Nouveaux directeurs à la tête des aéroports de Nador et Agadir

Avec les ambitions du Maroc en matière de connectivité internationale, la stratégie « Aéroports 2030 » prévoit une refonte majeure des infrastructures, des services et des processus de gestion.

La nomination de ces deux nouveaux directeurs par le directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA), Adel El Fakir, marque une étape clé pour garantir la mise en œuvre efficace de ces réformes et répondre aux exigences croissantes des voyageurs et des compagnies aériennes, indique un communiqué de l’Office national des aéroports (ONDA).

Les deux hommes possèdent de longues expériences dans le secteur de la navigation aérienne et de la gestion d’infrastructures aéroportuaires, souligne la même source.

Ils auront pour mission principale d’accélérer la modernisation de leurs aéroports respectifs en mettant en place des solutions innovantes pour fluidifier le parcours passager, améliorer les services aéroportuaires et renforcer l’efficacité des opérations.

Ces nominations interviennent dans un contexte d’augmentation continue du trafic aérien. L’aéroport Nador El Aroui a accueilli plus de 1,05 million de passagers en 2024, en progression de 3% par rapport à 2023, une année où l’aéroport avait franchi pour la première fois le cap d’un million de passagers.

De son côté, l’aéroport Agadir Al Massira a accueilli 3,1 millions de passagers en 2024, en forte croissance de 36% par rapport à 2023. Pour accompagner cette dynamique, un projet d’extension des infrastructures de l’aéroport sera lancé prochainement afin de moderniser et d’agrandir la plateforme.

Adel El Fakir dévoile les premières données de la nouvelle stratégie « Aéroports 2030 »

Lors d’une rencontre avec la presse, ce mardi 18 février, Adil El Fakir, directeur général de l’ONDA, a mis en lumière la stratégie pour moderniser et développer les infrastructures aéroportuaires marocaine :

– Infrastructures : mettre en place les nouvelles infrastructures pour accompagner les besoins en capacité ;

– Expérience :  transformer « radicalement » l’expérience passager, aussi bien dans les installations existantes que dans les futurs équipements ;

– Transformation : mutation de l’architecture institutionnelle, montée en puissance du Capital Humain et renforcement de la capacité d’autofinancement.

Un objectif de 107 avions pour RAM en 2030

Il a en outre souligné trois défis majeurs qui encadrent cette stratégie: :

– Une forte croissance du trafic aérien : le Maroc connaît une hausse soutenue du nombre de passagers, nécessitant une adaptation rapide des infrastructures aéroportuaires.

– Le plan de développement de RAM : la compagnie nationale Royal Air Maroc prévoit d’augmenter sa flotte de 50 à 200 avions d’ici 2037, avec un objectif intermédiaire de 107 avions en 2030.

– L’organisation du Mondial 2030 : la co-organisation de la Coupe du Monde de football avec l’Espagne et le Portugal impose une capacité d’accueil et une fluidité logistique accrues pour les aéroports marocains.

Développer la capacité des aéroports marocains

Lors de cette rencontre, Adel El Fakir a détaillé le plan d’extension des principaux aéroports marocains :

– L’aéroport Mohammed V de Casablanca, actuellement capable d’accueillir 14 millions de passagers par an, a déjà enregistré un trafic de 10,5 millions de passagers en 2024. Face à une saturation prévue dès 2027, des travaux d’envergure sont en cours. D’ici 2029, un nouveau terminal en mode HUB, une piste supplémentaire, une tour de contrôle moderne et une intégration de l’intermodalité LGV verront le jour. Ces améliorations porteront la capacité de l’aéroport à 35 millions de passagers.

– Avec une capacité actuelle de 8 millions de passagers, l’aéroport de Marrakech Menara a déjà dépassé les attentes en accueillant 9,3 millions de passagers en 2024. Pour répondre à cette demande croissante, des travaux de doublement et de réaménagement du terminal existant sont prévus. Dès 2028, l’aéroport pourra accueillir jusqu’à 16 millions de passagers, renforçant ainsi son statut de porte d’entrée touristique du Maroc.

– L’aéroport d’Agadir Al Massira, dont la capacité actuelle est de 1,5 million de passagers, a enregistré un trafic de 3,1 millions de passagers en 2024. Pour accompagner cette croissance, les travaux d’extension prévoient le doublement et le réaménagement du terminal existant. Dès 2028, l’aéroport pourra accueillir jusqu’à 7 millions de passagers, soutenant ainsi le développement économique et touristique de la région.

– Avec une capacité actuelle de 2 millions de passagers, l’aéroport de Tanger a accueilli 2,4 millions de passagers en 2024. Les travaux d’extension incluent la construction d’un nouveau terminal, portant la capacité à 7 millions de passagers d’ici 2028.

– L’aéroport de Fès, avec une capacité actuelle de 2 millions de passagers, a enregistré un trafic de 1,9 million de passagers en 2024. Une saturation est donc prévue dès 2025. Pour y faire face, des travaux de doublement et de réaménagement du terminal existant sont en cours. Dès 2028, l’aéroport pourra accueillir jusqu’à 5 millions de passagers.

– L’aéroport de Rabat, dont la capacité actuelle est de 2 millions de passagers, a enregistré un trafic de 1,7 million de passagers en 2024. Les travaux d’extension, qui s’achèveront dès 2025, porteront la capacité de l’aéroport à 5 millions de passagers, offrant ainsi une meilleure connectivité à la capitale du pays.

– L’aéroport de Tétouan, avec une capacité actuelle de 300.000 passagers, a accueilli 400.000 passagers en 2024. Les travaux d’extension, qui s’achèveront en 2027, permettront à l’aéroport d’accueillir jusqu’à 1 million de passagers.

– L’aéroport d’Oujda, dont la capacité actuelle est de 3 millions de passagers, a enregistré un trafic de 1,1 million de passagers en 2024. Il arrivera à saturation en 2037.

– Enfin, l’aéroport de Nador, avec une capacité actuelle de 2 millions de passagers, a lui aussi accueilli 1,1 million de passagers en 2024. Il arrivera à saturation en 2045.

« Nous lèverons des fonds sur le marché national et international », a affirmé Adel El Fakir, précisant que cette démarche ne reposera pas sur des fonds publics. « Il ne s’agit pas de faire appel à des fonds publics mais à des investissements car nous sommes rentables », a-t-il souligné, mettant en avant la solidité financière du secteur aéroportuaire marocain.

Adel El Fakir a également insisté sur l’importance d’un plan d’affaires solide pour guider ces projets d’envergure. « Ce qui est sur la table, c’est le business-plan », a-t-il déclaré, soulignant que chaque décision sera prise en fonction de sa viabilité économique et de son impact opérationnel.

Parmi les objectifs clés annoncés figure une amélioration notable de l’expérience des voyageurs. « L’un des objectifs est la livraison des bagages sur le tapis en 10 minutes« , a-t-il expliqué, démontrant ainsi la volonté de hisser les aéroports marocains aux standards internationaux les plus exigeants.

Voici la présentation de Adel El Fakir:

ONDA : deux nominations au pôle « Navigation aérienne »

L’ONDA a indiqué dans un communiqué s’engager dans le lancement de nouveaux projets structurants et programmes d’investissement qui lui permettront de répondre aux augmentations importantes du trafic aérien et aux défis futurs du secteur tout en garantissant une navigation aérienne « sûre, efficace et plus respectueuse de l’environnement ».

Pour accompagner cette nouvelle impulsion, poursuit la même source, deux nominations viennent d’avoir lieu :

– Hassan Fahmi, nommé directeur des opérations du pôle « Navigation aérienne ». Diplômé en contrôle de la circulation aérienne, il cumule près de 34 ans d’expérience au sein de l’ONDA, où il a occupé plusieurs postes de responsabilité en liaison avec le contrôle et la gestion de la circulation aérienne au sein du Centre de contrôle régional de Casablanca.

– Fouad Naji, nommé directeur technique du pôle Navigation aérienne. Titulaire d’un diplôme d’électronicien de la sécurité aérienne et d’un diplôme d’ingénieur en maintenance industrielle et fort d’une expérience de près de 25 ans au sein de l’ONDA, il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment à la tête de structures en charge du développement des équipements de radionavigation.

Grâce à un travail constant, l’ONDA dit veiller à la modernisation des infrastructures, au déploiement des technologies de pointe et au renforcement des capacités de ses équipes. « Ce dévouement se traduit par une gestion efficace et sécurisée du trafic aérien, assurant une fluidité optimale pour les compagnies aériennes, tout en répondant aux exigences croissantes du secteur ».

L’ONDA participe également activement à des programmes internationaux de navigation aérienne et des projets de l’Agence européenne de la sécurité de navigation aérienne –Eurocontrol– pour harmoniser et améliorer les services de navigation aérienne fournis aux usagers, ajoute-t-on.

En investissant dans des projets innovants et en formant continuellement ses experts, l’ONDA positionne le Maroc comme un leader régional en matière de navigation aérienne et contribue également à promouvoir l’attractivité du Maroc en tant que hub aérien stratégique, conclut l’Office.

ONDA : quels sont les enjeux de la nomination de Adel El Fakir ?

« Le bilan très positif du désormais ancien directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) justifiait de lui confier la lourde tâche d’accélérer la transformation de l’Office national des aéroports (ONDA), qui devra être achevée avant le Mondial de football de 2030″, nous confie une source autorisée.

Cette nomination inattendue a surpris de nombreux opérateurs du secteur privé, qui espéraient que Adel El Fakir poursuive durant quelques années « son formidable travail » de promotion de la destination Maroc, souligne notre source.

Selon un professionnel du secteur aéroportuaire, qui a longtemps travaillé à l’ONDA, les ressorts de cette nomination reposent sur le fait que, depuis un an, les chantiers aéroportuaires s’éternisent et les problèmes avec les contrôleurs aériens se multiplient, avec des menaces de grève qui pourraient porter atteinte aux chiffres du tourisme.

« Heureusement que, de ce côté, la bonne raison a prévalu, mais les problèmes n’ont pas été résolus pour autant. De plus, les récentes images ultramédiatisées des aéroports de Marrakech et de Casablanca complètement saturés, avec des flux impressionnants de passagers mécontents n’ont pas arrangé les choses », rappelle notre interlocuteur.

Il tient cependant à exonérer l’ancienne direction de l’ONDA, soulignant qu’elle a simplement été dépassée par la croissance du trafic aérien qui a rendu caduques les prévisions de son plan de développement 2030.

En effet, les échéances fixées par ce plan de développement qui prévoyaient des chantiers aéroportuaires énormes en termes d’extension de la capacité d’accueil, de terminaux, de pistes… n’étaient pas adaptées à la croissance actuelle.

« Le Mondial de 2030 n’est qu’un prétexte révélateur de la volonté du Maroc d’anticiper pour profiter de l’explosion internationale du trafic aérien »

La proximité du Mondial offre une ligne d’horizon au Maroc qui veut donner l’image d’un pays capable d’anticiper pour accueillir dans les meilleures conditions un nombre exponentiel de visiteurs, à l’instar de la Turquie qui, après avoir étendu la capacité d’accueil annuelle de son aéroport d’Istanbul à 90 millions de passagers, a entamé des travaux pour atteindre 200 millions à partir de 2028 et ainsi devenir le plus grand aéroport du monde en termes de capacité d’accueil.

Un modèle d’anticipation pour l’ONDA rendu nécessaire par l’explosion du trafic et la volonté d’attirer un nombre croissant de compagnies en leur offrant les slots, pistes et parkings d’avions afin d’avoir une visibilité qui permette de maximiser l’exploitation de leur flotte et, in fine, de booster les arrivées étrangères au Maroc.

Si cette nomination permettra de relever le défi du Mondial, notre interlocuteur estime qu’elle n’est en réalité qu’un prétexte pour mettre à niveau l’ONDA, à l’instar de l’ONMT et de la RAM, qui sont en pleine restructuration pour être en mesure de contribuer aux objectifs de la feuille de route qui prévoit d’accueillir 26 millions de visiteurs au moment même où le Maroc accueillera le plus grand événement sportif de la planète.

« Il faut être dans les temps du plan de développement »

« Après avoir multiplié les ouvertures de nouvelles lignes low-cost, renforcé le nombre de fauteuils aériens et lancé plusieurs campagnes de communication aussi bien locales qu’internationales, le nom du directeur général de l’ONMT s’est donc imposé pour mettre sur les mêmes rails l’ONDA en termes de développement aéroportuaire », estime notre source. Adel El Fakir a le bon mindset pour donner un coup de fouet aux chantiers nécessaires.

Un état d’esprit qui s’impose pour mettre un terme aux retards des chantiers, engendrés par l’annulation de plusieurs appels d’offres relatifs aux extensions aéroportuaires programmées.

De plus, le nouveau directeur général devra prendre des décisions stratégiques pour trouver des solutions à certains aéroports, comme celui de Rabat qui sera bientôt surchargé, et savoir s’il faudra construire de nouveaux aéroports (Benslimane pour les low-cost) ou les déménager, comme celui de Marrakech qui est situé à proximité du centre-ville.

« Un profil idéal pour relever les défis qui se posent »

Le choix s’est porté sur Adel El Fakir, un dirigeant qui a fait ses preuves en termes de gestion et de communication et qui est capable de motiver ses équipes pour les embarquer vers un nouveau décollage de l’ONDA, mais aussi pour débarquer les éléments qui ralentissent la marche forcée vers le développement aéroportuaire.

Selon notre source, Adel El Fakir a en effet un profil de manager capable d’anticiper et de mettre en place une feuille de route nationale pour la mise à niveau des grands aéroports du Maroc comme ceux de Casablanca, Marrakech et Agadir, qui continuent de susciter les critiques de nombreux passagers qui leur opposent ceux de Dubaï ou de Doha.

Au regard de son expérience à l’ONMT, qu’il a su moderniser en matière de digitalisation en introduisant les meilleurs logiciels de gestion, le nouveau directeur général, qui connaît bien le secteur aérien, a toutes les compétences nécessaires pour transformer totalement l’ONDA d’ici 2030, considèrent nos interlocuteurs.

Years of Culture : le Maroc, partenaire culturel du Qatar pour 2024

L’année sera ponctuée par un programme de grandes expositions artistiques, de festivals et d’évènements culturels dans chacun des deux pays, indique un communiqué des organisateurs.

La présidence des « Years of Culture » est assurée depuis 2012 par Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani, souligne le communiqué, ajoutant que du côté marocain, Adel El Fakir a été désigné commissaire général de l’année culturelle Qatar-Maroc 2024.

Citée dans le communiqué, Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Bin Khalifa Al Thani affirme que « notre partenariat en 2024 avec le Royaume du Maroc sera la première Year of Culture que le Qatar célèbre en one-on-one avec un pays d’Afrique du Nord, réunissant deux nations, qui partagent des liens profonds ». Cette initiative « offrira aux peuples de nos pays des dizaines d’occasions passionnantes d’en apprendre davantage les uns sur les autres et de forger de nouveaux liens, avec un accent particulier cette fois sur le patrimoine culturel et son influence continue sur la vie contemporaine », a-t-elle ajouté.

De son côté, Adel El Fakir estime que « Qatar-Maroc 2024 est un évènement unique et une opportunité exceptionnelle de faire découvrir au Qatar et au monde entier la richesse du patrimoine culturelle du Maroc dans toute sa diversité et dans ses particularités qui font du Maroc un pays séculaire unique ».

Au programme figurent, notamment, la mise en valeur des traditions d’art et d’artisanat des deux pays ainsi que de grandes expositions, des expériences culinaires, des évènements musicaux et des rencontres sportives.

Les festivités du Qatar-Maroc 2024 débuteront dès le 20 février par une exposition à Doha dénommée « Exposition des bijoux berbères du Palais royal ».

(Avec MAP)

Tourisme : les grands axes de l’accord historique ONMT-RAM

Après avoir multiplié les accords avec des transporteurs aériens et des tour-opérateurs étrangers, l’Office national marocain du tourisme est en passe de conclure un partenariat qualifié d’historique avec la compagnie nationale, au service du rayonnement de la destination Maroc. Le contenu de cet accord sera rendu public le jeudi 9 juin, lors d’une cérémonie officielle en présence du président de la RAM, Abdelhamid Addou, et du directeur général de l’ONMT, Adel El Fakir.

Une politique inédite de co-marketing et de co-partenariat

Si ces derniers n’ont pas souhaité révéler à l’avance les termes de l’accord bilatéral, Médias24 a pu en recueillir les grands axes auprès de plusieurs sources fiables du secteur, qui nous ont confirmé la conclusion d’une coopération commerciale approfondie.

Souhaitant s’inscrire dans la dynamique de reprise croissante des arrivées étrangères, l’Office, qui a déjà établi des conventions avec plusieurs compagnies européennes (Ryanair, Transavia…), se tourne aujourd’hui vers une collaboration avec la RAM en mettant en place une politique de co-marketing et de co-partenariat.

Développer le réseau aérien international et domestique

A l’image des accords conclus avec les transporteurs étrangers, l’ONMT devrait s’engager à supporter plusieurs lignes à vocation touristique de la RAM, qui auraient une rentabilité et un retour sur investissement potentiel.

L’objectif étant de mettre en place, main dans la main, un nouveau dispositif avec un certain nombre de lignes touristiques internationales et domestiques qui vont faciliter la connectivité aérienne et accroître, à court terme, les arrivées de touristes étrangers et des MRE.

Cela passera par l’extension du réseau domestique de la RAM, avec de nouvelles lignes vers des villes peu desservies comme Errachidia, Ouarzazate, Nador, Al Hoceima, ou des trajets Marrakech-Fès, Tanger-Marrakech… mais aussi par l’accroissement de ses vols internationaux grâce à des accords tripartites ONMT-RAM-Tour-opérateurs étrangers.

Mise en place d’une promotion commune de la destination Maroc

Afin de mettre à profit les nouvelles dessertes ou les lignes existantes et donner une meilleure visibilité internationale à la marque Maroc et au réseau touristique de la RAM, les partenaires devraient lancer plusieurs campagnes publicitaires conjointes.

Que ce soit dans les médias traditionnels (presse, télévision…), l’affichage ou via les réseaux sociaux, l’ONMT et la RAM ont, selon nos sources, l’intention d’associer leurs actions promotionnelles pour multiplier et séduire les cibles de leurs marchés émetteurs traditionnels ou émergents.

Pour cela, une mutualisation de leurs moyens est à l’ordre du jour, en particulier de leurs sièges présents à l’étranger qui pourraient être réunis dans le cadre d’une « Maison Maroc du tourisme ».

Ira-t-on jusqu’à réunir les locaux parisiens de la RAM et de l’ONMT, distants de quelques centaines de mètres, afin de réaliser des économies budgétaires mais aussi en termes de ressources humaines ? La question est posée.

« Un partenariat qui confirme l’optimisation des moyens des acteurs nationaux »

Selon nos interlocuteurs, cette coopération s’imposait car elle ne fait que s’inscrire dans l’ordre des choses, à l’image du partenariat très avancé conclu entre Ryanair et l’ONMT, qui a permis à son directeur général de convaincre le président de la compagnie aérienne irlandaise d’implanter une importante base aérienne à Agadir.

Ainsi, Adel Fakir essaye de fédérer un maximum d’acteurs qui gravitent autour de l’Office en vue d’optimiser tous les moyens aériens que la RAM peut mettre au service du tourisme et augmenter rapidement le nombre d’arrivées touristiques.

S’il faudra attendre la cérémonie prévue ce jeudi 9 juin pour connaître plus de détails, l’engagement du partenariat prévu augure d’un soutien mutuel des deux entités pour consolider le développement du trafic aérien touristique vers le Royaume et renforcer la notoriété de la marque Maroc après deux années de crise…

Un accord historique Ryanair-ONMT à Agadir pour doubler la capacité vers cette destination

Après la réouverture des frontières, l’explosion du trafic aérien international vers le Maroc a certainement encouragé le président de la compagnie Ryanair à se déplacer en personne dans la capitale de la région touristique du Souss pour annoncer ce jeudi 1er juillet 2021, la création d’une 3ème base aérienne à l’aéroport d’Agadir.

Une 3ème base aérienne à Agadir qui desservira 10 pays européens

Cette nouvelle base s’ajoutera à celles de Fès et Marrakech. Elle ouvrira en novembre prochain à l’aéroport d’Agadir et sera dotée de deux avions en permanence et de créer 60 emplois directs. L’investissement annoncé sera de 200 millions de dollars.

Ce nouveau hub international permettra de renforcer la connectivité aérienne d’Agadir vers 7 pays européens (Irlande, France, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Pologne) via 16 nouvelles lignes plus les 9 vers la Belgique, la Grande Bretagne et l’Autriche soit 10 marchés pour 25 routes et 25 vols par semaine.

Une capacité de 229.000 sièges dès novembre 2021 contre 108.000 avant la crise sanitaire

Se disant très fier d’une ouverture qui fera de la région une destination hivernale leader, le CEO (Chief Executive Officer) a ajouté que Ryanair proposera 229.000 sièges dès l’hiver 2021 avec des tarifs attractifs au lancement de l’offre, qui inscriront Agadir-Taghazout dans la reprise au moment du pic saisonnier.

Une capacité qui représentera plus du double de celle de l’hiver 2019, soit 108.000 fauteuils avant le début de la pandémie, et qui devrait continuer à croître pour atteindre 570.000 sièges à l’horizon 2024.

“Un partenariat qui signe le retour mondial en force d’Agadir”

Ryanair utilisera également sa nouvelle base aérienne d’Agadir pour faciliter l’accès à d’autres destinations hivernales comme Ténérife, Malaga, Alicante et aux citybreak de Rome, Dublin, Paris, Porto, Barcelone.

Visiblement ravi de ce partenariat “historique” qui permettra de relancer à partir de novembre les arrivées de touristes étrangers, Adel El Fakir, DG de l’ONMT, a quant à lui, déclaré que la confiance du CEO de la 1ère compagnie aérienne privée d’Europe signe un retour en force d’Agadir parmi les destinations hivernales mondiales les plus prisées, tout en accompagnant l’ouverture effective de la station Taghazout.

“Ryanair retrouvera son niveau d’activité marocain de 2019 dès l’été 2022”

Au terme de la présentation conjointe des deux partenaires, Médias24 a sollicité le CEO de Ryanair sur les objectifs à moyen-terme de sa compagnie qui a d’abord tenu à rappeler qu’elle transportait 6 millions de passagers vers le Maroc avant le début de la pandémie qui a donné un coup d’arrêt au trafic aérien.

« La reprise actuelle montre que les gens ont plus que jamais envie de voyager à l’international et en particulier vers le Maroc qui est une destination touristique très appréciée à travers le monde. C’est la raison pour laquelle, nous pensons retrouver notre niveau d’activité marocain de 2019 dès l’été 2022.

« 10 millions de passagers dans 5 ans soit 4 de plus qu’en 2019 »

« Sachant que les Européens sont restés trop longtemps enfermés dans leur pays et que le niveau de vaccination avance bien chez les principaux marchés émetteurs du Maroc, le tourisme international devrait redémarrer dès septembre prochain et continuer à beaucoup croître durant les années à venir.

« Avec la crise sanitaire qui tire à sa fin et une clientèle croissante désireuse de voyager vers une destination comme le Maroc, il n’y a aucune raison pour que Ryanair ne continue pas sa croissance jusqu’à atteindre 10 millions de passagers en 2026 », conclut Wilson très optimiste sur la reprise aérienne en cours.

Tourisme : L’ONMT présente son nouveau dispositif marketing pour la reprise

« Lorsque le tourisme international va redémarrer, nous serons prêts. Mais il ne suffira pas d’être prêts, il faudra être pertinents« . C’est ainsi que Adel El Fakir a introduit un exposé, long et passionnant, qui décrit la manière dont l’Office national marocain du tourisme, ONMT, a préparé la relance du tourisme.

Après cette épidémie, le monde a changé. Le touriste a changé. L’ONMT s’y adapte. Le tourisme de demain sera différent de celui d’hier et l’ONMT a lancé une grande étude, dans plusieurs pays, qui a ébranlé les précédentes certitudes et conduit, à une vision totalement nouvelle, mais combien, convaincante, aux yeux des journalistes présents.

En attendant, donc, le début de la reprise du tourisme dont nul ne connaît la date, le patron de l’ONMT a présenté, ce jeudi 22 avril à Casablanca, le nouveau dispositif marketing qui sera réservé, aux cibles domestiques ou internationales, dans un timing qui dépendra, de l’évolution de la situation sanitaire.

Une grande étude à l’origine d’une nouvelle stratégie commerciale

Partagé le mercredi 21 avril, en avant-première, avec toute la profession (CNT, CRT), ce plan de relance sectoriel s’appuie sur les résultats d’une étude de l’office, menée auprès de l’ensemble des marchés émetteurs étrangers (traditionnels et émergents) mais aussi domestique.

Selon El Fakir, « elle a, non seulement; permis d’identifier les perceptions sur la destination, son positionnement et sur les motivations des visiteurs potentiels, mais elle a, également, apporté des insights, précis et une connaissance fine et nuancée, des leviers d’attraction des touristes ».

Une nouvelle segmentation des publics

Les conclusions de ce travail de fond, sur les marchés émetteurs et sur les tendances, en collaboration avec des opérateurs marocains et étrangers, a permis de mettre en place, une nouvelle stratégie de relance qui sera basée sur de nouvelles marques ou cibles.

En effet, à la lumière des enseignements de cette étude, l’office s’est doté d’une nouvelle architecture de marque, basée sur une segmentation de ses publics.

Une marque Corporate

En premier lieu, la création d’une nouvelle marque ONMT qui aura « pour mission de délivrer, en continu, du contenu ONMT, afin d’animer et fédérer les différents intervenants, pour un rayonnement maximal de la destination Maroc ». Une maque « forte, autonome et utile », qui sera « informative, relationnelle, formative ». Elle s’adressera au b2b Maroc et international ainsi qu’aux acteurs marocains. Elle sera la « principale source information & comunication, en matière de promotion du tourisme marocain ».

Pour cela, une nouvelle identité visuelle et une plateforme stratégique spécifique, dédiée aux interactions avec l’écosystème professionnel et institutionnel de l’office, ont été mis en place, aussi bien, au niveau national qu’international.

Tourisme domestique et MRE ne font plus qu’un

La 2ème marque prioritaire, intitulée Ntla9awfbladna, sera dédiée à la promotion du tourisme interne, auprès des Marocains, aussi bien locaux que résidents à l’étranger (MRE), pour renforcer leur sentiment d’appartenance et donner envie de découvrir leur pays, autrement.

Grâce à des campagnes publicitaires télévisées, opérationnelles dans quelques jours, la communication de l’ONMT permettra de préparer la saison estivale 2021, pour le marché domestique.

Une future grande campagne de communication à l’international

Le dernier axe aura, pour priorité, de refondre la marque historique Visitmorocco, dédiée à la promotion de la destination Maroc, auprès des touristes internationaux, à travers une nouvelle campagne de communication, préparée par l’une des plus grandes agences (BETC).

Cette campagne sera, d’abord, lancée dans les principaux marchés émetteurs (France, Espagne, GB, Allemagne, Etats-Unis, Israël…) puis devrait être élargie, aux autres pays, le moment adéquat.

Elle devrait être diffusée, dès que les conditions de retour des étrangers au Maroc seront réunies.

Etre prêt à s’adapter aux nouvelles attentes d’une demande qui va exploser

Selon El Fakir, les résultats de l’étude, à l’origine de la nouvelle stratégie, permettront d’être prêts, au moment de la reprise mais, surtout, d’être pertinents pour mieux communiquer, le moment venu.

L’objectif étant d’être le plus réactif possible, pour pouvoir redémarrer, en quelques jours, après la fin de la pandémie et la levée des mesures restrictives de circulation nationales et internationales.

Avec une demande planétaire qui va certainement exploser, il faudra, en effet, s’adapter aux nouvelles attentes des touristes qui ont beaucoup changé, avec un nouveau discours et type de communication.

Au final, si le secteur touristique a été, durement, frappé par la pandémie, depuis un an, El Fakir s’est voulu très optimiste, en assurant que la nouvelle stratégie de l’ONMT lui permettra d’être prêt à s’adapter, à la demande qui devrait exploser, dès que la situation sanitaire mondiale s’améliorera.

La présentation de Adel El Fakir peut être déroulée ou lue ici.

Ci-après, les vidéos de la présentation du directeur de l’ONMT (En 3 parties)

Adel El Fakir élu personnalité du secteur touristique de l’année

Adel El Fakir a été élu lors d’une cérémonie organisée par le média spécialisé « Tourisma Post », en collaboration avec la Confédération nationale du tourisme (CNT).

Cet événement, rassemblant les membres de la famille du tourisme, a été l’occasion de présenter une rétrospective 2019 du secteur touristique sur le plan national, avec un focus sur les événements phares et faits marquants de l’année passée.

(Avec MAP)

Du plomb, de l’arsenic, de l’aluminium… dans votre thé

Désormais, vous y réfléchirez à deux fois lorsque l’on vous proposera de reprendre une tasse de thé. Selon une récente étude effectuée par une équipe de chercheurs canadiens, dont le professeur Gerry Schwalfenberg et publiée sur le « Journal of Toxicology », plusieurs variétés de cette plante contiennent du plomb, de l’arsenic et de l’aluminium ; des métaux lourds réputés pour leur toxicité pour l’organisme.

Les scientifiques, premiers surpris de ce constat, entendent alerter sur les dangers de ces substances, mais ne se montrent pas alarmistes pour autant. En effet, après avoir analysé une trentaine de variétés de thé distribuée dans le commerce (en sachet ou feuilles séchées), ils soulignent que sept thés sur dix (tous genres confondus – noirs, verts, blancs, Oolong, issus de la culture biologique ou non) contiennent une teneur importante de plomb en raison notamment de la pollution des sols de culture.

Ils rappellent toutefois que le seuil tolérable pour un adulte est de 15 microgrammes de plomb par litre. Le risque de dépasser la dose limite est donc faible, compte tenu du fait qu’un litre de thé ne libère, selon les spécialistes, que 0,1 à 4,39 microgrammes de plomb par litre.

Concernant l’aluminium ou l’arsenic, leur concentration atteint également des niveaux acceptables pour l’adulte. Il est cependant conseillé de limiter le délai d’infusion à 3 minutes au plus (plus le temps d’infusion est élevé, plus les teneurs de ces substances augmentent.)  

Mais, si les scientifiques souhaitent rassurer la très vaste communauté des buveurs de thé, ils tirent en revanche une vigoureuse sonnette d’alarme lorsqu’il s’agit des femmes enceintes et allaitantes. Celles-ci s’exposent à davantage de risques selon les scientifiques.

Un danger pour les femmes enceintes et allaitantes

En effet, selon l’étude canadienne, lorsque la plante infuse 3 à 4 minutes, 73% des thés libèrent des concentrations de plomb supérieures aux recommandations sanitaires ; lorsque la feuille de thé a infusé plus de 15 minutes, la boisson devient, selon les chercheurs, impropres à la consommation pour les femmes enceintes. « Boire trois ou quatre tasses par jour, ce qui est assez commun, c’est beaucoup trop pour les fœtus ou nourrissons », insiste le professeur Gerry Schwalfenberg.

Cette récente étude met parallèlement l’accent sur la dangerosité du plomb, provoquant le saturnisme. Une intoxication au plomb, reconnue problème de santé publique, qui peut engendrer des retards de croissance chez le fœtus, des risques d’avortements ou accouchements prématurées, ou contaminer le nourrisson à travers l’allaitement.

Les chercheurs incriminent de nombreuses variétés de thés mais réalisent néanmoins certaines distinctions. L’étude précise que le thé Oolong chinois possède les plus fortes teneurs en substances toxiques. Une concentration qui pourrait s’expliquer par la pollution dégagée par les centrales de charbon chinoises. Les thés noirs classiques occupent la deuxième place de cette étude sur la toxicité, alors que les thés blancs bio sri-lankais et indiens se targuent de comporter des quantités minimes de substances néfastes.

Dans un souci du « manger sain », la sensibilité quant aux contenus de nos assiettes, l’inclinaison à scruter et analyser le moindre aliment ingurgité est exacerbée. Une attitude qui tendrait à écarter à tort le thé de nos habitudes alimentaires. Cependant, aussi inquiétante soit cette étude, elle ne doit pas occulter les nombreuses vertus de cette plante à laquelle sont reconnues des bénéfices anticancéreux, des propriétés anti-infectieuses et permet entre autres de moduler le diabète.