Tirs au sol, coordination dans les airs : le début des manœuvres African Lion 2025 en images

Organisé dans plusieurs régions marocaines (Agadir, Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit), cet exercice multinational se poursuit jusqu’au 23 mai. Il vise à renforcer la coopération militaire, à améliorer l’interopérabilité entre les forces alliées et à développer leurs capacités d’intervention dans des contextes complexes. Il s’inscrit dans le cadre de la coordination entre les FAR et la U.S. Army Southern European Task Force Africa (SETAF-AF), pour le compte de l’AFRICOM.

Parmi les moments marquants de cette édition : la New Hampshire National Guard forme les Forces armées royales marocaines à l’utilisation du système d’artillerie mobile Himars (High Mobility Artillery Rocket System), au sein du 3ᵉ bataillon du 197ᵉ régiment d’artillerie de campagne.

New Hampshire National Guard is bringing the #HIMARS 🚀 💥

3rd Battalion, 197th Field Artillery Regiment, New Hampshire @USNationalGuard #Soldiers instruct the Royal Moroccan Armed Forces on the High Mobility Artillery Rocket System during #AfricanLion 🇲🇦 #AL25 #USArmy pic.twitter.com/gdi4VAvhUV

— U.S. Army Southern European Task Force, Africa (@SETAF_Africa) May 15, 2025

Dans les airs, la coopération se poursuit avec une mission de ravitaillement simulée : un F-16 des Forces royales air a été ravitaillé en vol par un KC-135 Stratotanker de l’U.S. Air Force, illustrant la capacité des deux armées à opérer ensemble dans des scénarios complexes.

Le 14 mai, les entraînements se sont poursuivis à Tan-Tan, mobilisant notamment les soldats de la 759ᵉ compagnie de munitions du 3ᵉ bataillon et du 71ᵉ groupe EOD de l’armée américaine aux côtés des FAR.

African Lion 2025 : réunion de planification finale à Agadir

Un communiqué de l’état-major général des Forces armées royales (FAR) indique qu’en plus des représentants des FAR et des Forces armées des États-Unis d’Amérique, plusieurs pays amis participent à cette réunion afin d’arrêter les derniers préparatifs concernant les différentes activités prévues dans le programme de cette édition.

Ces activités, poursuit la même source, comprennent des formations dans plusieurs domaines opérationnels, des exercices de planification au profit des cadres participants, ainsi que de décontamination NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique et chimique), en plus de manœuvres conjointes, ajoutant que la 21ᵉ édition de l’exercice « African Lion » inclura des actions parallèles à caractère humanitaire et social.

Prévu du 12 au 23 mai 2025 dans les régions d’Agadir, Tan-Tan, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit, l’exercice « African Lion 2025 » vise à renforcer la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis, à développer l’interopérabilité et à renforcer les capacités d’intervention dans un contexte multinational, contribuant ainsi à la promotion de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région, conclut le communiqué.

African Lion 2025 : tenue à Agadir de la réunion de planification principale

Durant cette réunion, les planificateurs nationaux et internationaux se penchent sur les modalités de déroulement des différentes activités inscrites au programme de la 21e édition de l’exercice African Lion.

Ces activités portent sur des formations relatives aux domaines opérationnels, un exercice de planification destiné aux cadres des états-majors, des manœuvres interarmes et interarmées, des actions civiles et militaires ainsi que des exercices de lutte contre des attaques par des armes de destruction massive (nucléaire, radiologique, biologique et chimique).

L’exercice multinational et multi-domaines African Lion 2025 se déroulera du 12 au 23 mai 2025, dans les régions d’Agadir, Tan-Tan, Kénitra, Benguérir et Tiznit.

L’objectif principal de cet exercice majeur est de renforcer les capacités d’intervention dans un contexte multinational, de développer l’interopérabilité et de faciliter les échanges entre les forces armées des pays participants, dans le but de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, conclut le communiqué.

(Avec MAP)

Début de la 20e édition de l’exercice « African Lion 2024 »

Sur instructions du Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’État-Major général des Forces armées royales, les FAR et les Forces armées américaines co-organisent, jusqu’au 31 mai, la 20e édition de l’exercice « African Lion ».

Au siège de l’État-Major de la Zone Sud à Agadir, une cérémonie d’ouverture a été organisée lundi 20 mai annonçant le lancement officiel de cet exercice multinational interarmées en présence des représentants des pays participants.

Lors de cette cérémonie co-présidée par le Général de division Mohammed Benlouali, Chef d’État-major de la Zone Sud et le Général de division Todd R. Wasmund, commandant général de la Force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine-Afrique, le scénario de l’exercice de simulation de poste de commandement et les activités y afférentes de cette 20e édition ont été présentés.

Environ 7.000 éléments des forces armées provenant d’une vingtaine de pays en plus de l’OTAN prennent part aux côtés des FAR et des Forces armées américaines, à ces manœuvres militaires d’envergure.

S’exprimant à cette occasion, le Général de division Mohammed Benlouali, Chef d’État-major de la Zone Sud a souligné que l’exercice « African Lion 2024 » consacre vingt ans de coopération fructueuse, de partenariat distingué, et d’engagement permanent en faveur des valeurs de paix et de sécurité, saluant à cet égard l’esprit de confiance mutuelle et la volonté commune du Maroc et des Etats-Unis d’Amérique pour la diversification et le développement de ces manœuvres militaires.

Pour sa part, le Général de DivisionTodd R. Wasmund, commandant général de la Force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine-Afrique a affirmé que « le Maroc restera toujours le berceau de l’’exercice African Lion », faisant part de ses remerciements aux FAR pour leur engagement indéfectible vis-à-vis de cet exercice pour une durée de 20 ans de partenariat.

Prévu se dérouler au niveau de Benguérir, Agadir, Tan-Tan, Akka et Tifnit, l’exercice « African Lion 2024 » comporte plusieurs activités dont des exercices tactiques, terrestres, maritimes et aériens, combinés, de jour et de nuit, un exercice des forces spéciales, des opérations aéroportées, ainsi qu’un exercice de planification opérationnelle pour les cadres des États-majors de la « Task Force ».

Cette vingtième édition comprend également des entraînements de lutte contre les armes de destruction massive et un ensemble de prestations médico-chirurgicales et sociales fournies au profit de la population de la région d’Akka par un Hôpital militaire de campagne.

(Avec MAP)

African Lion 2024, du 20 au 31 mai à Benguérir, Agadir, Tan-Tan, Akka et Tifnit

Environ 7.000 éléments des forces armées provenant d’une vingtaine de pays en plus de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) prendront part, au Maroc, aux côtés des Forces armées royales et des Forces armées américaines, à ces manœuvres militaires d’envergure, indique l’État-major général des FAR dans un communiqué.

L’exercice « African Lion 2024 » comporte plusieurs activités dont des exercices tactiques, terrestres, maritimes et aériens, combinés, de jour et de nuit, un exercice des forces spéciales, des opérations aéroportées, ainsi qu’un exercice de planification opérationnelle pour les cadres des États-majors de la « Task Force », poursuit le communiqué.

Cette vingtième édition comprend également un cycle de formations académiques, organisé en préparation à l’exercice, des entraînements de lutte contre les armes de destruction massive et un ensemble de prestations médico-chirurgicales et sociales fournies au profit de la population de la région d’Akka par un Hôpital militaire de campagne, relève la même source.

Contribuant au renforcement de l’interopérabilité opérationnelle, technique et procédurale, entre les armées participantes, l’exercice « African Lion 2024 », le plus grand exercice conduit en Afrique, reste un rendez-vous incontournable où se côtoient les cadres militaires pour échanger les procédures et les expériences notamment en matière de formation et d’entraînement interarmées combiné, souligne le communiqué.

Cette vingtième édition témoigne de la pérennité qui caractérise la coopération entre les Forces armées royales et les Forces armées américaines à l’image des liens historiques et solides qui lient les deux pays, conclut l’État-major général des FAR.

(Avec MAP)

« African Lion 2024 » : réunion de planification finale du 11 au 15 mars à Agadir

Les planificateurs d’une dizaine de pays, dont des représentants des Forces armées royales et des Forces armées des États-Unis d’Amérique, procèderont à la finalisation des modalités de déroulement des différentes activités prévues dans le programme de cette 20e édition, précise un communiqué de l’État-major général des Forces armées royales (FAR).

Les activités programmées comprendront des formations portant sur plusieurs domaines opérationnels, un exercice de planification destiné aux cadres d’États-majors, des manœuvres interarmes et interarmées, des actions civilo-militaires ainsi que des exercices de décontamination NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique et chimique), ajoute le communiqué. L’objectif principal est de promouvoir l’interopérabilité et de renforcer les capacités d’intervention dans un contexte multinational.

Prévu du 20 au 31 mai 2024 dans les régions d’Agadir, Tan-Tan, Tata, Kénitra, Benguérir et Tifnit, l’exercice « African Lion 2024 » vise à renforcer la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis et à favoriser les échanges entre les forces armées des pays participants dans le but de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, conclut-on.

(Avec MAP)

African Lion 2024 : réunion de planification principale à Agadir

En plus des représentants des Forces armées royales (FAR) et des Forces armées des États-Unis d’Amérique, une dizaine de pays partenaires participent aux travaux de planification de la 20e édition de l’exercice African Lion, précise le communiqué.

Cette réunion permet aux planificateurs d’arrêter les modalités de déroulement des différentes activités de l’exercice « African Lion 2024 », a souligné la même source. Ces activités engloberont des formations portant sur plusieurs domaines opérationnels, un exercice de planification destiné aux cadres d’États-majors, des manœuvres interarmes et interarmées, des actions civilo-militaires ainsi que des exercices de décontamination NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique).

Prévu du 20 au 31 mai 2024 dans les régions d’Agadir, Tan-Tan, Mehbes, Tata, Kénitra, Ben Guérir et Tifnit, l’exercice « African Lion 2024 » vise le développement de l’interopérabilité opérationnelle, technique et procédurale entre les FAR et les forces des pays participants, ainsi que l’entraînement sur la planification et la conduite des opérations.

« African Lion », l’exercice multinational le plus important sur le continent africain, dont l’objectif est de promouvoir la paix et la sécurité dans la région, fêtera cette année son 20e anniversaire, « signe de solidité et de pérennité des relations qui lient les Forces Armées Royales et leurs homologues américaines », conclut le communiqué.

Agadir accueille une réunion multinationale de planification pour l’African Lion 2024

Des réunions de planification du 18 au 22 septembre, organisées par les Forces armées royales (FAR) et la Force opérationnelle sud-européenne de l’armée américaine en Afrique (SETAF-AF), ont accueilli des planificateurs militaires du Ghana, d’Italie, des Pays-Bas, du Sénégal et du Royaume-Uni pour commencer la planification détaillée, pour l’exercice African Lion 2024.

Ces réunions visent à identifier les scénarios et objectifs de formation et les exigences logistiques pour tous les participants concernant l’exercice multinational de l’été prochain. Compte tenu de la complexité et de l’ampleur de cet exercice, la planification commence des mois avant l’exécution, précise un communiqué.

African Lion 24 sera organisé par le Maroc, le Ghana, le Sénégal et la Tunisie de mai à juin 2024. Chaque année, plus de 10.000 participants de 20 pays et de l’OTAN s’entraînent conjointement en mettant l’accent sur l’amélioration de l’interopérabilité avec les forces des pays partenaires africains. Cette année marque également le 20e anniversaire de la série d’exercices African Lion.

L’exercice African Lion, soutenu par les États-Unis et exécuté à travers l’Afrique du Nord et de l’Ouest, est un événement de formation conjoint, multi-domaines, multi-composants et multinational.

« African Lion emploie une gamme complète de capacités de mission pour renforcer l’interopérabilité entre les participants et préparer le théâtre d’un accès stratégique. Cet exercice annuel offre des opportunités inégalées de participation et de coopération sur le continent africain », ajoute la même source.

African Lion. Démonstration de force de la coalition maroco-américaine à Cap Draa

F-16 et bombardiers. Véhicules blindés lourds et légers. Tirs d’artillerie et autres mitraillettes. Ce vendredi 16 juin 2023, il fallait avoir le cœur solide et les tympans en titane pour assister à l’exercice militaire marquant la fin de la 19e édition de l’évènement international African Lion. 

A l’observatoire de Cap Draa, situé à une vingtaine de kilomètres de Tan-Tan, un vaste site aménagé pour l’occasion a été le théâtre d’une opération militaire de grande envergure, où se sont succédées des manœuvres aériennes et terrestres, d’une précision chirurgicale. Aux commandes, une coalition composée d’éléments des Forces Armées Royales (FAR) et de l’armée américaine (US Army). 

Une action offensive dans le cadre d’une manœuvre défensive, basée sur un scénario fictif, conduite par la Task Force (TF) conjointe, dont le but est de « renforcer l’interopérabilité, la standardisation des tactiques, des techniques et des procédures, ainsi que la consolidation des capacités », a assuré Youssef Gartomy, Colonel Major des Forces Armées Royales.

Concrètement, l’opération vise la destruction de deux cibles, Oscar 1 et Oscar 2. Sauf que les centaines de mètres qui séparent les forces terrestres de la coalition de leurs cibles sont truffés de mines, placées par les ennemis présumés afin de renforcer leur dispositif défensif. Pour réduire à néant cette menace, l’opération menée s’est articulée comme suit : 

– Un mouvement de masse combiné en formation ordonnée ; 

– Une opération de destruction de l’ennemi présumé par l’utilisation alternée et coordonnée de toutes les armes ; 

– Une combinaison des feux (directs et indirects) et des mouvements des forces terrestres des FAR et de l’US Army ; 

– La conquête et l’occupation d’une position.

F-16 et Bombardier B1B

Il est 10h30 du matin. Le ciel gris, embaumé par l’air marin domine un vaste terrain où plusieurs cibles ont été soigneusement placées. Un lourd silence s’installe. Un calme de façade avant la tempête. Tout à coup, la terre s’est mise à trembler lorsque des avions F-16 des Forces Royales Air ont effectué un passage à grande vitesse et à basse altitude.  

Avion extrêmement manœuvrable et polyvalent, le F-16 a été conçu pour les combats aériens et les missions d’attaque au sol. Il est armé d’une combinaison de missiles air-air, de missiles air-surface, de bombes et d’un canon de 20mm. 

Lors du second passage, les avions de chasse F-16 des Forces Royales Air et de l’US Air force escortaient un Bombardier B1B à longue portée utilisé par l’armée américaine. Le vol en escadrille a fondu les nuages avant de disparaître dans le ciel gris.  

C’est le moment choisi par la Task Force pour lancer les grandes manœuvres, enclenchant une offensive sous le commandement d’un État-Major conjoint au sein de la force de coalition maroco-américaine, avec pour objectif initial, d’ouvrir une brèche dans la défense ennemie. 

Une puissante artillerie 

En préparation à l’engagement des forces terrestres, les batteries d’artillerie M109 A5 et M109 A 6 (155 mm) des FAR et des forces US exécutent des tirs de préparations sur Oscar 1. Un soutien capital dans ce type d’opération, car il offre plusieurs avantages tactiques aux forces terrestres. 

En effet, en s’appuyant sur ses puissants canons, l’artillerie délivre une volume élevé de feu et cause des dommages importants aux forces ennemies et à leurs infrastructures, même à longue distance. Les obus d’artillerie se présentent sous différentes formes. A savoir : explosifs, hautement explosifs, fumigènes et d’éclairages.

La couverture mise en place par plusieurs salves de tir d’artillerie, notamment des obus explosifs et fumigènes, offre au détachement génie mixte FAR-US un axe afin de préparer le terrain aux unités manœuvrières.  A cet effet, la coalition s’est appuyée sur le système MICLIC (MINE CLEARING LINE CHARGE), dont la vocation est d’aider à franchir les champs de mines et de dégager un passage pour le personnel et les véhicules militaires.

Le MICLIC se compose d’un système de lancement et d’une charge linéaire, généralement montés sur véhicule. Preuve en est, les charges propulsées en direction des champ de mines, qui ont atterri au sol pour se déployer sur une longueur de 100 mètres. Les matériaux explosifs (C4) contenus dans la charge linéaire fut ensuite détoné, créant une explosion suivie d’un épais panache de fumée. 

Cette explosion contrôlée a servi à ouvrir des brèches dans le champ de mines ennemies et assurer la poursuite de la manœuvre terrestre. La Task force n’a d’ailleurs pas tardé à entamer son mouvement offensif en direction des cibles ennemies.

Véhicules de l’avant blindé et chars Abrams

Au même moment, d’autres salves de tir d’aveuglement par des obus fumigènes ont été exécutées pour obstruer la vue du second ennemi, grâce à un rideau masquant la manœuvre de la Task Force. Oscar 2 s’est ainsi retrouvé dans l’incapacité d’intervenir. En détail, la manœuvre terrestre s’est appuyée sur un front d’au moins un kilomètre, composée entre autres de véhicules de l’avant blindé (VAB Toucan de 20 mm) et de chars Abrams.

Cette approche à base de combat interarmes est garante d’une mobilité rapide sur le champ de bataille, car les véhicules en question sont dotées de puissants moteurs, capables de traverser différents types de terrains, à l’image de celui qui a accueilli l’exercice militaire : plat et parsemé d’une multitude de dunes formées autour de cactus.

Une fois que la Task force a atteint une distance de tir de 800 m de la ligne Oscar 1, des tirs toutes armes engagées ont été déclenchés, produisant un boucan d’enfer. Après un ralentissement pour s’assurer que toutes les résistances d’Oscar 1 ont été complètement anéanties, la TF a enclenché la phase d’exploitation.

L’objet de cette phase est de progresser le plus loin possible dans les positions de défenses ennemies en vue de les neutraliser. Opération réussie puisque la cible Oscar 2 fut également anéantie. Une tâche d’autant plus facilitée par le front qui menait l’offensive terrestre. 

Les VAB, les chars de bataille, les obusiers d’artillerie et les engins de génie, sont autant d’armes engagées “reflétant l’importance et l’ampleur attribuées à la 19ème édition de l’exercice African Lion », précisent les FAR. 

« Cette opération a témoigné de la précision et de la rapidité d’exécution des groupes d’artillerie royale (GAR) et de l’US Army. Elle a également permis un échange d’expérience et de connaissance entre les différents intervenants qui ont été d’un grand professionnalisme”, conclut Elkebir Sabir, Commandant de batterie, artillerie Royale. 

Reportage. African Lion, au cœur de l’exercice de lutte contre les armes de destruction massive

Sans l’intervention éclair des Forces Armées Royale et de l’U.S Army, la journée de rêve aurait pu tourner au cauchemar. Certes, l’attaque terroriste dont ont été victimes des civils n’était qu’un simple exercice de lutte contre les armes de destruction massive, organisé à l’occasion de la 15e édition de l’exercice African Lion. 

Mais par sa soudaineté, cet acte prouve que c’est souvent quand on l’attend le moins que le danger survient. D’où l’intérêt de simuler ce type de menace pour mieux s’y préparer. Comme ce fut le cas, ce jeudi 8 juin à Agadir. 

Au-delà de tester la coordination et la communication entre les différents intervenants, mais encore de s’initier aux procédures d’analyse, de conditionnement et de transport des échantillons chimiques, cette simulation offre d’autres avantages. 

« L’opération permet également d’évaluer et de développer le niveau d’interopérabilité avec les différents intervenants nationaux et internationaux dans le domaine de la réponse radiologique, chimique et explosive », nous explique le capitaine Yassine El Khadiri, de l’unité de secours et de sauvetage des FAR. 

Une simulation grandeur nature 

En cette matinée paisible, les oiseaux gazouillent. Les feuilles des arbres dansent dans l’air au rythme d’une rafraîchissante brise. Le soleil pointe enfin le bout de son nez après plusieurs averses nocturnes. Sur un terrain de football gazonné, les Rouges mènent largement contre les Bleus, qui ne prennent pas ombrage de la supériorité technique de leurs adversaires.

Bref, tout est parfait dans le meilleur des mondes. Puis soudain, une voiture fait irruption en trombe dans l’enceinte sportive, suivie d’une explosion brusque d’où s’est élevée une fumée blanchâtre. D’abord, il y eût un moment de panique.

Les joueurs ont déguerpi aux quatre coins du terrain sans demander leur reste et encore moins le score. Les supporters ont commencé à tousser avant de s’affaler par terre, inanimés, certainement à cause de la substance inconnue qu’ils venaient d’inhaler. Moins de trente secondes plus tard, les équipes d’interventions étaient déjà sur place.

La première étape est cruciale. Elle consiste à sécuriser le site d’intervention par les forces de l’ordre, avant d’effectuer un zonage de la zone sinistrée. Ce zonage est dévolu à une équipe composée d’un opérateur d’élimination de munitions explosives (EOD) et de deux techniciens spécialisés dans les menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). 

Une intervention rapide et efficace 

En un rien de temps, la zone d’attaque a été investie par des hommes en tenues d’intervention dans une chorégraphie rapide mais réglée comme du papier à musique. Une partie de la coalition maroco-américaine regroupait les victimes pour une décontamination d’urgence dans des tentes hermétiques montées spécialement à cet effet, avant une évacuation sanitaire par voie aérienne. 

Un impressionnant hélicoptère des Forces Royales Air s’est posé dans un vacarme assourdissant sur le rectangle vert, faisant tournoyer dans les airs des brins d’herbe. En parallèle, une seconde équipe neutralise minutieusement les engins explosifs improvisés avec le concours d’un robot high-tech, avant une décontamination de masse des lieux. 

D’après le sergent Chaimae Darghane, de l’Unité de secours et de sauvetage des FAR, il est crucial de procéder à la « détection et identification des agents radiologiques, ainsi qu’un suivi minutieux des conditions météorologiques ». En particulier le sens du vent, de peur qu’il ne participe à la dispersion de la matière dangereuse. 

Et d’ajouter : « Il s’agit ensuite de lancer l’échantillonnage et l’identification des agents chimiques par le laboratoire mobile d’analyse américain. » « Cette identification ne prend pas plus d’une minute« , reprend le capitaine Yassine El Khadiri.    

Tout un programme exécuté au millimètre, où l’erreur n’est permise à aucun moment et qui se conclut le plus souvent par le lancement d’une investigation criminalistique. Ce ne sera bien évidemment pas le cas dans le cadre de cette simulation qui atteste des capacités des FAR à faire face aux armes de destruction massive.

« C’est ma troisième participation à l’exercice African Lion. J’ai constaté les excellentes aptitudes des Forces armées royales », assure l’adjudant de l’U.S. Army, Joseph Leszunov. « Nous sommes également satisfaits du niveau d’excellence en termes de coopération entre le Maroc et les Etats-Unis », conclut-il.  

PHOTOS MEDIAS24

Coup d’envoi à Agadir de la 19e édition de l’exercice militaire « African Lion »

Au siège de l’État-Major de la Zone Sud à Agadir, une cérémonie d’ouverture a été organisée lundi 5 juin, annonçant le lancement officiel de l’exercice African Lion 2023, en présence des représentants des pays participants.

La 19e édition de cet exercice multinational interarmées est prévue dans sept régions du Maroc : Agadir, Tan-Tan, Mehbes, Tiznit, Kénitra, Benguérir et Tifnit. Ce rendez-vous annuel contribue à consolider la coopération militaire maroco-américaine et à renforcer l’échange entre les forces armées de 18 pays en vue de promouvoir la sécurité et la stabilité dans la région.

“La coopération militaire, traduite, entre autres, par l’organisation de l’exercice African Lion, est l’occasion idoine pour tester les capacités de nos forces à relever ensemble, et en tout professionnalisme, les différents défis”, a assuré le Géneral de division, Mohammed Berrid, , inspecteur géneral des FAR et commandant la zone sud. 

A cette occasion, le thème de l’exercice et les différentes activités au programme de cette 19e édition ont été présentés, notamment l’exercice de planification opérationnelle pour les cadres des États-Majors de la « Task Force ».

Il s’agira aussi d’exercices tactiques terrestres, maritimes, aériens et combinés, de jour et de nuit, un exercice combiné des forces spéciales, les opérations aéroportées, l’hôpital militaire de campagne prévoyant des prestations chirurgico-médicales au profit de la population, et les exercices de lutte contre les armes de destruction massives.

Les forces en présence lors de l’édition 2023 d’African Lion seront également initiées à la maîtrise des impératifs et des contraintes liés à la réussite de la conduite des opérations dans un cadre multilatéral. Les axes concernés se déclinent comme suit : 

– L’interopérabilité opérationnelle, technique et procédurale ;

– L’intégration des hommes et la synergie des moyens ;

– Une appréciation objective de chaque situation avant la prise de décision.

“Ce rendez-vous a atteint un degré de maturité inédit. Il offre une réelle opportunité pour ce genre d’entraînement. D’ailleurs, plus de 32.000 hommes ont pris part aux différentes activités, au fil des éditions passées”, a précisé le Général de division, inspecteur général des FAR et commandant la zone sud. 

Et de poursuivre : “notre volonté est de développer davantage la coopération militaire entre nos armées, à travers la reconduite des différents entraînements et l’intégration de nouvelles activités”.

Pour Najma Gharbaoui, pharmacien lieutenant, “l’objectif principal de cet évènement est de renforcer la coopération et l’interopérabilité en termes de planification opérationnelle, afin de faire face à différents types de menace qui se manifestent à un niveau supérieur, nécessitant une intervention combinés des forces multinationales”.  

African Lion : Africom loue l’organisation du Maroc et explore d’autres emplacements

Lors d’une conférence de presse tenue mardi 26 juillet, le général Stephen J. Townsend, commandant du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom), a affirmé que son commandement était à la recherche d’alternatives pour organiser l’exercice.

« Nous allons explorer les manières de diversifier davantage l’exercice African Lion. Nous essayons ainsi de trouver d’autres endroits où nous pourrons organiser la totalité ou une partie de cet exercice », a-t-il affirmé lors de cette conférence d’adieu après trois années passées à la tête de l’Africom. « Des évaluations et des enquêtes vont être lancées à cet effet », a-t-il ajouté.

Louant l’excellence de l’organisation du Maroc, le général Townsend ne cache pas sa déception quant à cette délocalisation. « Nous serons très heureux de diversifier cet exercice. Mais il va être très difficile de trouver des pays en Afrique qui soient à la hauteur de ce qu’a pu réaliser le Maroc au cours de ces 18 années. »

Le responsable américain a loué « une capacité militaire très élevée, l’infrastructure, les terrains d’entraînement… ». Le Royaume a été un partenaire d’excellence pour ces exercices, « mais on nous a demandé de diversifier ». « Nous avons hâte de travailler avec le Maroc sur les futurs African Lion, j’en suis sûr », a-t-il dit.

En effet, « le Congrès américain a adopté la loi sur la défense qui nous oblige à diversifier l’exercice et à envisager peut-être de le déplacer vers d’autres régions du continent », a-t-il argué.

Lors de la dernière édition de l’exercice African Lion, l’Africom a déjà adopté une « approche en étoile, avec un noyau, une partie centrale au Maroc, une branche en Tunisie avec 500 soldats et d’autres branches au Sénégal et au Ghana », a expliqué le général Townsend.