Cybersécurité. Deloitte Morocco Cyber Center et l’université d’Al Akhawayn s’allient pour renforcer la coopération académique

L’université Al Akhawayn d’Ifrane et le Deloitte Morocco Cyber Center (DMCC), centre d’expertise marocain en cybersécurité affilié au réseau mondial Deloitte, ont signé à Marrakech en marge du Gitex Africa 2025 un accord-cadre de coopération. Ce partenariat stratégique vise à renforcer les synergies entre monde académique et professionnel autour des enjeux cruciaux de la cybersécurité.

« La cybersécurité, au cœur des transformations numériques, constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour l’enseignement supérieur », déclare Dr Amine Bensaid, président de l’université Al Akhawayn à Ifrane. Et d’ajouter : « Ce partenariat avec Deloitte Moroccan Cyber Center reflète notre volonté de renforcer notre ancrage dans l’écosystème professionnel et d’anticiper les besoins croissants en compétences spécialisées ».

À travers ce partenariat, Deloitte réaffirme à travers ce partenariat son engagement en faveur de la formation, de l’innovation et du développement des talents dans le numérique. Imade Elbaraka, Managing Partner Cyber Deloitte France et Afrique francophone, également directeur général de DMCC déclare pour sa part : « Face à la complexité croissante des risques cyber et aux défis qu’ils représentent, il est impératif de disposer d’un vivier solide de talents marocains et africains. C’est pourquoi nous investissons activement dans le développement des compétences, l’accompagnement des jeunes ingénieurs et la création d’un écosystème de confiance autour de la sécurité numérique ». Il précise  : « Nous sommes fiers de concrétiser cette initiative aux côtés d’une université de référence telle qu’Al Akhawayn. »

Développement d’une expertise pointue

Ce partenariat, d’une durée initiale de trois ans, renouvelable, se concentre sur quatre axes majeurs :

Ce partenariat constitue un cadre opérationnel solide permettant aux équipes de l’AUI et du DMCC de développer ensemble une expertise pointue et une palette élargie de compétences techniques, organisationnelles et stratégiques.

L’Université Al Akhawayn fête ses 30 ans

En 2025, l’Université Al Akhawayn à Ifrane célèbre 30 ans d’existence. Depuis son inauguration en janvier 1995 par feu le Roi Hassan II, cette institution s’est imposée comme un acteur clé de l’enseignement supérieur au Maroc et à l’international, se félicite l’Université dans un communiqué.

Fondée sur le modèle des universités américaines, Al Akhawayn propose des formations entièrement dispensées en anglais et repose sur le système académique des crédits. Elle se distingue par son approche « Liberal Arts and Sciences », visant à développer la pensée critique, la multidisciplinarité et l’engagement civique. Ce modèle, prescrit par son Dahir fondateur, intègre également des composantes obligatoires comme la langue arabe et le service communautaire.

La devise de l’Université repose sur deux piliers fondamentaux : le renforcement de l’identité marocaine et l’internationalisation. Les chiffres sont éloquents :

Depuis 2004, l’Université a intégré le service communautaire obligatoire dans ses programmes, tout en renforçant son impact social à travers le Centre de développement communautaire d’Azrou, un modèle d’impact durable.

Un engagement pour l’excellence

L’Université bénéficie d’accréditations internationales prestigieuses, telles que celle de la NECHE (New England Commission for Higher Education), plaçant Al Akhawayn parmi les rares établissements non américains accrédités en Afrique, note le communiqué. Ces certifications renforcent la qualité de l’enseignement proposé, aligné sur les standards des grandes universités comme Harvard ou MIT.

D’autres certifications internationales viennent renforcer la crédibilité académique de l’Université, notamment celles de l’ABET pour les programmes en ingénierie et technologie, de la EFMD pour les programmes de gestion et de commerce, et de la CEA pour la qualité de l’enseignement de l’anglais.

Une mission sociale et inclusive

Selon les chiffres de l’Université, près de 48% des étudiants d’Al Akhawayn sont la première génération de leur famille à accéder à l’enseignement supérieur, et 55% bénéficient d’une bourse. L’Université s’engage ainsi à offrir des opportunités d’ascension sociale tout en contribuant au développement socio-économique du Maroc, souligne le communiqué.

L’Université prévoit d’augmenter l’internationalisation de ses programmes, avec une mobilité étudiante et professorale accrue. À ce jour, ses diplômés poursuivent leurs études dans des établissements prestigieux tels que Harvard, Columbia, Oxford ou Cambridge.

Pour célébrer ses 30 ans, Al Akhawayn ambitionne de renforcer son rôle dans la formation de futurs leaders, tout en exploitant les technologies de pointe pour répondre aux défis du XXIᵉ siècle.

« Exposition de l’innovation » à Al Akhawayn : plus de 70 étudiants ingénieurs présentent leurs projets

Plus de 25 entreprises, dont des leaders du secteur comme Deloitte, KPMG, Leyton, Inwi, Azur, CIH Bank et AFD Tech, ont participé à l’événement en tant que jurés.

L’exposition a servi de vitrine à plus de 70 étudiants présentant leurs recherches novatrices dans des domaines tels que l’intelligence artificielle (IA), l’automatisation robotisée des processus (RPA), la cybersécurité et la bioénergie, indique un communiqué de l’Université.

Les projets allaient des applications de suivi de santé basées sur l’IA aux outils de sélection de CV utilisant le traitement du langage naturel (NLP). Certains étudiants ont même développé des prototypes physiques tels que des robots et des drones, poursuit la même source.

Les participants ont également eu l’occasion d’interagir directement avec les représentants des entreprises, de recevoir leurs conseils avisés et d’élargir leur réseau professionnel.

S’adressant aux experts de l’industrie présents, le président d’AUI, Amine Bensaid, a souligné l’engagement de l’université à établir des passerelles entre le monde académique et le monde professionnel grâce à l’apprentissage expérientiel. « Nous avons décidé de renforcer notre modèle d’arts libéraux en y ajoutant une dimension axée sur l’industrie, soutenue par notre Bureau de l’employabilité et de l’entrepreneuriat. Ce que vous voyez aujourd’hui en est une illustration concrète », a-t-il déclaré. « Vous nous indiquez les compétences dont vous avez besoin, et nous nous assurons que nos étudiants soient préparés, avec des bases solides et une expertise adaptée aux exigences du marché », a-t-il ajouté.

Le doyen de l’École de sciences et d’ingénierie, Dr Salah Al-Majeed, a quant à lui qualifié cet événement organisé chaque semestre de « festival d’apprentissage », en insistant sur son double rôle d’évaluation académique et de développement professionnel. « Cet événement est un espace ouvert où étudiants, professeurs et professionnels de l’industrie échangent des savoirs et créent de nouvelles opportunités », a-t-il souligné, notant que cette édition a attiré davantage d’entreprises, témoignant de l’intérêt croissant du secteur.

Amine El Khiati, Data Scientist chez AFD Tech et membre du jury, a salué l’approche innovante des étudiants : « Nous avons vu des projets variés, allant des solutions basées sur l’IA à la robotique. Leurs encadrants ont manifestement joué un rôle clé en les aidant à maîtriser des technologies complexes ».

En parallèle, des entretiens d’embauche ont eu lieu avec des entreprises participantes telles que Deloitte et AFD Tech, renforçant l’orientation professionnelle de l’événement. Les étudiants ont ainsi pu présenter leurs projets tout en partageant leurs ambitions professionnelles avec les recruteurs, note le communiqué.

Al Akhawayn Alumni Association lance son processus de digitalisation

Ce portail répond à la « nécessité croissante de renforcer les liens entre les membres de la communauté des lauréats de l’Université Al Akhawayn, tout en contribuant activement à l’interconnexion et à la création de valeur ajoutée pour l’ensemble du pays », peut-on lire dans un communiqué de l’Association.

En facilitant la mise en relation des membres de sa communauté, cette plateforme vise à encourager le partage de compétences, à stimuler des collaborations intersectorielles et à soutenir la croissance de projets entrepreneuriaux. Elle constitue également un vecteur pour promouvoir les opportunités au Maroc et à l’international et renforcer le rôle des lauréats de cette université comme acteurs clés du développement économique et social du pays, poursuit la même source.

« Le lancement de cette plateforme marque une avancée majeure pour notre réseau. Elle incarne un espace de collaboration et de partage, conçu pour renforcer les liens entre les lauréats et répondre à leurs aspirations professionnelles et personnelles », a déclaré Hamza El Meray, président de l’Association des lauréats de l’Université Al Akhawayn, cité dans le communiqué.

Les principales fonctionnalités de la plateforme incluent :

· Événements et réunions : accès facilité aux calendriers d’événements et rencontres organisées localement et internationalement.

· Annuaire des lauréats : un outil de recherche intuitif pour connecter les diplômés selon leurs expertises.

· Réseautage amélioré : une mise en relation optimisée grâce à des chapitres géolocalisés et des clubs thématiques.

· Portail d’emploi : un accès à des offres exclusives, stages et ressources de carrière, alimenté par des contributions de la communauté et de partenaires.

· Partage de connaissances : espaces d’échanges collaboratifs à travers des forums et groupes thématiques.

· Offres exclusives : avantages réservés aux membres, accompagnés de guides pour en profiter pleinement.

· Contributions et initiatives : opportunités de soutenir l’Association et l’Université via des campagnes de financement et des projets impactants.

« Cette plateforme traduit notre volonté de créer un écosystème dynamique où chaque lauréat peut s’épanouir, collaborer et atteindre de nouveaux horizons. Elle renforcera notre communauté et l’impact de ses membres », a souligné Taha Benazoun, responsable des communications et du numérique à l’AAA.

En outre, la plateforme propose une interface attractive pour les entreprises et recruteurs, offrant :

· Un accès privilégié à un vivier de talents diversifiés, renforçant leur visibilité auprès d’une audience influente.

· Des espaces publicitaires dédiés, permettant de promouvoir des offres d’emploi, produits ou services auprès de la communauté des lauréats.

L’Université Al Akhawayn abrite la prestigieuse compétition internationale du Hult Prize

Cette compétition, qui réunit plus de 100.000 participants de 120 pays, offre aux étudiants l’opportunité de concourir pour un prix d’un million de dollars afin de concrétiser leurs visions entrepreneuriales, indique un communiqué de l’Université.

L’organisation à Ifrane de cette édition reflète le positionnement de l’Université Al Akhawayn en tant qu’acteur du changement, et son fort engagement vis-à-vis de la responsabilité sociale et sociétale, ainsi que de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et de l’innovation, souligne-t-on. « Le choix de l’Université Al Akhawayn pour abriter un tel événement n’est pas fortuit puisque notre institution met au cœur de ses priorités l’excellence, la libération du potentiel de ses étudiants et l’encouragement à l’acte d’entreprendre et d’innover », ajoute le communiqué citant le président de l’Université, Amine Bensaid.

D’après la même source, ce choix vient également « confirmer la vocation de l’Université qui est de former les leaders marocains et africains de demain qui auront un impact positif sur le monde ». « Nous sommes donc ravis d’offrir à nos étudiants des plateformes de ce type leur permettant de laisser libre court et de booster leur fibre entrepreneuriale et leur engagement citoyen », a ajouté Bensaid.

Dans le cadre des actions en faveur de l’entrepreneuriat, la School of Business Administration de l’Université Al Akhawayn dispose, par ailleurs, d’un partenariat avec « Africa Business School », « Columbia University Engineering School », « Columbia University Business School », « Impact for Development » pour le lancement d’une plateforme pour l’innovation et le renforcement des capacités grâce à l’éducation entrepreneuriale et aux échanges interculturels entre les écosystèmes des start-up aux Etats-Unis et au Maroc, relève la même source.

Al Akhawayn célèbre les femmes ingénieures

Placé sous le thème « Donner du pouvoir aux femmes dans la technologie : favoriser l’innovation pour un impact durable et l’entrepreneuriat », ce sommet a réuni des femmes du monde entier activement engagées dans les domaines de l’ingénierie, de la technologie et des sciences, indique un communiqué d’Al Akhawayn.

L’IEEE, ou l’Institute of Electrical and Electronics Engineers, est un institut dédié à faire progresser la technologie dans divers domaines de l’ingénierie électrique, de l’informatique et des disciplines connexes.

Lors de son mot d’ouverture de ce Sommet, Amine Bensaïd, président d’Al Akhawayn, a souligné qu’il était bien établi que « le Maroc ne serait pas en mesure de réaliser son Nouveau Modèle de développement sans la contribution de ses femmes ».

Pour sa part, Awatif Hayar, ministre de la Solidarité, de l’intégration sociale et de la famille, a mis en avant le projet Jisr mis en œuvre par son département pour renforcer l’autonomisation et le leadership des femmes.

« Ce programme reflète l’engagement du gouvernement à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) en plaçant la technologie au centre de la régénération sociale », a-t-elle affirmé, avant de rappeler que « le programme Jisr vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin et à faciliter l’accès des femmes au marché du travail à travers un soutien régional et des formations. L’objectif est de valoriser leurs compétences dans le domaine entrepreneurial et de réduire les disparités régionales ».

Un Hackaton pour le climat

« AI4SDG13 », un hackathon des étudiants sur l’utilisation de l’IA pour résoudre des problèmes du changement climatique, a fait partie des activités du Sommet.

L’événement a accueilli 12 équipes, pour un total de 45 étudiants, dont 24 étudiantes. La majorité des participants viennent de l’École des sciences et d’ingénierie de l’Université Al Akhawayn, avec également des représentants d’Euromed, de l’EMI, ainsi que de l’UM6P et de la FSAC.

Les participants ont élaboré des Preuves de Concept (PoC) innovantes pour une approche durable des problèmes liés à l’assèchement des lacs et les défis liés aux pratiques d’irrigation urbaine, avec un accent sur l’impact sur les femmes, particulièrement dans les zones rurales.

Le jury a décerné le premier prix à l’équipe Hydrobytes, le deuxième prix à l’équipe « zWaste » et le troisième prix à chacune des deux équipes : SRM (Smart Region Management) et AIGreen.

Ces prix ont été sponsorisés par EngageAI.org, une ONG américaine promouvant l’utilisation de l’IA pour les ODD. Le partenaire institutionnel, le Centre régional d’investissement de Fès-Meknès, a collaboré au mentorat des étudiants pendant la compétition et offrira un accompagnement post-hackathon aux équipes souhaitant lancer des startups basées sur leurs PoCs.

L’AUI réalisera le rapport 2022 d’évaluation d’efficacité de l’e-gov de l’ONU

Il sagit dun rapport biennal clé évaluant létat de développement du e-gov de tous les États membres de lONU, peut-on lire dans un communiqué de lUniversité Al Akhawayn d’Ifrane (AUI).

Ce rapport mesure l’efficacité de l’administration en ligne dans la prestation de services publics et sert doutil danalyse comparative et de développement permettant aux pays dapprendre les uns des autres, didentifier les points forts et les défis de ladministration en ligne et de façonner les politiques et stratégies.

LUniversité Al Akhawayn d’Ifrane est, depuis 2012, un membre du groupe dexperts des Nations unies sur le-gouvernement et a contribué à la création et à lélaboration de cinq éditions de la même enquête.

Amine Bensaid nouveau président de l’université Al Akhawayn

Amine Bensaid, qui a démarré sa carrière au Maroc en 1994, en tant que professeur à la même université, succède ainsi à Ouaouicha, qui a été nommé ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, du gouvernement dans sa nouvelle mouture après restructuration.

Le conseil des administrateurs de l’Université Al-Akhawayn à Ifrane (UAI) a tenu, jeudi 8 novembre une réunion extraordinaire, au cours de laquelle Ouaouicha a passé en revue les réalisations de l’université durant son mandat, qui a débuté en décembre 2008, indique un communiqué de l’UAI.

Pour sa part, le nouveau président est revenu sur son premier passage au sein de l’université allant de 1994, année de démarrage de l’institution, à 2009.

Amine Bensaid s’est engagé, à cette occasion, à mettre cette expérience, ainsi que celle accumulée à l’international et, par la suite, dans le privé, au profit de l’UAI et de son développement. Il devrait présenter le plan d’action de l’université lors de la prochaine réunion du conseil des administrateurs, prévue en janvier 2020.

Né à Fès en 1968, Amine Bensaid a obtenu son baccalauréat, en 1986, au lycée Moulay Slimane de la ville. Il est titulaire d’un « Bachelor of Science » en systèmes d’information, d’un « Master of Science » en génie informatique et d’un doctorat en « Computer Science & Engineering » à l’université de Floride du sud. Il est membre de Phi Kappa Phi, Golden Key, et Tau Beta Pi  »honor societies » (sociétés honorifiques américaines).

Il a commencé sa carrière au Maroc en 1994, en tant que professeur à l’université Al Akhawayn avant d’y occuper la responsabilité de chef de département informatique en 1998, et d’y être nommé en 2001 doyen de l’école des sciences et de l’ingénierie puis, en 2007, vice-président chargé des affaires académiques et de la recherche. De 2011 à 2019, il prend les rênes de l’université Mundiapolis à Casablanca.

Il préside, depuis 2017, le conseil d’administration de la commission maroco-américaine pour les échanges éducatifs et culturels -qui gère le programme Fulbright au Maroc.

L’Université Al Akhawayn tient son 18e Job Fair

La Bourse de Casablanca ouvre mercredi dans le rouge

La Bourse de Casablanca a ouvert mercredi dans le rouge, avec un léger recul de ses deux indices phares, Masi et Madex, respectivement de 0,16% et 0,18%.

Vers 09H30 (GMT+1), le Moroccan All Shares Index (Masi), indice global composé de toutes les valeurs de type action, atteignait 9.188,78 points et le Madex (Moroccan Most Active Shares Index), indice compact composé des valeurs cotées au continu, s'établissait à 7.495,86 points.

A la clôture des échanges de la veille, le Masi et le Madex cédaient 0,15% à 9.203,73 points et 0,16% à 7.509,10 points respectivement.

(Avec MAP)
 

Italie: manifestation à Rome de réfugiés érythréens après le naufrage de Lampedusa

Les manifestants ont réclamé davantage de droits pour les réfugiés en Italie et ont également protesté contre le régime érythréen, dirigé d’une main de fer par le président Issaias Afeworki depuis la proclamation de l’indépendance en 1993.

«Le seul responsable de la tragédie de Lampedusa est le régime d’Afeworki», indiquait une inscription sur un tee-shirt porté par un des manifestants.

«Cela suffit avec la peur, ça suffit avec la dictature», ont crié des manifestants.

Le régime d’Asmara est considéré comme l’un des plus répressifs du monde par les organisations de défense des droits de l’Homme, tandis que l’association «Reporters sans frontières» le classe comme le pire pays au monde en matière de liberté de la presse.

Les personnes qui fuient le pays sont considérées comme des traîtres à la patrie par le gouvernement.

Mais l’ONU estime que jusqu’à 3.000 Erythréens fuient tous les mois leur pays, sa dure répression et sa conscription forcée, à destination du Soudan et de l’Ethiopie.

Les manifestants ont également voulu commémorer la tragédie de Lampedusa, estimant que la cérémonie, organisée lundi en Sicile par le gouvernement italien et en présence de religieux musulmans et chrétiens en l’honneur des victimes, était une mascarade.

«Plus de tragédies en mer», proclamait une pancarte tandis qu’une seconde demandait «Protégez-moi pendant que je suis en vie au lieu de me donner des fleurs quand je suis mort», en forme d’appel aux dirigeants européens.

L’Union européenne se penche en effet vendredi sur la question épineuse de l’immigration illégale lors d’un sommet à Bruxelles.

Les manifestants ont également dénoncé la loi Bossi-Fini sur l’immigration qui en fait un délit pénal.

Plus de 33.000 immigrés sont arrivés depuis le début de l’année en Italie, dont une majorité en provenance d’Erythrée, de Somalie et de Syrie.

(Par AFP)