Automobile : Abdelouahab Ennaciri, nouveau président de l’AIVAM

Abdelouahab Ennaciri a été élu à l’unanimité nouveau président de l’AIVAM, succédant à Adil Bennani, arrivé au terme de deux mandats, selon un communiqué de l’Association. Le nouveau président est ainsi élu pour un mandat de trois années.

L’assemblée a par la suite procédé à l’élection des huit administrateurs de l’Association, pour un mandat de trois années également, ainsi que de son nouveau conseil d’administration. Il est désormais constitué de :

Adil Bennani, vice-président ;

Nassereddine Obada, vice-président ;

Abdelaziz Maalmi, administrateur trésorier ;

Victor Elbaz, administrateur ;

Rachid Fadouach, administrateur ;

Abdelouahad El Kadiri, administrateur ;

Salma Moukbil, administrateur ;

Thibault Paland, administrateur.

Ventes automobiles : une hausse de 35% à fin avril 2025

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), les ventes sont ventilées comme suit :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 58.001 unités, soit une hausse de 32,89% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 8.320 unités, en hausse de 56,95% en glissement annuel.

Pour le seul mois d’avril 2025, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 35,74% par rapport au mois d’avril 2024, avec 18.149 unités vendues contre 13.268 unités durant la même période de l’année précédente.

Le véhicule particulier a enregistré une hausse de 32,20% avec 15.740 unités vendues en avril 2025 par rapport à avril 2024, au cours duquel 11.906 unités ont été écoulées.

Le véhicule utilitaire léger connaît également une hausse importante de 76,8% avec 2.409 unités vendues en avril 2025 contre 1.362 unités vendues en avril 2024.

Dacia toujours en tête des ventes

Dacia se classe, comme à l’accoutumée, en tête des ventes avec 3.157 VP vendus en avril 2025, enregistrant une hausse de 5,94% par rapport à avril 2024.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2ᵉ et le 3ᵉ rang, avec 2.257 VP (+43,12%) et 1.319 VP (+35,84%) vendus en avril 2025.

Ventes automobiles : une hausse de 35% à fin mars 2025

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), les ventes sont ventilées comme suit :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 42.261 unités, soit une hausse de 33,14% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 5.911 unités, en hausse de 50,06% en glissement annuel.

Pour le seul mois de mars 2025, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 35,74% par rapport au mois de mars 2024, avec 17.417 unités vendues contre 12.831 unités durant la même période de l’année précédente.

Le véhicule particulier a enregistré une hausse de 39,38% avec 15.516 unités vendues en mars 2025 par rapport à mars 2024, au cours duquel 11.129 unités ont été écoulées.

Le véhicule utilitaire léger connaît également une hausse de 10,69% avec 1.801 unités vendues en mars 2025 contre 1.627 unités vendues en mars 2024.

La progression des ventes à fin mars 2025 s’explique, d’une part, par le fait que la chaîne logistique avait fortement impacté les arrivages par des retards pour certaines marques durant le mois de mars 2024 et, d’autre part, par l’arrivée de nouvelles marques au sein de l’AIVAM.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe, comme à l’accoutumée, en tête des ventes avec 4.421 VP vendus en mars 2025, enregistrant une importante hausse de 59,78% par rapport à mars 2024.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2ᵉ et le 3ᵉ rang, avec 2.597 VP (+34,98%) et 1.193 VP (+46,39%) vendus en mars 2025.

Hausse de plus de 34% des ventes automobiles à fin février 2025

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM), les ventes sont ventillées comme suit :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 26.645 unités, soit une hausse de 29,74% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 4.110 unités, en hausse de 77,77% en glissement annuel.

Pour le seul mois de février 2025, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 46,38% par rapport au mois de février 2024, avec 15.758 unités vendues contre 10.765 unités durant la même période de l’année précédente.

Le véhicule particulier a enregistré une hausse de 42,72% avec 13.506 unités vendues en février 2025 par rapport à février 2024, au cours duquel 9.463 unités ont été écoulées.

Le véhicule utilitaire léger connaît également une hausse de 72,92% avec 2.258 unités vendues en février 2025 contre 1.302 unités vendues en février 2024.

La progression des ventes à fin février 2025 s’explique, d’une part, par le fait que la chaîne logistique avait fortement impacté les arrivages par des retards pour certaines marques durant le mois de février 2024 et, d’autre part, par l’arrivée de nouvelles marques au sein de l’AIVAM.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe comme à l’accoutumée en tête des ventes, avec 3.215 VP vendus en février 2025, enregistrant une hausse de 30,32% par rapport à février 2024.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2ᵉ et le 3ᵉ rang, avec 2.221 VP (+69,54%) et 1.223 VP (+54,81%) vendus en février 2025.

Bornes de recharge : l’AIVAM prépare un projet inédit, voici les détails

Développer la mobilité électrique est l’argument qui a fait mouche auprès du Conseil de la concurrence pour permettre une entente entre opérateurs pour installer un réseau de bornes électriques.

D’après les éléments que nous avons pu collecter, c’est l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) qui a initié la démarche auprès du Conseil de la concurrence.

L’AIVAM prend les devants

Cette démarche est venue après qu’une dizaine de marques membres de l’association ont souhaité s’associer pour créer un business model assez particulier au Maroc : un club de propriétaires de voitures électriques disposant d’un accès privilégié à un réseau de bornes de recharge.

Chaque marque prévoit ainsi de d’octroyer une subvention de 6.000 dirhams hors taxes par voiture vendue pendant quatre ans à un opérateur de bornes électriques à condition qu’il développe, pour commencer, un réseau de « quelques dizaines » de bornes de recharge au niveau national. Les membres de ce « club » pourront bénéficier d’une carte de recharge dans ce réseau de bornes gratuites durant la première année suivant leur acquisition.

« Pour viabiliser économiquement et financièrement ce projet, nous nous sommes orientés vers le Conseil de la concurrence pour avoir son avis sur notre démarche. Son message est très positif et nous en sommes contents », commente Adil Bennani, président de l’AIVAM.

Et d’ajouter : « Cela fait plus de trois ans que nous avons des discussions avec divers acteurs publics et privés pour trouver des points d’entrée au développement de la mobilité électrique, notamment pour répondre à la problématique des bornes de recharge, et là, je pense que nous sommes sur une bonne dynamique avec ce projet initié il y a à peu près une année ».

Marché microscopique

Les ventes de voitures 100% électriques ne dépassent pas 1.125 véhicules l’année selon les chiffres 2024 de l’AIVAM, soit 0,6% du marché avec une progression très faible d’à peine 0,3% contre une croissance des ventes de 9,2% tous véhicules confondus.

Entre hybride rechargeable et véhicule électrique, le marché a absorbé moins de 3.000 véhicules, soit 1,6% du marché. Une part extrêmement faible par rapport au marché européen où quasiment une voiture sur six vendues en 2024 avait une motorisation 100% électrique sur batterie, et quasiment 23% des ventes si on additionne les véhicules électriques aux hybrides rechargeables.

« Cette année, nous comptons vendre 1.500 véhicules électriques et 3.000 hybrides rechargeables, ce qui fera 3% du marché quand ces deux technologies accaparent 25% du marché en Europe et 60% en Chine ». Adil Bennani ajoute qu' »avant, le développement du marché était entravé par une problématique de prix des véhicules qui ne se pose plus vraiment. Aujourd’hui, la principale contrainte est en lien avec les points de recharge, notamment pour les gens qui veulent voyager avec leurs voitures au-delà des 300 km ».

En effet, si le fait de disposer d’un point de recharge au domicile ou au niveau du lieu de travail est aujourd’hui en train de devenir la norme pour les propriétaires de véhicules électriques, les bornes publiques sont de plus en plus problématiques. « Il y a aujourd’hui plus ou moins 200 bornes disséminées au niveau national ce qui reste assez peu », estime Ali Lakrakbi, General Manager de Kilowatt Morocco, un opérateur de borne de recharge né en 2020, qui revendique 70 bornes couvrant l’ensemble du territoire jusqu’à Bir El Guendouz.

« Aujourd’hui, en plus de nous, le réseau est partagé par trois acteurs majeurs que sont Afriquia SMDC via sa filiale FastVolt, Total et Tesla. À cela, il faut ajouter quelques concessionnaires comme Hyundai ou Audi qui ont installé des bornes au niveau de leurs réseaux de distribution respectifs », détaille Ali Lakrakbi. « Aujourd’hui le parc est microscopique à l’image du nombre de véhicules en circulation, au point où les gens se connaissent entre eux… ».

À titre de comparaison, l’Espagne compte près de 20.000 bornes de recharge publiques, alors qu’en Europe le chiffre grimpe à plus de 900.000.

Une approche communautaire

Pour ce pionnier, le fait qu’il n’y ait pas un développement de ce marché est en lien avec la faiblesse du nombre de véhicules électriques en circulation.

« Au départ, nous avons commencé à placer des bornes pour nos besoins propres de circulation. Le défi était de faire le tour du Maroc en véhicule électrique, en mettant en place un maillage aussi bien de points de recharge publics que privés chez des particuliers dans l’esprit d’un club de motards ».

« Aujourd’hui, on peut couvrir quasiment tout le Maroc avec un véhicule électrique grâce à des bornes publiques, que ce soit dans les stations-service, les hôtels, les centres commerciaux, les restaurants, les zones touristiques etc., mais dans certains points de recharge, il peut y avoir de la pression, c’est-à-dire des temps d’attentes assez élevés, alors que dans certains autres, la qualité de la borne n’est pas optimale, ce qui nécessite de nouveaux investissements ».

Des investissements pas si rentables que ça. « Il n’y a quasiment pas de retour sur investissement dans l’installation de bornes », tranche Ali Lakrakbi, dont l’entreprise vend aussi des voitures électriques pour trouver un équilibre économique. Pour lui, « ce n’est pas tant l’investissement qui pose problème que le business model lui-même, en lien avec la faiblesse de la demande ».

Ainsi, pour l’installation d’une borne, il faut compter entre 400.000 DH et 2 millions à 3 millions de DH, dépendamment de la puissance des nombres de têtes de recharge, du foncier, des travaux de génie civil, etc. À cela, il faut ajouter le monitoring du réseau, sa maintenance, le suivi de la clientèle, etc.

L’autre contrainte, et pas des moindres, est l’interdiction de vendre de l’électricité au détail, cette activité étant dévolue de par la loi aux distributeurs. La parade trouvée par les opérateurs est soit de louer des espaces de stationnement, soit – le plus souvent – d’offrir la recharge gratuitement. Pour développer un réseau de recharge rapide aux derniers standards, il y  a, par ailleurs, la disponibilité des postes de transformation électriques de moyenne tension à proximité des zones de recharge et la disponibilité de l’ONEE à les connecter aux bornes de recharge nouvelle génération.

Foncier problématique

« On n’en est pas encore là », relativise Adil Bennani. Pour lui, la première étape est de trouver le foncier nécessaire. « Nous attendons l’accord d’Autoroute du Maroc pour commencer à déployer cette solution au sein des aires de repos. Il faut aussi trouver d’autres endroits pour étoffer le réseau ».

Si les stations-service sont a priori l’endroit idoine, avec un foncier disponible sur les 2.700 points de distribution qui maillent le territoire national, rares sont les opérateurs qui se sont attaqués à ce segment, que ce soit pour des raisons économiques ou techniques.

« Opérateur de bornes de recharge est un métier à part entière. Les développements qui se sont faits au Maroc sont quasiment le fruit du hasard. Les distributeurs d’hydrocarbures ayant développé des réseaux au niveau national l’ont fait via un fonds d’investissement en mode acquisition de start-up, ou bien ce sont des opérations marketing qui ont abouti à la constitution de cette activité. Ce n’est pas différent de l’Europe où tous les distributeurs ont acheté des opérateurs existants et les ont développés, en plus des opérateurs indépendants qui ont trouvé des business models le plus souvent en lien avec une volonté publique de développer la mobilité verte », explique Ali Lakrakbi.

Et d’ajouter : « Ce n’est pas la même chose de distribuer des hydrocarbures, ce qui demande surtout des compétences logistiques et une surface financière, que de gérer un réseau de bornes électriques opérationnel sur l’ensemble du territoire où des exigences techniques spécifiques sont requises, ainsi qu’un suivi d’une clientèle exigeante, avec une prestation basée sur le self-service ».

Une réglementation en retard

Si la problématique économique de la mobilité verte tend à devenir un dilemme de l’œuf et de la poule, qui précède l’offre de bornes de recharge ou la demande de voitures électriques, il n’en demeure pas moins que le grand absent est l’acteur public.

Depuis les premières initiatives développées en marge de la COP22 en 2016 en partenariat entre les pouvoir publics, l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), et quelques acteurs privés, rien de concret n’est encore déployé à la hauteur de l’ambition affichée de verdir la mobilité nationale. Aucune réglementation n’est ainsi dans le circuit en vue de, par exemple, mettre un cadre contraignant pour un certain nombre de bornes de recharge dans les villes, au niveau des routes nationales ou auprès des distributeurs d’hydrocarbures. Et rares sont les incitations pour encourager, voire développer cette mobilité.

Si l’on prend l’exemple de la commande publique, le dernier appel d’offres pour l’acquisition de 1.700 bus, aucune mention n’est faite à la mobilité verte. Il en va de même des moyens de transports en commun entre les villes et les aéroports, ou au niveau des taxis, des VTC, etc. Alors que les échéances de la Coupe du monde 2030 approchent, où l’on sera obligé de s’aligner avec les pays co-hôtes sur les moyens de transport notamment, le retard dans ce domaine devient problématique bien que rattrapable.

Ainsi, dans sa volonté d’accélérer sa transition vers les véhicules « zéro émission » pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’UE a mis à jour son règlement sur le déploiement d’infrastructures pour les carburants alternatifs dit AFIR, entré en vigueur le 13 octobre 2023 et appliqué depuis le 13 avril 2024.

Il vise à développer un réseau harmonisé de bornes de recharge pour véhicules électriques et de points de ravitaillement en carburants à faibles émissions, notamment sur les grands axes du réseau transeuropéen de transport. Un règlement qui prévoit, d’ici 2026, l’installation de bornes électriques d’au moins 400 kW tous les 60 km sur les autoroutes principales, ainsi que des bornes à hydrogène pour poids lourds tous les 200 km d’ici 2031.

Hausse de 24% des ventes automobiles en janvier 2025

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes s’élèvent à 13.139 unités, soit une hausse significative de 18,65% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes s’élèvent à 1.858 unités, en hausse de 83,96% en glissement annuel.

Dacia en tête des ventes

Malgré une baisse de 37,86% par rapport à janvier 2024, Dacia reste en tête des ventes avec 2.568 VP vendus en janvier 2025.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2ᵉ et le 3ᵉ rang, avec 2.292 VP (+50,59%) et 2.060 VP (+96%) vendus en janvier 2025.

Automobile. Véhicules à énergie nouvelle, un potentiel encore sous-exploité

À l’occasion de la présentation du bilan 2024 du secteur de l’automobile, Adil Bennani, président de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam), a également fait le point sur l’évolution du segment des véhicules à énergie nouvelle.

À peine 0,6% de part de marché

Selon Adil Bennani, le véhicule électrique pur ne capte que 0,6% de part de marché, contre 81% pour le diesel, dont la part est en train de baisser sensiblement au fil des années, et un peu plus de 18% pour l’essence. M. Bennani estime d’ailleurs que cette répartition entre le diesel et l’essence est anormale par rapport à la tendance mondiale.

« L’une des raisons pour laquelle le diesel continue de capter la plus grande part de marché dans le secteur de l’automobile est relative à son prix« , explique-t-il. « Le prix de l’essence est plus cher au Maroc que celui du diesel. Cela est dû à un système de taxation mis en place il y a une dizaine d’années et qui n’a plus lieu d’exister ».

« Il s’agit d’une taxe intérieure à la consommation (TIC) qui s’élève à 3,3 DH pour l’essence et à 1,5 DH pour le diesel que le gouvernement a mise en place à l’époque pour protéger la Samir et faire en sorte de vendre du diesel ».

À présent, ce système n’a plus lieu d’exister. Nous avons, au nom de l’Aivam, demandé à plusieurs reprises au gouvernement de le revoir, sans pour autant impacter les recettes fiscales de l’État, et nous continuons de pousser dans ce sens en espérant obtenir une réponse ».

Une croissance conséquente de l’offre

En ce qui concerne le véhicule électrique, il existe trois principales catégories :

Le full hybride qui ne se recharge pas et qui a connu, en 2024, une croissance de 31%, drivée par les marques Toyota, Hyundai et Renault ;

Le plug-in hybride à double motorisation et qui se recharge, qui a connu une croissance de 204% en 2024, dominée par la marque BYD et d’autres marques dites prémium ;

Les véhicules électriques purs où il n’y a pas de moteur thermique. Cette catégorie a connu une croissance de 142%, drivée notamment par les marques Dacia, BYD et Volvo.

La croissance sur l’ensemble de ce marché est donc importante, avec une amélioration de l’offre. « Sur l’électrique pur, nous sommes passés de 13 marques et 27 modèles de voitures à 18 marques actuellement avec plus de 40 modèles. Par ailleurs, pour tout ce qui est autre que le thermique, nous sommes passés à 27 marques, avec environ 113 modèles de véhicules ».

Sur l’électrique pur, nous sommes passés de 13 marques et 27 modèles de voitures à 18 marques actuellement avec plus de 40 modèles.

Toutefois, « même s’il y a une prolifération de l’offre à des prix compétitifs, ce segment ne capte que 0,6% de part de marché ».

Ce qu’il faut pour développer le secteur

En réponse à une question sur le retard que prend ce segment, M. Bennani a expliqué que « les pouvoirs publics continuent de penser que l’électrique est du ressort des riches et refusent ainsi d’aider cette catégorie, alors que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Nous avons des véhicules électriques purs à petit prix, tels que la Citroën AMI et son équivalente chez Opel, aux alentours de 110.000 DH et 160.000 DH, ou encore d’autres modèles à venir, aux alentours de 200.000 DH. »

« Donc, en termes d’offre, il y a une possibilité de démocratiser ce segment, mais ce qui pose encore problème, ce sont plutôt les incentives, les infrastructures et les équipements. Est-ce qu’une TVA de 5% sur le véhicule électrique au lieu de 20% fera la différence ? Cela va sûrement créer l’intérêt, mais les ventes ne vont pas exploser avant d’attaquer la problématique de la recharge », ajoute le président de l’Aivam.

« Pour régler cette problématique, nous devons en premier lieu nous attaquer aux primo-accédants. Ces gens ne vivent pas dans des maisons individuelles. Ils vivent dans des immeubles, laissent leurs voitures dans la rue ou dans des parkings de 60 véhicules ou plus. Il faut alors trouver une prise, décider de la partie qui paiera l’électricité… Il y a donc des sujets qui vont se poser au fil de l’évolution du marché, qu’on va devoir régler, et ce n’est pas un problème, dans la mesure où plusieurs pays sont passés par là avant nous ».

Les pouvoirs publics continuent de penser que l’électrique est du ressort des riches et refusent ainsi d’aider cette catégorie.

En ce qui concerne les bornes de recharge, « nous parlons à présent de 800 plugs fast charge, avec un minimum de 100 kW, sur trois ans, qui seront principalement installés sur les axes autoroutiers. Cette mesure-là changera en revanche la donne et lèvera un frein ».

« On a aussi encore un long chemin à faire au niveau de la psychologie des consommateurs, des équipements et des infrastructures, mais si on règle ces points, on ne parlera plus d’une part de marché de 0,6%, mais plutôt de 6% par exemple, qui aura de l’intérêt pour l’État », a conclu M. Bennani.

« La prime verte pourrait booster le secteur »

Salma Moukbil, directrice générale de Toyota, qui est également membre de l’Aivam, estime pour sa part que la confiance vis-à-vis du véhicule électrique commence à s’installer au niveau d’un marché fortement diésélisé.

« On ne doit pas nier qu’il y a déjà des incentives mis en place par l’État sur la partie des droits de douane et au niveau de la vignette. Ce n’est certes pas grand-chose, mais on remercie l’État d’avoir mis en place ces mesures ».

« Pour passer à la deuxième phase et avoir une dynamique plus forte sur le marché de l’électrification, le consommateur qu’on reçoit est demandeur d’une prime verte, puisqu’il contribue à un achat écologique qui coûte plus cher ».

« Une taxation plus avantageuse sur la partie de la TVA permettra donc de booster le marché », a-t-elle conclu.

Automobile : « Une année 2024 pleine de surprises avec une croissance de 9% » (Adil Bennani)

En 2024, le marché de l’automobile a connu une croissance de 9% par rapport à l’année précédente, après deux années de stagnation. Le secteur a également été résilient face à un marché économique mondial incertain, ce que le président de l’Aivam, Adil Bennani, explique par le fait que « le Maroc, étant un petit marché, n’obéit pas aux grandes tendances mondiales. Quand l’économie du pays fonctionne, la consommation suit ».

L’offre sur le marché est revenue à la normale, induisant ainsi une baisse de l’inflation dans le secteur.

Le marché de l’automobile a aussi connu l’arrivée de nouveaux entrants et l’introduction de nouvelles technologies. « Vu que nous sommes aux normes Euro 6, cela permet aux constructeurs de nous fournir toute la palette de leurs produits », et donc d’avoir un marché étoffé.

La citadine a par ailleurs repris le lead en 2024, aux côtés du SUV, poussée par la location courte durée qui représente à elle seule le tiers du marché de l’automobile.

Enfin, sur le secteur de l’énergie, les opérateurs poursuivent leur combat pour faire de la croissance et disposer d’un écosystème plus intéressant à même d’encourager le véhicule propre.

176.401 unités écoulées en 2024

Le marché automobile global, en cumul à fin décembre 2024, totalise 176.401 unités, en hausse de 9,22% comparativement à fin décembre 2023, où se sont écoulées 161.504 unités.

« Nous avons fait une bonne année », estime Adil Bennani. « Nous avons réalisé une croissance de 6% par rapport à l’année de référence 2019, et de 9% par rapport à l’année dernière », a-t-il déclaré, soulignant que « la majorité des ventes sont arrivées sur la seconde partie de l’année ».

« C’est donc une année qui nous a positivement surpris » admet-il, « notamment sur le second semestre ». Le record à battre reste toutefois celui réalisé en 2018 avec 177.357 unités écoulées. « Je pense qu’on n’aura pas de mal à le dépasser cette année [2025, ndlr] », estime le président de l’Aivam.

 

« Cette augmentation des ventes est principalement portée par les véhicules de tourisme, le secteur de la location représentant la grosse part du marché, mais aussi par l’utilitaire ».

Et Adil Bennani de poursuivre : « Le secteur de la location a atteint 52.500 unités en 2024, soit une croissance d’environ 13% par rapport à l’année passée, sur un marché dont la croissance est de 9%. C’est donc assez important ».

« Nous avons par ailleurs enregistré une baisse de la demande pour les véhicules taxis, à cause de la fin du programme de subvention qui était en vigueur, et que nous avons demandé aux autorités de relancer. Le renouvellement des taxis représente en 2024 à peine 80 véhicules, ce qui est très faible ».

Par ailleurs, « nous avons remarqué une croissance du véhicule d’occasion importé, avec une augmentation sur le segment des véhicules de 3 à 5 ans qui dépasse le niveau d’avant-Covid. On remarque que le véhicule de plus de 5 ans est également présent, même si théoriquement cela est interdit, mais il semblerait que des dérogations soient faites, notamment pour les Marocains résidant à l’étranger de retour définitivement dans le Royaume ».

« En termes de mutations, nous avons eu, en 2024, 28% de mutations supplémentaires par rapport à l’année dernière, pour un marché à 95% informel. Au sein de l’Aivam, nous militons pour la facilitation des procédures administratives, pour capter une partie de ce marché », laquelle s’élève actuellement à seulement 1%. « Nous n’avons jamais été aussi proches de le faire, puisque la NARSA va mettre en place une nouvelle plateforme à partir de fin janvier qui nous permettra de faire des reprises sans devoir faire des doubles mutations. Tout ceci s’accompagnera d’un dispositif réglementaire, ainsi que d’autres mesures qui nous faciliteront la tâche dans ce business ».

Une offre étoffée et une reprise du secteur de la location

La situation sur le marché s’explique, selon Adil Bennani, par plusieurs facteurs, avec à leur tête, les chaînes d’approvisionnement qui sont revenues à la normale. « Nous avons eu une offre plus étoffée, notamment sur les véhicules à énergie alternative ».

Le deuxième facteur est relatif au taux d’intérêt, lequel était en baisse en 2024, « à la suite du desserrement des politiques monétaires des différentes banques centrales, dont la nôtre. Cela a permis une légère baisse du coût du crédit. L’accès au crédit est aussi meilleur par rapport au post-Covid, les taux de refus ayant légèrement baissé, ce qui a aidé à la consommation ».

Le troisième facteur a trait au prix du carburant. « Nous avons eu une légère baisse des prix à la pompe et nous avons vu une dizaine de nouveaux entrants sur le marché, qui en ont progressivement pris une part ».

Enfin, « nous avons vécu une très belle année touristique, ce qui a directement impacté la location courte directe des véhicules, qui représente quasiment un véhicule sur trois que les concessionnaires vendent ». 

En décembre, record des ventes sur le VP et le VUL

Si l’on analyse les performances de l’année 2024 par trimestre, nous remarquons que le premier trimestre a démarré par une tendance baissière sur le véhicule personnel (VP), avec une baisse de 6% par rapport au dernier trimestre de 2023. « Nous avons toutefois pu rééquilibrer le marché en milieu d’année, mais le plus gros des ventes a été réalisé durant le deuxième semestre, avec 12% de croissance sur le T3 et 21% de croissance sur le T4″.

« Octobre, novembre et décembre ont ainsi été des mois de grande croissance, décembre ayant réalisé quasiment environ 30% de croissance à lui seul, enregistrant ainsi un record mensuel absolu ».

En effet, les statistiques des ventes globales du mois de décembre 2024 s’élèvent à 22.622 unités et indiquent une hausse de 29,14% comparativement à décembre 2023, où se sont écoulées 17.518 unités. Le VP a, lui, enregistré une hausse de 28,6%, avec 20.398 voitures vendues par rapport à décembre 2023, au cours duquel se sont vendus 15.861 véhicules.

Sur le véhicule utilitaire léger (VUL), « le secteur a réalisé une croissance continue sur toute l’année. Nous avons toutefois enregistré une baisse sur le T2, qui a vite été rattrapée au second semestre », a fait savoir Adil Bennani.

Un record mensuel a donc également été enregistré en décembre 2024 sur cette catégorie de véhicules, avec 2.224 unités vendues contre 1.657 en décembre 2023, soit une croissance de 34,22%.

La croissance drivée par les citadines et les SUV

Si l’on s’intéresse aux segments de véhicules, l’on peut constater que la croissance de la catégorie des VP en 2024 continue d’être drivée par le SUV qui plaît toujours, enregistrant une croissance de 12%, mais aussi la citadine, à laquelle s’intéressent particulièrement les loueurs.

Sur le VUL, l’ensemble des segments sont sur une tendance croissante, avec 21% pour le pick-up notamment. « Certes, l’agriculture ne se porte pas très bien mais, au cours des années, a émergé le secteur de l’entreprise qui a adopté ce modèle de véhicule qui réalise de bonnes ventes, permettant au pick-up de continuer à croître, même si ses prix ont structurellement augmenté sur les six à sept dernières années », explique Adil Bennani.

Agadir perd du terrain après l’arrêt du monospace Lodgy

En termes d’agglomérations, « toutes les villes sont au vert », souligne le président de l’Avaim, « avec Salé et Taza qui font exception. »

« Nous avons toutefois remarqué que la ville d’Agadir ne détient plus que 1% de part de marché. Cela s’explique par le fait que cette ville était très portée sur le Lodgy (Dacia). Son arrêt a ainsi impacté la croissance du marché à Agadir ».

Quelles perspectives pour 2025 ?

Adil Bennani estime que pour cette nouvelle année, « la croissance se poursuivra au niveau mondial, mais le terrain sera relativement miné. Au niveau macroéconomique, on attaque une année de croissance qui sera sensiblement la même que 2024, sauf secousses majeures ».

« L’Europe, qui est à nos portes, sera à environ 1% de croissance, ce qui nous impactera en partie. Le contexte géopolitique finira aussi par nous impacter, si les barrières douanières font que le marché américain est fermé au marché chinois. La Chine doit s’exporter et faire croître ses ventes, et si les États-Unis, qui sont un grand marché, ne s’ouvrent pas, la Chine fera ses ventes ailleurs ».

D’autre part, « le trend des prix continuera à la hausse en raison des innovations qui se poursuivront, et la croissance du véhicule électrique continuera au rythme des supports fournis par les États ».

« Au Maroc, le tourisme devrait continuer à croître, ce qui permettra de pousser plusieurs secteurs », ajoute le président de l’Aivam, notant que « le PIB sera aussi soutenu, puisque la demande publique est là. Nous avons des évènements mondiaux que nous sommes en train de préparer, et la mobilité en constitue un volet majeur ».

Le troisième facteur évoqué par Adil Bennani est l’amnistie. « Cet argent qui est entré dans les caisses des banques n’a aujourd’hui aucune raison d’être caché. Il doit sortir, ce qui donnera une bouffée d’oxygène énorme au secteur de l’automobile ».

Enfin, « l’électrification dépendra du courage politique en termes d’incentives et du réseau public. En attendant, l’hybride continuera à performer ».

« Tout cela aboutira à une croissance du marché qui devrait dépasser la barre des 5%, ou atteindre environ 185.000 unités vendues, ce qui devrait constituer un record au Maroc », a-t-il conclu.

Hausse de près de 7% des ventes automobiles à fin novembre 2024

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 136.741 unités, soit une légère hausse de 5,65% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 17.038 unités, en hausse de 17,06% en glissement annuel.

Pour le seul mois de novembre 2024, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 14,91% par rapport au mois de novembre 2023, avec 15.826 unités vendues contre 13.772 unités durant la même période de l’année précédente.

Le véhicule particulier a enregistré une hausse de 15,81% avec 13.921 unités vendues en novembre 2024 par rapport à novembre 2023 au cours duquel 12.021 unités ont été vendues.

Le véhicule utilitaire léger connait également une hausse de 8,79% avec 1.905 unités vendues en novembre 2024 contre 1.751 unités vendues en novembre 2023.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe comme à l’accoutumée en tête des ventes, avec 3.116 VP vendus en novembre 2024, enregistrant une hausse de 9,95% par rapport à novembre 2023.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2e et le 3e rang, avec 2.159 VP (+0,51%) et 1.206 VP (+83%) vendus en novembre 2024.

Hausse de 5,94% des ventes automobiles à fin octobre 2024

Selon les derniers chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 122.820 unités, soit une légère hausse de 4,61% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 15.133 unités, en hausse de 18,19% en glissement annuel.

Pour le seul mois d’octobre 2024, le marché automobile marocain a enregistré une augmentation globale de 17,17% par rapport au mois d’octobre 2023, avec 15.003 unités vendues contre 12.805 unités durant la même période de l’année précédente.

Le segment des véhicules particuliers (VP) a affiché une hausse de 14,94% en octobre 2024, avec 12.972 unités vendues, comparativement à 11.286 unités en octobre 2023

Le marché des véhicules utilitaires légers (VUL) a lui aussi connu une progression significative avec une augmentation de 33,71 % des ventes, passant de 1.519 unités en octobre 2023 à 2.031 unités en octobre 2024.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe comme à l’accoutumée en tête des ventes, avec 2.846 VP vendus en octobre 2024, enregistrant une hausse de 15,73% par rapport à octobre 2023.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2e et le 3e rang, avec 1.633 VP (-12,86%) et 1.243 VP (+58,55) vendus en octobre 2024.

Légère hausse des ventes automobiles à fin septembre 2024 (+4,72%)

Selon les chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 109.848 unités, soit une légère hausse de 3,51% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 13.102 unités, en hausse de 16,10% en glissement annuel.

Sur le mois de septembre 2024, 14.398 unités ont été vendues, soit une hausse de 22,57% comparativement à septembre 2023, où 11.747 unités avaient été écoulées. Selon l’AIVAM, cette hausse importante s’explique essentiellement par un effet de base très favorable. En effet, « septembre 2023 avait été fortement impacté par le tremblement de terre du Haouz survenu au début du mois ».

Les ventes des VP ont connu une hausse de 24,97%, avec 12.684 unités vendues en septembre 2024 contre 10.150 unités en septembre 2023.

Les ventes des VUL ont connu une hausse de 7,33%, avec 1.714 unités vendues en septembre 2024 contre 1.597 unités en septembre 2023.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe comme à l’accoutumée en tête des ventes, avec 3.503 VP vendus en septembre 2024, enregistrant une hausse importante de 27,62% par rapport à septembre 2023.

Renault et Hyundai occupent respectivement le 2e et le 3e rang, avec 1.944 VP (+15,33%) et 1.002 VP (+7,90%) vendus en septembre 2024.

Légère hausse des ventes automobiles à fin août 2024 (+2,47%)

Selon les chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) :

– Pour les VP (véhicules particuliers), les ventes cumulées s’élèvent à 97.164 unités, soit une légère hausse de  1,24% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicules utilitaires légers), les ventes cumulées s’élèvent à 11.388 unités, en hausse de 17,55% en glissement annuel.

Sur le mois d’août 2024, 12.047 unités ont été vendues, soit une hausse de 8,26% comparativement à août 2023, durant lequel 11.128 unités avaient été écoulées.

Les ventes des VP ont connu une hausse de 7,73%, avec 10.415 unités vendues en août 2024 contre 9.668 unités en août 2023.

Les ventes des VUL ont connu une hausse de 11,78%, avec 1.632 unités vendues en août 2024 contre 1.460 unités en août 2023.

Dacia en tête des ventes

Dacia se classe comme à l’accoutumée en tête des ventes, avec 2.429 VP vendus en août 2024, enregistrant une hausse de 14,90% par rapport à août 2023.

Renault et Peugeot occupent respectivement le 2e et le 3e rang, avec 1.619 VP (+7.43%) et 892 VP (+15,69%) vendus en août 2024.