BASF Maroc présente ses innovations agricoles à Marrakech

Lors de la conférence, BASF Maroc a présenté plusieurs initiatives de pointe, notamment des semences résistantes à la sécheresse, des outils d’agriculture de précision et des technologies numériques pour optimiser l’utilisation de l’eau, indique un communiqué de BASF Maroc.

Cet événement, dirigé par le Dr Livio Tedeschi, responsable de la division Agricultural Solutions de BASF, et Gustavo Palerosi Carneiro, senior vice-président EMEA & CIS de BASF, a réuni experts, décideurs et acteurs de l’industrie pour débattre des stratégies innovantes visant à renforcer la résilience agricole et à garantir la sécurité alimentaire. La conférence a ainsi mis en évidence l’urgence de réimaginer l’agriculture en Afrique du Nord.

L’Afrique du Nord fait face à des défis majeurs, notamment la rareté de l’eau et les sécheresses récurrentes, qui menacent le secteur agricole, note le communiqué. Avec 70% de ses ressources en eau douce consacrées à l’agriculture, l’approche actuelle n’est plus durable. Les discussions ont mis en avant des solutions modernes pour répondre à ces enjeux pressants, poursuit la même source.

« L’innovation n’est pas une option, c’est une nécessité. Les agriculteurs de cette région affrontent certaines des conditions climatiques les plus extrêmes au monde. Notre objectif est de leur fournir des solutions pour produire plus avec moins de ressources, tout en protégeant l’environnement », a déclaré le Dr Livio Tedeschi, cité dans le communiqué.

Mettant en avant l’engagement de BASF, le Dr Tedeschi a ajouté : « Nous investissons dans des technologies qui permettent aux agriculteurs de s’adapter au changement climatique tout en répondant aux besoins alimentaires mondiaux. Par exemple, nos plateformes numériques permettent aux agriculteurs de prendre des décisions basées sur des données, améliorant ainsi la productivité et réduisant la consommation d’eau ».

La formation constitue également un pilier clé de la stratégie de BASF. À ce jour, l’entreprise a formé plus de 20.000 agriculteurs africains aux pratiques durables. Le Dr Tedeschi a souligné l’importance du transfert de connaissances : « Donner aux agriculteurs les connaissances nécessaires est tout aussi crucial que leur fournir des technologies. Un agriculteur bien informé est un agriculteur résilient ».

« En alignant nos solutions sur les standards européens, nous soutenons non seulement les agriculteurs locaux, mais nous nous assurons aussi qu’ils soient prêts à concurrencer sur les marchés internationaux », a noté le Dr Tedeschi.

A Kampala, El Bouari réaffirme l’engagement du Maroc pour le développement d’une agriculture résiliente

« Le Royaume du Maroc, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, réaffirme son engagement à accroître et à accélérer les investissements dans la résilience du système alimentaire et plus particulièrement du secteur agricole », a souligné M. El Bouari qui intervenait lors des travaux du Sommet du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), organisé du 9 au 11 janvier dans la capitale ougandaise.

En parfait alignement avec les objectifs de développement de l’agriculture durable en Afrique, le Maroc a déployé la stratégie Génération Green 2020-2030, relative au développement agricole et qui capitalise sur les acquis positifs du Plan Maroc vert 2008-2020, a fait savoir le ministre qui conduit une délégation marocaine à cet événement d’envergure.

Plus de 10% du budget d’investissement public national est alloué à l’agriculture, en plus de 16 milliards de dollars d’investissements destinés à la maîtrise de l’eau à l’horizon 2027, a-t-il indiqué.

Dans la même lignée, le ministre a mis en relief la généralisation de la protection sociale à l’ensemble des agriculteurs, notant que cette initiative reflète la centralité du capital humain dans la politique marocaine de développement durable.

Les efforts déployés par le Maroc ont été reconnus à l’échelle continentale lors des revues biennales de suivi du plan d’action de la Déclaration de Malabo, a-t-il rappelé, notant que ces biennales ont placé le Royaume au premier rang en Afrique du Nord et à la deuxième position au niveau continental.

« Nous sommes également guidés par la vision royale qui repose sur la confiance dans la coopération Sud-Sud, une coopération solidaire et durable dont les succès attestent de la pertinence de ce choix dans la contribution à l’atteinte des objectifs du PDDAA », a ajouté le responsable gouvernemental, réaffirmant le ferme engagement du Maroc en faveur de l’atteinte des objectifs du PDDAA 2026-2035, pour une Afrique prospère, résiliente et solidaire.

Par ailleurs, M. El Bouari a tenu à souligner que le sommet de Kampala intervient à un moment où les économies africaines pâtissent encore des conséquences de la succession des crises depuis 2020 qui ont affecté le secteur agro-alimentaire.

Appelant à l’action pour relever les défis actuels et futurs liés à la sécurité alimentaire, le ministre a déploré que l’Afrique importe environ 80 milliards de dollars par an en denrées alimentaires, bien qu’elle dispose de ressources naturelles et humaines importantes, à même de devenir un acteur majeur de la production alimentaire mondiale.

« La résilience de l’Afrique passe également par le développement du commerce intra-africain qui est un levier de l’intégration économique de notre continent », a-t-il poursuivi, notant que la Zone de libre-échange continentale africaine constitue une réelle opportunité dans ce sens.

Les travaux du Sommet du PDDAA se sont ouverts, jeudi, avec la participation d’une importante délégation marocaine conduite par Ahmed El Bouari et composée notamment du secrétaire général du département de l’Agriculture, Redouane Arrach, du directeur de l’Irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole par intérim au sein de ce département, Zakaria El Yacoubi, et de l’ambassadeur du Maroc auprès de la République Unie de Tanzanie et de l’Union des Comores, Zakaria El Goumiri.

Prennent part à ce sommet, organisé par la Commission de l’Union africaine, plus de 2.000 participants, dont des chefs d’État, des responsables gouvernementaux, des représentants du secteur privé et de la société civile, ainsi que des experts et des scientifiques.

Lors de cet événement, organisé sur le thème « Une seule voix, une seule terre », les participants se sont penchés sur l’élaboration et l’adoption du Plan d’action PDDAA (2026-2035) et de la Déclaration de Kampala.