Yan Levy: « Within ten years, the Thales 3D Morocco center will be the essential and undoubtedly unique player on the continent. »

Since its launch in 2017, the Thales Group’s center of excellence in Casablanca has emerged as a key player in metal 3D printing for aeronautics. Driven by steady growth, the site combines the production of high-tech components, advanced local training, and progressive integration into Morocco’s industrial ecosystem.

Yan Levy, the center’s General Manager, outlined to Médias24 the group’s ambitions: expanding local R&D, integrating into national industrial supply chains, and strengthening Moroccan human capital.

Additive manufacturing: a driver of industrial transformation for Thales 3D

According to our interlocutor, the center’s activity has grown steadily since its launch in 2017. The 2025 report records the production of more than 50,000 parts for the aerospace and space sectors.

« Since our establishment in 2017 and the rollout of our industrial infrastructure in 2019, we’ve produced more than 50,000 parts for various high-demand sectors in aerospace and space — averaging around 7,000 parts per year, » he explains.

In the same vein, our interlocutor highlights that additive manufacturing, based on metal 3D printing, offers major advantages over conventional production methods. According to him, it fundamentally reshapes how industrial components are designed, manufactured, and optimized — particularly in the highly demanding aerospace and space sectors.

« Metal 3D printing, or metal additive manufacturing, offers key advantages over conventional methods like machining, casting, and forging. It enables complex designs, reduces weight for aerospace and space applications, shortens lead times through on-demand production, cuts waste, simplifies manufacturing steps, and allows the use of hard-to-machine alloys ».

Openness, skills, and industrial integration: Thales’ strategy

Strategically, Yan Levy emphasizes that Thales 3D Morocco now anchors its development within a broader dynamic of openness and integration into the national industrial fabric.

« Thales’ metal 3D factory has undergone major industrial transformation over the past two years, evolving into the group’s center of excellence — and, crucially, opening its services to external clients. Starting in 2026, the goal is to support Moroccan manufacturers as well as foreign companies setting up operations in Morocco, accounting for 30% of overall activity. Given the country’s industrial expansion, we anticipate that within five years, 50% of our operations will be dedicated to Morocco and its partners, » he explains.

Regarding training, our interlocutor underscores the central role of local human capital in creating added value.

« Within the Thales 3D Morocco center of excellence, we pay special attention to ensuring that our staff — technicians, logisticians, engineers, project managers, and others — are trained to acquire the skills required by Industry 5.0. To this end, qualifying training plans and certification programs are implemented annually to ensure mastery of critical skills such as:

The T3DM staff remains at the forefront of industrial technologies and possesses a wide range of advanced skills, » emphasizes Yan Levy.

Furthermore, the group’s presence in the Kingdom goes beyond industrial production; it forms part of a broader strategy focused on skills development and technological transfer.

« For many years, the Thales group has supported Morocco’s development by expanding its activities within the regional ecosystem. This commitment is reflected in investments in local R&D — particularly in cybersecurity, identity, and biometrics — as well as in the metal 3D printing center of excellence. It also includes academic partnerships that strengthen ties with Moroccan universities and engineering schools to cultivate a pool of local talent. This strategy is further anchored in open innovation and co-development with Moroccan industrial players, leading to the emergence of continental expertise hubs and centers of excellence, » explains the Thales General Manager in Morocco

« Within ten years, the T3DM center will be the continent’s essential — and quite possibly unique — player. It will showcase the high-level expertise of our teams from Morocco’s centers of excellence, and serve Morocco’s industry, its growth, and its influence across Africa, » he concludes.

Yan Levy : « D’ici dix ans, le centre Thales 3D Maroc sera l’acteur incontournable et certainement unique du continent »

Depuis son lancement en 2017, le centre d’excellence du groupe Thales à Casablanca s’impose comme un acteur clé de l’impression 3D métallique appliquée à l’aéronautique et au spatial. Porté par une activité en croissance continue, le site combine production de pièces à haute valeur technologique, formation locale de haut niveau et ouverture progressive vers l’écosystème industriel marocain.

Son directeur général, Yan Levy, détaille pour Médias24 les ambitions du groupe : développement de la R&D locale, ancrage dans les chaînes industrielles nationales et montée en compétences du capital humain marocain.

La fabrication additive, moteur de transformation industrielle pour Thales 3D

Selon notre interlocuteur, depuis le lancement du centre en 2017, l’activité s’est consolidée. Le bilan arrêté à 2025 fait état de la production de plus de 50.000 pièces destinées aux secteurs du spatial et de l’aéronautique.

« Depuis sa création en 2017 et la mise en œuvre de l’outil industriel à partir de 2019, nous avons produit plus de 50.000 pièces destinées aux différents secteurs exigeants du spatial et de l’aéronautique, soit environ 7.000 pièces par an », explique-t-il.

Dans le même esprit, notre interlocuteur souligne que la fabrication additive, fondée sur l’impression 3D métallique, offre des avantages considérables par rapport aux procédés de fabrication conventionnels. Selon lui, elle transforme en profondeur la manière de concevoir, de produire et d’optimiser les composants industriels, notamment dans les secteurs exigeants de l’aéronautique et du spatial.

« L’impression métallique 3D, également appelée fabrication additive métallique, présente plusieurs avantages par rapport aux méthodes conventionnelles comme l’usinage, le moulage ou la forge. Elle offre une liberté de conception pour des formes complexes, une réduction du poids essentielle pour l’industrie aéronautique et spatiale, une rapidité de prototypage et de production grâce à des délais raccourcis et une fabrication à la demande, une réduction des déchets grâce au procédé additif, une diminution des étapes de fabrication permettant de regrouper plusieurs opérations en une seule, ainsi qu’une innovation dans les matériaux, rendant possible le travail d’alliages difficiles à usiner ».

Ouverture, compétences et ancrage industriel : la stratégie de Thales

Sur le plan stratégique, Yan Levy souligne que Thales 3D Maroc inscrit désormais son développement dans une dynamique d’ouverture et d’ancrage au sein du tissu industriel national.

« L’usine 3D métallique de Thales a connu une transformation industrielle importante au cours des deux dernières années, afin de devenir le centre d’excellence du groupe et, surtout, de pouvoir s’ouvrir à d’autres clients. L’objectif, à partir de l’année 2026, est d’accompagner les industriels marocains ainsi que les entreprises étrangères s’installant au Maroc, à hauteur de 30% de nos activités globales. La dynamique d’expansion industrielle du Maroc nous conduit à penser qu’à l’horizon de cinq ans, notre société réalisera une activité dont 50% sera dédiée au Maroc et à ses partenaires », précise-t-il.

Pour ce qui est de la formation, notre interlocuteur insiste sur le rôle central du capital humain local dans la création de valeur ajoutée.

« Au sein du centre d’excellence Thales 3D Maroc, nous avons une attention toute particulière à ce que notre personnel (technicien, logisticien, ingénieurs, chef de projets, etc.) soit formé afin d’acquérir les compétences requises par une industrie 5.0. Pour ce faire, un plan de formations qualifiantes ainsi que des programmes de certification sont mis en œuvre chaque année, afin d’assurer la maîtrise de compétences critiques telles que :

Le personnel de T3DM est en avance constante sur les technologies industrielles et maîtrise de nombreux savoir-faire », souligne Yan Levy.

Par ailleurs, la présence du groupe dans le Royaume ne se limite pas à la production industrielle, mais s’inscrit dans une stratégie plus large de montée en compétence et de transfert technologique.

« Depuis de nombreuses années, le groupe Thales accompagne la dynamique du Royaume à travers le développement de ses activités au sein de l’écosystème régional. Cet engagement se manifeste par l’investissement dans la R&D locale, notamment dans les domaines de la cybersécurité, de l’identité et de la biométrie, ainsi qu’au sein du centre d’excellence d’impression 3D métallique. Il se traduit également par la mise en place de partenariats académiques qui renforcent la relation avec les universités et les écoles d’ingénieurs marocaines afin de développer un vivier de compétences locales. Cette stratégie s’appuie en outre sur une démarche d’innovation ouverte et de co-développement avec des acteurs industriels marocains, et se concrétise par la création de pôles d’expertise continentaux et de centres d’excellence », explique le directeur général de Thales au Maroc.

Interrogé sur les défis qui freinent encore la transition du centre d’excellence vers un véritable centre de gravité mondial dans le domaine de la fabrication additive, Yan Levy met en avant la nécessité d’un accompagnement technologique continu et d’un renforcement des capacités industrielles locales pour soutenir cette ambition.

« Le site Thales 3D Maroc est déjà un centre d’excellence pour le groupe Thales. Il est, pour de nombreuses activités du groupe depuis sa récente transformation, la première source en ce qui concerne la 3DM. Nos challenges résident dans la capacité d’évoluer avec les nouvelles technologies de ce secteur d’activité, d’intensifier notre métier de prototypage vers un métier de série (plus de machines, plateaux plus grands, nouveaux matériaux). Nous comptons sur le Maroc et ses industriels pour nous accompagner dans cette croissance, qui est avant tout une excellence marocaine avant d’être technologique ».

Au Bourget, le Maroc a scellé des accords stratégiques dans l’aéronautique

À l’occasion du Salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget, une délégation ministérielle marocaine a supervisé la signature de plusieurs accords stratégiques visant à attirer des investissements de pointe et à solidifier l’écosystème industriel du Royaume.

Dans une publication sur Facebook, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a souligné que les initiatives qui ont été prises lors du Salon jusqu’à présent « tiennent à consacrer la place du Maroc en tant qu’acteur majeur de l’industrie aéronautique mondiale ».

La délégation, qui comprenait également Abdessamad Kayyouh, ministre du Transport et de la logistique, et Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, a conclu une série d’accords couvrant des domaines clés de l’industrie.

Parmi les annonces majeures, le Maroc a signé un mémorandum d’entente avec la société indienne Genser Aerospace pour le développement et la production sur le sol marocain d’un avion d’affaires polyvalent.

Parallèlement, une convention a été signée avec la société LPF (Latécoère-Précision-Façonnage) pour l’agrandissement de son unité industrielle dans la province de Nouaceur. Cette expansion sera dédiée à la production de composants critiques pour les moteurs d’avion.

Par ailleurs, des pourparlers approfondis ont été menés avec le groupe Airbus afin de renforcer le partenariat stratégique et d’étendre la présence industrielle du constructeur européen dans le Royaume.

Ryad Mezzour a dans ce sens déclaré à la presse : « Airbus constitue, directement ou indirectement, un pilier majeur de notre industrie aéronautique, représentant près de 60% du secteur. L’avionneur s’approvisionne en un volume important de composants fabriqués au Maroc, ce qui cimente notre partenariat stratégique, porté par le ministère de l’Industrie et l’ensemble du gouvernement marocain. Nos récents échanges avec Airbus ont été des discussions de fond, centrées sur les perspectives de développement de cette filière clé pour le Maroc ».

De plus, un partenariat stratégique a été annoncé entre Boeing et le Centre Africain d’Excellence en Fabrication (African Center of Excellence in Manufacturing), une entité de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Cette collaboration vise à « ancrer l’innovation industrielle et à développer les compétences nationales pour répondre aux besoins futurs du secteur ».

Cette série d’accords vient renforcer une dynamique déjà bien engagée. En effet, dès l’ouverture du salon, Figeac Aéro avait donné le ton en annonçant la signature d’un nouveau partenariat avec le géant américain Boeing. Ce contrat concerne la fabrication, par le site marocain de Casablanca Aéronautique, d’un ensemble de pièces usinées en aluminium destinées au Boeing 737 MAX.

Le Salon Le Bourget se poursuivra jusqu’au dimanche 22 juin.

Airbus affiche ses ambitions au Maroc

Airbus souhaite renforcer sa présence au Maroc dont le secteur aérien présente « plein d’opportunités », a indiqué le mardi 17 juin le vice-président exécutif international du groupe, Wouter Van Wersch, cité par la MAP.

« Nous avons une présence de longue date au Maroc. Le Royaume est un partenaire très proche d’Airbus », a déclaré Wouter Van Wersch à la presse, à l’issue d’une réunion avec les membres de la délégation d’officiels représentant le Maroc à la 55e édition du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, qui se tient en banlieue parisienne (16-22 juin).

Qualifiant d’ »excellentes » les discussions avec les membres de la délégation marocaine, le responsable d’Airbus a relevé une volonté commune des deux parties de voir se renforcer davantage la présence du groupe et sa collaboration avec le Maroc où le constructeur européen compte près 2.000 employés depuis la récente acquisition de l’usine de Casablanca de Spirit AeroSystems.

Reçue au sein du stand Airbus au Salon du Bourget, la délégation marocaine était composée notamment du ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, du ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et du directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki.

Ryad Mezzour a rappelé, dans une déclaration similaire, les accords stratégiques liant le Maroc à Airbus, un des leaders mondiaux de l’aéronautique. « Nous travaillons ensemble sur les perspectives d’avenir de la plateforme marocaine« .

« Airbus vient d’acheter l’usine Spirit qui fait des fuselages d’avions, notamment de l’A220 au niveau de Nouaceur », a-t-il précisé, relevant que les deux parties œuvrent pour réaliser l’ambition de mettre en place « un assemblage final d’avions au Maroc ».

Cité par le journal français Le Point, Ryad Mezzour a confirmé qu’une commande d’avions par Royal Air Maroc est bien en cours d’étude, notamment pour des Airbus A220, un moyen-courrier qui correspond au réseau européen de la RAM.

De son côté, Karim Zidane a souligné que la rencontre avec les responsables d’Airbus intervient à point nommé alors que le Maroc se prépare à organiser de grands événements.

En effet, la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) est en train de renforcer sa flotte d’avions de 50 à 200 appareils à l’horizon 2037. Le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques a souligné que, pour « ce grand marché » qui suscite d’ores et déjà l’intérêt des leaders mondiaux de l’aéronautique, le gouvernement marocain insiste sur « un partenariat gagnant-gagnant ».

« Airbus est consciente de cet enjeu. Nous souhaitons qu’une partie de l’investissement du groupe dans l’aérien soit au Maroc pour le transfert de l’expertise et du savoir-faire », a-t-il ajouté, se félicitant de la disposition d’Airbus à investir davantage au Maroc.

Abondant dans le même sens, Abdessamad Kayouh a évoqué une réunion « très fructueuse » avec les responsables d’Airbus, notamment dans la perspective du renforcement de la flotte de la RAM. Le ministre du Transport et de la logistique a mis l’accent sur l’importance des nouvelles technologies pour « répondre aux besoins, surtout avec le nouveau hub de Casablanca qui sera un vrai hub international et de l’Afrique ».

Pour sa part, le directeur général de l’AMDIE a mis en avant les atouts du Maroc qui, « grâce à ses forces vives, son capital humain de qualité, ses infrastructures de classe mondiale et une stratégie industrielle qui se déploie sur l’ensemble des secteurs, est à même de sécuriser le groupe européen et de l’accompagner dans sa forte montée de production ».

24 Dreamliner, 50 Boeing 737 et une vingtaine d’Airbus A220

Médias24 avait préalablement révélé que Royal Air Maroc était sur le point de conclure une importante commande d’avions auprès de Boeing, accompagnée d’un accord avec Airbus, dans le cadre de son ambitieux plan d’expansion.

Citant des sources proches du dossier, l’agence Bloomberg avait détaillé la répartition de la commande : environ 24 Boeing 787 Dreamliner pour les liaisons long-courrier, jusqu’à 50 Boeing 737 pour le réseau court-courrier, ainsi qu’une vingtaine d’Airbus A220 destinés aux dessertes régionales.

Selon les mêmes sources citées par Bloomberg, une annonce officielle concernant la commande Airbus « pourrait intervenir à l’occasion du Salon du Bourget », actuellement en cours.

Quant à la finalisation de l’accord avec Boeing, « elle pourrait dépendre d’une rencontre ultérieure entre le Roi Mohammed VI et le président américain Donald Trump », toujours selon Bloomberg.

Dans le cadre de l’appel d’offres international lancé en avril 2024, la compagnie nationale prévoit d’acquérir entre 188 et 200 appareils à l’horizon 2037. Au moins trois constructeurs devraient être retenus parmi les quatre actuellement en lice : Boeing, Airbus, Embraer et ATR.

Cette stratégie de diversification vise à réduire la dépendance historique vis-à-vis de Boeing, à accélérer les délais de livraison et à créer des synergies opérationnelles sur le long terme.

Bien qu’Airbus ne fasse plus partie de la flotte actuelle de RAM, des modèles comme l’A320 et l’A350 sont désormais sérieusement envisagés pour les segments moyen-courrier et long-courrier. Selon nos sources, les négociations avec l’avionneur européen sont jugées « avancées ».

Un contrat phare avec Boeing

Le Salon du Bourget 2025 a démarré le 16 juin et se poursuit jusqu’au 22 juin. Si l’annonce officielle prédite par les sources de Bloomberg se fait attendre, le Maroc a déjà marqué des points avec un contrat d’envergure, estime Le Point. Un accord de partenariat a en effet été signé en marge du Salon entre Boeing et Casablanca Aéronautique, filiale du groupe français Figeac Aero, pour la production de pièces de structure usinées destinées au programme 737 MAX.

Cet engagement s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord signé en 2016 entre le constructeur aéronautique américain et les autorités marocaines et marque sa volonté de renforcer la base industrielle marocaine et d’ancrer durablement ses chaînes d’approvisionnement dans le Royaume.

« 150 entreprises aéronautiques ont au moins une usine au Maroc », rappelle Ryad Mezzour, cité par le journal français, « ce qui génère 26.000 emplois à temps plein principalement autour de Casablanca, de Tanger, de Rabat et de Fès. Le chiffre d’affaires annuel est de 2,5 milliards d’euros réalisés dans la production de fuselages, d’éléments de structure, d’aménagements intérieurs, de câblages, etc. ».

« Nous allons élargir notre offre à l’aménagement de cabines et à la fabrication de trains d’atterrissage, et pensons pouvoir proposer d’ici à dix ans une ligne d’assemblage finale d’avions commerciaux« , indique le ministre, qui prévoit un doublement du chiffre d’affaires du secteur d’ici à 2030.

Figeac Aéro s’allie à Boeing pour produire des pièces du 737 MAX au Maroc

Le groupe aéronautique Figeac Aéro annonce la conclusion d’un nouveau partenariat avec le géant américain Boeing. Ce contrat concerne la fabrication, par le site marocain de Casablanca Aéronautique, d’un ensemble de pièces usinées en aluminium destinées au Boeing 737 MAX, peut-on lire dans un communiqué.

Avec ses 900 employés, Casablanca Aéronautique est l’un des plus grands sites de production du groupe Figeac Aéro. Il regroupe plusieurs savoir-faire industriels, notamment l’usinage, la tôlerie, le traitement de surface et l’assemblage, ajoute la même source.

« Ce partenariat souligne clairement notre volonté de soutenir la création d’un écosystème aéronautique robuste au Maroc », a expliqué Emily Belgrade, vice-présidente en charge de la chaîne logistique mondiale de Boeing Commercial Airplanes. « Nous sommes fiers de créer des partenariats dont bénéficieront à la fois Boeing et le Maroc au cours des années à venir ».

Jean-Claude Maillard, président directeur général de Figeac Aéro, s’est félicité de cette avancée : « Ce nouvel accord souligne parfaitement notre stratégie de couverture mondiale associée à une forte présence locale. Il reflète également les opportunités de croissance de nos sites de production au Maroc et dans le monde », a-t-il déclaré dans le communiqué.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du plan stratégique PILOT 28, qui identifie l’Amérique du Nord et ses donneurs d’ordre comme des axes prioritaires pour le développement commercial du groupe. Ce nouvel accord avec Boeing conforte ainsi la direction dans sa capacité à atteindre les objectifs, ajoute le communiqué.

https://medias24.com/2025/05/03/safran-enquete-publique-imminente-atelier-moteurs-leap-nouaceur/

Aéronautique. Chaque avion dans le ciel comporte des équipements fabriqués au Maroc

En 2024, les exportations aéronautiques ont atteint 26,4 MMDH, enregistrant une progression de 14,9% par rapport à 2023, où elles s’élevaient à 23 MMDH. Cette croissance est largement tirée par le segment de l’assemblage qui a enregistré une augmentation notable de 23,6%, atteignant 17,2 MMDH.

L’analyse des données de l’Office des changes relatives aux exportations du secteur aéronautique met en évidence une dynamique haussière soutenue. En une décennie, ces exportations sont passées de 7,7 MMDH en 2014 à 26,4 MMDH en 2024, enregistrant une progression remarquable de 242,9%.

Source : Office des changes

L’année 2025 débute sur la même lancée. Dès le mois de janvier, les exportations aéronautiques se chiffrent à 2,2 MMDH, enregistrant une croissance de 14,2% en glissement annuel par rapport à janvier 2024. Cette progression est à nouveau stimulée par l’assemblage, qui a connu une hausse de 16,2%, atteignant 1,4 MMDH, et par le Electrical Wiring Interconnection System (EWIS), en augmentation de 11,2%.

L’accélération de l’activité est le fruit des investissements soutenus des principaux acteurs du secteur, ainsi que d’une diversification progressive des segments de production. La maintenance aéronautique (MRO), la fabrication de sous-ensembles et l’assemblage de composants de haute précision constituent des segments stratégiques qui attirent de plus en plus de donneurs d’ordre internationaux.

Croissance, sous-traitance locale et innovation au cœur des priorités

Dans ce cadre, Médias24 s’est entretenu avec Adil Jalali, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) et de l’Institut des métiers de l’aéronautique (IMA).

Ainsi, concernant la situation du secteur et sa performance, notre interlocuteur estime qu’il est naturel d’anticiper que l’année 2025 dépassera les performances enregistrées en 2024, où les exportations aéronautiques avaient déjà enregistré une importante hausse.

« Tous les indicateurs sont bien au vert, 2025 sera probablement une belle année marquée par une croissance qui reposera avant tout sur une demande mondiale en constante croissance confirmée par les chiffres et commandes annoncés par les avionneurs, et donc entraînant une activité soutenue pour tous les fournisseurs, dont nos industriels marocains », explique-t-il.

2025 sera probablement une belle année marquée par une croissance qui reposera avant tout sur une demande mondiale en constante croissance

Adil Jalali indique par ailleurs qu’il faut profiter de ce tournant pour promouvoir et développer la sous-traitance locale. En encourageant la création d’entreprises marocaines fournissant des pièces et des services aux grands assembleurs, mais aussi en visant les niches dans lesquelles le Maroc possède des avantages comparatifs.

« Cela nous permettra de dynamiser notre industrie tout en renforçant notre compétitivité. J’insiste : la formation et le développement du capital humain sont essentiels. La mise en place des programmes de formation spécialisés pour accompagner les besoins croissants du secteur aéronautique et préparer des compétences qualifiées pour soutenir cette transformation. En outre, un fort soutien à la recherche et au développement (R&D) est nécessaire pour favoriser l’innovation et permettre la création de produits à plus forte valeur ajoutée, augmentant ainsi l’intégration locale ».

La compétitivité et la montée en gamme à l’épreuve de multiples défis

Comme toute industrie, l’aéronautique fait face à de multiples défis dans un monde en constante évolution. Le principal défi est l’impact de l’inflation des coûts de production (énergie, main-d’œuvre) sur la compétitivité du secteur aéronautique marocain.

« Le Maroc est un acteur compétitif sur le plan international, mais il est à préciser que sa véritable force réside avant tout dans la création de valeur. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les coûts, nous avons opté pour une approche industrielle axée sur l’intégration de la chaîne d’approvisionnement et, avant tout, l’investissement dans le capital humain. La formation et le développement des compétences sont au cœur de notre stratégie, car ce sont eux qui nous permettent d’évoluer vers des activités à plus forte valeur ajoutée. La création de l’IMA (Institut des métiers de l’aéronautique) en 2011 a été notre première réponse à ce propos », souligne le président du GIMAS.Le Maroc n’est plus une simple base de production, il se transforme en un hub technologique et industriel majeur« Nous sommes confrontés à des défis, notamment la hausse des coûts de production liée à l’énergie et aux ressources humaines. Cependant, il est clair que le Maroc a su anticiper et s’adapter. En optant pour les énergies renouvelables, telles que le solaire et l’éolien, nous réduisons notre recours aux énergies fossiles tout en assurant une énergie compétitive pour nos industriels. De même, malgré l’évolution des salaires, notre capital humain demeure un atout majeur : bien formé, qualifié et constamment aligné avec les exigences des grands donneurs d’ordres internationaux. La distinction ne réside pas uniquement dans notre compétitivité, mais également dans notre aptitude à envisager l’avenir. Le Maroc n’est plus simplement une base de production ; il se transforme en un véritable hub technologique et industriel majeur, préparé à affronter les enjeux d’une industrie en pleine mutation ».

Par ailleurs, la montée en gamme repose principalement sur la formation. Selon Adil Jalali, grâce à cet engagement, le Maroc est aujourd’hui en mesure de produire des pièces de haute technicité pour les moteurs, les composites et les systèmes électriques. « Chaque avion qui vole dans le monde intègre des équipements fabriqués au Maroc, une preuve tangible de notre expertise et de notre intégration dans l’industrie aéronautique mondiale. L’objectif est d’aller plus loin. Nous disposons des outils nécessaires pour accéder à de nouveaux marchés et développer de nouvelles filières industrielles ».

Le développement des activités de maintenance, de réparation et d’ingénierie constitue un levier majeur pour renforcer l’attractivité du pays et offrir des opportunités à forte valeur ajoutée. « Nous assistons en parallèle à l’amorçage par le Maroc d’une diversification stratégique vers des domaines de souveraineté comme le spatial et la défense, ce qui affirme ainsi notre ambition d’évoluer vers une industrie de pointe », conclut notre interlocuteur.

Pour renouveler sa flotte, la patrouille de la Marche Verte opte pour l’Extra 330SC

C’est une question plus complexe qu’il n’y paraît car, pour réaliser ses prouesses bien connues des Marocains, les aéronefs doivent satisfaire à des critères très exigeants.

À l’occasion du Marrakesh Air Show, en parallèle avec les vols acrobatiques de la légendaire patrouille de la Marche Verte, il y a eu le show d’un champion du monde sur son appareil l’Extra 330SC.

Cet appareil sera le nouvel aéronef sur lequel opéreront les pilotes de la Marche Verte. Notons qu’après la mort de son patron en 2002, Apex Aviation, la société qui produisait le Cap (avion de la Marche Verte) n’existe plus.

Quatre accords pour le développement du sourcing de l’avionneur Boeing

Inscrits dans le cadre de l’écosystème Boeing, ces projets permettront le développement de nouveaux métiers et de nouvelles capabilités dans la chaîne de valeur aéronautique locale, répondant ainsi à la stratégie du Royaume visant l’amélioration du taux d’intégration locale du secteur, indique un communiqué du ministère de l’Industrie et du commerce.

Le premier protocole, conclu entre l’Etat Marocain et la société Structural Aerospace Morocco (SAM), filiale du groupe aéronautique « Avia Group Industries SAS », et paraphé par le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, le directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki, et le président de la société SAM, porte sur l’extension du site de production actuel de la société à l’aéropole Nouaceur, par la mise en place d’une unité industrielle dédiée à la fabrication et l’assemblage des aérostructures, destinées au secteur aéronautique.

D’un montant d’investissement prévisionnel de 75 MDH (1ère phase), ce projet permettra la création de 200 emplois à terme.

Le 2e projet d’investissement concerne la création d’une unité de production du groupe allemand Masterflex SE à Casablanca, qui sera spécialisée dans la fabrication de gaines flexibles au Maroc destinées au secteur aéronautique.

Signé par Ryad Mezzour, Ali Seddiki, et le DG de la société, cet accord prévoit un investissement prévisionnel de 2,5 millions d’euros permettant la création de 70 emplois à terme.

Un 3e protocole d’accord a été paraphé par MM. Mezzour et Seddiki, et le représentant de la société Trelleborg, leader mondial des solutions polymères techniques, pour la création d’une unité industrielle à Midparc, spécialisée dans la fabrication de systèmes d’étanchéité pour le secteur aéronautique.

Avec un investissement 11 millions d’euros, ce projet permettra la création de 150 emplois à terme.

Le 4e protocole d’accord a été conclu entre l’Etat Marocain, représenté par M. Mezzour, et la société Composite Industrie Maroc (CIM), relatif à l’extension du site d’activité de cette dernière, à travers la mise en place d’une unité spécialisée dans la fabrication de Matelas d’isolation thermo-acoustiques et de systèmes d’étanchéité.

Le montant d’investissement est de 216 MDH avec à la clé la création de 648 emplois.

Composite Industrie Maroc, est filiale du groupe Hutchinson, spécialisée dans la conception, la qualification et la production de produits composites et les matelas d’isolation thermo-acoustiques destinés aux marchés de l’aéronautique et de la défense.

Safran investira 1,3 MMDH pour un atelier de maintenance de son moteur Leap à Casablanca

Le motoriste et équipementier aéronautique français Safran va mettre en place un site de maintenance et de réparation de son moteur Leap à Casablanca dans le cadre d’un protocole d’accord signé lundi 28 octobre avec le Maroc.

En vertu de cet accord, signé par le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, et le président de Safran, Ross McInnes, la société envisage de réaliser un projet d’investissement consistant en la construction et l’équipement d’un atelier de maintenance et de réparation (MRO) de moteurs d’avions Leap d’un montant d’investissement de près de 1,3 milliard de DH.

La construction de ce nouvel atelier de 25.000 m2 dans la zone aéroportuaire de Casablanca « s’inscrit dans le cadre d’un plan d’investissement massif pour développer le réseau mondial de maintenance et de réparation qui accompagne la croissance de la flotte de moteurs Leap« , souligne Safran.

Leap, moteur de dernière génération plus économe en carburant, équipe la majorité des familles d’avions monocouloirs de nouvelle génération Airbus A320neo, Boeing 737 MAX et Comac C919, soit plus de 3.500 avions en service dans le monde, précise Safran.

« Je tiens à remercier le gouvernement marocain pour son soutien actif, ainsi que son accompagnement efficace sur notre projet de nouvel atelier de maintenance qui renforce la présence stratégique de Safran au Maroc », a souligné Jean-Paul Alary, président de Safran Aircraft Engines.

Le nouveau site sera accompagné de la création d’environ 600 emplois directs à l’horizon 2030, selon la même source.

A terme, il disposera d’une capacité de maintenance de 150 moteurs par an et permettra de répondre à la forte demande de maintenance pour le Leap, en particulier pour les compagnies aériennes situées en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

(Avec AFP)

Le groupe suédois Trelleborg s’implante à Midparc

Nécessitant un investissement de 11 millions d’euros (118 millions de DH), ce nouveau projet, objet de l’accord paraphé par le président de Midparc, Hamid Benbrahim El Andaloussi et le président de l’unité commerciale de Trelleborg Aerospace, Grodon Roper, en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, sera établi sur une superficie de 7.800 m² de terrain, dont 5.100 m² de bâtiment, et permettra de créer entre 150 et 200 emplois directs.

S’exprimant à cette occasion, Mezzour a souligné l’importance de cet accord de partenariat pour le développement de l’écosystème de l’industrie aéronautique au Maroc. « Il s’agit de la première fois qu’un investisseur suédois spécialisé dans la fabrication de systèmes d’étanchéité pour le secteur aéronautique s’installe au Maroc », a fait remarquer le ministre, notant que cela contribue au renforcement de la compétitivité industrielle du Maroc, tout en favorisant une intégration locale significative.

Pour sa part, Benbrahim El Andaloussi s’est réjoui d’accueillir le groupe Trelleborg à Midparc. « Le groupe Trelleborg nous apporte des ‘technologies différenciantes’ dans les techniques de polymères. Sa raison d’être est de protéger les équipements aéronautiques, les équipements moteurs, les équipements électroniques, pour assurer la sécurité des avions et pour une plus grande durabilité », a-t-il soutenu.

Cet investissement est une confirmation supplémentaire de l’importance croissante de la base aéronautique nationale, désormais positionnée comme un acteur incontournable aux portes de l’Europe, a estimé Benbrahim El Andaloussi.

De son côté, Grodon Roper a fait part de sa satisfaction à l’idée de contribuer à l’infrastructure aérospatiale marocaine qui est en plein essor, soulignant son caractère unique façonné au cours des deux dernières décennies.

Cette nouvelle usine renforcera la position de Trelleborg en tant que fournisseur clé pour les principaux constructeurs d’avions tels que Boeing et Airbus, a-t-il indiqué, mettant l’accent sur l’importance de soutenir également Safran, un partenaire qui a déjà investi massivement dans la région.

Spécialisé dans les solutions polymères techniques, le groupe Trelleborg a été fondé en 1905 en Suède. Il est doté de 30 centres de R&D et emploie plus de 15.600 personnes sur plus de 100 sites, répartis sur 40 pays.

(Avec MAP)

L’allemand Böllhoff s’installe à Midparc

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a souligné l’importance de cet accord de partenariat qui s’inscrit dans le cadre de la diversification des partenaires et de l’amélioration du système industriel du Royaume.

Le ministre a, dans ce sens, fait savoir qu’il s’agit de la première fois qu’un investisseur allemand spécialisé dans les technologies de fixation et les solutions d’assemblage et de logistique s’installe au Maroc. Cela permettra de « renforcer davantage la souveraineté industrielle de notre pays ».

Pour sa part, le président de Midparc, Hamid Benbrahim El Andaloussi, s’est réjoui d’accueillir le groupe Böllhoff au Maroc, précisant que l’Allemagne vient s’installer à Midparc, après le groupe aéronautique espagnol Aciturri et la société canadienne Shimco.

« Le choix de Böllhoff de s’installer à Midparc est motivé par la performance du Business model qu’elle offre, lui permettant ainsi de co-localiser au Maroc une partie de sa production, notamment en présence de la forte demande adressée au Royaume », a indiqué M. Benbrahim El Andaloussi.

Et de poursuivre que la présence de Böllhoff au Maroc avec ses « technologies différenciantes », renforcera davantage la robustesse et la durabilité de l’écosystème industriel marocain et contribuera à la souveraineté industrielle du pays.

De son côté, le co-directeur du groupe Böllhoff, Michael W. Böllhoff, a mis en exergue la pertinence de cet accord de partenariat signé avec Midparc, exprimant l’ambition de sa société d’investir davantage au Maroc, d’embaucher plus de personnes et de développer ses activités au cours des cinq prochaines années.

Spécialisé dans l’intégration de technologie de fixation à 360° avec les solutions d’assemblage et de logistique, le groupe Böllhoff compte 43 sites répartis dans 25 pays et sur 5 continents.

Le groupe produit plus de 18 millions d’éléments d’assemblage par jour sur un total de 13 sites de production et emploie environ 1.500 personnes en Allemagne, 1.100 dans le reste de l’Europe, 400 en Asie et en Amérique.

Zone industrielle de référence au Maroc, Midparc abrite déjà plusieurs compagnies internationales, telles que Boeing et Stelia Maroc. Elle offre une position logistique exceptionnelle et unique aux portes de l’Europe et de l’Afrique.

(Avec MAP)

Aéronautique. Le canadien Shimco s’implante dans la zone franche de Nouaceur

Un accord de partenariat a été signé, vendredi 1er mars à Rabat, entre la Plateforme industrielle intégrée – Midparc et la société canadienne opérant dans le domaine aérospatial, Shimco, pour son implantation dans la zone franche de Nouaceur.

S’exprimant lors de cette cérémonie, en présence du ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, le président de Midparc, Hamid Benbrahim El Andaloussi, s’est dit « honoré d’accueillir la société Shimco, réputée pour son expertise majeure dans le secteur aéronautique ».

« La société Shimco a été séduite par la qualité, la compétitivité et la résilience de la base aéronautique marocaine qui offre un business model unique », a souligné M. Benbrahim El Andaloussi.

Et de préciser que Shimco est actuellement « engagée sur un module de 1.300 m², et envisage de doubler sa capacité dans les trois prochaines années, puis de la tripler dans les sept prochaines années« , ce qui témoigne du potentiel de développement de ses activités au Maroc.

À ce titre, M. Benbrahim El Andaloussi a mis en avant la forte demande anticipée adressée au Maroc dans le secteur aéronautique, avec des commandes des principaux avionneurs tels que Boeing et Airbus s’étalant sur les dix à douze prochaines années.

Il a également exprimé la satisfaction de Midparc, renforcée par la diversification croissante du marché, illustrée par l’implantation récente du groupe aéronautique espagnol Aciturri, à laquelle s’ajoute désormais celle de Shimco, assurant que de « nouvelles annonces sont attendues dans les mois à venir ».

Pour sa part, le président directeur général de Shimco, Peter Voss, a mis l’accent sur l’importance de l’implantation de sa société au Maroc, en raison des avantages que le pays offre, notamment en matière de coûts de production.

L’implantation à Midparc constitue une excellente opportunité, étant donné que cette zone est en plein essor dans le secteur aérospatial, a-t-il dit, faisant part de l’ambition de Shimco de doubler sa capacité de production aéronautique dans les trois ou quatre prochaines années.

Midparc est une extension de la zone des industries aéronautiques de Casablanca (Aéropole). Zone industrielle de référence au Maroc, Midparc abrite déjà plusieurs compagnies internationales, telles que Boeing et Stelia Maroc.

(Avec MAP)