Des réductions sur l’achat d’un logement chez Al Omrane pour les détenteurs du Pass Jeunes

Une convention de partenariat a été signée, ce jeudi 6 février 2025, entre le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, ainsi que le groupe Al Omrane. Cet accord vise à offrir des avantages et des facilités aux jeunes Marocains détenteurs du Pass Jeunes souhaitant acquérir un logement au sein des projets d’Al Omrane.

Selon les termes de cet accord, les jeunes Marocains détenteurs du Pass Jeunes, résidant au Maroc ou à l’étranger, bénéficieront d’une réduction de 5% sur tous les projets immobiliers d’Al Omrane (appartements ou parcelles de terrain). De plus, une remise supplémentaire de 2% sera appliquée en cas d’offres promotionnelles.

Cette mesure permettra aux jeunes d’accéder plus facilement à la propriété, avec une réduction pouvant aller de 15.000 à 100.000 dirhams, selon la valeur du bien immobilier. Pour les logements dont le prix dépasse 2 millions de DH, les réductions pourraient être encore plus avantageuses.

Les projets concernés par cette initiative sont répartis sur l’ensemble du territoire national, incluant notamment les villes et régions suivantes : Fès, Ifrane, Meknès, Ain Taoujtate, Tamesna, Tiflet, Salé, Kénitra, Sidi Slimane, Mohammedia, Bouznika, Casablanca, Bouskoura, Sidi Hajjaj, Tit Mellil, Médiouna, Settat, Labrouj, Had Soualem, Laâyoune, Bouizakarne, Boujdour, Oujda, Al Aroui, Midelt, Boudenib, Boumalne Dades, Ouarzazate, Fquih Ben Salah… et d’autres villes et provinces.

Ces offres concernent à la fois des parcelles de terrain et des appartements.

Insertion professionnelle et formation

Au-delà de l’acquisition immobilière, cette convention vise également à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes en leur offrant la possibilité d’effectuer des stages au sein des administrations relevant du groupe Al Omrane.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien aux jeunes Marocains, à travers le Pass Jeunes, qui ambitionne de toucher 2,6 millions de bénéficiaires d’ici 2026 et un objectif final de 8,5 millions de jeunes.

Le Pass Jeunes, déjà en phase de test dans la région de Rabat-Salé-Kénitra avec plus de 250.000 inscriptions avant sa généralisation, offre également des avantages sur les transports en partenariat avec l’ONCF, la CTM et Supratours, ainsi que des facilités de mobilité urbaine avec le soutien des régions et des municipalités.

Le « Pass Jeunes » s’étend au logement : des réductions pour les acquéreurs de moins de 30 ans pour certains programmes

Cet accord vise à offrir aux détenteurs du « Pass Jeunes » des facilités pour accéder à la propriété.
La signature de cet accord se fera en présence de la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri, du ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, ainsi que du président du directoire du Groupe Al Omrane, Housni El Ghazaoui.

Il s’inscrit dans la continuité de l’annonce faite par Mehdi Bensaïd, lundi dernier, devant le Parlement et où il avait confirmé la mise en place d’avantages et de réductions pour les jeunes désireux d’acheter un logement.

Avant sa généralisation à l’ensemble du territoire national en janvier 2025, le « Pass Jeunes », testé d’abord dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, avait déjà enregistré l’inscription de 250.000 jeunes pour cette seule région.

En plus des réductions sur les transports (notamment grâce à des partenariats avec l’ONCF, la CTM et Supratours), le ministère prévoit d’étendre son dispositif à la mobilité urbaine avec le soutien des régions et des municipalités. À terme, il ambitionne d’atteindre 2,6 millions de jeunes d’ici 2026, avec un objectif final de 8,5 millions.

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3,5 MMDH pour la réalisation de 57 projets à Fès-Meknès

Signée par le président du Conseil régional de Fès-Meknès, Abdelouahed El Ansari, le Wali de la région, gouverneur de la préfecture de Fès, Said Zniber et le président du directoire du Holding Al Omrane, Housni El Ghazaoui, cette convention-cadre vise à définir les domaines de coopération entre les parties, leurs formes, leurs délais et leur gouvernance.

Le but de cette convention-cadre est de préparer des études techniques ou d’ingénierie et de réaliser des programmes et grands projets stratégiques au niveau de la région de Fès-Meknès qui portent sur un montant global de plus de 3,56 MMDH, dont une contribution de 1,6 MMDH de la part de la région.

Intervenant à cette occasion, Abdelouahed El Ansari a indiqué que cette convention-cadre vise à mettre en œuvre le PDR 2022-2027, illustrant la volonté de la région de s’ouvrir sur des acteurs ayant de l’expérience et de l’expertise dans la réalisation de grands projets dans le cadre d’une approche participative.

Cette convention-cadre balise le terrain pour la signature de conventions spécifiques portant sur la réalisation de chaque projet, a expliqué El Ansari, notant que les 57 projets couvrent l’ensemble des provinces et préfectures de la région et concernent différents secteurs comme l’industrie et le commerce, l’habitat, le sport ou encore l’artisanat et l’économie sociale et solidaire.

De son côté, Housni El Ghazaoui a rappelé qu’Al Omrane a « contribué à plusieurs projets dans la région Fès-Meknès, notamment dans le cadre du premier PDR entre 2016 et 2022 », ajoutant que la ville de Fès se prépare pour abriter des évènements planétaires majeurs, notamment la Coupe du Monde 2030 de football.

Le nouveau PDR 2022-2027, qui est doté d’un budget de 29,3 MMDH, vise à mettre en place une dynamique de croissance inclusive et durable. La contribution de la région au PDR est estimée à 9,3 MMDH, soit 32 % du budget total, tandis que les partenaires, comprenant des ministères, des institutions publiques et des collectivités locales, apporteront 20 MMDH.

(Avec MAP)

Le programme d’aide au logement au cœur de la 7e édition du Salon Al Omrane Expo

Ce rendez-vous qui se tient du 18 au 21 avril sous l’égide du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, constitue une occasion d’interaction entre le groupe et le grand public pour faire découvrir les opportunités d’investissement et d’acquisition de logements, de terrains et de locaux d’activités.

S’étendant sur une surface de 1.200 m² et réparti sur plusieurs espaces, le Salon a prévu un espace spécialement dédié à la nouvelle « Expérience client » du groupe Al Omrane à travers l’utilisation directe de « la Plateforme d’aide à l’acquisition ».

Le coup d’envoi de ce salon a été marqué par l’organisation d’une conférence inaugurale sous le thème « Nouveau programme d’aide au logement : une opportunité immobilière à portée de mains ».

Cette édition du salon sera marquée par l’organisation de plusieurs autres conférences sur des thématiques en relation avec le secteur, notamment l’éligibilité et le processus d’acquisition relatif au « Nouveau programme d’aide au logement », ainsi que les offres bancaires disponibles afin d’accompagner cette initiative nationale d’envergure.

Le secrétaire général du ministère, Youssef El Hosni, a souligné que l’accès au logement constitue un droit fondamental pour chaque individu et revêt une importance cruciale pour améliorer la qualité de vie des ménages, précisant que le secteur de l’immobilier au Maroc a connu un grand succès durant les deux dernières décennies.

Pour sa part, le président du directoire du groupe Al Omrane, Housni El Ghazoui, a annoncé que le groupe va déployer un « plan ambitieux de production de logements destinés à la classe sociale et moyenne étalé sur la période 2024 à 2028, en production propre ou en partenariat avec le secteur privé ». Le groupe a mobilisé à cet effet une « réserve foncière importante ainsi que des ressources financières non négligeables dédiées à la mise en œuvre de son programme de logement inscrit dans ce cadre ».

Le responsable a aussi présenté la nouvelle plateforme d’aide à l’acquisition, disponible à travers le site web www.alomrane.gov.ma, qui permet au citoyen marocain, résidant au Maroc ou à l’étranger, de disposer de toutes les informations relatives aux produits mis en vente comme la localisation, la superficie, le prix et les équipements de proximité.

La plateforme, a-t-il poursuivi, offre divers services comme l’évaluation de l’expérience client et le traitement des réclamations, assurant ainsi une « expérience utilisateur optimale ». Cette initiative « concrétise les engagements du groupe Al Omrane en faveur de la proximité et de la transparence envers les citoyens, dans le cadre de sa stratégie de transformation numérique visant à répondre à leurs attentes ».

 

Al Omrane prévoit 5,5 MMDH d’investissements en 2024

La ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, et vice-présidente du Conseil de surveillance du Groupe Al Omrane, Fatima Ezzahra El Mansouri, a présidé, le mardi 26 mars une réunion de ce Conseil, consacrée à l’évaluation des résultats du groupe au titre de l’année 2023 et de son plan d’action 2024.

Lors de cette réunion, la ministre s’est arrêtée sur les attentes du Conseil de surveillance à l’égard du groupe Al Omrane, l’invitant à « contribuer activement à l’élaboration des politiques publiques liées au secteur, à renforcer ses relations avec les partenaires centraux et régionaux, et à améliorer son efficacité et son efficience pour servir de modèle en matière de gouvernance, de transparence et de service aux citoyens », indique un communiqué du ministère de l’Aménagement du territoire national.

Dans le cadre des perspectives futures, le groupe mobilisera des investissements d’une valeur de 5,5 milliards de DH, dont 3,3 milliards en investissements propres. Le volume des transactions prévu devrait atteindre environ 5,583 MMDH, soit une augmentation de 31% par rapport à l’année 2023.

Pour l’année 2024, le Groupe compte réaliser 16.679 nouvelles unités de production et 28.421 unités en partenariat, a affirmé Housni El Ghazaoui président du Conseil d’administration, cité dans un communiqué diffusé suite à cette réunion. De même, le groupe vise à finaliser les travaux pour 28.908 nouvelles unités de production et 9.478 unités en partenariat. Parallèlement, le Groupe prévoit de livrer 17.432 unités, d’émettre 16.080 contrats de vente et de générer 30.058 titres fonciers.

Un chiffre d’affaires de plus de 4,26 MMDH

En 2023, le Groupe a clôturé l’année 2023 en réalisant un chiffre d’affaires de 4,266 millions de DH, avec un taux de réalisation de 101%.

Les recettes de ventes ont atteint 4,729 MMDH, dépassant les objectifs fixés précédemment, avec un taux de réalisation de 117%, représentant une augmentation de 22% par rapport aux réalisations de l’année 2022.

En ce qui concerne les réalisations opérationnelles, les chantiers relatifs à 6.548 nouvelles unités de production et 38.255 unités de réhabilitation urbaine ont été lancés. De plus, 10.832 nouvelles unités de production et 43.235 unités de réhabilitation urbaine ont été achevées.

Le Label RSE attribué par la CGEM à Al-Barid Bank et des filiales d’Al Omrane

Pour rappel, le label RSE de la CGEM a pour vocation d’encourager les entreprises marocaines à adopter une démarche globale en tenant compte des impératifs économiques, environnementaux et sociaux dans leur stratégie managériale.

Il est octroyé par la présidence de la CGEM pour trois années sur avis d’un Comité d’attribution suite à une évaluation managériale menée par l’un des tiers experts indépendants accrédités par la Confédération. Le renouvellement se fait dans les mêmes conditions avec un niveau d’exigence supérieur à l’évaluation précédente.

Malgré la conjoncture défavorable, Al Omrane investira plus de 4,4 MMDH en 2024

Le rapport sur les établissements et entreprises publics (EEP) qui accompagne le PLF 2024 fournit un éclairage sur la tenue de l’activité du bras armé de l’Etat en matière d’aménagement foncier et de logement pour l’année 2022. Mieux encore, la nouvelle documentation donne plus de détails édifiants sur les projections d’activité du groupe public pour la fin de l’année 2023 et au-delà.

Le rapport du ministère de l’Economie et des finances rappelle une baisse d’activité en termes de mises en chantier et d’achèvements en 2022 par rapport à l’année 2021, en raison des tensions inflationnistes, de la contraction de la demande et de la hausse du chiffre d’affaires de 5,6% à plus de 4,3 MMDH. Il souligne également que le groupe Al Omrane prévoit pour l’année 2023 le maintien du niveau de la production et de la commercialisation de 2022. La raison de cet objectif tient à la persistance d’une conjoncture défavorable.

Concrètement pour l’année 2023, le groupe public prévoit la mise en chantier de près de 14.000 unités nouvelles et la mise à niveau de 60.000 unités en milieu urbain. De plus, Al Omrane compte, entre autres, achever plus de 21.000 unités nouvelles.

Autre information importante : l’entité publique qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,7 MMDH au premier semestre 2023 − soit une hausse de 2,77% par rapport à la même période de 2022 − a investi un peu plus de 2 MMDH au cours des six premiers mois de l’année 2023 (contre 2,5 MMDH à la même période de 2022).

Au chapitre des prévisions, le groupe Al Omrame ambitionne de clôturer l’année 2023 avec un chiffre d’affaires de plus de 4,2 MMDH, soit une progression de 8%.

L’aménageur public projette d’investir plus de 4,4 MMDH en 2024 et plus de 4,5 MMDH en 2025.

Al Omrane : légère hausse du chiffre d’affaires à fin juin 2023

« Dans un contexte économique marqué par la hausse des matières premières impactant de manière directe le secteur de l’immobilier et le pouvoir d’achat des ménages en général, le groupe Al Omrane finit le 2e trimestre 2023 avec une progression du chiffre d’affaires », annonce-t-il dans un communiqué.

Au titre de la même période, le groupe a réalisé des investissements à hauteur de 2,05 milliards de DH contre 2,58 MMDH durant le 1er semestre 2022.

Le groupe annonce un endettement qui s’établit à 4,37 MMDH à fin juin 2023, en légère baisse de 1% par rapport à la même période en 2022.

Badr Kanouni (Al Omrane) : “Il faut anticiper l’arrivée de 4 à 5 millions de Marocains dans les villes d’ici 2030”

Médias24 s’est entretenu avec Badr Kanouni, président du directoire du groupe Al Omrane, sur les enjeux de l’urbanisme au Maroc et le rôle que joue son groupe, à l’occasion de la 37e Journée nationale de l’architecte, organisée du 13 au 15 janvier à Erfoud.

Le taux d’urbanisation au Maroc atteindra 75% à l’horizon 2030, contre 64% en 2021, selon les chiffres du haut-commissariat au Plan (HCP). Un accroissement qui engage des défis importants en termes d’urbanisme. Le groupe Al Omrane est le bras opérationnel de l’Etat dans ce domaine, agissant principalement dans les activités de l’aménagement urbain et de l’habitat.

Son président revient sur l’importance de l’anticipation, la prise en compte de la dimension durable, l’innovation et la convergence avec la gouvernance territoriale. Dans cet échange, sont également abordés les réalisations et les programmes dans lesquels est engagé Al Omrane.

Médias24 : À l’occasion de cette Journée nationale de l’architecte, quel rôle joue ce dernier en matière d’urbanisation ?

Badr Kanouni : L’architecte a un rôle important, puisqu’il intervient dans tous types d’opérations d’urbanisation, que ce soit les lotissements, les zones nouvelles d’urbanisation, les pôles urbains, les villes nouvelles… Dès qu’il s’agit de réaliser des opérations d’aménagement, petites, moyennes ou grandes, l’architecte est un acteur et partenaire incontournable.

C’est lui qui conçoit et prépare les plans, en coordination avec le donneur d’ordres, en répondant à ses besoins, en intégrant ceux de son environnement et en respectant les politiques nationales.

Les extensions urbaines sont importantes pour le développement de tout pays. Au Maroc, la vision royale est claire ; elle est également reprise par le Nouveau Modèle de développement. Ces extensions doivent veiller à créer des cadres de vie adéquats, qui n’offrent pas seulement de l’habitat à nos concitoyens, mais qui répondent aussi à leurs différents besoins, tout en intégrant ceux liés au développement national et des territoires.

Il faut pour cela assurer une mixité sociale et fonctionnelle, c’est-à-dire qui prévoie les grandes infrastructures nécessaires, les espaces verts, les besoins économiques souhaités tels que l’industrie, le tourisme, la logistique, le service, les commerces… C’est à l’architecte que revient la charge de mettre tout cela en place au niveau de la conception et du développement du projet, dans une approche de développement durable et respectueuse de l’environnement. Il a aussi un rôle de préservation du patrimoine marocain, de son histoire et de sa culture.

Nous pouvons être satisfaits de ce qui
se fait au Maroc. Plusieurs réalisations sont même saluées à l’international.

– On reproche parfois aux architectes marocains de manquer de créativité, surtout en ce qui concerne le style des façades, jugé trop simpliste ou pas assez cohérent. Qu’en pensez-vous ?

– Je pense que l’on ne peut pas pointer tout un corps de métier quel qu’il soit, ni généraliser. C’est valable pour tous les métiers, tous secteurs et dans tous les pays. Mais de manière générale, nous avons les compétences capables de répondre aux différents besoins.

Maintenant, pour en revenir à l’architecte, il n’a pas une totale autonomie et liberté de manœuvre. Il doit veiller à respecter plusieurs paramètres, tels que les documents d’urbanisme, les aspects réglementaires et légaux, la vision des différents acteurs qui entrent dans le processus de traitement et d’autorisation des plans… Sa mission exige qu’il prenne tout cela en compte dans la conception de son projet.

Je ne dis pas que les architectes ne doivent pas faire plus d’efforts ou être plus créatifs, mais que l’on innove, il faut un effort commun. C’est une responsabilité partagée par tous. D’ailleurs, le Nouveau Modèle de développement n’a pas manqué de relever cet aspect, et il y a clairement une prise de conscience au Maroc de l’importance de renforcer la convergence et l’efficacité du travail collaboratif et de la coopération pour la réalisation de buts communs.

On peut encore mieux faire individuellement et collectivement, mais globalement, nous pouvons être satisfaits de ce qui se fait au Maroc. Plusieurs réalisations sont même saluées à l’international.

– Venons-en au groupe Al Omrane. Quel rôle joue-t-il dans l’urbanisation au Maroc ?

– Le groupe Al Omrane a été créé par l’Etat avec la mission de mettre en œuvre les politiques publiques dans le domaine de l’habitat, de l’aménagement et du développement territorial.

Le groupe a cette force voulue par l’Etat, ce que l’on oublie un peu, et qui était même l’une des raisons d’être de sa réforme et de sa restructuration menées entre 2004 et 2007, à savoir sa structure organisationnelle qui lui permet de couvrir l’ensemble du territoire en respectant les principes de la régionalisation avancée, de la déconcentration et décentralisation. Il y a, comme vous le savez, une holding et des sociétés régionales.

La holding reçoit ses orientations de l’Etat, principalement du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, mais aussi du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Economie et des finances compte tenu du caractère transversal de son activité. La holding a donc la responsabilité de veiller à ce que l’opérationnalisation par ses filiales respecte les politiques publiques et gouvernementales.

Ensuite, l’exécution des programmes et des projets se fait exclusivement dans les territoires, par nos 71 représentations, c’est-à-dire par nos sociétés régionales et leurs agences territoriales, en fonction des besoins, spécificités et décisions des acteurs territoriaux. C’est le rôle premier du groupe Al Omrane et sa force.

Au niveau de l’habitat, nous faisons de la lutte contre l’habitat insalubre une priorité absolue. L’activité du groupe sur ce registre représente presque 83% du programme national. Cet effort collectif a permis de sortir 1,5 million de Marocains des bidonvilles, soit l’équivalent d’une grande ville marocaine. C’est une réalisation très importante.

En matière d’amélioration des conditions d’habitat, 8 millions de Marocains ont bénéficié des restructurations de leurs quartiers grâce aux programmes du ministère et des collectivités territoriales.

Le groupe participe activement à la production de logements, principalement pour les plus démunis. Nous le faisons directement ou à travers des promoteurs privés. A date, le groupe a lancé plus de 165.000 unités de logements sociaux.

Pour l’aménagement, le groupe réalise beaucoup d’opérations sur l’ensemble du territoire, que ce soit des villes nouvelles, des urbanisations et des pôles urbains, ou encore des lotissements et des zones industrielles…

– Qu’en est-il des villes nouvelles, des nouveaux pôles urbains ? Où en sommes-nous ?

– C’est une activité qui entre dans le cadre du métier de l’aménagement territorial. Ce sont des extensions urbaines ; le Maroc en a besoin et en aura encore besoin à l’avenir pour faire face à l’urbanisation continue qu’il connaît et aux défis qu’elle entraîne.

A la fin des années 2000, le gouvernement nous a chargés de réaliser quatre villes nouvelles sur les quinze programmées.

Nous avons d’autres extensions en cours. On parle de 40 pôles urbains à travers tout le territoire national. Par ces opérations, nous essayons, avec notre écosystème, de mettre en œuvre les politiques publiques pour la création d’un cadre de vie global avec la mixité sociale et fonctionnelle nécessaires.

Car il n’y a pas que l’habitat. Nous sommes parfaitement conscients de l’importance d’offrir un cadre de vie adéquat, avec des espaces verts, des grandes infrastructures, des équipements publics et des activités économiques, que ce soit dans l’industrie, le commerce ou les services.

Al Omrane, avec ses 71 représentations qui couvrent tout le territoire et lui permettent d’être au plus près des citoyens et des différents acteurs territoriaux, qu’ils soient locaux ou régionaux, dispose de la structure idoine pour conduire ces politiques avec ses différents partenaires.

Nous investissons 4 à 5 milliards de dirhams par an, et toutes les réalisations sont assurées par le privé.

– Quelle est votre relation avec le secteur privé, notamment les promoteurs immobiliers ?

– Le groupe Al Omrane a certes été créé par l’Etat avec une mission publique, mais nous voulons aussi nous appuyer sur le secteur privé. Nous investissons 4 à 5 milliards de dirhams par an, et toutes les réalisations sont assurées par le privé.

Plus de 2.400 prestataires travaillent pour nous : entreprises, bureaux d’études, architectes, topographes, notaires, promoteurs immobiliers… Ils sont importants pour nous. C’est notre écosystème.

Concernant l’habitat, nous voulons renforcer cette collaboration avec les promoteurs privés. Nous sommes davantage dans l’aménagement territorial. Les réalisations doivent être faites par le secteur privé. Nous œuvrons pour cela avec des promoteurs de toutes les tailles.

Nous travaillons par exemple avec de petits promoteurs immobiliers, puisque nous avons une offre de lots de terrain qui leur sont destinés.

– Lors de votre discours devant les architectes, vous avez rappelé l’importance de l’anticipation des besoins et de la planification. Que faut-il aujourd’hui pour mieux anticiper et mieux planifier en matière d’urbanisme au Maroc ?

– Il y a déjà un besoin aujourd’hui auquel il faut répondre. Si je ne prends que l’habitat, l’étude du ministère démontre un besoin immédiat de deux millions de logements de différents types. Par conséquent, il faut trouver le moyen de répondre à cette demande et le foncier qui va avec.

Mais vous avez aussi cette urbanisation qui se poursuit au Maroc, puisque l’on devrait passer à 75% de taux d’urbanisation d’ici 2030. Ce sont 4 à 5 millions de Marocains qui devraient arriver dans les villes.

Il faut l’anticiper, le prévoir, le préparer à l’avance. Si on ne le fait pas, les citoyens arriveront de toute façon tous les jours dans les villes et les zones urbaines actuelles. S’ils ne trouvent pas une offre préparée, ils habiteront là où ils le pourront. Cela risque d’engendrer à nouveau les différentes formes d’insalubrité que vous connaissez : habitat informel dans les banlieues, dans les villes, même dans des quartiers informels ou des bidonvilles, ou encore dans des habitations existantes avec des rajouts de pièces ou d’étages dans n’importe quelles conditions. Cela créera des problèmes importants qu’il faudra à nouveau traiter.

L’anticipation est donc primordiale. La réponse doit passer par des développements structurés des territoires : petites villes actuelles, moyennes, grandes, centres émergents ou villes nouvelles. Le lieu reste un choix qui relève des décideurs territoriaux.

Mais peu importe le type d’extension, il faut qu’elle se fasse en respectant l’orientation de créer un cadre de vie global avec cette mixité sociale et cette mixité fonctionnelle, c’est-à-dire les grands équipements, l’industrie, la logistique, le tourisme, le service, le commerce et autres.

Cela ne doit pas non plus se faire de manière éclatée. Il faut au contraire, pour un territoire donné, tout regrouper sur une seule zone qui sera réalisée de manière progressive par tranche en fonction des besoins. Ces opérations publiques seront perçues comme telles, bénéficieront de la confiance des citoyens et des investisseurs, et permettront de réduire et d’optimiser les investissements publics en hors site et de connexion aux différents réseaux : routiers, électrique, eau, assainissement…

Il y a beaucoup de projets et de moyens mobilisés dans le cadre des mises
à niveau des villes.

– Les collectivités territoriales jouent un rôle important en matière d’urbanisme. Elles produisent des schémas, des plans d’aménagement, etc. Y a-t-il une certaine coordination entre vous ? Comment cela se passe-t-il concrètement ?

– Rien ne peut se faire sans les collectivités territoriales, ni sans d’autres acteurs bien sûr, comme les agences urbaines et les autorités. Nous avons l’autorisation des communes de faire les modifications nécessaires en cas de besoin. Cela passe aussi par les communes et les autres acteurs concernés. Nous collaborons ensemble jusqu’à l’obtention des réceptions, la délivrance des permis d’habiter, les titres fonciers, etc. Nous sommes aussi partenaires de plusieurs instances de gouvernance créées pour faire aboutir les projets publics dont nous avons la charge par exemple.

En matière d’aménagement, nous sommes à la disposition de ces collectivités territoriales pour répondre à leurs besoins, en collaboration avec les autorités publiques selon la démarche évoquée précédemment. Notre mission est de répondre aux besoins de nos citoyens et de nos territoires.

– Dans le cadre de la régionalisation, les régions ont créé des Agences régionales d’exécution de projets (AREP), et les communes des Sociétés de développement locales (SDL), qui portent parfois des projets d’aménagement. Considérez-vous cela comme une concurrence ou une complémentarité ?

– Parler de concurrence dans le secteur public n’a pas de sens. Nous devons parler de complémentarité et de convergence. La Cour des comptes a par exemple déjà relevé des problèmes de chevauchements dans les prérogatives de certains établissements. La réforme des entreprises et établissements publics ambitionne de les dépasser.

En ce qui nous concerne, Al Omrane a été créée par l’Etat, avec une présence sur l’ensemble du territoire. C’est l’Etat aussi qui a fixé notre mission, qui valide nos projets et nos plans d’actions pluriannuels et annuels, selon une vision et une politique globale. C’est en soi une garantie de cohérence. En principe, il revient donc à tous d’aller vers plus de complémentarité, et certainement pas de concurrence, car les besoins sont multiples et très larges, et les capacités d’exécution de l’ensemble des opérateurs n’y suffisent pas. Pourquoi s’évertuer à mener les mêmes activités quand il est plus pertinent de couvrir plus de domaines ?

Il faudrait au contraire profiter des expertises et expériences existantes (souvent très longues) en cherchant à renforcer cette complémentarité de l’action des opérateurs au niveau des territoires.

Pour en revenir à notre secteur, le groupe Al Omrane, c’est plus de 45 ans d’expérience. Nous sommes là pour répondre au mieux aux besoins de nos populations et renforcer cette relation avec les autorités élues et publiques dans le cadre de conventions et d’une gouvernance commune pour assurer la meilleure convergence de l’action publique.

– L’aménagement urbain est relativement aisé quand il s’agit d’extension, puisque l’on part de zéro. Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit de villes existantes, avec une accumulation de problèmes de transport, de pollution… ?

– Partout dans le monde, on essaie d’améliorer la situation des villes et des zones urbaines. Chez nous bien entendu, la préoccupation est la même.

L’Etat a déployé plusieurs programmes dans ce sens. Le ministère de l’Habitat et de la politique de la ville a signé de nombreuses conventions dans ce cadre, notamment pour le volet politique de la ville avec des projets pour améliorer les conditions d’habitat des citoyens.

Bien sûr, il y a encore beaucoup de besoins et d’attentes à satisfaire. Le gouvernement, le ministère de tutelle et les autorités territoriales ne ménagent aucun effort dans ce sens.

Il y a du travail, beaucoup de projets et de moyens mobilisés dans le cadre des mises à niveau des villes, des programmes de développement urbain et j’en passe. Des résultats sont là, qu’il faut reconnaître, mais c’est aussi normal qu’il y ait des choses à améliorer, surtout avec les évolutions – et même révolutions – technologiques que connaît le monde aujourd’hui.

– On parle de plus de plus de villes intelligentes et de villes durables. Quel est votre sentiment sur ces innovations en matière d’urbanisme ?

– Tout le monde est conscient de l’importance d’introduire ces innovations dans ce secteur. Beaucoup d’initiatives sont en train de se faire ou en cours de préparation.

De notre côté, au niveau de l’opérationnalisation, notre mission est de contribuer à créer le meilleur cadre de vie possible. Pour citer un cas concret, nous sommes en train d’agir dans ce sens au niveau de sept de nos grandes opérations d’urbanisation (villes nouvelles et pôles urbains) en préparant une labellisation internationale qui est déjà bien avancée, afin d’introduire des aspects significatifs de durabilité, de réduction des consommations d’énergie et d’eau, et de contribuer avec les autres acteurs institutionnels à rendre ces villes plus intelligentes.

Il y a des mesures simples qui peuvent se faire en tenant compte simplement des conditions climatiques, de l’orientation des vents, de l’orientation par rapport au soleil, etc., et qui permettent de réduire la facture énergétique en termes de consommation d’électricité, de chauffage, de climatisation…

Le défi est de trouver des solutions économiquement viables, à la portée de nos moyens et du pouvoir d’achat des citoyens.

Au sein du groupe Al Omrane, cet effort de recherche et développement se fait en interne et en externe. Pour l’externe, je reviens à nos amis architectes qui ont aussi beaucoup de propositions ; de même pour les bureaux d’études et ingénieurs qui travaillent avec nous. A tous ceux-là, nous sommes ouverts à toute proposition d’amélioration.

Nous avons aussi un programme de recherche et développement qui couvre plusieurs aspects en partenariat avec des entités publiques, comme l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et le Centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST).

Et puis, il faut faire confiance au génie des jeunes marocains ! Le groupe a mis en place un programme, avec l’IRESEN et Tamwilcom, pour soutenir des start-up marocaines et des PME innovantes. Il sera bientôt lancé.

En plus du budget consacré par Al Omrane pour encourager ces start-up et ces entreprises innovantes, ces jeunes Marocains qui veulent justement proposer des solutions pragmatiques et réalisables, trouveront auprès de notre groupe l’occasion de tester leurs innovations dans des projets pilotes. Elles pourront être généralisées si elles se révèlent concluantes.

Al Omrane: un appel d’offres pour un projet de 90 MDH à Conakry

L’appel d’offres, lancé pour le compte du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, porte sur l’aménagement et la mise à niveau des axes structurants de la ville de Conakry.

Le coût des prestations est estimé à plus de 90,8 millions de DH, financés par un don du Maroc.

L’appel d’offres est reservé aux entreprise marocaines, qui doivent sous-traiter une partie des travaux à une entreprise guinéenne. La masse des travaux à sous-traiter doit être supérieure à 10% et ne doit pas dépasser 30% du montant du marché.

L’ouverture des plis est fixée au 9 avril 2019 à 11h, au siège d’Al Omrane à Rabat.

Lors de la dernière visite du Roi Mohammed VI en 2017 en Guinée Conakry, une convention relative à la mise à niveau de la ville de Conakry a été signée entre le ministère de l’Habitat marocain et son homologue guinéen.

Cette convention portait sur la réalisation d’actions prioritaires de mise à niveau des quartiers sous-équipés, de lutte contre l’insalubrité et d’amélioration de la voirie et de la trame viaire de la capitale guinéenne.

Une ONG appelle le chef du gouvernement « à assumer ses responsabilités »

Dans son communiqué publié lundi 15 avril, l’Association appelle Abdelilah Bebkirane à assumer ses responsabilités et intervenir dans l’urgence pour sauver la vie des prisonniers politiques en grève de la faim. « L’Association des droits de l’homme, ainsi que l’opinion publique et internationale, suivent avec beaucoup d’inquiétude, la poursuite, par de nombreux détenus politiques, dans certaines prisons marocaines, de la grève de la faim qui peut menacer
leurs vies».
Parmi les cas cités par l’Association, deux détenus politiques dans la prison locale de Taza, qui sont en grève de la faim depuis 44 jours ; 5 détenus politiques à la prison de Toulal 2, en grève depuis le 11 mars et ceux de la prison locale de Aïn Kadouss à Fès en grève depuis le 26 mars.