Marrakech. Voile et mission française, la justice marocaine a tranché

Le groupe scolaire Victor Hugo doit permettre à la jeune A. C. d’accéder à son école, avec son voile, sous peine d’une amende journalière de 500 DH. C’est ce qu’a décidé le tribunal de première instance (TPI) de Marrakech le 21 juin, tout en ordonnant l’exécution provisoire de cette décision.

L’affaire porte sur le cas d’une jeune élève, A. C., qui a été interdite d’accès à son établissement scolaire à Marrakech, le 10 juin dernier. Selon la requête déposée par sa mère, la plaignante, celle-ci a reçu une note du groupe scolaire Victor Hugo selon laquelle sa fille s’est absentée et qu’elle a été « sortie » de l’établissement en raison du port de vêtements non conformes.

Trois jours plus tard, une requête est enregistrée au TPI de Marrakech. La mère attaque en justice l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) qui est « gestionnaire du groupe scolaire Victor Hugo ». Elle réclame que l’établissement scolaire autorise l’accès à sa fille.

De son côté, l’AEFE « justifie la légitimité de sa décision par le respect des articles du règlement intérieur obligatoire pour l’établissement scolaire », selon lequel « il est interdit à tout élève de porter un vêtement qui fait référence à sa religion » ; sans pour autant présenter ledit règlement à la justice. C’est ce que note le TPI de Marrakech dans son jugement, consulté par Médias24.

En revanche, la défenderesse a présenté une convention de collaboration en culture et en développement, signée en 2003 entre le Maroc et la France. La juridiction considère que ce document ne contient aucune disposition qui interdise aux élèves de porter des vêtements en lien avec leur religion.

Dans tous les cas, l’argumentaire de la défenderesse ne convainc pas la juridiction de Marrakech. Il est considéré comme « contraire aux textes internationaux » et aux « lois nationales en lien avec les droits civils des individus que tout établissement scolaire doit respecter ».

Le groupe scolaire Jacques Chirac inaugure son nouveau lycée à Rabat

Cet espace, qui se déploie sur 4.000 m², portant la superficie globale du groupe à 18.000 m², a été conçu pour enrichir la vie scolaire de 500 lycéens supplémentaires, tout en étoffant les infrastructures sportives pour tous les élèves.

Le nouveau lycée promet une préparation « solide » pour le baccalauréat français avec, en prime, des options telles que le parcours pour le baccalauréat français international arabe et la possibilité d’un double cursus intégrant le High School Diploma américain.

Avec cette extension, l’école atteindra sa pleine capacité et pourra accueillir 1.500 élèves répartis sur quatre cycles.

 

Dans une déclaration à la presse en marge de l’inauguration, Claude Chirac, la fille cadette de l’ancien président français, feu Jacques Chirac, a souligné « l’attachement profond que son père avait pour le Maroc ». Elle a mis en avant l’importance de l’éducation pour l’avancement de la société, évoquant un dicton de son père : « On ne s’élève dans la vie que par la connaissance et par l’éducation ».

Dans une déclaration similaire, le directeur général du groupe Hayan, maison mère du GSJC, Ali Guedira, a fait état de l’avancement du projet du groupe scolaire, soulignant que l’établissement, porté sur le multilinguisme, le digital et l’innovation, s’est progressivement frayé un chemin au cœur de l’offre éducative de la capitale.

La cheffe d’établissement du GSJC, Carole Soulagnes, s’est félicitée, quant à elle, du progrès réalisé par le groupe scolaire, affirmant que les premiers bacheliers du lycée seront diplômés en 2025.

Basé à Rabat et partenaire de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) depuis 2019, le groupe scolaire Jacques Chirac dispose d’un corps enseignant composé de 75% d’enseignants internationaux et de 25% de Marocains.

 

Les parents d’élèves des écoles homologuées AEFE exigent une baisse des frais

Dans un communiqué, les porte-paroles du collectif déclarent: « nous demandons aux administrations de ces écoles de revoir à la baisse les frais de scolarité du 3e trimestre et les conditions de l’année scolaire à venir. Cette réduction est logique et nécessaire dans le contexte actuel. D’abord parce que les prestations contractuelles initiales diffèrent des prestations déployées actuellement sur les plans qualitatif et quantitatif, ensuite, l’enseignement à distance a donné lieu à certaines économies pour ces établissements ce qui doit se refléter sur les frais à payer par les parents. Enfin, parce que le pays passe par une situation de crise économique sans précédent qui a frappé tous les secteurs d’activité avec une absence de visibilité sur les 6 prochains mois, ce qui impacte la stabilité financière des parents. Ces écoles doivent faire preuve de compréhension en ces circonstances exceptionnelles ».

« Le nouveau modèle d’enseignement à distance mis en œuvre dans l’urgence et la précipitation, assure un nombre d’heures d’enseignement bien inférieur au nombre d’heures normal », ajoute le document.

« Les élèves de certains niveaux, essentiellement le préscolaire et les premières classes de l’élémentaire, ne reçoivent que 3 à 4 heures de cours par semaine. L’accompagnement pédagogique est également limité ce qui a poussé les parents à prendre la relève des professeurs pour encadrer les enfants à la maison ».

Le collectif interpelle également les écoles sur « les investissements exceptionnels et imprévus que les parents ont dû faire, notamment dans l’acquisition de matériel informatique, pour permettre à leurs enfants de suivre les cours à distance ».

Notons que les écoles privées qui font partie du réseau des partenaires de l’agence de l’Enseignement français à l’étranger, sont le Lycée français Léon L’Africain, des écoles Al Jabr, l’Ecole internationale de Casablanca, l’Ecole française internationale, Groupe scolaire la résidence, Ecole Al Massalik, Lycée français international d’Oujda, Groupe scolaire Jacques Chirac et l’Ecole internationale de Rabat.

« A la différence des établissements de l’AEFE en gestion directe qui sont des établissements à but non lucratif, ces établissements homologués sont des organismes de droit privé avec une gestion financière indépendante et à but lucratif », précise le communiqué, qui rappelle que les associations qui constituent le collectif ont engagé des discussions avec les administrations de leurs écoles respectives depuis le mois d’avril. Les demandes ont toutes eu une fin de non-recevoir.

Forte baisse des prix des liaisons internationales en faveur de l’offshoring au Maroc

Le prix catalogue des liaisons spécialisées internationales appliqué à l'offshoring va subir une forte baisse. C'est ce que prévoit la convention signée mercredi par les trois opérateurs marocains de télécoms en présence du Souverain, à l'issue de la présentation de la nouvelle stratégie industrielle du Maroc.

L'activité de l'offshoring a subi en effet un ralentissement suivi d'une baisse, en partie imputée aux coûts plus élevés au Maroc.

Les trois opérateurs vont donc appliquer une baisse de 25% sur les tarifs pratiqués dans les sites existants et de 50% sur les sites à venir.