Une conversation avec Saâd Bendidi
Saâd Bendidi est l'une des figures du monde marocain des affaires qui ont contribué à façonner le visage du capitalisme marocain, ou du moins de la finance nationale. Membre du G14, le fameux think-tank mis en place par Hassan II en 1996 pour lancer le vaste chantier de réformes économiques et financières. C’est au sein de la Wafabank, sous l’aile bienveillante de Feu Abdelhak Benanni qui va le nommer directeur stratégie de la banque, alors âgé de moins de 30 ans qu’il débutera sa carrière nationale. Il sera par la suite précurseur du capital investissement avec la création et la direction du Fonds Moussahama en 1993. Des positions qui vont propulser sa carrière et en feront un des chouchous de la finance nationale pendant des années.
Il a dirigé tour à tour FinanceCom, Meditel et le groupe ONA avant de se lancer à son propre compte. Après la nomination de Moulay Hafid Elalamy au ministère de l’Industrie en 2014, il prend la direction du groupe Saham, qu’il quittera en 2017 pour rejoindre le board dirigeant de Mediterrania Capital Partners, société d'investissement présente dans le capital de plus d’une vingtaine de sociétés en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest. Il est également président du leader de la minoterie Forafric.
C’est donc un connaisseur des milieux d’affaires aussi bien au Maroc que dans une vingtaine d’autres pays, en sud méditerranée, en Afrique de l’Ouest et au Moyen Orient. Saâd Bendidi est respecté aussi bien pour ses compétences que pour ses qualités humaines. Il nous parle dans cette échange que nous publions en trois parties de plusieurs sujets d’actualité.
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