Reconstruction post-séisme : plus de 15.000 logements reconstruits ou réhabilités

Dans une déclaration au journal télévisé de Médi1TV, Hassan Ighighi, coordinateur du programme de reconstruction et de réhabilitation des zones touchées par le séisme, a précisé que bien que les avancées soient significatives, 10% des familles concernées n’ont pas encore entamé les travaux de reconstruction. Ce retard est en partie dû à des conflits entre héritiers ou à des délais dans le lancement des travaux par certains bénéficiaires, malgré la réception de la première tranche de l’aide financière de l’État. Les autorités locales ont d’ores et déjà pris des mesures pour sensibiliser ces familles et les encourager à démarrer les travaux dans les plus brefs délais.

En ce qui concerne les 20% restants des travaux, 10% sont liés à des problèmes administratifs ou à l’absence de début des constructions, bien que les bénéficiaires aient reçu un premier versement de 20.000 dirhams. Les autorités ont lancé des avis de relance et, dans certains cas, des procédures de récupération des fonds alloués, note le responsable.

Depuis le début de la crise il y a dix-sept mois, la population touchée a bénéficié d’un soutien financier sous forme d’aides mensuelles. Les bénéficiaires ont reçu 2.500 dirhams par mois pour le logement et l’hébergement, en plus d’une aide supplémentaire variant entre 80.000 dirhams et 140.000 pour la reconstruction. Ces aides ont été attribuées dans le but de soutenir les efforts de reconstruction et d’assurer un retour à la normalité pour les victimes du séisme.

Les progrès réalisés jusqu’à présent sont très encourageants, compte tenu du fait que les travaux ont démarré il y a moins d’un an. Il est important de noter que ces opérations n’ont pas commencé immédiatement après le séisme, en raison de la nécessité d’effectuer des études préalables afin de garantir la qualité et la sécurité des nouvelles constructions.

Cela dit, pour les familles qui vivent encore sous des tentes depuis plus d’un an, les conditions restent difficiles. Ces tentes, avec des toitures en plastique, ne fournissent ni le confort ni la protection nécessaires, soulignant l’importance des efforts continus pour achever la reconstruction de toutes les habitations dans les meilleurs délais.

En 2024, la BEI a accordé 500 M€ de financements au Maroc

À l’occasion de la présentation de son bilan 2024, la Banque européenne d’investissement met en avant son engagement renforcé au Maroc, marqué par un volume de financements inédit.

Dans un contexte de reconstruction post-séisme et de transition économique, la Banque européenne d’investissement (BEI) a renforcé son soutien aux priorités stratégiques du Maroc, avec 500 millions d’euros de financements en 2024, en hausse de 56 % par rapport à 2023, selon un communiqué de la BEI.

Depuis le début de son partenariat avec le Maroc, la Banque a franchi la barre des 10 milliards d’euros d’investissement, finançant des projets majeurs dans l’énergie, l’eau, les transports, l’éducation et le soutien aux entreprises, ajoute la même source.

En octobre 2024, la BEI a signé la première tranche de 500 millions d’euros sur un engagement d’un milliard d’euros, destiné à la reconstruction des écoles, hôpitaux et routes endommagés par le séisme d’Al Haouz.

Ce financement s’inscrit dans le programme global de reconstruction mis en place par le Maroc. Il vise à rétablir les infrastructures essentielles dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des transports, tout en intégrant des normes sismiques renforcées et des solutions énergétiques durables conformément aux priorités du Partenariat vert Union européenne-Maroc, ajoute le BEI. Il contribuera directement à la réhabilitation des infrastructures essentielles et à la résilience des populations touchées. Ce soutien vient en complément d’un don de 225 millions d’euros de l’Union européenne (UE).

Par ailleurs, pour renforcer l’accès à l’éducation en zone rurale, la BEI, la délégation de l’UE au Maroc et le ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports ont lancé un programme d’assistance technique de 6 millions d’euros sur cinq ans pour accompagner la construction et la réhabilitation de 150 établissements communautaires en milieu rural.

La BEI a également apporté une assistance technique à l’Office national des chemins de fer (ONCF) pour l’élaboration d’une stratégie de résilience et d’adaptation climatique du réseau ferroviaire marocain, afin de mieux faire face aux aléas météorologiques extrêmes et garantir la pérennité du transport ferroviaire.

Enfin, en décembre 2024, lors d’une rencontre de haut niveau, la BEI et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) ont réaffirmé leur partenariat visant à mobiliser des investissements essentiels pour soutenir les zones industrielles, renforcer le financement des PME et promouvoir la durabilité.

Depuis le début de leur collaboration, plus de 455 millions d’euros ont été engagés par la BEI pour accompagner des projets stratégiques menés par la CDG et ses filiales, illustrant ainsi une ambition commune d’accélérer la transition vers une économie plus résiliente et durable.

En 2025, la BEI poursuivra son appui aux infrastructures stratégiques du Maroc, en mettant l’accent sur le financement des PME, les énergies renouvelables et le transport durable. Elle continuera également d’accompagner la transition verte et la modernisation des réseaux d’eau et d’électricité, afin de renforcer la résilience du pays et d’améliorer l’accès aux services essentiels.

Cité dans le communiqué, Ioannis Tsakiris, vice-président de la BEI, a déclaré : « Le Maroc est un partenaire stratégique pour la BEI et l’Union européenne. En renforçant notre engagement et nos collaborations, notamment avec des acteurs clés comme la CDG et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, nous encourageons l’investissement dans les infrastructures stratégiques, soutenons la transition énergétique et favorisons un développement inclusif et durable, au bénéfice direct des citoyens, des entreprises et du tissu économique marocain ».

Adrien de Bassompierre, chef de la représentation de la BEI au Maroc, a ajouté : « Franchir le cap des 10 milliards d’euros engagés avec le Maroc témoigne de la solidité de notre partenariat et de notre engagement à long terme. Ces investissements ont un impact tangible : ils améliorent le quotidien des citoyens, renforcent la compétitivité des entreprises et accélèrent la transition vers une économie plus résiliente et durable ».

Séisme d’Al Haouz : le bilan de la reconstruction des zones sinistrées

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé, lundi 2 décembre, la 13e réunion de la Commission interministérielle chargée du programme de reconstruction et de réhabilitation générale des zones sinistrées par le séisme d’Al-Haouz, qui a permis de constater la « cadence positive dans la mise en œuvre de ce programme », indique un communiqué de la primature.

A cette occasion, le chef du gouvernement a relevé que les provinces sinistrées ont pu retrouver une situation « normale », grâce à la haute sollicitude royale et aux efforts consentis par le gouvernement pour la bonne mise en œuvre du programme de reconstruction et de réhabilitation générale des zones sinistrées, souligne la même source.

En application des instructions royales, l’opération de versement des aides d’urgence fixées à 2.500 dirhams au profit des familles dont les habitations ont été effondrées partiellement ou totalement, qui a été prolongée de 5 mois supplémentaires, se poursuit. Le montant global des versements ayant atteint 2 milliards de DH depuis le lancement de l’opération.

La commission a constaté l’émission à fin novembre dernier par les autorités locales de 57.072 autorisations de reconstruction, relevant que les chantiers de reconstruction et de réhabilitation des logements endommagés se poursuivent. Les travaux étant en cours ou achevés au niveau de 35.214 logements, soit 5.000 logements supplémentaires depuis 2 mois.

La commission a, par ailleurs, établi que 57.786 familles ont touché un premier versement de 20.000 dirhams pour la reconstruction et la réhabilitation de leurs logements effondrés totalement ou partiellement. Quelque 35.983 familles ont touché le deuxième versement, 25.754 familles ont touché le troisième versement, et 12.664 familles ont touché le quatrième et dernier versement, et ce pour un montant global de plus de 2,7 milliards de DH.

Concernant les habitations situées dans les zones à relief difficile, la commission a constaté la poursuite de la mise en œuvre de solutions de terrain au niveau de 4.016 habitations, alors que quelque 750 habitations situées dans 65 douars, nécessitent des travaux de reconstruction et de réhabilitation de grande envergure ou une délocalisation.

Après l’achèvement de la mise en œuvre de la plupart des projets sectoriels durant les derniers mois, il a été précisé au cours de cette réunion, que l’Agence de développement du Haut Atlas, créée pour la déclinaison du Programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions sinistrées par le séisme d’Al Haouz, se chargera de la supervision et de la mise en œuvre des projets dans le cadre du programme, et ce, dans les secteurs de l’agriculture, de l’équipement, de l’habitat, de l’éducation, de la santé, de la culture, du tourisme et de l’artisanat.

Et de noter qu’à ce titre, un programme d’actions à exécuter par l’Agence de développement du Haut Atlas a été validé par la Commission interministérielle.

Maroc-UE : une convention de plus de 2 MMDH pour la reconstruction des zones sinistrées par le séisme d’Al Haouz

La convention a été signée par Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, et Olivér Varhelyi, commissaire européen au Voisinage et à l’élargissement. Ce financement est destiné à soutenir les efforts de reconstruction dans les régions touchées par le tremblement de terre du 8 septembre 2023.

Cette convention vient compléter un premier versement de 380 millions de MDH (35,6 millions d’euros) effectué en décembre 2023, portant ainsi l’aide totale de l’UE à plus de 2,4 MMDH en dons (225 millions d’euros). Un appel à propositions destiné aux organisations de la société civile, doté d’un budget de plus de 60 MDH (5,7 millions d’euros), a été lancé pour promouvoir la préservation et la valorisation du patrimoine local ainsi que pour renforcer la participation communautaire dans les efforts de reconstruction.

​La signature de cette convention s’inscrit dans les efforts liés à la mobilisation des ressources nécessaires pour la réhabilitation des infrastructures essentielles et des services de base dans la région, indique un communiqué du ministère des Finances et de l’économie.

Ce programme s’étalant sur deux ans (2024-2025), vise à:

– Soutenir les individus identifiés comme affectés par le séisme afin qu’ils accèdent à une habitation réhabilitée ou reconstruite,
– Contribuer au redémarrage des services publics (santé et éducation) dans des bâtiments fonctionnels,
– Contribuer à la relance et au dynamisme de l’activité économique et à la cohésion territoriale dans les zones touchées par le tremblement de terre.

Un an après le séisme, Marrakech confirme sa résilience

En ce mois de septembre 2024, nous revoilà dans les rues de Marrakech. Un an après le séisme, la ville a vite retrouvé son rythme habituel. Les souks bourdonnent à nouveau de vie, les touristes flânent dans les ruelles de la médina et la place Jemâa El Fna est animée comme à l’accoutumée.

Ce retour à la normale avait été constaté quelques semaines après le séisme, avec l’organisation réussie des Assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale du 9 au 15 octobre 2023, preuve de la capacité de la ville à se relever et à se renforcer face aux défis. L’organisation de cette grand-messe internationale, un mois seulement après le séisme, a été un moteur pour que la ville se ressaisisse rapidement.

« Cet événement d’envergure internationale a renforcé la mobilisation des autorités et des habitants, permettant à Marrakech de retrouver son dynamisme tout en jouant un rôle central dans le soutien aux zones environnantes plus affectées », nous déclare un opérateur touristique de la place.

Cela a également permis à la ville de préserver son statut de destination touristique internationale. Les chiffres sont éloquents : durant le mois d’octobre 2023, Marrakech a accueilli 291.903 touristes, contre 288.129 en octobre 2022, selon les chiffres de l’Observatoire marocain du tourisme.

A fin 2023, la ville était déjà à 3,3 millions d’arrivées touristiques, en hausse de 38% par rapport à l’année précédente. La tendance haussière s’est poursuivie début 2024 avec des pics d’affluence dès les premiers mois de l’année.

Dans les rues de la ville, les structures de soutien toujours présentes pour stabiliser les bâtiments touchés n’ont pas empêché les touristes de profiter pleinement de la ville. Par ailleurs, certains établissements, notamment des musées, ont subi un processus de reconstruction plus lent, peut-on constater.

Le défi de la reconstruction

Derrière cette reprise, les souvenirs du séisme restent malgré tout gravés dans les esprits. « Nous avons eu peur, mais nous avons aussi appris à être forts », déclare Laila, propriétaire d’un riad dans l’ancienne médina, dont l’établissement a été fortement touché par le séisme.

Comme beaucoup d’autres Marrakchis, elle se souvient de l’angoisse des premières heures, mais aussi de l’élan de solidarité qui a suivi. Comme beaucoup d’autres riads construits en pisé, sa structure avait été affaiblie. « Malheureusement, des ajouts en béton armé sur ces fondations traditionnelles ont aggravé la situation, entraînant des chutes lors du séisme », nous explique-t-elle.

Interrogée sur le processus de reconstruction, notre interlocutrice admet avoir fait face à une « nouvelle situation difficile, marquée par l’absence de business et de visibilité. Les sinistrés ne savaient pas toujours quelles autorisations demander pour effectuer les réparations, avant l’intervention des autorités locales et des subventions de l’Etat ».

Laila, qui n’a pas attendu l’intégralité de l’aide de l’Etat pour effectuer les travaux de reconstruction, affirme avoir reçu un premier virement, d’un montant de 250.000 DH, il y a environ trois mois, et attendre une seconde tranche de l’aide.

Après une fermeture en septembre, son établissement a rouvert en juillet. « La reprise a été excellente, voire meilleure qu’avant », affirme-t-elle.

Préserver l’identité architecturale de la ville

Riche de son patrimoine culturel, la ville de Marrakech a entrepris la rénovation de plusieurs sites touchés par le séisme, un an après la catastrophe.

Au niveau de la province de Marrakech, 3.335 dossiers de reconstruction ont été déposés, dont 3.076 ont obtenu des autorisations, soit environ 93% de l’ensemble des demandes, nous déclare Khalid Errami, chef de service des affaires foncières à l’Agence urbaine de Marrakech.

À ce jour, 2.020 chantiers ont été ouverts, représentant 66% des autorisations délivrées, ajoute le responsable.

Dans l’ancienne médina, qui est particulièrement complexe en raison de l’entrelacement des bâtiments, 2.551 dossiers ont été soumis et 2.341 ont déjà reçu des autorisations.

Notre interlocuteur n’omet pas les multiples contraintes de ce processus, notamment l’interdépendance des structures, la complexité des plans et les expertises nécessaires pour intervenir dans certaines zones.

La fragilité des anciens bâtiments a également un impact sur les bâtisses avoisinantes, rendant l’intervention des bureaux d’architectes difficile, explique-t-il.

Cependant, « des efforts considérables ont été déployés pour surmonter ces obstacles tout en préservant les caractéristiques architecturales traditionnelles et authentiques de l’ancienne médina », poursuit le responsable.

Du côté de l’Éducation nationale, après une évaluation pour déterminer l’impact du séisme sur les établissements scolaires, ces derniers ont été classés selon le degré d’affectation. « 154 établissements ont été identifiés pour réhabilitation, dont 76 complètement réhabilités », nous déclare Moha Ait Mellouk, directeur provincial de l’Education nationale à Marrakech.

Pour les autres, les taux d’achèvement des travaux varient entre 70 et 90% ». Les marchés pour lancer les travaux d’autres établissements seront lancés d’ici fin décembre ».

Une seconde tranche de travaux est prévue pour février, visant les 54 établissements les plus touchés, afin de garantir leur disponibilité pour les élèves avant la fin de l’année scolaire.

Soutenir les petits commerces

Pour assurer la reprise du commerce et de l’industrie dans les zones touchées, les autorités locales ont mis en place un plan d’action spécifique en collaboration avec la Chambre de commerce et le ministère de l’Industrie et du commerce.

En effet, un recensement des points de vente sinistrés a été réalisé, permettant de recueillir des données précises sur l’impact du séisme. 2.323 points de vente ont été recensés, dont 58% dans la province d’Al Haouz, 24% à Chichaoua, et 18% à Marrakech, nous explique Mohamed Essafi, délégué régional du commerce et de l’industrie à Marrakech-Safi.

Pour soutenir ces commerces, une enveloppe budgétaire totale de 136 millions de DH a été allouée, répartie en trois tranches :

– 20% de l’aide totale est accordée sur la base de la demande déposée par le commerçant dont le local a été recensé et expertisé, et dont le dossier a été approuvé par les comités local et central.
– 50% de l’aide est versée après que le commerçant ait fourni l’autorisation de reconstruction ou de rénovation, ou tout autre document équivalent délivré par les autorités compétentes.
– 30% de l’aide restante est versée à la fin des travaux, après que le commerçant ait soumis une attestation de fin des travaux délivrée par l’architecte ou toute autre attestation de conformité fournie par les autorités compétentes.

(Source : ministère de l’Industrie et du commerce)

En plus des remboursements liés à la reconstruction ou à la réhabilitation, chaque point de vente bénéficie d’une enveloppe de 20.000 DH pour l’équipement et la modernisation.

Le processus de remboursement progresse selon le responsable, avec une expertise en cours à Al Haouz, tandis que les commerçants de Marrakech et Chichaoua seront prochainement évalués pour garantir des remboursements « en temps opportun ».

Interrogé sur le processus de reconstruction des commerces, notre interlocuteur explique que cette opération est intimement liée à l’Habitat, notamment dans les rues où les points de vente se trouvent sous des habitations.

Cette réalité rend les interventions complexes et impose que certaines actions soient menées après la finalisation des reconstructions.

(Source : ministère de l’Industrie et du commerce)

L’Allemagne accorde au Maroc un prêt de plus de 1 MMDH pour la reconstruction post-séisme

Le Maroc a mis en œuvre un vaste programme de reconstruction et de développement d’une valeur totale d’environ 120 milliards de DH. Ce programme se divise en deux volets : un programme d’aide d’urgence et de reconstruction, évalué à environ 22 MMDH, qui inclut des aides financières aux ménages affectés, ainsi que la reconstruction des infrastructures de base ; et un programme de développement à plus long terme pour les régions touchées, d’une valeur d’environ 98 MMDH, visant principalement à renforcer les infrastructures et à stimuler le développement économique local.

À travers son soutien financier, le gouvernement allemand fournit des liquidités pour faciliter la mise en œuvre de ces mesures, en particulier les aides financières directes aux populations concernées.

Séisme d’Al Haouz : 86% des demandes d’autorisation de reconstruction ont été accordées

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch a présidé, ce mardi 4 juin, la 10e réunion de la Commission interministérielle chargée du programme de reconstruction et de réhabilitation générale des zones sinistrées par le séisme d’Al Haouz, qui a permis d’examiner l’avancement de la mise en œuvre de ce programme conformément aux directives du Roi Mohammed VI.

La commission a ainsi constaté que 56.607 familles ont pu toucher à fin mai 2024 un montant de 20.000 DH en tant que premier versement au titre de l’aide à la reconstruction des logements effondrés totalement ou partiellement, pour une enveloppe budgétaire de 1,1 milliard de DH et un taux de réalisation de 95%.

Il a également été établi que 6.927 familles ont perçu le deuxième versement au titre de l’aide à la reconstruction des logements effondrés pour une enveloppe de 122 millions de DH. Et 872 familles ont bénéficié du troisième versement pour une enveloppe de 11 MDH. La commission a, en outre, constaté que 63.363 familles ont bénéficié de l’aide mensuelle de 2.500 DH jusqu’à fin mai 2024, pour une enveloppe budgétaire de 1,2 milliard de DH.

Par ailleurs, 51.031 autorisations de reconstruction ont été accordées aux familles sinistrées, sur un total de 53.084 demandes déposées, avec un taux de réalisation de 86%.

Cette réunion a permis de mettre en lumière les interventions de déblaiement sur le terrain, qui ont concerné un total de 43.084 logements, auxquelles ont contribué, d’une part, le ministère de l’Intérieur à travers les agents de la Promotion nationale et, d’autre part, les services du ministère de l’Equipement et de l’eau. Des opérations de déblaiement sont également en cours au niveau de 248 établissements scolaires afin de permettre le lancement des travaux de reconstruction.

La commission a par ailleurs noté l’avancement des travaux de mise à niveau de la Route nationale 7 au niveau du tronçon Tizi N’Tast-Tafingoult sur 8 km. Elle a également pris acte de l’attribution des marchés pour la réalisation des projets au niveau de plusieurs autres axes routiers en vue du lancement des travaux. Il s’agit de la route reliant Ouirgane à Tlat N’Yacoub, dans la province d’Al Haouz, qui sera réalisée en deux tronçons sur une longueur de 34 km pour des coûts respectifs de 176 et 195 millions de DH, en plus du tronçon routier reliant Tizi N’Tast à Tafingoult, dans la province de Taroudant, sur une longueur de 22 km et pour un coût de 178 millions de DH.

Dans le secteur agricole, la distribution de 353.830 quintaux d’orge a bénéficié, à fin mai dernier, à 48.581 agriculteurs dans les zones sinistrées. L’opération de distribution gratuite de têtes de bétail aux éleveurs sinistrés, lancée en janvier dernier, se poursuit. Il a ainsi été procédé à la distribution de 12.180 têtes de bétail, dans la perspective de la distribution d’un effectif global de 70.000 têtes. Par ailleurs, 126 kilomètres de canaux de petite et moyenne hydraulique ont été aménagés pour un taux de réalisation de 75% et l’opération de mise à niveau des routes rurales sur une longueur de 54 kilomètres enregistre un taux d’avancement de 88%.

Dans le secteur de la santé, la commission a examiné l’état d’avancement des travaux de mise à niveau de 42 centres de santé prioritaires, lancés en janvier dernier. Les travaux au niveau de ces structures seront achevés fin juillet.

La commission a par ailleurs examiné le traitement de 225 demandes de réhabilitation relatives aux structures hôtelières endommagées par le séisme, pour un budget global totalisant 128 millions de DH. Parmi ces structures, 115 ont déjà bénéficié du versement de la première tranche, pour un budget de 44 MDH.

La commission a enfin acté le lancement des travaux de restauration de plusieurs murailles historiques endommagées.

Cité dans un communiqué de son département, le chef du gouvernement a appelé les différents départements ministériels à « poursuivre la mobilisation et à faire preuve de la célérité et de la rigueur nécessaires », conformément aux directives royales, « afin de répondre aux aspirations de la population locale sinistrée ». Il a également mis l’accent sur le respect des normes architecturales et urbanistiques, et l’utilisation de matériaux de construction de qualité répondant aux exigences de sécurité, tout en veillant à accélérer la mise à niveau des différents services à caractère vital pour la population, particulièrement les écoles et les structures de santé.

Reconstruction d’Al Haouz : 177 millions d’euros de l’UE en appui au Maroc

L’appui vise à soutenir le « Programme intégré de reconstruction et mise à niveau générale des zones sinistrées (2024-2028) », élaboré par les autorités marocaines suite au séisme qui a frappé plusieurs régions du pays, annonce-t-on sur le site officiel de la Commission européenne.

La Banque européenne d’investissement s’était engagée à prêter 1 milliard d’euros sur cinq ans, garantis par l’Union européenne, pour aider le Maroc dans son programme de reconstruction post-séisme, précise le communiqué.

Le prêt est en cours d’instruction, souligne la même source. Une fois débloqué, il sera « destiné à la reconstruction des écoles, des routes et des centres hospitaliers, intégrant des infrastructures résilientes face au changement climatique et durables ».

Démarrage à Talat N’Yacoub de la reconstruction des maisons touchées par le séisme

Les autorités locales et les commissions compétentes déploient les efforts nécessaires au cours des différentes phases de cette opération visant à reconstruire les habitations totalement ou partiellement effondrées par le séisme, en partant de l’octroi des aides financières, outre la simplification de toutes les procédures inhérentes à l’obtention d’une autorisation de reconstruction et l’assistance technique.

Dans le cadre de l’accompagnement et du suivi des autorités locales, les habitants ont pu bénéficier de plans architecturaux modèles respectant les spécificités de la région.


L’opération de déblaiement et d’enlèvement de gravas et de ruines suite à la démolition de certains logements totalement ou partiellement touchés par le séisme, sur la base du rapport des commissions compétentes, se poursuit aussi dans les douars relevant de cette commune rurale en vue d’entamer la reconstruction des habitations.

Ces efforts entrent dans le cadre du programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions sinistrées par le séisme d’Al Haouz.

D’un budget prévisionnel global estimé à 120 milliards de DH sur une période de cinq ans, la première version du programme intégré et multi-sectoriel présenté devant le Souverain, couvre les six provinces et préfecture affectées par le tremblement de terre (Marrakech, Al Haouz, Taroudant, Chichaoua, Azilal et Ouarzazate), ciblant une population de 4,2 millions d’habitants.

Le programme comprend des projets visant, d’une part, la reconstruction des logements et la mise à niveau des infrastructures touchées, conformément au dispositif d’urgence décidé lors de la réunion du 14 septembre, et d’autre part, le renforcement du développement socio-économique dans les zones ciblées.

(Avec MAP)

Lancement à Talat N’Yacoub de l’opération de démolition des maisons endommagées par le séisme

Cette opération est menée dans la commune de Talat N’Yaaqoub et des douars d’Amegdoul et de Doubouche.

Dans ces trois zones, les travaux de démolition des habitations totalement ou partiellement endommagées se poursuivent sur la base d’un rapport élaboré par les commissions compétentes, ainsi que les opérations d’enlèvement des décombres et gravats à l’aide d’engins mobilisés pour mener à bien cette opération dans les meilleures conditions.

Pour rappel, en application des instructions royales, le gouvernement accorde une aide financière directe d’un montant de 140.000 DH pour les logements totalement effondrés et de 80.000 DH pour couvrir les travaux de réhabilitation des habitations partiellement effondrées.

(Avec MAP)

Haouz : distribution de la première tranche de l’aide financière pour la reconstruction le 7 novembre

Selon un communiqué de la primature, ce mercredi 1er novembre 2023 démarrera l’opération de distribution de la deuxième tranche des aides financières destinées aux familles touchées suite au séisme du 8 septembre, et dont le montant est fixé à 2.500 dirhams mensuels.

Par ailleurs, le mardi 7 novembre 2023 marquera le coup d’envoi de l’opération de distribution de la première tranche de l’aide financière relative à la reconstruction des logements effondrés totalement ou partiellement.

Une première tranche d’un montant de 20.000 dirhams sera ainsi mise à la disposition des bénéficiaires, en vue d’accompagner l’avancement des travaux de construction.

Ces familles pourront à partir de cette date (le 7 novembre 2023) bénéficier de l’accompagnement technique des services concernés en vue de parachever les mesures nécessaires au lancement et au suivi des opérations de reconstruction, notamment à travers des plans architecturaux répondant aux spécificités et normes de la région, précise la même source.

Le gouvernement distribuera, en application des directives royales, une aide financière directe de 140.000 dirhams pour les logements totalement effondrés et de 80.000 dirhams pour couvrir les travaux de réhabilitation des habitations partiellement effondrées.

Il est à rappeler que le gouvernement a procédé au courant du mois d’octobre 2023 à la distribution de la première tranche des aides financières aux familles sinistrées, fixée à 30.000 dirhams pour une année.