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Forum Centraliens : quelle planification urbaine pour une ville durable ?

Forum Centraliens : quelle planification urbaine pour une ville durable ?
19 octobre 2025
12:52 Mines. Le zinc, un atout stratégique pour le Maroc à l’heure de la transition énergétique
Round up. Le sous-sol marocain abrite d’importantes richesses en zinc, actuellement exploitées par plusieurs mines. À l’image de nombreux minerais stratégiques pour la transition énergétique, son vrai potentiel et l'ensemble des opportunités offertes pour l’industrie ne sont pas à ce jour pleinement exploités.

Le prix du zinc continue d’augmenter depuis avril, aux côtés de celui du cuivre, lequel n’est pas loin de ses sommets historiques en raison des perturbations d’approvisionnement dans les grandes mines.

Selon une analyse récente de Bloomberg, la Chine, qui cumule les plus grandes capacités des fonderies, devra accroître davantage ses parts de marché.

Grâce à ses propriétés physiques, le zinc intègre plusieurs segments de l’industrie verte et se positionne comme un métal stratégique de plus en plus demandé par plusieurs industries (transport, énergie, chimie, alliages…). Dans les énergies renouvelables, sa dimension stratégique se manifeste avec force :

  • Pour l’éolien, la protection thermique de zinc forme un bouclier vital contre les corrosions, en particulier dans les environnements marins, préservant les structures pour des décennies. En chiffres, une seule éolienne de 10 MW nécessite jusqu’à 4 tonnes de ce métal protecteur.
  • Dans le solaire, l’empreinte du zinc est tout aussi importante. Un parc photovoltaïque de 100 MW consomme environ 240 tonnes pour assurer sa longévité.

Ces chiffres illustrent l’évolution de la demande future et la criticité potentielle du zinc. Dans cette course, le Maroc, avec ses importantes réserves de zinc, dispose d’un atout minier stratégique. Ce potentiel demeure paradoxalement dans l’ombre, nécessitant d’être hissé au rang de pilier de sa souveraineté industrielle et énergétique.

Précédemment, nous avons exploré le potentiel de plusieurs minerais critiques pour renforcer la souveraineté industrielle du Maroc, parmi lesquels le lithium, le manganèse, le cobalt, le cuivre, le nickel et l’antimoine. Nous nous intéressons désormais au zinc, un minerai qui, malgré son abondance, est classé comme critique par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Le zinc marocain : une production minière qui ne reflète pas sa vraie valeur

Le Maroc abrite d’importants gisements de zinc et se classe au 4ᵉ rang des producteurs africains. Le groupe Managem est le principal producteur de zinc au Maroc, avec une production qui a totalisé 37.376 tonnes de zinc provenant de ses mines de Draa Sfar, de Koudiat Aicha et de Hajar.

De son côté, la Compagnie minière de Touissit (CMT) assure une production annuelle d’environ 3.110 tonnes de concentré de zinc à partir de sa mine de Tighza, située près de la ville de Mrirt.

La production marocaine de zinc ne se limite pas à ces grandes mines ; elle est également assurée par d’autres petites exploitations et par une activité minière artisanale dans les régions du Tafilalet et d’Errachidia. Cette activité est gérée par la Centrale d’Achat et de Développement de la Région minière du Tafilalet et de Figuig (CADETAF). Cependant, pour ces types d’exploitation, y compris dans le cas de la CADETAF, le problème de la commercialisation se pose en l’absence d’une valorisation chimique du produit.

Au-delà des exploitations ouvertes, le Maroc recèle un potentiel important non encore découvert, qui se manifeste par une centaine d’indices miniers dans le Centre et le Nord, et principalement dans le Sud-Est marocain.

Mines. Le zinc, un atout stratégique pour le Maroc à l’heure de la transition énergétique
Carte montrant la répartition des indices de zinc dans le sous-sol marocain (source : données MTEDD).

Situé aux environs de Tinejdad, le projet polymétallique de Boumadine, en cours de développement par Aya Gold & Silver, recèle, outre des ressources argentifères, une minéralisation plombo-zincifère estimée à 615.000 tonnes de zinc, associées à un potentiel de 76,8 millions d’onces d’argent.

Enfin, dans le cadre de sa stratégie de promotion minière, l’ONHYM promeut cinq projets miniers abritant des minéralisations zincifères, dont le gîte de Tiouli dans la région de l’Oriental, qui abrite des ressources estimées à 2.950.000 tonnes à une teneur de 2,4 % d’équivalent zinc.

La valorisation, le puzzle manquant de la chaine de valeur du Zinc

Le zinc est au cœur de plusieurs segments de l’industrie, allant de la construction à l’automobile, en passant par les engrais, l’électronique et les énergies renouvelables… 

La recherche scientifique estime également que ce métal, souvent dans l’ombre, pourrait être la clé d’une nouvelle technologie de batteries à base de manganèse et de zinc aussi efficiente que celles au lithium-ion.

Si ces utilisations multiples et la production nationale importante offrent de nombreuses opportunités de développement pour l’industrie nationale, l’absence d’une fonderie dédiée à ce métal empêche de saisir ces débouchés. En effet, l’industrie, notamment celle de haute technologie, nécessite des formes purifiées plutôt que des concentrés pouvant contenir des impuretés et dont la teneur est faible, obligeant ainsi à orienter l’ensemble de la production vers l’exportation.

De plus, la valorisation ouvre la voie à la récupération d’autres sous-produits mieux monétisés et très prisés mondialement, comme l’indium, le gallium, le germanium et d’autres sous-produits tels que le cuivre, l’argent et l’acide sulfurique

Actuellement, le prix du concentré est aux alentours de 450 dollars par tonne à la bourse de Shanghai. À l’image de plusieurs métaux, la valorisation du métal permet d’augmenter les marges de bénéfices, d’autant que le prix du produit raffiné stagne actuellement autour de 3. 150 dollars par tonne selon la Bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange), soit sept fois le prix du concentré.

Mines. Le zinc, un atout stratégique pour le Maroc à l’heure de la transition énergétique
Courbe des prix du zinc raffiné négocié à la Bourse des métaux de Londres (LME).

En mars 2022, son prix a soudainement dépassé le seuil de 4.000 dollars la tonne en raison de perturbations dans la production. La suspension de la production des grandes mines et les réductions de production dans les fonderies, combinées à l’augmentation des coûts de traitement, ont créé des tensions sur le marché.

Un autre aspect de la valorisation réside dans le recyclage des déchets électroniques, qui s’avère avantageux dans le cas du zinc, car ce métal peut être recyclé à l’infini sans perdre ses propriétés chimiques ou physiques.

Dans le cadre de la mise en œuvre du 1ᵉʳ corridor africain OTC (Opérer, Transformer, Certifier), le ministère de la Transition énergétique a récemment annoncé la mise en place imminente d’une plateforme numérique qui permettra de rendre le secteur minier national plus intégré, en créant un espace pour relier les infrastructures, les institutions financières et les unités industrielles et de transformation.

Si le prix actuel du zinc ne permet pas de pleinement visualiser les opportunités offertes à l’industrie, la prochaine réforme de la loi minière permettra de créer un cadre plus propice à l’investissement dans les unités de valorisation, en exemptant ces projets de la nécessité d’avoir une licence minière.

De plus, la création d’une commission qui fixera périodiquement la liste des minerais critiques et stratégiques donnera droit à l’administration des mines d’imposer aux entreprises minières de consacrer tout ou partie de leur production de minéraux stratégiques et critiques à la satisfaction des besoins de l’industrie nationale.

Le littoral marocain renferme d’importantes ressources minérales, incluant un potentiel en métaux critiques à évaluer, et dont l’exploitation devrait être conditionnée par le strict respect de normes environnementales en raison de la fragilité de ces écosystèmes côtiers.

Une panoplie de ressources minérales est présente dans le littoral dont le potentiel est encore sous-exploré du fait des limites juridiques imposées en raison de la fragilité de ces zones.

Si aujourd’hui plusieurs États, dont les États-Unis, travaillent pour initier des exploitations sous-marines, c’est qu’avec les nouvelles technologies, il est désormais possible de conjuguer exploitation minière et respect de l’environnement.

Côté marocain, on dispose du gisement sous-marin du Mont Tropic. Cependant, son exploitation est actuellement impossible pour deux raisons : l’absence d’un accord sur les frontières maritimes avec l’Espagne, et le fait que l’exploitation des gisements en fonds marins fait toujours l’objet d’un débat aux Nations unies.

Partant du principe qu’il est possible d’exploiter durablement des ressources, même en fonds marins, il serait particulièrement opportun d’autoriser une telle exploitation au niveau du littoral, d’autant plus que notre pays dispose de 3.500 km de côtes. Et ce, à condition de mettre en place un dispositif de contrôle strict.

Exploitation des sables du littoral, en attente d’un décret déterminant les procédures d’octroi d’autorisations

Selon l’article 24 de la loi 81-12 relative au littoral, l’exploitation du sable des plages, des cordons dunaires et de la partie maritime du littoral est strictement réglementée.

Toutefois, un projet de décret 2.22.312 prévoit que l’administration peut accorder des autorisations dans le cadre d’opérations de dragage jugées nécessaires (ports, défense contre la mer, communication des lagunes avec la mer…) ou pour des exploitations dans les cordons dunaires, à condition de ne pas compromettre le rôle de ces derniers dans l’écosystème littoral.

L’examen du schéma directeur de valorisation du domaine public maritime révèle la présence d’une dizaine de sites présentant un potentiel d’exploitation, conformément aux conditions fixées par la loi sur le littoral.

Sur la côte méditerranéenne, quelques sites potentiels se concentrent entre la baie d’Al Hoceima et la baie de Sebta. Sur la façade atlantique, les zones identifiées incluent le Nord (Tahaddart, environs de Larache, Moulay Bousselham et Kénitra), les alentours de Casablanca et d’El Jadida, ainsi que le secteur entre Safi et les embouchures de l’oued Tensift, cap Hadid et Massa.

les emplacements des gisements de sables pouvant être exploités durablement
Carte montrant la répartition des gisements de sable présentant un potentiel d’exploitabilité durable. (source : schéma directeur de valorisation du domaine public maritime).

Le fait que ces gisements présentent un potentiel exploitable ne signifie pas un feu vert pour leur exploitation, mais donne la possibilité de dresser une méthode bien définie d’une exploitation temporaire sans nuire au paysage du littoral.

L’objectif de cette démarche est de permettre une exploitation durable, sans aggraver l’érosion du littoral grâce à un équilibre entre apports naturels en sable et prélèvements, et de stimuler l’économie locale en générant des revenus et des emplois. Cette approche pourrait rendre les activités illégales moins rentables et donc les réduire considérablement. Ces activités consomment au moins 10 millions de mètres cubes annuellement selon le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement,.

Les salines, un potentiel à développer

Les principales salines en exploitation au Maroc se trouvent le long du littoral atlantique, entre Oualidia et Safi. En outre, la Direction du domaine public maritime a identifié plusieurs autres sites présentant un potentiel d’exploitation significatif.

Au nord du pays, des marais salants prometteurs sont identifiés à Smir, entre M’diq et Tétouan. De même, près de Larache, dans le bas du Loukkos, un site ayant fait l’objet d’une exploitation très ancienne pourrait être réactivé. Enfin, la zone littorale autour de Oualidia et de Safi, déjà dotée de plusieurs exploitations actives, recèle d’autres emplacements propices à la production de sel.

Mines. Voici ce qu’il faut savoir sur le potentiel minéral du littoral marocain
Carte de répartition des principales salines, ainsi que des zones présentant un potentiel d’exploitation. (source : schéma directeur de valorisation du domaine public maritime).

La méthode de production de sel solaire repose sur un processus naturel d’évaporation sous l’effet combiné du soleil et du vent. L’exploitant aménage des bassins en bordure du littoral nivelé et compacté. Une fois les bassins aménagés, l’eau de mer y est introduite. La première phase, la concentration, débute alors : sous l’action du soleil et du vent, l’eau s’évapore progressivement, laissant derrière elle des couches de sel au fond des tables salantes. Ce dépôt est exposé au soleil pendant deux à trois jours avant d’être décollé de la surface.

Mines. Voici ce qu’il faut savoir sur le potentiel minéral du littoral marocain
Un bassin de production saline.
Mines. Voici ce qu’il faut savoir sur le potentiel minéral du littoral marocain
La deuxième étape de production saline est l’ajout de l’eau de mer.
Mines. Voici ce qu’il faut savoir sur le potentiel minéral du littoral marocain
Récupération du sel après évaporation de l’eau et sa cristallisation.

Par la suite, l’eau résiduelle recouvrant le gâteau de sel formé sur le cristallisoir est évacuée. Le sel est alors ramassé et amoncelé en petits tas coniques, appelés javelles. Les jours suivants, ces javelles sont transportées vers les aires de stockage où elles sont regroupées en plus grands monticules, nommés camelles.

En plus du sel, ces salines peuvent également précipiter du lithium. Dans le contexte marocain, les essais de caractérisation n’ont pas (encore) livré des teneurs exploitables du lithium à partir des salines.

Le littoral, une source prometteuse de métaux critiques, à condition de respecter l’environnement

Si le sable et le sel constituent des ressources minérales renouvelables naturellement, la côte atlantique recèle également dans ses sables des traces de métaux critiques issus de l’érosion des roches.

Depuis plusieurs décennies, des études scientifiques ont confirmé la présence de métaux tels que la magnétite, le zircon et le titane le long du littoral, particulièrement au niveau des embouchures des fleuves (Oum Er-Rbia, Tensift, Souss, Drâa…) qui transportent des fragments de roches provenant de régions éloignées.

Au niveau des côtes marocaines, une recherche scientifique menée par Bouhaouli et Hilali (1976) a démontré que les métaux titanifères des côtes marocaines, à cette époque, ne présentaient pas de viabilité économique avec une teneur moyenne de 9,8% en dioxyde de titane (TiO2), alors que le seuil minimal d’exploitabilité était fixé à 10% de TiO2.

Près de l’embouchure de l’oued Oum Er-Rbia, une étude menée par M’hamdi et al. (2005) a évalué un potentiel titanifère révélé par la présence de 10.000 tonnes, se répartissant principalement entre 3.000 à 4.500 tonnes d’ilménite, un minerai formé d’oxyde de fer et de titane, et 2.000 à 3.000 tonnes de zircon. Cependant, les auteurs ont conclu à la non-exploitabilité économique de cette zone en raison des difficultés techniques liées au traitement du minerai.

Bien qu’évalué précédemment comme non rentable en raison des cours des métaux et de la complexité des procédés de valorisation chimique, ce potentiel a fait l’objet d’un regain d’intérêt en raison de l’explosion de la demande en métaux critiques.

Dans ce contexte, une société canadienne vient d’annoncer son entrée dans un projet d’exploration d’oxyde de titane sur la côte située entre Tarfaya et Tan-Tan. Les échantillons analysés à ce jour montrent une teneur moyenne de 42% d’oxyde de fer et 4,7% en oxyde de titane. À ce jour, le développement est au stade préliminaire, et ce sont les travaux d’évaluation future qui décideront de son exploitabilité.

Au nord du projet TitanBeach, une autre potentialité se manifeste au niveau de la Plage Blanche (Playa Blanca), l’une des plus longues côtes du Maroc, s’étendant sur 40 kilomètres entre Tan-Tan et Sidi Ifni, et qui présente un potentiel identifié en zircon.

Rappelons que le zircon, classé comme un minerai critique, est la matière première fondamentale pour l’élaboration du zirconium, de la zircone et de divers autres composés. Le zirconium est vital pour l’énergie nucléaire, notamment pour le conditionnement des pastilles d’uranium, et pour l’industrie chimique grâce à ses remarquables propriétés anticorrosives. Ses composés sont également utilisés dans la fabrication des céramiques, des abrasifs, des moteurs à réaction et des pièces pour l’aérospatiale.

Les études d'avant-projet (AVP) des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) dans l'agglomération de Rabat-Salé-Témara ont été confiées au groupement Egis Rail/Egis villes et transports/ Novec/ Abderrahim Kassou. Le marché a été adjugé pour un montant de 5,4 millions de DH.

Le groupement Egis Rail/Egis villes et transports/ Novec/ Abderrahim Kassou a été désigné en tant que soumissionnaire « le mieux disant », peut-on lire dans le procès-verbal de la commission d’ouverture des plis.

La vision du Plan de mobilité urbaine durable (PMUD) 2040 ambitionne de doter la conurbation de Rabat-Salé-Skhirat-Témara d’un système de mobilité efficient au service d’un développement urbain harmonieux, soutenable et à forte valeur ajoutée économique, sociale et environnementale, précise la SDL Rabat Région Mobilité (anciennement Société du Tramway de Rabat-Salé) dans l’appel d’offres.

En matière de transport en commun en site propre (TCSP), le PMUD prévoit un schéma-directeur 2040 composé de six (6) lignes de tramway (de L1 à L6) et de quatre (4) lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) (de L7 à L10), poursuit la même source.

Rabat : les études d’avant-projet des lignes de busway bientôt lancées

En 2023, RRM a achevé les études (préliminaires et AVP) de certains tronçons du schéma-directeur TCSP en mode tramway, totalisant un linéaire d’environ 45 km, et qui ont concerné les tronçons des lignes ci-après :

Rabat : les études d’avant-projet des lignes de busway bientôt lancées

Rabat : les études d’avant-projet des lignes de busway bientôt lancées

Les études d’avant-projet (AVP) des lignes BHNS, qui doivent se baser sur les études du réseau de 45 km relatives aux tronçons de lignes de tramway préalablement réalisées, se décomposent en trois missions principales :

  • Mission 1 (tranche ferme) : étude préliminaire et examen de l’opportunité du mode BHNS : Cette mission consiste à évaluer le basculement vers le mode BHNS, et de proposer des tracés pertinents en mode BHNS en vue d’accompagner le maître d’ouvrage dans la prise de décision des variantes appropriées qui seront développées dans le cadre de la mission 2.
  • Mission 2 (tranche ferme) : adaptation technique des études AVP de Tramway en Études AVP de lignes BHNS : Cette mission consiste à réaliser des études d’avant-projet techniques des lignes BHNS validées, à partir des résultats des études AVP du mode Tramway réalisées préalablement par RRM.
  • Mission 3 (en tranches conditionnelles) : étude de définition d’ouvrages particuliers : cette mission inclut les études techniques de 3 pôles d’échange ainsi qu’un centre de maintenance CDM des lignes BHNS.

Le délai d’exécution des prestations est fixé à 12 mois.

La société britannique SDX Energy Plc annonce ce mardi 31 octobre l’achèvement des opérations de test sur le puits KSR-21.

La société d’exploration pétrolière et gazière affirme que ce puits a été foré à une profondeur verticale totale de 1.955 mètres. L’essai du puits a permis d’obtenir un débit d’environ 4 millions de pieds cubes par jour, indique-t-elle dans un communiqué.

SDX Energy Plc fournit du gaz à plusieurs acheteurs situés dans la zone industrielle de Kénitra. La société britannique travaille en étroite collaboration avec son partenaire, l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), sur tous les aspects relatifs au développement et à la production.

https://medias24.com/2023/07/27/sdx-recoit-le-financement-necessaire-pour-accelerer-sa-campagne-de-forage-au-maroc/

 

Les différents ateliers organisés lors de la première journée du Forum Centraliens Supélec, les 13 et 14 novembre, sur la planification urbaine, ont rassemblé une centaine d'intervenants et permis de dégager 22 recommandations. Détails.

Les travaux de la 7ème édition du Forum Centraliens Supélec se sont articulés autour de la thématique “Quelle planification urbaine pour une ville durable ?”. Cette édition s’est soldée par la formulation de plusieurs recommandations dégagées à l’issue des quatre ateliers tenus lors de la première journée de la rencontre, le 13 novembre.

Le premier atelier a été dédié à la question du reengineering du processus et de la gouvernance. Le second a été consacré à l’inclusion socio-économique et au bien-être. Le troisième a été réservé aux défis de la mobilité, tandis que le quatrième atelier a été axé sur la question des enjeux de la durabilité.

Ces ateliers ont permis de conclure à 22 recommandations orientées autour de quatre axes majeurs : la question de la stratégie de la ville de demain, celle du processus et de la gestion de l’urbanisme, celle de la gouvernance et du cadre juridique, et enfin celle liée au dispositif d’écoute et de mobilisation de la société civile.

Voici toutes les recommandations :

Stratégie de développement de la ville de demain

1- Promouvoir une nouvelle approche de la planification urbaine intégrant :

•les incidences du changement climatique ;

•la rareté des ressources (eau, terrain agricole, foncier…) ;

•les enjeux de la nouvelle mobilité (électrique, autonome, partagée, connectée…) ;

•la levée du tabou de la hauteur ;

•une approche centrée autour du citoyen permettant l’inclusion et la mixité socio-économique.

2- Appuyer le développement de villes intermédiaires en les dotant des équipements et services augmentant leur attractivité.

3- Réinjecter les atouts de conception des médinas (performance énergétique, mobilité, durabilité, sociabilité…).

4- S’inspirer des expériences réussies marocaines & des benchmarks internationaux de villes durables.

Processus & gestion de l’urbanisme

5- Encourager et systématiser des revues périodiques des documents d’urbanisme en tenant compte des remontées du terrain fiables et actualisées.

6- Refocaliser les efforts des agences urbaines sur la prospective et les projets structurants en priorité des dossiers opérationnels.

7- Sécuriser la réalisation des infrastructures communes (santé, éducation, espaces verts, culture…) par le biais de mécanismes réussis (SDL, PPP et notamment les GIE).

Gouvernance et cadre juridique

8- Créer une instance nationale en charge d’identifier les orientations stratégiques, de mettre en place les normes et les réglementations et d’évaluer les documents d’urbanisme.

9- Appuyer la subsidiarité et la déconcentration des instances régionales de la planification urbaine.

10- Revisiter le cadre juridique pour une planification souple et dynamique des territoires.

11- Faciliter la collaboration des parties prenantes nationales et territoriales par le digital et renforcer leur coordination par la mise en place de passerelles entre les documents de planification territoriale.

Ecoute et mobilisation de la société civile

12- Mettre en place un conseil (composé de scientifiques, sociologues, urbanistes, anthropologues…) auprès des communes et des régions pour appuyer le développement territorial durable.

13- Partage de la vision et sensibiliser les citoyens à travers l’appui des médias et des réseaux sociaux.

14- Impliquer la société civile par le relai d’unités de quartiers.

Finance

15- Promouvoir le Partenariat public-privé comme un outil de financement pour accélérer la réalisation des infrastructures publiques.

16- Innover dans la gestion du foncier partagé à travers un mécanisme de titrisation innovant.

17- Appuyer le financement des nouveaux projets urbains avec des mécanismes de finance durable et la taxation ou l’octroi d’aides selon le degré de durabilité des projets urbains.

18- Implémenter une taxe carbone avec une taxation ou rémunération des institutions selon leur stratégie RSE et notamment impacts environnementaux.

Compétences

19- Renforcer les compétences des élus et de l’administration territoriale en matière de planification urbaine et de développement durable.

20- Promouvoir la formation initiale et continue dans les métiers de la planification urbaine durable.

Data

21- Développer une intelligence territoriale effective par la mise en place de dispositifs d’observation et de collecte de données terrain et les mettre à disposition du grand public.

22- Renforcer l’implémentation des objectifs de développement durable des territoires par la mise en place d’indicateurs urbains durables annuels au niveau national et territorial.

 

 

Majda Moumni, Directrice Advisory, Africa Business School a restitué les recommandations pour améliorer la planification urbaine pour une ville durable. Ces recommandations sont issues de quatre ateliers qui ont été organisés le 13 novembre en présence d'une centaine de participants et une vingtaine d'experts.

 

Dans son intervention, le directeur général de l’agence urbaine d’Agadir a apporté une lecture critique du système de planification urbaine au Maroc et des pistes d’amélioration. Vidéo et document.

 

Le président du Conseil économique, social et environnemental est intervenu en direct de la COP27 qui se tient en Égypte.

 

 

 

L’objectif de ce forum est notamment de sensibiliser aux principaux enjeux de la ville et de faire émerger de nouvelles vocations ou idées de projets, et de prospecter des pistes originales pour améliorer le processus de la planification urbaine.

Conscient de la nécessité d’organiser une urbanisation galopante et d’encadrer l’extension urbaine, le Maroc s’est doté de plusieurs textes juridiques régissant le domaine de l’urbanisme et de la construction.

Ces textes, qui tentent de tenir compte des spécificités locales, permettent également de répondre aux objectifs de développement durable et prônent l’approche participative pour la co-construction du cadre de vie urbaine à travers l’enquête publique et les délibérations communales.

En dépit de tous les efforts, les résultats restent mitigés quant à la qualité de nos espaces de vie et de notre cadre bâti.

L’objectif de ce forum est de sensibiliser aux principaux enjeux de la ville et de faire émerger de nouvelles vocations ou idées de projets, et de prospecter des pistes originales pour améliorer le processus de la planification urbaine.

Il vise également à produire des recommandations audacieuses et pragmatiques à destination des décideurs (pouvoirs publics, secteur privé, universitaires et chercheurs, société civile…) pour une ville durable. Ces recommandations ont fait l’objet d’une journée d’étude, le 13 novembre, répartie entre quatre sous-thématiques :

  • La planification urbaine : reengineering du processus et de la gouvernance
  • La planification urbaine et l’inclusion socio-économique et le bien-être
  • La planification urbaine et les défis de la mobilité
  • La planification urbaine et les enjeux de la durabilité (environnement, énergie, changement climatique…)

Enfin, le forum ambitionne de participer à la mise en œuvre du Nouveau Modèle de développement (Axe 4, Choix stratégique 3 : “Favoriser un aménagement intégré des territoires, améliorer l’habitat et le cadre de vie, et renforcer la connectivité et la mobilité”).