Maroc-Royaume-Uni : la liste des accords signés le 1er juin 2025

Au-delà du tournant significatif pris sur le dossier du Sahara marocain, la visite au Maroc du secrétaire d’État britannique, David Lammy, a permis de réaffirmer la volonté commune des deux pays d’approfondir leur coopération dans les domaines politique, sécuritaire, économique, culturel et climatique. Une série d’accords et de mémorandums d’entente ont été signés à cette occasion, posant les jalons d’un partenariat tourné vers l’avenir.

Dans un contexte de forte croissance des échanges commerciaux qui ont atteint 4,2 milliards de livres sterling (plus de 52,3 milliards de DH) en 2024, plusieurs accords ont été signés :

– Accord de partenariat gouvernemental pour la Coupe du monde 2030 : signé entre le Department for Business and Trade britannique et le ministère délégué au Budget, pour soutenir les projets d’infrastructure liés au tournoi.

– Mémorandum d’entente sur l’eau et les ports : avec le ministère de l’Équipement et de l’eau, en vue de renforcer la coopération dans la gestion durable de l’eau, les technologies portuaires vertes et la logistique intelligente.

– Accord avec le ministère de l’Intérieur : pour soutenir les collectivités territoriales marocaines sur des projets d’infrastructure durable (eau, mobilité, déchets…).

– Accord avec le ministère de l’Industrie et du commerce visant à renforcer la coopération en matière de marchés publics.

– Mémorandum sur la santé : pour permettre l’engagement du secteur privé britannique dans le programme marocain de transformation du système de santé.

– Mémorandum sur l’enseignement supérieur et la recherche : pour promouvoir la mobilité académique, le cofinancement de projets et l’implantation de campus britanniques au Maroc.

– UK Export Finance (UKEF) a réitéré son engagement à mobiliser jusqu’à 5 milliards de livres sterling pour soutenir des projets au Maroc, y compris au Sahara « sous réserve de diligence ».

– Accord entre UKEF et Taqa Morocco : pour accompagner la décarbonation de son portefeuille énergétique.

– Protocole d’accord entre UKEF et SGTM : pour explorer des opportunités conjointes au Maroc et en Afrique.

– Accord entre le UK Met Office et la Direction marocaine de la météorologie pour la coopération climatique et les services environnementaux.

– Accords d’intention avec le groupe Vicenne pour introduire des solutions de santé numérique au Maroc et avec la Fondation Mohammed VI pour la santé et la recherche afin de promouvoir l’expertise britannique en ingénierie hospitalière et en équipement médical.

Un protocole d’accord sera signé prochainement entre :

– L’association professionnelle britannique de défense et de sécurité ADS Group et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), pour renforcer les liens entre les industries de défense britanniques et marocaines.

– BAE Systems et l’Administration de la Défense nationale du Maroc et l’AMDIE, sur l’investissement et les capacités dans le secteur de la défense.

Tunnel de Gibraltar : le Maroc et l’Espagne renforcent leur partenariat en matière de numérisation et d’ingénierie

La signature de ces deux conventions a eu lieu à l’occasion de la visite d’une délégation marocaine conduite par le président de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED), Abdelkbir Zahoud, au cours de laquelle des réunions des groupes techniques ont été tenues entre les experts des deux pays.

Lors de ces rencontres présidées du côté espagnol par le président exécutif de la Société d’études pour la communication fixe à travers le Détroit de Gibraltar (SECEGSA), José Luis Goberna Caride, l’accent a été mis sur la question de la numérisation des documents, le futur système de management des données ainsi que sur l’ingénierie du projet de liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar.

A cette occasion, la directrice générale du Centre espagnol d’études et d’expérimentation des travaux publics (CEDEX), Áurea Perucho Martínez, et le directeur général du Laboratoire public d’essais et d’études, Hamou Bensaadout, ont signé une convention de partenariat portant sur les études dans les domaines des routes, de l’ingénierie des sols et des roches, ferroviaire et du transport, ainsi que sur les secteurs de l’eau, de la sécurité routière, de l’environnement.

La deuxième convention a été signée entre l’Ecole technique supérieure des ingénieurs des routes, canaux et ports, relevant de l’université polytechnique de Madrid, représentée par son directeur général, José Miguel Atienza Riera, et l’Ecole Hassania des travaux publics (EHTP), représentée par son directeur, Jaouad Boutahar.

Cette convention constitue le début d’une coopération entre les deux écoles dans les domaines de l’enseignement, des stages et de la recherche scientifique.

Cette visite ainsi que la signature des deux conventions s’inscrivent dans le cadre du programme d’échange entre la SNED et la SECEGSA, visant à renforcer la synergie autour du projet entre les deux sociétés d’une part et également entre toutes les composantes de l’écosystème intervenant dans le projet de part et d’autre, et ce conformément aux décisions prises lors de la réunion du Comité mixte hispano-marocain pour la liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar qui a tenu sa 43e session, le 10 avril 2023.

(Avec MAP)

La Comader et la FMDC s’allient pour sensibiliser les consommateurs aux risques des produits non conditionnés

À l’occasion de la Journée d’étude sur la protection des consommateurs, organisée le 12 décembre à l’initiative de la Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC), un accord de partenariat a été signé avec la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) pour renforcer leur collaboration en matière d’amélioration de la qualité des produits, garantir la sécurité des consommateurs et promouvoir des pratiques de contrôle plus rigoureuses.

« La sensibilisation des consommateurs est le point d’attaque de l’accord signé », nous dit Rachid Benali, président de la Comader.

Des problèmes existent parfois au niveau de la commercialisation, notamment avec la présence de l’informel et la circulation de produits non conditionnés

« S’il est vrai que le maximum est fait au niveau de la sécurité alimentaire que nous essayons d’assurer entièrement, il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons pas assurer le suivi sur tous les plans. Au bout de la chaîne, les produits sortants sont de bonne qualité, mais ils n’arrivent pas toujours en l’état chez les consommateurs. Des problèmes existent parfois au niveau de la commercialisation, notamment avec la présence de l’informel et la circulation de produits non conditionnés. C’est à ce titre qu’intervient l’accord de partenariat avec la FMDC. Nous cherchons en effet à sensibiliser le consommateur final ».

Il est impossible de contrecarrer toutes les mauvaises pratiques de commercialisation, estime Rachid Benali.

« Je pense, à titre d’exemple, au lait ou bien à l’huile d’olive surexposés au soleil et qui pourtant sont commercialisés, que ce soit dans les épiceries ou au bord de la route. Le seul qui puisse nous aider à éradiquer ce genre de pratiques est le consommateur. Si le consommateur renonce à ce type de produits, moins de produits non conditionnés seront commercialisés ».

Pourquoi les Marocains consomment-t-ils ces produits non conditionnés ? Est-ce une question de prix plus compétitifs ?

« C’est loin d’être le cas. Si nous considérons l’exemple de l’huile de l’olive, celle-ci se vend beaucoup plus cher en vrac (bidons) que l’huile d’olive conditionnée et étiquetée proposée dans les grandes surfaces », affirme le président de la Comader.

Le contrôle des produits alimentaires et industriels ainsi que le cadre réglementaire pour la protection des consommateurs ont été au centre de la Journée d’étude tenue à l’initiative de la FMDC.

Lors de cette journée organisée en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du commerce, les discussions se sont articulées autour des enjeux cruciaux liés à la régulation des produits et à la sécurité des consommateurs, dans le contexte d’un cadre législatif renforcé visant à garantir la conformité des produits et à protéger la santé publique.