Outrage à avocat. Condamnation aggravée en appel pour Mohamed Amine Naguib

Quatre mois de prison ferme pour Mohamed Amine Naguib pour « outrage à un avocat pendant et en raison de l’exercice de ses fonctions ». C’est la décision rendue, le 19 mars dernier, par la Cour d’appel de Casablanca.

L’affaire impliquant Mohamed Amine Naguib, fiancé de la jeune avocate française, Sixtine Felix, ayant porté plainte pour viol avant de se rétracter, a connu de multiples rebondissements judiciaires et a fini par prendre une tournure inattendue, aboutissant à la condamnation de Mohamed Amine Naguib.

D’abord, en première instance, le 7 février dernier, à trois mois de prison ferme et 20.000 DH d’amende, mais aussi au versement de dommages-intérêts symboliques à hauteur de 1 DH pour deux avocats plaignants (R.F. et A.M.). Puis le 19 mars en appel, à une peine aggravée passant ainsi de 3 à 4 mois de prison ferme.

Pour rappel, cette affaire a démarré par deux plaintes déposées par le couple au Maroc et une autre déposée par la jeune femme en France. Lui accuse quatre individus de l’avoir séquestré et battu, tandis qu’elle accuse l’un d’eux, Kamil Bennis, de l’avoir droguée et violée.

C’est d’abord Mohamed Amine Naguib qui finit par retirer sa plainte avant que Sixtine Felix ne fasse de même quelques mois plus tard. Entretemps, le jeune homme a été arrêté et placé en détention pour outrage à avocat.

Il convient de noter que les quatre individus également placés en détention, depuis novembre dernier, n’ont pas encore été libérés malgré le retrait des plaintes contre eux au Maroc et en France.

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Affaire du viol de la jeune Française : la libération provisoire réexaminée en appel

La question de la libération provisoire des accusés sera de nouveau discutée dans les prochains jours. L’audience du 2 janvier a été reportée à la semaine prochaine, sur décision de la cour d’appel de Casablanca.

Il convient de rappeler que ces audiences sont interdites au public. Elles concernent le recours en appel formé par les accusés à la suite de la décision du juge d’instruction de refuser leur demande de libération provisoire.

Après avoir entendu les parties ainsi qu’une longue liste de témoins, dont la majorité étaient présents lors de la soirée du 2 au 3 novembre, la phase d’instruction touche bientôt à sa fin.

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