Akdital mise sur les family offices du Golfe et le marché obligataire pour financer son expansion régionale

Dans un entretien accordé lundi à Bloomberg, le directeur général du groupe, Rochdi Taleb, a indiqué qu’Akdital compte lever jusqu’à 1,6 milliard de dollars via deux canaux : des investissements de family offices et gestionnaires de patrimoine du Golfe et des émissions obligataires, tant au Maroc qu’à l’international.

Le plan prévoit l’ouverture de six à huit nouvelles cliniques dans le Golfe d’ici 2030, ainsi qu’environ 200 millions de dollars destinés au développement de centres de diagnostic dans plusieurs villes de la région.

Sans dévoiler l’intégralité de la localisation des futurs sites, Rochdi Taleb a cité La Mecque et Dubaï comme des priorités stratégiques.

Akdital bénéficie depuis plusieurs années d’un marché marocain de la santé privée en plein essor, soutenu par la réforme du système de santé, les nouvelles lois encadrant les investissements médicaux et la montée du pouvoir d’achat d’une classe moyenne de plus en plus consommatrice de soins.

Depuis son IPO en 2022, qui lui avait permis de lever 112 millions de dollars, le groupe a élargi son empreinte nationale à environ 40 établissements, couvrant plus de la moitié des principales villes du pays.

L’internationalisation s’est concrétisée dès juillet dernier avec la prise en gestion de l’hôpital Al-Mishari à Riyad, dans un contexte de concurrence accrue au Maroc entre opérateurs privés.

« D’ici 2030, entre 40% et 50% de nos revenus proviendront de nos opérations externes », a déclaré Taleb à Bloomberg.

Tazak Invest, le levier immobilier de l’expansion

Pour soutenir cette trajectoire, Akdital s’appuiera fortement sur Tazak, son bras immobilier. Selon Bloomberg, l’entreprise prévoit de mobiliser près de 700 millions de dollars via cette structure, qui achètera et développera des biens hospitaliers au Maroc et dans le Golfe.

Tazak Invest dispose déjà de 2,5 milliards de DH d’actifs, principalement constitués d’hôpitaux exploités par Akdital.

Rochdi Taleb précise que des family offices marocains, saoudiens, émiratis et d’autres pays arabes injecteront des fonds dans Tazak pour financer cette stratégie immobilière.

L’objectif est de transformer Tazak en un fonds d’investissement immobilier (REIT) coté à la Bourse de Casablanca d’ici 2027.

En parallèle, Akdital n’exclut pas d’augmenter sa dette. Selon Bloomberg, la société vise une levée de 800 millions de DH (environ 86 millions de dollars) sur le marché obligataire marocain d’ici la fin de 2025.

Cette opération suivrait une émission antérieure de 1,2 milliard de DH, réalisée plus tôt dans l’année.

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Face à la contestation des médecins, Akdital fait marche arrière sur ses centres de proximité

Après la vague de contestations menée par les syndicats de médecins libéraux contre le projet de centres de diagnostic de proximité, Akdital a finalement décidé de retirer le dossier soumis au Conseil de la concurrence.

Dans une lettre datée du 20 novembre 2025, adressée aux médecins et consultée par Médias24, le président-directeur général du groupe, Rochdi Talib, annonce avoir retiré immédiatement le dossier en réaction aux inquiétudes exprimées par de nombreux syndicats. Il explique que la décision vise à éviter toute division au sein du corps médical et à préserver une relation fondée sur la confiance, le respect mutuel et la complémentarité.

Le projet de centres de diagnostic porté par Akdital avait en effet suscité une réaction immédiate parmi les médecins libéraux. Une coalition s’était formée et avait saisi un ensemble d’autorités couvrant tout l’arc de la régulation du secteur, dont le Conseil de la concurrence, le ministre de la santé, le Secrétaire général du gouvernement, le président de la Haute Autorité de santé, le Conseil national de l’ordre des médecins et le Médiateur du Royaume.

Cette coalition rassemble le Collège syndical national des médecins spécialistes privés, le Syndicat national des médecins du secteur libéral, le Syndicat national des médecins généralistes et l’Association nationale des cliniques privées. Elle affirme représenter 17.000 médecins libéraux sur un peu plus de 32.000 praticiens tous secteurs confondus.

Les arguments de la coalition des syndicats

Médias24 a consulté l’ensemble des courriers  adressés aux autorités du pays. Les mêmes préoccupations revenaient dans toutes les lettres.

Il y avait d’abord l’article 2 de la loi n° 131-13 sur l’exercice de la médecine, qui affirme que la médecine ne doit en aucun cas être pratiquée comme un commerce. Venaient ensuite les articles 33, 45 et 117 de la même loi, qui encadrent les formes d’exercice, consacrent l’indépendance du médecin, l’obligation de se constituer sa propre clientèle et sanctionnent toute règle limitant cette indépendance.

Dans cette logique, la coalition considérait que la gestion de centres de diagnostic par un groupe, dont la finalité première est la rentabilité financière, portait un risque de dérive vers une logique commerciale pure et simple.

Les médecins invoquaient aussi la loi n° 08-12 qui confie au Conseil national de l’ordre des médecins la mission de veiller au respect des lois et de la déontologie, ainsi que la loi n° 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence, qui interdit les pratiques anticoncurrentielles et l’abus de position dominante.

La coalition avait par ailleurs mandaté un avocat pour une consultation de droit dont Médias24 détient copie. Cette analyse allait plus loin. Elle expliquait qu’un tel modèle pouvait se traduire par des objectifs de performance, des quotas d’actes, des tarifs d’appel, voire des formes de dumping sur certains examens afin d’attirer les patients. Ces instruments appartiennent au monde de l’entreprise, pas à celui des professions de santé. Leur usage systématique mettait, selon cette lecture, directement en cause le principe selon lequel la médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce.

Les médecins insistaient aussi sur la liberté de choix du praticien par le patient. Cette liberté était décrite comme une valeur cardinale de la relation de soin. Dans leur lecture, la concentration de plusieurs spécialités au sein d’un même centre, contrôlé par un seul opérateur financier, ouvrait la porte à des mécanismes de captation de clientèle.

Ils redoutaient qu’un patient accueilli dans un centre rattaché à un groupe soit orienté quasi automatiquement vers les cliniques du même groupe ou vers des praticiens partenaires, au détriment d’un libre choix du médecin. Pour eux, il s’agissait d’un risque de captation de clientèle et de concurrence déloyale vis-à-vis des médecins libéraux indépendants.

La réponse d’Akdital

Avant la décision de retrait, Akdital avait tenté de répondre aux critiques dans une première lettre adressée le 18 novembre à ses confrères. Rochdi Talib disait avoir été surpris par l’ampleur des réactions après l’annonce du projet et affirmait vouloir clarifier les objectifs.

Le groupe expliquait que ces centres seraient installés uniquement dans des zones sous-médicalisées et dans de petites villes de moins de 60.000 habitants, dépourvues d’infrastructures capables de gérer les urgences ou d’assurer un diagnostic fiable. Il affirmait qu’il s’agissait de combler un déficit d’offre plutôt que d’entrer en concurrence avec des structures existantes.

Akdital précisait que ces centres n’assureraient pas de consultations spécialisées. Ils devaient se limiter aux soins de première urgence, assurés par des médecins généralistes, ainsi qu’aux examens permettant d’orienter les patients vers les spécialistes les plus proches ou vers les unités publiques ou privées en cas de nécessité d’hospitalisation. Pour le groupe, ce fonctionnement rendait le projet complémentaire de celui des spécialistes et permettait à une patientèle éloignée d’accéder au système de soins.

Sur les accusations de concurrence déloyale, Akdital expliquait que les zones ciblées ne disposaient pas de centres d’imagerie. Le groupe voyait dans ce projet une possibilité pour de jeunes radiologues de s’implanter dans des régions où l’absence d’équipements rendait l’exercice difficile. Dans sa lettre, Rochdi Talib citait les expériences d’Errachidia, Dakhla, Guelmim, Laâyoune, Nador ou Essaouira pour illustrer l’impact de ses investissements dans ces villes.

Le dirigeant insistait aussi sur la volonté de maintenir un partenariat avec la profession, rappelant que les spécialistes étaient les principaux partenaires d’Akdital et que le groupe n’avait aucun intérêt à entrer en concurrence directe avec eux.

Akdital clôture une émission obligataire de 1,2 milliard de DH pour financer son expansion internationale

Akdital a annoncé avoir clôturé avec succès une émission obligataire ordinaire par placement privé d’un montant global de 1,2 milliard de DH, souscrite par des investisseurs qualifiés.

Cette opération, marquée par un succès de placement, a été structurée en quatre tranches :

Selon le communiqué du groupe, cette levée de fonds vise à accompagner son expansion internationale, à diversifier ses sources de financement et à optimiser le coût de sa dette.

Un programme d’investissement ambitieux au Maroc et à l’international

Entre 2025 et 2027, Akdital prévoit de créer 2.700 lits supplémentaires sur trois ans, dont 405 déjà ouverts au premier semestre 2025, portant ainsi sa capacité totale à 6.400 lits à horizon 2027. Ce programme d’expansion nationale représente un investissement global de 3,4 MMDH.

En parallèle, le groupe déploie sa stratégie d’internationalisation, ciblant prioritairement les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Deux projets majeurs sont en cours : la construction d’un hôpital multidisciplinaire et d’un centre d’oncologie à Dubaï, dont l’ouverture est prévue au troisième trimestre 2027 ; et l’acquisition d’un hôpital à Riyad, qui sera redéployé sous la gestion Akdital d’ici fin 2025. Ces investissements à l’international représentent un montant global de 1,2 milliard de DH.

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Akdital. Un chiffre d’affaires en hausse de 55% à fin septembre 2025

Akdital poursuit sa croissance soutenue, avec un chiffre d’affaires consolidé de plus de 1 milliard de DH au 3ᵉ trimestre 2025, en hausse de 34% par rapport à la même période de 2024.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires cumulé s’établit à 3,1 MMDH, soit une progression de 55%.

Cette performance s’explique par la contribution des nouveaux établissements ouverts en 2024 et 2025, qui totalisent 946 MDH, ainsi que par la croissance régulière des sites plus anciens, confirmant la solidité du modèle opérationnel du groupe.

Au cours du 3ᵉ trimestre, Akdital a étendu sa présence dans la région de l’Oriental avec l’ouverture de trois nouveaux établissements : l’Hôpital privé de Nador, l’Hôpital privé et le Centre international d’oncologie d’Oujda.

Grâce à ces implantations, le groupe est désormais présent dans les 12 régions administratives du Maroc, pour une capacité totale de 4.419 lits répartis sur 39 établissements.

Akdital concentre près des deux tiers de ses investissements en dehors de l’axe Casablanca-Rabat. Ces établissements situés hors de cet axe représentent 73% de la capacité litière et 79% des admissions totales.

Le groupe affirme ainsi contribuer au chantier royal de généralisation de la couverture sanitaire, en rapprochant les soins spécialisés des populations locales.

« Nous allons intégrer de nouveaux indicateurs opérationnels mettant davantage l’accent sur la valeur ajoutée humaine, notamment le nombre de patients traités sur certaines pathologies critiques », précise le groupe.

« L’objectif est de faire correspondre les performances financières à la raison d’être du groupe : sauver des vies dans les quatre coins du Royaume, et pas uniquement sur l’axe Casablanca-Rabat ».

Montée en puissance des activités et de l’emploi

Sur les neuf premiers mois de 2025, Akdital a enregistré 2.542 admissions pour des chirurgies à cœur ouvert, 6.917 dilatations coronaires, 63.285 séances de chimiothérapie et 10.452 de radiothérapie.

Cette montée en charge est soutenue par des investissements massifs dans des plateaux techniques de pointe et dans la formation du personnel paramédical.

Le groupe compte 8.819 collaborateurs au 30 septembre 2025, contre 5.671 un an plus tôt, soit plus de 1.700 nouvelles recrues depuis le début de l’année.

Investissements et endettement

Les investissements cumulés atteignent 1,024 MMDH à fin septembre 2025, en hausse de 25% sur un an. Ils ont porté sur l’équipement des nouveaux établissements, la modernisation du parc existant et l’avancement des projets en cours.

L’endettement net consolidé s’élève à 3,4 MMDH, contre 1,7 MMDH à fin 2024, soit une hausse de 96%, liée au financement du programme d’expansion et des opérations de croissance externe réalisées au 2ᵉ trimestre.

Nouvelles intégrations et perspectives

Le périmètre de consolidation du groupe s’est élargi avec l’intégration de la clinique de spécialités d’Al Hoceima et de la clinique de spécialités de Larache.

Pour l’ensemble de 2025, 12 ouvertures sont programmées, dont 6 déjà effectives à fin septembre. D’ici 2027, Akdital vise un réseau de 62 établissements dans plus de 32 villes, représentant une capacité totale de plus de 6.200 lits.

Sur le plan international, le groupe a lancé un programme d’investissement de 1,4 milliard de dollars en Arabie saoudite, pour la création d’un réseau hospitalier pluridisciplinaire de 1.000 lits à horizon 2030. Un siège régional à Riyad pilotera ce développement et les projets en cours aux Émirats arabes unis.

Akdital : consolidation du titre après quelques séances agitées

Akdital a vu son cours reculer de 14,4% entre le 23 septembre et le 2 octobre, alors que le MASI perdait 6,2% sur la même période.

Ce repli plus prononcé s’est inscrit dans une phase de consolidation du marché, sur fond de correction technique et de prises de bénéfices, ainsi que de manifestations de la génération Z réclamant de meilleures conditions d’accès à la santé et à l’éducation.

Le 4 octobre, le secteur de la santé privée s’est retrouvé au centre de l’attention après une déclaration du ministre de la Santé sur la suspension des aides publiques destinées aux cliniques privées.

L’Association nationale des cliniques privées (ANCP) a publié une lettre ouverte appelant à la transparence et affirmant « qu’à sa connaissance, aucune clinique membre n’a bénéficié de tels soutiens ». 

Le groupe Akdital a, de son côté, publié un communiqué précisant n’avoir jamais bénéficié d’un soutien public à l’investissement.

Dans ce sillage, le titre Akdital a réagi en bourse en enregistrant une baisse de 2,5% le lundi 6 octobre, première séance de la semaine suivant la déclaration du ministre. Le titre a clôturé à 1.339 DH, sur un volume de près de 52.000 actions échangées, un niveau supérieur à la moyenne récente.

Ce repli intervient après une hausse de 3,2% enregistrée le vendredi 3 octobre, où le titre avait terminé à 1.373 DH, dans un climat de reprise avant que l’actualité ne vienne raviver la volatilité autour de la valeur.

Ainsi, après une légère hausse de 0,2% le 7 octobre, l’action Akdital s’affichait en baisse d’environ 1,2% au cours de la séance du 8 octobre, autour de 1.325 DH.

Le carnet d’ordres de la journée du 8 octobre montrait une prépondérance des ordres de vente, avec 2.775 titres proposés contre 1.672 à l’achat, confirmant la présence d’un flux vendeur sur le titre.

« On a effectivement constaté un mouvement vendeur sur Akdital lors de la séance du lundi de la part d’une partie de nos clients », confie un analyste de la place.

Lecture des analystes

« Loin de la polémique sur la question du soutien public à l’investissement privé, l’action Akdital reste une valeur solide, portée par de très bons fondamentaux et une stratégie claire. Depuis son introduction en bourse, le titre a été multiplié par plus de 4,4 fois et affiche encore une progression de plus de 26% depuis le début de l’année 2025. C’est une société qui continue de se distinguer par son modèle intégré et par une stratégie de diversification à l’international », explique notre analyste de la place.

Selon notre interlocuteur, le groupe évolue dans un environnement structurellement porteur, marqué par le déploiement de la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), qui élargit considérablement la base de patients couverts et stimule la demande de soins hospitaliers.

« Akdital est l’un des premiers bénéficiaires de cette dynamique, en tant qu’acteur intégré capable d’absorber ce flux additionnel et d’y répondre avec un maillage territorial unique », poursuit-il.

« Le groupe continue de tirer profit de son expansion dans les villes intermédiaires, où les besoins en infrastructures hospitalières restent importants. Le plan de développement prévoit près de 6.200 lits à l’horizon 2027, contre un peu plus de 3.700 aujourd’hui, répartis dans une trentaine de villes ».

Cette stratégie est soutenue par une intégration verticale croissante, à travers la création d’un réseau de centres de diagnostic. Ces structures permettront d’élargir la prévention et le dépistage, tout en alimentant les établissements hospitaliers du groupe. L’objectif affiché est d’atteindre 200 centres de diagnostic d’ici 2030, un modèle conçu pour générer des revenus additionnels tout en optimisant les flux de patients.

Sur le moyen terme, Akdital se prépare à ouvrir un nouveau cycle à l’international, notamment au Moyen-Orient (Arabie saoudite et Émirats arabes unis).

« Ces projets devraient à terme représenter près de 20% du chiffre d’affaires global du groupe, avec des marges plus élevées qu’au Maroc », précise-t-il.

Ces implantations seront financées par la dette et des partenariats locaux, sans pression sur la structure financière du groupe.

« Akdital a bien tenu son premier semestre 2025, avec un RNPG de 194 MDH, en hausse de près de 70% sur un an, et un chiffre d’affaires en progression de 68%. Le groupe poursuit son développement à un rythme maîtrisé, tout en maintenant une rentabilité solide et une exécution conforme à sa stratégie », souligne notre interlocuteur.

Analyse technique

Sur le plan technique, Akdital évolue dans une phase de consolidation latérale après une longue séquence haussière.

« Le titre oscille désormais autour d’un palier de soutien situé entre 1.300 et 1.320 DH, qui joue un rôle clé dans la préservation de la tendance de fond. Les échanges observés ces derniers jours montrent que les acheteurs défendent activement cette zone, malgré une légère pression vendeuse visible sur le carnet d’ordres », confie un analyste de la place.

« Les volumes, plus élevés au début du mois d’octobre, se sont progressivement normalisés, traduisant un retour à l’équilibre entre flux vendeurs et ordres d’achat. Cette accalmie suggère que la correction initiale laisse place à une phase d’attente, typique d’un marché en quête de direction ».

« Sur le plan des indicateurs, la dynamique reste saine : le RSI s’est repositionné autour de sa zone neutre, et la moyenne mobile à moyen terme demeure orientée positivement. Le titre conserve donc une configuration technique globalement haussière tant qu’il reste au-dessus du seuil des 1.300 DH, avec un potentiel de reprise graduelle vers 1.380 DH, puis 1.420 DH en extension », conclut-il.

Bourse de Casablanca. Le MASI termine en hausse de 1,4%

La Bourse de Casablanca a clôturé la première séance de la semaine en hausse. Le MASI a progressé de 1,40% à 19.084,25 points, tandis que le MASI 20 a gagné 1,41% à 1.552,56 points. L’indice MASI ESG s’est également apprécié de 1,50% à 1.301,01 points.

La capitalisation globale s’établit à 1.008,4 MMDH, repassant au-dessus du seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams. Le volume global des échanges a atteint 504,6 MDH, dominé par Vicenne (170,1 MDH), Akdital (69,4 MDH) et CMGP Group (32,7 MDH).

Les plus fortes hausses de la séance reviennent à Ennakl qui clôture à 58,06 DH (+9,98%), Stroc Industrie à 241,90 DH (+9,98%), M2M Group à 489,95 DH (+6,74%), Résidences Dar Saada à 185,00 DH (+6,44%) et Fenie Brossette à 463,90 DH (+6,40%).

À l’inverse, Société des Boissons du Maroc a terminé à 2.202 DH (-3,76%), Microdata à 810,50 DH (-3,50%), Akdital à 1.339 DH (-2,48%), Involys à 156,20 DH (-2,19%) et Immorente Invest à 92,11 DH (-1,47%).

Akdital s’exprime sur la polémique du soutien public à l’investissement

Le groupe Akdital a tenu à apporter des clarifications concernant le financement de ses investissements. Ces clarifications font suite à une déclaration du ministre de la Santé en commission parlementaire, où il assure avoir bloqué les subventions à l’investissement aux cliniques privées.

Voici le contenu du communiqué :

1- Le groupe Akdital n’a jamais bénéficié d’un soutien public ou gouvernemental à l’investissement, que ce soit de manière directe ou indirecte.

2- En tant que société cotée à la Bourse de Casablanca, le groupe Akdital est soumis, comme toutes les sociétés cotées, à une obligation de transparence financière édictée par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

3- En vertu de cette obligation, les comptes ainsi que les rapports financiers trimestriels et annuels du groupe sont accessibles au public sur les sites internet de l’AMMC, de la Bourse de Casablanca, et du groupe Akdital.

4- L’ensemble des investissements du groupe Akdital sont financés par l’autofinancement, le recours à l’emprunt bancaire et aux levées de fonds sur le marché boursier national.

5- Fidèle à sa mission de service public, le groupe Akdital est fier d’avoir mis à la disposition des citoyens des établissements de santé à la pointe de la technologie dans les 12 régions du Royaume ainsi que dans les provinces du Sud (Laayoune, Dakhla et Guelmim), mais également dans des villes telles qu’Errachidia, Essaouira ou encore Nador.

6- Les investissements réalisés par Akdital dans ces régions, conjugués à la création de plus de 200 emplois pour des jeunes Marocains par clinique – dont une majorité de femmes –, répondent pleinement aux critères de la Charte de l’investissement, rendant ainsi le groupe éligible au soutien public à l’investissement. Toutefois, Akdital réaffirme n’avoir jamais bénéficié de ce soutien.

7- Le groupe Akdital s’associe à la demande formulée par l’Association nationale des cliniques privées (ANCP) auprès de Monsieur le ministre de la Santé, visant à rendre publique la liste des établissements ayant bénéficié d’un soutien public à l’investissement.

Akdital. Le résultat net augmente de 69% au premier semestre 2025

Akdital a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 2.093 MDH à fin juin 2025, en hausse de 68% par rapport à la même période en 2024.

Cette progression est portée par la montée en régime des établissements ouverts en 2024 et 2025 ainsi que par le renforcement du périmètre historique.

Les pôles multidisciplinaire et oncologie enregistrent respectivement des hausses de 73% et 65% sur un an.

Résultats financiers en nette amélioration

L’EBITDA consolidé ressort à 533 MDH, en hausse de 60%, tandis que le résultat net consolidé atteint 214 MDH, en progression de 69%.

Dans ce sens, le résultat net part du groupe (RNPG) s’élève à 194 MDH.

Les investissements atteignent  1.013 MDH au premier semestre, soit une progression de 78% par rapport à S1-2024.

L’endettement net consolidé du groupe ressort à 2.886 MDH contre 1.753 MDH à fin 2024, en progression de 65%.

Expansion nationale et premières incursions à l’international

Durant le premier semestre 2025, le groupe a ouvert un établissement à Guelmim et acquis deux cliniques à Laâyoune, portant sa capacité à 4.111 lits dans 21 villes.

Au-delà de l’accroissement de ses capacités, cette expansion contribue directement à la création d’emplois directs, avec 1440 nouveaux postes créés depuis le début de l’année 2025 et 3.756 depuis le 1er semestre 2024. Le Groupe compte désormais 8.530 collaborateurs, renforçant son impact social et économique dans les régions où il s’implante.

Sur le plan médical, plusieurs interventions pionnières ont été réalisées, dont une prostatectomie robotisée en télé-chirurgie entre Casablanca et Laâyoune et la première implantation d’un pacemaker sans sonde au Maroc.

À l’international, Akdital construit un hôpital de 200 lits à Dubaï pour une ouverture en 2027 et a signé un protocole d’accord pour la gestion d’un hôpital à Riyad.

Perspectives

D’ici fin 2025, six nouveaux établissements viendront s’ajouter aux six déjà mis en service cette année, avec l’objectif d’atteindre 62 établissements dans 32 villes et plus de 6.200 lits à l’horizon 2027.

Akdital : le flottant boursier passe de 40% à 50% à compter du 29 mai

La Bourse de Casablanca a annoncé une révision exceptionnelle du facteur flottant de l’action Akdital. Cette décision fait suite au franchissement à la baisse du seuil de participation de 5% par la société MCIII Al Razi Ltd. dans le capital du groupe coté.

Le facteur flottant d’Akdital, qui était jusque-là de 40%, sera ainsi relevé à 50% à compter du jeudi 29 mai 2025. Ce changement reflète une augmentation de la part du capital jugée « disponible pour le marché », ce qui peut avoir un impact technique positif sur l’action, notamment dans les portefeuilles indiciels et les calculs de capitalisation flottante.

Pour mémoire, le flottant boursier est un paramètre clé dans l’évaluation de la liquidité d’un titre et dans les pondérations attribuées par les indices boursiers. Une hausse du flottant peut ainsi renforcer la visibilité d’une valeur auprès des investisseurs institutionnels.

Akdital. Chiffre d’affaires en hausse de 54% au premier trimestre 2025

Akdital a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 940 MDH au premier trimestre 2025, en progression de 54% par rapport à la même période l’an dernier. Cette évolution intervient dans un périmètre resté stable, avec 33 établissements en activité totalisant 3.706 lits.

Cette performance est portée par deux facteurs principaux. Tout d’abord, la contribution des établissements ouverts en 2024, qui s’élève à 244 MDH au T1-2025, ainsi que la progression de 15% enregistrée sur les périmètres antérieurs à 2024.

135 MDH investis, endettement net en hausse de 15%

Akdital a investi 135 MDH au cours du trimestre, contre 184 MDH un an plus tôt. Ces investissements portent essentiellement sur l’équipement complémentaire des unités récemment ouvertes, ainsi que sur l’avancement des projets de développement en cours.

Dans ce cadre, l’endettement net consolidé s’établit à 2.014 MDH à fin mars 2025, en hausse de 15% par rapport à fin décembre 2024 (1.753 MDH).

Plus de 240.000 admissions au T1

Le groupe a accueilli 240.255 admissions sur le trimestre, contre 133.398 un an plus tôt. Ses effectifs atteignent désormais 7.793 collaborateurs, contre 4.535 au T1-2024.

12 ouvertures prévues en 2025, premières inaugurations dès le T2

Aucune modification n’a été apportée au périmètre de consolidation au cours du trimestre. Le programme d’expansion suit son cours, avec 12 ouvertures prévues en 2025. Les premières inaugurations sont attendues dès le deuxième trimestre. À l’horizon 2027, Akdital vise un réseau de plus de 62 établissements dans 32 villes, pour une capacité de plus de 6.200 lits.

Akdital réalise la première téléchirurgie robot-assistée au Maroc

Le Dr Adil Ouzzane, chirurgien urologue et expert en chirurgie robotique, a réalisé, le vendredi 2 mai 2025, avec succès une prostatectomie radicale robot-assistée à distance. Depuis le Centre International d’Oncologie de Casablanca (CIOC), le Dr Ouzzane a mené une intervention chirurgicale complexe sur un patient pris en charge à la Polyclinique Internationale Laâyoune (PIL).

Le patient se porte bien et pourra quitter la polyclinique rapidement, a indiqué le groupe Akdital.

Une infrastructure technologique de pointe

Pour rendre cette opération réalisable, le groupe Akdital a investi massivement pour équiper les deux cliniques de Casablanca et de Laâyoune chacune d’un robot chirurgical de dernière génération. Celui-ci offre aux chirurgiens une plus grande amplitude de mouvement et une meilleure dextérité. Les bénéfices pour les patients sont nombreux, notamment un temps d’intervention plus court et une récupération plus rapide, précise Akdital.

La connectivité entre les deux cliniques a également été un élément primordial. Ainsi, la Direction des systèmes d’information du groupe Akdital a mis en place une architecture à haute disponibilité, avec un temps de réponse extrêmement court (20 millisecondes).

La technologie SD-WAN a été mobilisée, avec deux accès de connectivité privée distincts : l’un par fibre optique, l’autre sans fil (par faisceau hertzien). L’objectif était de garantir une opération sûre pour le patient, et une expérience simple et naturelle pour le chirurgien, comme s’il opérait directement à Laâyoune, ajoute le groupe.

L’intervention a été pilotée par le Dr Adil Ouzzane, chirurgien urologue et président de la Société marocaine de chirurgie robotique (MSRS). Il a brillamment manipulé la console robotisée depuis Casablanca, tandis que le chariot patient exécutait les commandes du chirurgien sur le patient à Laâyoune, à plus de 1.100 km de distance.

Le Dr Adil Ouzzane se dit « particulièrement fier d’avoir réalisé cette première au Maroc. Qu’un médecin à Casablanca puisse opérer son patient à Laâyoune était, il n’y a pas si longtemps, inimaginable. Aujourd’hui, c’est devenu une réalité ».

Dans le bloc opératoire de la Polyclinique Internationale Laâyoune, le patient de 52 ans était entouré du Dr Younes Tibari et du Pr Adil Mellouki, tous deux chirurgiens urologues, selon Akdital, prêts à intervenir en cas de rupture de connexion entre les deux établissements.

Le Dr Khalid Azizi, médecin réanimateur et directeur médical de la Polyclinique Internationale Laâyoune, a géré le volet anesthésie de cette opération complexe. S’ajoute à cela la mobilisation d’un staff paramédical expérimenté, sous la coordination de Siham Bouhtouri, directrice des soins du groupe AKDITAL.

« J’ai toujours rêvé que mes concitoyens marocains, même dans les zones les plus éloignées, puissent bénéficier des compétences de nos experts installés dans les grandes villes. Aujourd’hui, nous l’avons réalisé, et nous en sommes fiers. Cela ouvre la voie à une véritable décentralisation des soins de haute technologie pour tous, partout au Maroc », a déclaré le Dr Rochdi Talib, PDG du groupe Akdital.

Akdital. La sortie de Mediterrania Capital Partners absorbée sans impact sur le titre

Cinq ans après son entrée au capital d’Akdital, Mediterrania Capital Partners (MCP) vient de finaliser sa sortie complète du groupe, soldant ainsi un partenariat stratégique qui aura profondément marqué la trajectoire de l’opérateur privé de santé.

En 2020, Akdital avait ouvert 20% de son capital à MCP pour accompagner son ambition d’expansion. À travers cette opération, le groupe visait à accélérer le déploiement de ses infrastructures médicales, au moment où il comptait 15 établissements en activité.

La sortie de Mediterrania Capital Partners est intervenue le 22 avril 2025. Selon la déclaration publiée par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), le fonds MCIII Al Razi Ltd a procédé à la cession de l’intégralité des 9,4% de parts qu’il détenait encore dans Akdital. L’opération a porté sur 733.290 actions, échangées sur le marché central au prix moyen pondéré de 1.326,24 DH par titre. Le montant exact de la transaction n’a pas été communiqué.

Cette sortie complète s’inscrit dans la continuité du désengagement amorcé trois ans plus tôt, en décembre 2022, lorsque MCP avait déjà cédé une première partie de sa participation à l’occasion de l’introduction en bourse d’Akdital sur le marché de Casablanca. La transaction d’avril 2025 marque ainsi la finalisation du cycle d’investissement engagé par MCP depuis 2020.

Cette opération de désengagement s’est accompagnée de la réalisation d’une plus-value significative pour MCP. Bien que le montant exact de l’investissement initial et le rendement financier généré n’aient pas été divulgués, MCP évoque des résultats « exceptionnels« , à la fois sur le plan financier et sur celui de l’impact social.

Ce succès valide la stratégie d’investissement du fonds MCIII, qui consistait à accompagner des entreprises en forte croissance dans des secteurs essentiels comme la santé, en contribuant à leur transformation et à leur structuration avant de procéder à une sortie progressive et ordonnée.

Interrogé sur cette opération, Hatim Ben Ahmed, cofondateur et managing partner de Mediterrania Capital Partners, explique que « nous étions arrivés au bout du cycle d’investissement et avons donc pris la décision de céder notre participation sur le marché boursier ».

« Nous sommes très reconnaissants envers l’équipe dirigeante d’Akdital pour le travail qu’elle a accompli au cours de ces cinq dernières années. Devenir leader du secteur privé de la santé et transformer le paysage médical au Maroc est un accomplissement majeur. Nous y avons modestement contribué, mais le mérite revient avant tout au management d’Akdital et à son président, Rochdi Talib, dont nous avons eu le privilège d’accompagner la vision ».

Au-delà de cette sortie, Mediterrania Capital Partners confirme son engagement durable dans le secteur de la santé. « Chez MCP, nous continuons à être extrêmement présents dans le secteur de la santé. Nous sommes actionnaires de Laprophan, un acteur de référence dans les produits pharmaceutiques au Maroc, et nous nous apprêtons à accompagner le projet Dislog Dispositifs médicaux, qui est en train de devenir un leader des équipements et des consommables médicaux ».

« La santé restera un secteur que nous suivrons avec beaucoup d’attention, car nous croyons profondément à son rôle dans le développement économique et social », conclut-il.

Quel impact sur le titre en bourse ?

La sortie de Mediterrania Capital Partners n’a pas perturbé le parcours boursier d’Akdital. La cession des 9,4% du capital détenus par le fonds a été absorbée de manière fluide sur le marché central, sans provoquer de pression notable sur le cours, qui s’est maintenu autour de ses niveaux habituels.

« Akdital dispose de fondamentaux solides, avec une trajectoire de croissance claire et une forte visibilité sur ses résultats futurs », souligne un analyste de marché. « Le groupe vient d’ailleurs de présenter une feuille de route ambitieuse pour 2025-2030, visant à porter son réseau à 62 établissements au Maroc, à créer 200 centres de diagnostic intelligents pour rapprocher les soins spécialisés des territoires, et à s’implanter dans plusieurs grandes villes du Golfe. Ce plan stratégique renforce l’attractivité du titre en consolidant ses perspectives de croissance à long terme ».

Sur le plan boursier, la stabilité récente du cours confirme la confiance des investisseurs. Lors de la séance du 28 avril 2025, Akdital a clôturé à 1.410 DH, un niveau quasiment inchangé par rapport aux séances précédentes. Le titre a évolué dans une fourchette étroite entre 1.408 DH et 1.420 DH, traduisant une absence de volatilité anormale malgré l’augmentation du flottant.

« Le flottant d’Akdital s’est désormais accru à près de 48% du capital, améliorant la liquidité du titre et son accessibilité pour les investisseurs institutionnels ».

Les actions cédées ont été majoritairement absorbées par des OPCVM actions et diversifiés, sensibles à la combinaison entre croissance soutenue, développement territorial et solidité financière.