À Abidjan, la CGEM et la CGECI explorent de nouvelles pistes de coopération
La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et celle de Côte d’Ivoire (CGECI) ont tenu, le 13 mai 2025 à Abidjan, un Forum économique en marge de l’Africa CEO Forum. L’initiative a rassemblé des chefs d’entreprise ivoiriens et marocains opérant dans divers secteurs tels que l’industrie, les services financiers, les technologies de l’information ou encore les énergies renouvelables.
Dans son discours d’ouverture, Mehdi Tazi, vice-président général de la CGEM, a salué la qualité des relations économiques entre les deux pays, marquées par une progression continue des échanges commerciaux. Il a mis en avant le fort potentiel de complémentarité entre les deux économies et la nécessité de bâtir de nouveaux partenariats innovants, ancrés dans la durabilité.
« Nous devons conjuguer nos efforts autour de pôles d’innovation, de villes intelligentes, de technologies vertes, d’intelligence artificielle et de cybersécurité », a-t-il affirmé. Il a également souligné l’atout que représente la jeunesse qualifiée des deux nations pour relever ces défis communs.
M. Tazi a par ailleurs évoqué les retombées économiques que pourrait générer la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc avec l’Espagne et le Portugal. Il y voit une occasion stratégique d’accélérer les co-investissements dans les infrastructures, le tourisme, l’économie sportive, les services numériques et la mobilité verte.
Ce Forum économique s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération Sud-Sud, portée par une ambition partagée de développement durable et de prospérité inclusive, explique un communiqué de la CGEM. Il vise à stimuler les investissements croisés, à favoriser l’intégration économique continentale à travers la ZLECAf et à structurer des chaînes de valeur africaines dans des secteurs porteurs.
La rencontre a également été l’occasion pour les deux confédérations de réaffirmer leur volonté de faire du Groupe d’impulsion économique Maroc–Côte d’Ivoire, lancé en 2015 sous l’impulsion du Roi Mohammed VI et du Président Alassane Ouattara, un outil stratégique pour concrétiser des projets bilatéraux structurants.
Air Côte d’Ivoire lance son premier vol Abidjan-Casablanca
À compter du mardi 14 mai 2024, Air Côte d’Ivoire proposera quatre vols directs par semaine au départ d’Abidjan, les jeudis et dimanches à 8h30 et les mardis et vendredis à 12h30.
La cérémonie inaugurale a été marquée par la présence du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, de l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, du ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, et d’une délégation officielle comprenant des responsables du secteur aérien en Côte d’Ivoire.
CAN 2023. Une édition plus relevée que jamais
« La 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations va sûrement être l’une des meilleures de l’histoire », s’est enthousiasmé Walid Regragui, le sélectionneur de l’équipe nationale, dans un entretien accordé à la Confédération africaine de football (CAF).
Une évidence tant aucun favori ne manque à l’appel à l’occasion d’une compétition dont le pays hôte, la Côte d’Ivoire, ouvre le bal ce samedi 13 janvier 2024, face à la Guinée Bissau (21h), sur la pelouse du stade Alassane Ouattara, écrin de 55.000 places au nord d’Abidjan.
C’est une compétition à la dramaturgie historiquement sans équivoque, jouissant cette année d’un casting six étoiles et des stars à la pelle. Le Sénégal de Sadio Mané espère briser la malédiction post-sacre qui poursuit les vainqueurs d’une CAN.
Mohamed Salah, en pleine forme, ambitionne de remporter son premier trophée continental avec l’Egypte, nation la plus titrée sur le continent. L’Algérie de Ryad Mahrez entend faire oublier l’affront causé par l’élimination au premier tour lors de la dernière édition. Le Nigéria de Victor Oshimen mise de son côté sur une attaque de feu pour retrouver les sommets.
Le Maroc dans la lignée de la Coupe du monde 2022
L’équipe du Maroc sera plus que jamais attendue en raison de la formidable épopée qui a mené les Lions de l’Atlas en demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar. D’ailleurs, le sélectionneur national, Walid Regragui, ne s’est pas trompé en indiquant dans un entretien accordé à la CAF : « On sait qu’on est attendus maintenant par tout le monde après notre Coupe du monde 2022 et qu’on a des responsabilités ».
Et d’ajouter : « On veut faire une grande compétition pour le Maroc et rendre fier tout le peuple qui nous suit ». Une ambition qui trouve un prolongement dans la préparation. « Nous sommes arrivés assez tôt pour nous acclimater au temps qu’il fait ici. On se prépare très bien. On sait que la compétition commence bientôt et on a encore quelques jours pour peaufiner les détails avant le début », a souligné le capitaine du Maroc, Romain Saïss.
Achraf Hakimi et le Maroc souhaitent surfer sur leur épopée du Mondial 2022.
Pour le défenseur central, une CAN réussie, « c’est d’aller le plus loin possible et cela veut dire aller au bout ». Sur le papier, le groupe de 27 internationaux composé par Walid Regragui a fière allure et possède tous les atouts pour atteindre cet objectif, aussi élevé soit-il. Achraf Hakimi en est l’incarnation.
La latéral droit du Paris Saint-Germain est l’un des hommes forts de la sélection. Au-delà de son statut de leader dans le vestiaire marocain, il l’est également sur le terrain. Preuve en est, son rôle influent lors du Mondial 2022, où il a souvent été au four et au moulin, tout en dressant la table.
Malgré sa position de latéral droit qui peut parfois le brider, le droitier de 25 ans est influent par son abattage athlétique, sa technique et son expérience des grands rendez-vous. De quoi aider ces coéquipiers à appréhender la pression et les pousser à donner le meilleur d’eux même. Premier rendez-vous, le mercredi 17 janvier face à la Tanzanie en match d’ouverture du groupe F.
Un Sénégal insatiable
Tenant du titre après avoir remporté le trophée pour la première fois de son histoire lors de l’édition précédente au Cameroun, le Sénégal n’entend pas perdre son bien sans se battre. Certes, seuls le Ghana (1963 et 1965), le Cameroun (2000 et 2002) et l’Égypte (2006, 2008 et 2010) ont réussi un tel exploit.
De surcroît, plusieurs vainqueurs de la CAN n’ont pas récemment réussi à passer le premier tour lors de l’édition suivante, mais Sadio Mané and Co croient en leur bonne étoile. « Je demande aux supporters sénégalais d’être derrière nous pendant la compétition. Bien que la tâche soit difficile, j’espère qu’ils nous accompagneront jusqu’à la fin et qu’ils seront heureux », a souligné le défenseur central Kalidou Koulibaly.
Sadio Mané envisage le doublé.
Les Lions de la Terranga, qui se lancent dans la compétition le lundi 15 janvier face à la Gambie, avant d’affronter le Cameroun quelques jours plus tard, dans le choc du groupe C, se présentent avec un effectif au complet, avec un Sadio Mané au comble du bonheur après son récent mariage et surtout au top de sa forme.
En dépit de son transfert en Arabie Saoudite (Al Nassr), ses performances n’ont pas régressé. En sélection, il s’est imposé avec tous ses succès comme le joueur le plus important de l’histoire du football sénégalais. Son absence à la Coupe du monde s’est fortement fait ressentir. Il aura sans doute à cœur de prendre une revanche et de briser la malédiction des vainqueurs de la CAN.
Mohamed Salah dans une forme éblouissante
La nation la plus titrée en Afrique (7) n’a plus goûté aux joies d’un sacre continental depuis plus d’une décennie. Une anomalie que les Pharaons entendent rectifier. « Nous visons un nouveau trophée », a affirmé l’attaquant égyptien Mahmoud Ahmed Ibrahim Hassan, alias Trézéguet.
Si l’Egypte, qui évoluera dans le groupe B en compagnie du Ghana, du Mozambique et du Cap Vert, a plus de chance de se qualifier au second tour que de passer à la trappe, elle aura sans doute besoin d’un Mohamed Salah au top de sa forme pour concrétiser ses objectifs.
Mohamed Salah est revanchard @CAF
Cela tombe bien, l’ailier droit de Liverpool marche sur l’eau depuis le début de saison. Personnage central de la Premier League, il a jusqu’à présent tout gagné sur le vieux continent. Mais pour l’instant, il bute à chaque fois en Coupe d’Afrique des nations. En témoignent ses larmes en finale des éditions 2017 et 2021.
revanchard, Mohamed Salah n’envisage pas de finir sa carrière internationale sans avoir offert au moins un titre aux siens. “L’Egypte a toujours l’équipe qu’il faut pour s’imposer. La dernière édition, nous étions en finale et cette fois-ci, Dieu voulant, nous allons gagner”, promet Trezeguet.
L’Algérie en quête d’un rebond
Lors de la CAN 2022, la désillusion des Algériens a été à la hauteur de leur joie lorsqu’ils avaient soulevé le trophée quelques années auparavant. Après avoir remporté la CAN 2019, l’Algérie s’était fait éliminer dès la phase de groupe lors de l’édition 2022 qui aurait dû être celle de la confirmation.
L’Algérie de Riad Mahrez toujours aussi ambitieuse. @Credit Photo – Icon Sport
Le tollé provoqué par cette déception inattendue a failli coûter à Djamel Belmadi son poste. Le sélectionneur des Fennecs est toujours en place au même titre que les cadres sur lesquels il compte le plus. C’est le cas de l’ex Citizens, Ryad Mahrez. Bien qu’il s’est fait un peu oublier suite à son transfert en Arabie Saoudite (Al Ahli), le gaucher dont les prestations avec Manchester City auraient dû lui valoir le titre de meilleur joueur du continent en 2023, n’a pas perdu sa qualité technique en mouvement qui est assez rare et sa capacité d’élimination.
L’ailier sera bien évidemment l’un des atouts de l’Algérie, a fortiori au regard de sa faculté à se sublimer dans les grands matchs et à faire basculer le scénario d’une rencontre, au même titre que Houssem Aouar, le milieu de terrain de l’AS Rome et bien d’autres encore. Une abondance de biens qui ne nuira certainement pas. L’entrée en lice de l’Algérie dans le groupe D est prévue le lundi 15 janvier face à l’Angola.
L’attaque de feu du Nigéria
Malgré le forfait de Victor Boniface, l’un des trois meilleurs avant-centres de la Bundesliga, le sélectionneur du Nigéria, José Peseiro, a entre les mains une panoplie d’attaquants aux profils variés (Terrem Moffi, Kelechi Iheanacho, Lookman, Paul Onuachu). Sans oublier celui qui a récemment été désigné meilleur joueur africain, Victor Oshimen.
Victore Oshimen, droit au but @AFP
Pendant la CAN, le Napolitain oubliera certainement ses déboires en club mais certainement pas le chemin des filets. Toutefois, son histoire avec la sélection est encore à écrire. Absent lors de l’édition 2022, Victor Oshimen n’a disputé qu’une quarantaine de minutes en 2019. En d’autres termes, il arrive en Côte d’Ivoire le couteau entre les dents.
D’autant que l’avant-centre incarne aux yeux des Nigérians la relève de joueurs mythiques qui ont parsemé l’histoire du football de son pays, à l’image de Jay Jay Okocha et Nwankwo Kanu. Pour cela, il va lui falloir apprendre à être décisif lors des grands matchs. Car jusqu’à présent, aucun de ses 20 buts en sélection n’a été inscrit face à un cador africain.
La Côte d’Ivoire sous pression
Ce fut tendu, mais finalement, tout semble fin prêt pour le lancement de la Coupe d’Afrique des nations 2023. Ces dernières semaines, le gouvernement ivoirien à mis les bouchées doubles pour permettre aux éléphants de lancer la compétition continentale, ce soir, face à la Guinée Bissau, dans des conditions optimales.
Sébastien Haller et Simon Adingra manquent toutefois à l’appel mais le groupe formé par le sélectionneur français, Jean Louis Gasset, ne manque pas de qualités ni d’expérience, à l’instar de Franck Kessié, ou encore de Seko Fofana. L’ancien du R.C. Lens a l’occasion d’assainir une bonne fois pour toute son histoire avec la Cote d’Ivoire, lui qui a refusé à plusieurs reprises de porter le maillot de l’équipe nationale. Son come-back a été un premier pas positif vers la réconciliation.
Seko Fofano souhaite reconquérir le coeur des Ivoiriens @AFP
C’était en octobre 2023, face au Maroc (1-1). Une rencontre amicale où il a fait étalage de son abattage défensif et offensif, ainsi que sa puissance balle au pied. En outre, sa personnalité et son sérieux sont pris en exemple par les jeunes du groupe. Autant de qualités qui devraient lui permettre de retrouver grâce aux yeux du peuple ivoirien.
En somme, cette édition de la Coupe d’Afrique des nations possède vraiment toutes les caractéristiques pour entrer dans les annales du football continental. En tous les cas, sur le plan esthétique, le ballon officiel et les médailles promises aux vainqueurs donnent envie de ne rater aucune miette de la compétition.
Un déjeuner en l’honneur de la Princesse Lalla Asmae à Abidjan
Ont pris part à ce déjeuner, les membres de la délégation qui accompagne la Princesse Lalla Asmae, composée notamment de Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé et de la protection sociale, Aawatif Hayar, ministre de la Solidarité, de l’insertion sociale et de la famille, Karim Essakalli, coordinateur de la Fondation Lalla Asmae et Abdelmalek Kettani, ambassadeur du Roi en Côte d’Ivoire.
Ont aussi été conviés à ce déjeuner, Kandia Kamissoko Camara, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora de Côte d’Ivoire, Mariatou Kone, ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation, Pierre Dimba, ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, Myss Belmonde Dogo, ministre de la Solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Idrissa Traoré, ambassadeur de Côte d’Ivoire au Maroc, ainsi que plusieurs autres personnalités.
La Princesse Lalla Asmae et Dominique Ouattara, présidente de la Fondation Children of Africa, avaient auparavant présidé, à l’hôpital Mère et Enfant d’Abidjan, la cérémonie de lancement de la deuxième phase de l’opération « Unis, on s’entend mieux », qui vise à redonner l’ouïe à des enfants africains défavorisés.