN)
- Coupe du monde U20
- Coupe d’Afrique U17
- Coupe d’Afrique Futsal Hommes
- Coupe d’Afrique Futsal Dames
- Ballon d’or Hommes (Hakimi)
- Ballon d’or Femmes (Chabbak)
À cette belle et exceptionnelle moisson, il faudrait rajouter une qualification aux quart-final de la coupe du monde U17, un passage exceptionnel au deuxième tour de la coupe du monde de l’équipe dames U17 et une qualification à la prochaine coupe du monde dames séniors. Ces exploits ont été couronnés par une domination marocaine, certes historique mais somme toute logique, lors du dernier CAF Awards avec six consécrations toutes catégories confondues.
Maintenant, sur le fond ce niveau d’exploits ne peut être une coïncidence mais le résultat d’un travail de profondeur étalé sur une décennie. Trois plats ont constitué le menu de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) pour atteindre ce niveau d’excellence.
Un, il a été question de commencer en mode bottom pour bâtir le socle de cette dynamique. L’Académie Mohammed VI en laboratoire d’émergence de talents en a été le fer de lance de cette démarche constructive supervisée par les meilleurs talents techniques marocains et ceux venus d’ailleurs.
Deux, la FRMF a lancé une cellule de prospection des talents marocains, ou d’origine marocaines, en Europe et partout au monde. Une stratégie payante qui a permis aux sélections nationales, différentes catégories, de profiter de dizaine de lions qui rugissent dans les meilleurs championnats au monde.
Trois, cette dynamique a été dupliquée au football féminin et au Futsal avec des résultats qui ne se sont pas faits attendre. Qui aurait pu oser croire, il y a quelques années encore, que le football féminin marocain sortirait la tête de l’eau et se frayerait une place parmi le football mondial, y compris dans les catégories inférieures notamment les U20 et les U17.
Ce succès phénoménal, aujourd’hui cité en exemple de par le monde y compris par la FIFA, constitue désormais l’un des piliers fondamentaux du soft power du royaume. Flash-back, en décembre 2022 quand le Maroc a atteint la demi-finale de la coupe du monde au Qatar, le nom du « Morocco » a été tapé plusieurs millions de fois dans les moteurs de recherche de par le monde.
Cet exploit a été l’un des vecteurs de la relance du tourisme au royaume post-Covid. Cela a même été ressenti sur le plan géopolitique ; des dizaines de chefs d’États étrangers avaient félicité le royaume pour cette consécration.
Et last but not least, l’éclatante victoire des lionceaux lors de la coupe du monde U20 récemment organisée au Chili. Là où le public local mais aussi venu d’ailleurs avaient plébiscité nos U20.
Par ailleurs, le volet organisationnelle constitue un autre élément essentiel dans cette lancée. Aujourd’hui, la CAN 2025 démarre au Maroc avec les prémices d’une édition historique. Et dans cinq années, en 2030, la co-organisation d’une coupe du monde met définitivement le Maroc dans la cour des grands. L’image et la réputation du pays sont aujourd’hui portées par le football, et ce n’est qu’un début.