Nouveau terminal de l’aéroport de Casablanca : SGTM-TGCC seul en lice, avec une offre de 12,9 MMDH

La construction d’une nouvelle zone terminale à l’aéroport Mohammed V de Casablanca est un chantier d’envergure, dont l’aboutissement est attendu de pied ferme. Et l’attribution de ce marché est scrutée par plusieurs secteurs, en particulier le BTP et le marché financier, car deux des entreprises en lice sont cotées, notamment SGTM qui vient de rejoindre la cote.

L’appel d’offres a été lancé début novembre dernier. Les plis ont été ouverts ce mardi 16 décembre, conformément au calendrier.

Consultées par nos soins, les données officielles montrent que le groupement SGTM-TGCC est le seul encore en lice, à la suite de l’examen des dossiers administratifs et techniques.

Le groupement était en concurrence avec le groupe turc Kalyon Insaat. Place à présent à l’examen des dossiers financiers.

Les coûts de prestations établis par l’Office national des aéroports (ONDA) étaient fixés à 12 milliards de DH (TVA comprise). L’offre présentée par le groupement s’élève à plus de 12,8 MMDH (12.876.189.711,60)

Voici où se positionnera le nouveau terminal par rapport aux terminaux 1 et 2 déjà existants :

Ci-dessous le plan du nouveau terminal, qui montre des extensions prévues en 2040 et 2050 :

Voici où se trouveront les futures gares routières et LGV :

Au moins 28 sociétés présélectionnées à l’issue de l’AMI, dont près de la moitié chinoises

Notons que ce marché de construction du nouveau terminal a été précédé par un Appel à manifestation d’intérêt afin d’identifier préalablement les concurrents pouvant réaliser ce projet, dont les plis ont été ouverts vers fin mai dernier.

Au moins 28 entreprises ont soumissionné à ce premier marché, dont au moins 14 sociétés chinoises, notamment Sinohydro Corporation Limited, China Civil Engineering Const, China State Construction Engin, China International Water, Shandong Hi-Speed Engineering, China Railway 20th Bureau, China Railway Construction Cor, China Gezhouba Group, et China Harbour Engineering…

Des sociétés espagnoles (notamment Acciona Construccion), turques, égyptiennes (notamment Orascom Construction), françaises (Bymaro, filiale de Bouygues Bâtiment), indiennes ou encore suisses et canadiennes ont également exprimé leur intérêt pour ce marché.

Du côté marocain, outre le groupement TGCC- SGTM, seules deux autres entreprises ont déposé leurs plis, à savoir Sogea-Maroc et Jet contractors.

20 millions de passagers par an, extensible à 30 millions

Pour rappel, ce nouveau terminal comprend la construction d’un nouveau terminal HUB, d’une capacité initiale de 20 millions de passagers par an, extensible à 30 millions, sur une superficie de 600.000 m2.

Conçu en forme de  « H » avec un processeur central et deux jetées, ce terminal sera relié à la ligne à grande vitesse (LGV) Tanger–Marrakech et intégrera des solutions optimales pour le traitement des bagages, la circulation des passagers et l’utilisation des passerelles.

Le projet inclut également la construction d’une nouvelle piste et d’une nouvelle tour de contrôle. Le délai d’exécution est fixé à 40 mois, répartis en neuf sous-lots couvrant l’ensemble des corps d’état majeurs du projet, à l’exception des infrastructures aéronautiques, de la tour de contrôle, des aménagements extérieurs et des équipements spécifiques qui feront l’objet d’appels d’offres distincts.

Ce projet est amené à générer des retombées économiques et sociales significatives en matière de création d’emplois directs et indirects, de stimulation des filières locales de construction et de services, selon l’ONDA, et contribuera au rayonnement économique et touristique du Royaume.

La réalisation de ce terminal constitue une étape stratégique pour le positionnement de Casablanca comme hub aérien international et pour le développement durable des infrastructures aéroportuaires du Royaume. Elle s’inscrit pleinement dans la stratégie « Aéroports 2030 », visant à renforcer la compétitivité, la capacité et l’excellence opérationnelle des plateformes aéroportuaires marocaines.

Aéroport Mohammed V de Casablanca : les détails des deux AMI pour le nouveau terminal

Le premier AMI concerne le choix d’un gestionnaire de programme, chargé d’accompagner l’ONDA dans la supervision globale du projet (bâtiment terminal, pistes, zone taxis, bâtiments annexes) et la coordination de l’ensemble des parties prenantes, selon les standards internationaux.

Les objectifs de ce nouvel AMI sont :

identifier les entreprises ou groupements d’entreprises disposant des qualifications et des capacités techniques, managériales, juridiques et financières pour assurer le rôle de gestionnaire sur l’ensemble du projet ;

recueillir les informations sur l’expérience et les références des concurrents ;

préparer la prochaine étape de l’appel à la concurrence pour la réalisation de la mission du gestionnaire du projet de construction du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V.

Les entreprises ou groupements retenus seront d’abord mobilisés sur les volets liés à l’ingénierie. Ils auront pour mission de revoir l’ensemble des études existantes, de formuler des recommandations précises sur le respect du calendrier et des contraintes budgétaires, et de procéder à l’élaboration des études techniques liées aux infrastructures. Durant la phase d’exécution, ils devront assurer le suivi de la conception, détecter les écarts éventuels et proposer les ajustements nécessaires. En phase de mise en service, ils accompagneront le maître d’ouvrage pour garantir la conformité des ouvrages au design initial, finaliser les documents du projet et en assurer la collecte.

En matière d’approvisionnement, les prestataires élaboreront les dossiers de consultation, définiront les critères d’évaluation des offres et réaliseront les analyses techniques nécessaires. Ils veilleront ensuite au suivi des achats, à la coordination logistique avec les fournisseurs et à la bonne exécution des contrats. Lors de la mise en service, ils apporteront leur appui au maître d’ouvrage dans les opérations de réception des équipements.

Pour la gestion de la construction, ils auront à établir le plan de mobilisation du chantier, organiser les installations temporaires et définir les procédures opérationnelles. Pendant l’exécution, ils devront coordonner les différents intervenants, diriger les réunions de chantier, superviser les travaux et veiller au respect des normes de qualité, de sécurité et d’environnement. Ils interviendront également pour préparer la mise en service et valider l’achèvement des travaux.

Concernant le pilotage et le contrôle du projet, les missions porteront sur la planification budgétaire, le suivi des indicateurs de performance, la cartographie des risques, la gestion du planning global et le reporting régulier. En phase d’exécution, ils devront contrôler les dépenses engagées, gérer les opérations de test et de réception, préparer la documentation finale et assurer un suivi rigoureux du projet. L’audit final et le transfert du projet au maître d’ouvrage seront également à leur charge lors de la phase de clôture.

Enfin, pour la gestion des réclamations, les prestataires développeront une stratégie de résolution des litiges dès la phase de planification. Ils centraliseront et géreront administrativement les réclamations, contrôleront la conformité contractuelle et interviendront en appui pour leur résolution. Lors de la mise en service, ils s’assureront de la clôture de tous les contentieux et valideront le respect des obligations contractuelles de l’ensemble des parties prenantes.

Un deuxième AMI pour la construction

Le deuxième AMI concerne la construction du bâtiment tous corps d’état (TCE) du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V, incluant les missions suivantes :

– Construction d’une nouvelle zone terminale à l’aéroport Casablanca Mohammed V ;

– La conception d’ingénierie détaillée (études d’exécution) ;

– La construction du bâtiment du terminal TCE, incluant l’approvisionnement en matériaux de construction et l’intégration des lots techniques dont les équipements non spécifiques.

– La coordination et le suivi rigoureux de l’ensemble des travaux et la gestion des différentes interfaces.

À travers cet AMI, l’ONDA souhaite :

Identifier les entreprises ou groupements d’entreprises disposant des qualifications et des capacités techniques, managériales, juridiques et financières pour prendre en charge la conception détaillée, l’approvisionnement des matériaux et équipements non spécifiques, ainsi que la construction complète (tous corps d’état-TCE) de l’ouvrage du nouveau terminal à Casablanca.

Recueillir les informations sur l’expérience et les références des concurrents.

Préparer la prochaine étape de l’appel à la concurrence pour la réalisation du projet de construction du nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V en type « conception-réalisation« .

Une capacité d’environ 30 millions de personnes

La capacité de ce nouveau terminal s’élèvera à environ 30 millions de personnes, avec des jetées extensibles d’une capacité de 20 millions de personnes. Il devrait disposer des installations aéroportuaires de dernière génération, notamment le système automatique de traitement des bagages.

Un ensemble de bâtiments sera également construit sur cette nouvelle zone, pour les besoins des opérations aéroportuaires, notamment :

– Côté ville : aménagement extérieur, parkings de voiture, aménagement d’une nouvelle voie d’accès au terminal ;

– Côté air : construction d’une troisième piste parallèle indépendante avec les voies de circulation associées, construction de parkings avions et de bretelles de liaison.

La surface globale du terminal s’étend sur 450.000 m², et sa superstructure sera en charpente métallique. Les parties enterrées seront pour leur part en béton armé.

Ce nouveau terminal sera également connecté à la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, offrant aux voyageurs un accès rapide et fluide vers les principales villes du Maroc.

https://medias24.com/2025/05/07/deux-appels-a-manifestation-dinteret-internationaux-pour-le-nouveau-terminal-de-laeroport-mohammed-v-de-casablanca/

Deux AMI pour le nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V de Casablanca

Il s’agit de deux appels à manifestation d’intérêt internationaux majeurs pour la construction du nouveau terminal à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, future principale porte d’entrée du Royaume à l’approche de la Coupe du monde FIFA 2030. Objectif : porter la capacité annuelle de l’aéroport à 35 millions de passagers d’ici 2030, contre 15 millions actuellement.

Capable d’accueillir 35 millions de passagers par an et doté d’un investissement estimé à 15 milliards de DH (1,6 milliard de dollars), le nouveau terminal de dernière génération de l’aéroport Mohammed V de Casablanca verra le jour à l’horizon fin 2029, indique un communiqué de l’ONDA.

Il permettra à lui seul d’absorber 20 millions de passagers supplémentaires par an, renforçant le rôle stratégique de Casablanca comme hub intercontinental majeur, reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques, et soutenant la montée en puissance de Royal Air Maroc dans son rôle de compagnie nationale.

Ce projet phare s’inscrit dans la vision « Aéroports 2030 » de l’ONDA, une stratégie ambitieuse fondée sur des infrastructures plus intelligentes, plus vertes et plus connectées, rappelle la même source.

Le futur terminal intégrera les dernières technologies de l’aviation mondiale : parcours passager fluide et digitalisé, durabilité énergétique, résilience climatique, excellence opérationnelle. Il accueillera également une gare TGV intégrée, reliant l’aéroport de Casablanca à Rabat en 30 minutes et à Marrakech en moins d’une heure.

Pour mener à bien ce chantier stratégique, l’ONDA lance deux appels à manifestation d’intérêt internationaux :

– Un gestionnaire de programme, chargé d’accompagner l’ONDA dans la supervision globale du projet (bâtiment terminal, pistes, zone taxis, bâtiments annexes) et la coordination de l’ensemble des parties prenantes, selon les standards internationaux.

– Un constructeur ou groupement d’entreprises, responsable de l’ingénierie détaillée et de la construction du nouveau terminal, incluant l’intégration des systèmes aéroportuaires fournis par des tiers.

Nouveau terminal de l’aéroport de Casablanca : les travaux de terrassement confiés à STAM pour 294 MDH

La commission d’ouverture des plis au niveau de l’Office national des aéroports (ONDA) a rendu son verdict en date du 30 avril. Elle a jugé que l’offre de STAM (Société des travaux agricoles marocains) était « la plus avantageuse ».

STAM a de ce fait remporté ce marché au final face à la SGTM qui avait fait une offre frôlant les 335 MDH.

Comme nous l’écrivions dans un précédent article, les travaux des terrassements généraux incluront :

https://medias24.com/2025/04/21/architecture-calendrier-budget-et-installations-ce-quil-faut-savoir-sur-le-nouveau-terminal-de-laeroport-de-casablanca/

« Aéroports 2030 » : 28 MMDH pour les principaux projets de modernisation et d’extension

Dans le cadre du projet d’extension de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, une gare ferroviaire dédiée au train à grande vitesse sera construite pour permettre aux voyageurs de relier Marrakech à l’aéroport en 50 minutes, et Tanger en une heure et demie, a rappelé le ministre du Transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, le lundi 21 avril, lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants.

Comme déjà rapporté par Médias24, il n’est pas question de construire un deuxième aéroport à Casablanca, mais bien d’étendre les infrastructures existantes. Cela passera notamment par la construction d’un troisième terminal, l’aménagement d’une nouvelle piste et la réhabilitation des deux terminaux actuels.

Le ministre a également précisé que le nouvel aéroport de Casablanca, grâce à son futur terminal, permettra de relier le Royaume à de nombreuses destinations long-courriers, de plus de huit heures de vol. Cette extension s’inscrit dans les préparatifs visant à doubler la flotte de Royal Air Maroc, qui passerait de 50 à 100 avions d’ici 2030.

Au-delà de Casablanca, d’autres projets d’extension sont en cours, notamment à l’aéroport Rabat-Salé, dont la capacité atteindra 4 millions de passagers, à celui de Fès, qui pourra accueillir jusqu’à 5 millions de passagers, ainsi qu’à l’aéroport Sania Ramel de Tétouan, dont la capacité passera à 2 millions de passagers. D’autres aéroports sont également concernés.

En 2024, les aéroports du Royaume ont enregistré plus de 34 millions de passagers, un chiffre appelé à croître dans le cadre de la vision « Aéroports 2030 », qui vise un total de 80 millions de passagers à l’horizon 2030.

Le ministre a rappelé que cette vision prévoit l’agrandissement de plusieurs infrastructures, notamment la construction d’un nouveau terminal moderne à l’aéroport Mohammed V, sur une superficie de 800 hectares. Les procédures de passation des marchés publics sont quasiment finalisées. À terme, cet aéroport pourra accueillir 40 millions de passagers.

Il a souligné que les aéroports concernés par cette vision incluent ceux des villes hôtes de la Coupe du monde, telles que Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir, mais aussi d’autres villes voisines, afin de favoriser le développement et la cohésion économique et sociale à l’échelle nationale.

Dans le même esprit, plusieurs mesures ont été prises pour améliorer la fluidité des déplacements dans les aéroports. Parmi elles, la suppression des scanners à l’entrée, la réduction du temps de débarquement à moins de 25 minutes, l’amélioration des conditions d’accès et l’adoption prochaine de dispositifs électroniques tels que les portiques automatisés et l’utilisation généralisée des passeports biométriques.

Architecture, calendrier, budget et installations : ce qu’il faut savoir sur le nouveau terminal de l’aéroport de Casablanca

Cet appel à manifestation d’intérêt marque une nouvelle étape dans le projet du nouveau terminal de l’aéroport Mohammed V. Le marché des terrassements a été lancé, et d’autres appels d’offres suivront dans les mois à venir. Le projet est donc bel et bien entamé.

Sa réalisation intervient dans le cadre de la stratégie « Aéroport 2030 » de l’ONDA, laquelle ambitionne de renforcer la capacité et la compétitivité des plateformes aéroportuaires du Royaume. Il intervient également en préparation à la Coupe du monde 2030, qui sera coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

Il s’agit donc d’un grand chantier, qui constitue une véritable prouesse technique et un chef d’œuvre architectural. Son objectif : accompagner le développement du trafic aérien, conforter l’attractivité du hub de Casablanca au niveau régional et international, répondre aux exigences des grands événements à venir et offrir une qualité de service conforme aux standards internationaux tout en respectant les plus hauts niveaux de sûreté, de sécurité et d’efficacité opérationnelle.

D’une capacité de plus de 20 millions de passagers par an, cette nouvelle zone terminale devrait voir le jour en 2029. Le coût de l’investissement est estimé à 15 milliards de dirhams (MMDH).

Le nouveau terminal sera connecté à la future LGV

Conçu en forme de « H », ce projet ambitieux vise à répondre aux exigences d’un fonctionnement Hub, conforme aux standards internationaux, notamment en termes de temps de connexion de traitement des bagages et de taux d’utilisation des passerelles.

Il permettra également de répondre aux besoins de l’évolution prévisionnelle du trafic aérien, en particulier celui lié au programme de développement de Royal Air Maroc.

Ce nouveau terminal sera également connecté à la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, offrant aux voyageurs un accès rapide et fluide vers les principales villes du Maroc.

À l’image des plus grands aéroports internationaux tels que Paris-Charles de Gaulle, Londres-Heathrow ou encore Hong Kong International, cette infrastructure moderne vise à renforcer l’intermodalité des transports et à améliorer l’expérience des passagers.

Cette connexion ferroviaire permettra non seulement de réduire considérablement les temps de trajet entre Casablanca et d’autres pôles stratégiques, mais aussi de soutenir la croissance du trafic aérien en facilitant l’accès à l’aéroport pour les voyageurs nationaux et internationaux.

Le nouveau terminal comprendra également une nouvelle piste parallèle de 3.700 m sur 45 m avec ses voies de circulation et les infrastructures aéronautiques associées, des parkings avions, et une nouvelle tour de contrôle d’une hauteur d’environ 42 m.

Il sera disposé sur trois niveaux principaux et intègrera une oasis de verdure, des zones de commerce, une grande zone de Duty Free, des salons VIP et un hôtel, tous dotés de vues sur les pistes.

L’objectif de cet AMI est donc de :

– Identifier les entreprises ou groupements d’entreprises disposant des qualifications et des capacités techniques, managériales, juridiques et financières pour prendre en charge la conception détaillée, l’approvisionnement des matériaux et équipements non spécifiques, ainsi que la construction complète (Tous corps d’état-TCE) de l’ouvrage du nouveau terminal à Casablanca ;

– Recueillir les informations sur l’expérience et les références des concurrents ;

– Préparer la prochaine étape de l’appel à la concurrence pour la réalisation du projet de construction de nouveau terminal de l’aéroport Casablanca Mohammed V en type « conception-réalisation ».

Une capacité d’environ 30 millions de personnes, extensible

La capacité de ce nouveau terminal s’élèvera à environ 30 millions de personnes, avec des jetées extensibles d’une capacité de 20 millions de personnes. Il devrait disposer des installations aéroportuaires de dernière génération, notamment le système automatique de traitement des bagages.

Un ensemble de bâtiments sera également construit sur cette nouvelle zone, pour les besoins des opérations aéroportuaires, notamment :

– Côté ville : aménagement extérieur, parkings de voiture, aménagement d’une nouvelle voie d’accès au terminal ;

– Côté Air : construction d’une troisième piste parallèle indépendante avec les voix de circulation associées, construction de parkings avions et de bretelles de liaison.

La surface globale du terminal s’étend sur 450.000 m², et sa superstructure sera en charpente métallique. Les parties enterrées seront pour leur part en béton armé.

Le marché de terrassement est déjà en cours, grand intérêt des sociétés chinoises

D’après l’ONDA, les différents appels d’offre pour la construction de cette zone seront lancés dans les mois à venir. Celui du terrassement a déjà été lancé, pour un coût des prestations estimé à 349,44 millions de DH.

Dans le cadre du marché des terrassements généraux, dont les plis devraient s’ouvrir le 24 avril prochain, une visite des lieux a été effectuée le 28 mars dernier. 12 concurrents y ont participé selon nos informations, dont au moins 5 sociétés chinoises, à savoir :

– Le groupe Mojazine ;

– Covec (société chinoise) ;

– Aleq ;

– Staport ;

– SBTX (La société Bioui Travaux) ;

– STAM ;

– STRNO ;

– Shandong Hi-Speed Engineering Construction (société chinoise, qui a remporté certains lots du projet de la LGV) ;

– CRBC (société chinoise) ;

– SGTM, qui se charge déjà du terrassement du Grand stade de Casablanca ;

– CGGC (société chinoise) ;

– CREC4-Setrat (société chinoise, qui a également remporté certains lots du projet de la LGV).

Les dates clés de ce projet

D’après nos informations, les travaux de terrassements généraux de ce nouveau terminal devraient démarrer en juin 2025.

Le lancement des processus de sélection des entreprises ou groupements d’entreprises est pour sa part prévu courant 2025. La date limite de réception des expressions d’intérêt est fixée au vendredi 16 mai prochain.

Le démarrage effectif des travaux de ce nouveau terminal est prévu vers fin 2025.

Notons toutefois que la construction de ce terminal s’inscrit dans un environnement complexe, notamment :

– Une activité et des équipements de navigation aérienne à proximité du chantier du nouveau terminal ;

– Un fort enjeu d’intégration avec les autres grands projets à proximité, la nouvelle ligne à grande vitesse (avec une nouvelle station qui va être construite à proximité du terminal).

Plan du terminal et des pistes, ainsi que de la future ligne LGV 

Une architecture qui s’inspire de l’identité marocaine

D’après l’ONDA, le nouveau terminal de Casablanca puise son inspiration dans les forces naturelles de l’océan Atlantique. Les lignes courbes et fluides de son architecture évoquent la puissance et la délicatesse du mouvement de l’eau, symbolisant l’équilibre entre force et sérénité.

Ce terminal incarne la vision d’un « Maroc, porte de l’Atlantique » où la fluidité des formes résonne avec l’énergie des vagues. Les vastes espaces ouverts, inspirés par l’horizon sans limite de l’Atlantique, traduisent l’aspiration du Maroc à s’imposer comme un carrefour stratégique des échanges mondiaux.

Ce nouveau terminal ne se limite pas à son rôle d’infrastructure de transport. Il s’impose comme la porte d’entrée du Maroc, une représentation contemporaine de l’identité culturelle marocaine dans toute sa diversité.

L’architecture puise donc dans les formes, les couleurs et les matériaux qui reflètent la diversité du Royaume : les motifs géométriques d’inspiration andalouse, les tapis berbères des montagnes de l’Atlas et les arcs élégants des médinas se fondent dans une vision harmonieuse et avant-gardiste.

Par ailleurs, les jardins occupent une place centrale dans ce projet. En intégrant deux zones arborées et végétalisées, sous forme d’oasis au sein de l’aéroport, l’ONDA entend offrir aux voyageurs une expérience immersive, moderne, valorisant le patrimoine naturel marocain.

Ces oasis offrent un contraste apaisant avec l’architecture contemporaine et moderne du terminal et créent un espace de calme et de décompression avant ou après un vol, un environnement où les voyageurs sont invités à se détendre et à profiter d’une halte sereine.

Enfin, la toiture recouvrant le terminal représente un véritable chef-d’œuvre architectural. Le calepinage du « soffite », les parties en surplomb, se réfère au « bejmat ». Il est conçu avec une trame hexagonale, revêtue d’ocre, telle une ode à l’architecture marocaine traditionnelle et un hommage aux provinces du Sud.

Cette référence au zellige en terre cuite apporte également une touche chaleureuse et accueillante à l’aéroport, avec une texture subtile et naturelle, contrastant avec la contemporanéité du geste architectural.

Maquette numérique du futur terminal

Arrestation à Casablanca d’un ressortissant néerlandais d’origine turque recherché par Interpol

D’après une source sécuritaire, l’individu a été arrêté dès son arrivée à bord d’un vol en provenance de l’aéroport d’Istanbul, ajoutant que l’opération de pointage dans la base de données d’Interpol a révélé que le suspect fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires néerlandaises pour son implication présumée dans une affaire liée à la possession et au trafic d’armes à feu.

Il a été placé en garde à vue dans le cadre de la procédure d’extradition, relève la même source, notant que les autorités judiciaires néerlandaises ont été avisées de cette interpellation, dans l’attente de l’envoi du dossier d’extradition.

Cette interpellation s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire internationale ainsi que des efforts soutenus déployés par les services de sûreté marocains en matière de poursuite des personnes recherchées au niveau international pour des crimes transfrontaliers.

Recherché par Interpol, un ressortissant turc arrêté à Casablanca

Selon les mêmes sources, le ressortissant turc, âgé de 32 ans, a été interpellé au moment de son arrivée à l’aéroport de Casablanca en provenance de Tunisie.

Recherché par Interpol à la demande des autorités judiciaires turques, il doit purger une peine de prison prononcée à son encontre pour appartenance à un groupe terroriste armé.

Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet, indique-t-on. Dans le cadre des mécanismes de coopération sécuritaire, les démarches sont en cours pour aviser les autorités turques compétentes.

Augmentation de capacité, réaménagement et extension : le point sur les projets aéroportuaires en cours

Le Roi Mohammed VI a présidé, le mercredi 5 décembre, un Conseil des ministres dédié aux préparatifs de la Coupe du monde 2030. À cette occasion, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, également président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), a fait une présentation dont un volet a porté sur les chantiers stratégiques et structurants relatifs à l’organisation de cette manifestation. Ces chantiers, en cours de réalisation, seront accélérés grâce à une mobilisation renforcée.

Médias24 vous propose un tour d’horizon des principaux marchés relatifs à l’élargissement et la rénovation des aéroports des six villes hôtes : Casablanca, Agadir, Marrakech, Rabat, Tanger et Fès.

Réaménagement de l’aéroport de Fès, un projet titanesque

Le plus grand chantier en cours est celui de Fès, pour lequel plusieurs marchés ont été lancés. L’Office national des aéroports (ONDA) ambitionne de développer la plateforme aéroportuaire de cette ville pour répondre aux besoins du trafic aérien à l’horizon 2050 et offrir les meilleures conditions d’accueil aux passagers, notamment durant le Mondial 2030.

L’aéroport de Fès sera ainsi doté des équipements aéroportuaires de dernière génération, répondant aux normes et standards internationaux en matière de sûreté, sécurité et de qualité de service. L’évaluation provisoire des travaux à réaliser du projet global est de l’ordre de 1,1 milliard de DH hors TVA, selon les estimations de l’ONDA.

Ce projet de développement comprend un terminal passagers d’une superficie d’environ 46.000 m² y compris l’extension, qui sera composé de deux niveaux :

En ce concerne les aménagements extérieurs au terminal, cette plateforme aéroportuaire sera dotée de :

Les parkings et voiries doivent quant à eux se conformer à la configuration suivante :

D’autres marchés relatifs au développement de cet aéroport sont également en cours. Il s’agit par exemple du concours architectural pour la réalisation des études et le suivi des travaux d’extension et de réaménagement des installations terminales dudit aéroport. Ce concours porte notamment sur l’aménagement et l’extension de l’aérogare de l’aéroport Fès-Saïs, le relooking de la façade existante afin de permettre une homogénéisation avec les extensions, les aménagements extérieurs (espaces verts, parking véhicule, parking taxi, voiries, voie accès, passage VIP, éclairage, mur de clôture, etc.), ainsi que les bâtiments annexes. Ce marché fixe le budget maximum à 500 millions de DH, et prévoit une prime pour les cinq premiers bureaux d’architectures.

Les autres marchés lancés concernant le réaménagement de l’aéroport de Fès sont les suivants :

Une étude d’impact sur l’environnement (EIE), estimée à 798.000 DH, et dont le délai de réalisation est fixé à 120 jours.  Cette étude a pour objectif de :

– La prestation d’assistance à la maîtrise d’ouvrage du projet de développement aéroportuaire, estimée à 9 MDH, et dont l’ouverture des plis est prévue pour ce 5 décembre.

– Le suivi des travaux du projet, un marché estimé à 7,8 MDH, dont les objectifs sont les suivants  :

– Les travaux d’extension et de réaménagement des installations terminales de cet aéroport.

Ce marché se déroule sur deux phases, une première de présélection, et une seconde d’évaluation des offres. Les concurrents retenus en phase de présélection, sans réserves, sont les suivants : Jet Contractors, SGTM, Sogea Maroc, et le groupement Menasteel, Industry Um Ystherm/ Maghrebnet Rtabti et Cie. 

L’aéroport actuel se situe à 15 km au sud de Fès. Il dispose d’une capacité de 2 millions de personnes par an.

Ci-dessous le plan démontrant les différentes zones concernées par ce projet de développement aéroportuaire :

Aéroport Marrakech-Ménara : la capacité passera à 16 millions de passagers/an, contre 7,4 millions actuellement

L’autre projet d’envergure est celui du réaménagement de l’aéroport Marrakech-Ménara. L’évaluation provisoire des travaux à réaliser de ce projet global s’élève à 2,4 MMDH, selon les estimations de l’ONDA.

Plusieurs marchés ont à ce jour été lancés dans ce sens, dont le plus important est relatif aux travaux de mise à niveau des infrastructures aéronautiques, estimé à 136,5 MDH et attribué à GTR pour 149,25 MDH.

Ce marché est mené en parallèle avec celui ayant trait aux prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage, estimé pour sa part à 15,6 MDH. Ce dernier a pour objectif d’assurer les missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour le pilotage, la coordination et le management global du projet de développement des infrastructures aéronautiques de l’aéroport Marrakech-Ménara.

Le volet bâtiment comprend :

Les autres appels d’offres en cours concernent :

– La maintenance des équipements et installations électriques, un marché estimé à 4,4 MDH. Il s’agit des équipements basse tension et éclairages grandes surfaces, des groupes électrogènes classiques et à temps zéro, ainsi que des onduleurs.

– Le suivi des travaux du projet de développement des infrastructures aéronautiques de l’aéroport, un marché estimé à 13,2 MDH.

– Les travaux d’extension et de réaménagement des installations terminales de l’aéroport.

Le projet, objet de ce marché, s’inscrit dans le cadre du programme de développement des capacités aéroportuaires de l’ONDA, pour porter la capacité de cette plateforme à 16 millions de passagers/an, laquelle est actuellement de 7,4 millions de passagers par an. 

Il comprend ainsi :

L’extension et la reconfiguration du terminal existant permettront de positionner les modules aéroportuaires comme suit :

Cet appel d’offres est composé de deux phases, une première de présélection, et une seconde d’évaluation des offres. Voici les sociétés présélectionnées à l’issue de la première phase : le groupement Menasteel, Industry Um Ystherm/ Maghrebnet Rtabti et Cie, le groupement TGCC/ Inter Tridim, Jet Contractors, SGTM, et Sogea Maroc.

Plan de situation de l’aéroport Marrakech-Ménara.

–  Contrôle et suivi topographiques des travaux de mise à niveau des infrastructures aéronautiques de cet aéroport, un marché estimé à 430.200 DH, et attribué à Mapping Engineering pour 268.800 DH.

Contrôle et suivi de la qualité des travaux de mise à niveau des infrastructures aéronautiques de l’aéroport, estimé à 1,2 MDH. Le délai d’exécution est fixé à 12 mois.

L’aéroport Marrakech-Ménara est situé à 8,2 km au sud-ouest du centre-ville de Marrakech.

Aéroport Agadir-Massira : la capacité sera portée à 7 millions de passagers/an

Situé à 28 km du centre-ville d’Agadir, l’aéroport Agadir-Massira bénéficiera aussi de travaux d’extension et de réaménagement des installations terminales.

Cette structure s’étend actuellement sur une superficie de 25.000 m², avec une capacité de 2,6 millions de passagers/an. La superficie actuelle du parking véhicules s’élève à 28.000 m2.

Le projet d’extension et de réaménagement des installations terminales de cet aéroport s’inscrit également dans le cadre du programme de développement des capacités aéroportuaires de l’ONDA, ayant pour objectif de porter sa capacité à 7 millions de passagers/an. Ce projet comprend, dans le volet bâtiment, le réaménagement et l’extension du terminal passagers pour atteindre une superficie globale de 75.000 m² environ, comportant 23.800 m² de réaménagement du terminal existant et 51.200 m² environ pour l’extension.

En ce qui concerne les infrastructures routières, le marché prévoit l’aménagement extérieur, l’extension de voie d’accès et du parking véhicules.

Le parking avions s’étendra sur 47.000 m²,  permettant le rajout de 4 postes moyen-courriers. Pour ce qui est de l’aménagement extérieur, il sera procédé à l’extension de voies d’accès et du parking véhicules, pour porter sa capacité à 2.000 places.

L’extension et la reconfiguration du terminal existant permettront ainsi de positionner les modules aéroportuaires comme suit :

Ce marché se déroule aussi sur deux étapes, dont une première de présélection, à l’issue de laquelle ont été retenues, sans réserves, les sociétés suivantes : groupement TGCC/Inter Tridim, Jet Contractors, SGTM, Sogea Maroc et le groupement Menasteel, Industry Um Ystherm/ Maghrebnet Rtabti et Cie. La seconde phase est celle d’évaluation des offres.

Les autres marchés en cours, en relation avec cet aéroport, sont les suivants :

– le suivi des travaux du projet de développement des infrastructures aéronautiques de l’aéroport, estimé à 21 MDH ;

– les prestations d’assistance à la maîtrise d’ouvrage du projet de développement des infrastructures aéronautiques de l’aéroport, estimées à 14,4 MDH. 

Notons que l’évaluation provisoire des travaux à réaliser du projet global est de l’ordre de 2 MMDH hors TVA, selon les estimations de l’ONDA. Rappelons également que le concours architectural pour le réaménagement de cet aéroport a été remporté par Ala Concept.

Voici à quoi ressemblera cette structure après réaménagement :

Aéroport Tanger-Ibn Batouta : une nouvelle tour de contrôle et un nouveau terminal sont prévus

À Tanger, l’ONDA précise que l’évaluation provisoire des travaux à réaliser du projet global de réaménagement de l’aéroport de Tanger est de l’ordre de 2,4 MMDH hors TVA.

Situé à 10 km au sud de Tanger, cet aéroport bénéficiera, à l’instar des trois autres, de travaux visant à développer ses infrastructures aéronautiques. Un marché dans ce sens est d’ailleurs en cours, estimé à 14,4 MDH.

L’objectif de ce dernier est la construction d’un nouveau terminal passagers d’une superficie globale de 70.000 m², avec un cœur central et une jetée permettant d’assurer l’embarquement au contact, ainsi que la construction d’une nouvelle tour de contrôle. Il porte également sur l’aménagement d’un parking véhicules.

L’autre appel d’offres d’envergure lancé par l’ONDA dans la ville est relatif aux travaux de construction de ces nouvelles installations, afin de porter la capacité de cette plateforme à 7 millions de passagers/ an, contre 2 millions actuellement. 

La construction du nouveau terminal permettra de positionner les modules aéroportuaires comme suit :

Ce marché se déroule sur deux phases. La première, de présélection, et la seconde, d’évaluation des offres. Voici les sociétés retenues à l’issue de la première : Jet Contractors, SGTM, Sogea Maroc, le groupement Menasteel, Industry Um Ystherm/ Maghrebnet Rtabti et Cie, et le groupement TGCC/ Inter Tridim. 

L’autre appel d’offres en cours concernant l’aéroport de Tanger est relatif à la maintenance des équipements, estimée 4,5 MDH. 

Aéroport Mohammed V de Casablanca : des marchés déjà attribués

Pour ce qui est de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, certains appels d’offres ont déjà été tranchés. Il s’agit notamment de ceux relatifs aux :

Aménagements divers, un marché attribué à la société AHMA pour 114,56 MDH. Dans ce dernier, le titulaire procèdera également à l’aménagement de l’espace d’attente extérieur de l’aéroport comme suit :

Travaux d’aménagement de la station des grands taxis, un marché attribué à VIAS pour 7,844 MDH. Il était estimé à 6,9 MDH.

Etude d’impact sur l’environnement (EIE) relative au projet de développement de l’aéroport, attribuée à NOVEC pour 619.200 DH. 

Parmi les marchés toujours en cours figure celui relatif au contrôle et suivi topographiques des travaux de mise à niveau du parking avions, lequel est estimé à 300.300 DH.

Notons que cet aéroport bénéficiera également d’un programme de développement des infrastructures aéronautiques, qui consiste en :

Des aménagements sont également prévus au niveau de l’aéroport Rabat-Salé. Les appels d’offres concernant cette infrastructure restent toutefois minimes par rapport aux autres.

Notons par ailleurs que les trois projets de développement des aéroports Marrakech-Ménara, Agadir-Al Massira et Tanger-Ibn Batouta ont été précédés d’une étude d’impact environnemental, réalisée par Novec, pour un budget de 598.000 DH par lot.