Au moins trois décès dus à une intoxication à l’alcool impropre à la consommation à Sidi Allal Tazi

Les investigations et enquêtes menées par les services de la Gendarmerie royale ont permis d’identifier les personnes présumées impliquées dans cette affaire et d’interpeller deux individus âgés de 41 et 21 ans, ont précisé les mêmes sources.

Les deux mis en cause ont été à leur tour placés sous surveillance médicale à l’hôpital provincial de Kénitra, en attente de l’évolution de leur état de santé, afin de diligenter l’enquête judiciaire sur fond de leur lien présumé dans la fabrication et la commercialisation de produits nocifs à la santé publique, causant la mort de consommateurs.

Les enquêtes, menées sous la supervision du parquet compétent, se poursuivent pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire et les liens entre les décès enregistrés et les produits alcooliques consommés, et pour procéder à l’arrestation de l’ensemble des personnes impliquées dans ces actes criminels.

(Avec MAP)

Boissons alcoolisées : une hausse de la TIC pèserait surtout sur les produits d’entrée de gamme

Dans le cadre du PLF 2024, certaines propositions suggèrent des hausses de la taxe intérieure de consommation (TIC). Ces propositions concernent notamment les boissons alcoolisées telles que le vin et la bière. Ces hausses de taxes seraient effectuées dans le but de rehausser les recettes pour contribuer au budget de l’État.

Quelles seraient les répercussions pour le consommateur et pour les entreprises concernées ? Pour rappel, le changement des quotités proposé dans le cadre du PLF 2024 est le suivant:

Une hausse des prix est inévitable

Actuellement, il convient de rappeler qu’il s’agit d’un projet de loi et que rien n’est acté. Cependant, si une adoption du PLF 2024 était réalisée en l’état, il est clair que la hausse prévue de la TIC impacterait le marché des débits de boissons, et de fait, le consommateur.

Contacté, un professionnel du marché explique : « La TIC est un droit d’assise. C’est quelque chose qui est collecté par les alcooliers pour le compte de l’État. Toute hausse de la TIC se traduit par un impact sur le prix de vente sur le consommateur final, car cette taxe est, in fine, payée par les consommateurs ».

Sachant qu’il s’agit d’un projet et qu’une hausse chiffrée et définitive de la taxe n’est pas actée, il est peu pertinent de savoir quelle sera la répercussion chiffrée sur un tel produit de consommation. Cependant, il faut noter que les produits premium seront moins affectés que les produits d’entrée de gamme.

Une hausse qui touchera plus fortement les produits d’entrée de gamme

La hausse proposée de la TIC sur le vin et la bière affecterait les prix de ventes de la bière ou encore du vin, mais également les volumes de vente des entreprises proposant de l’alcool. Notre interlocuteur nous explique que ce sont surtout les produits d’entrée de gammes qui seront affectés.

« Cette taxe est basée sur l’hectolitre, donc plus elle augmente, plus elle touche les premiers prix. Comme il y a une taxe basée sur le volume produit, si vous produisez un volume en entrée de gamme, l’impact de la TIC sera plus important que sur des volumes haut de gamme car les prix de vente sur le haut de gamme sont plus importants », explique-t-il.

Prenons un exemple fictif pour illustrer le propos avec un produit comme le vin. Pour rappel, dans le PLF, la nouvelle quotité proposée sur ce produit passerait de 850 dirhams par hectolitre à 1.500 dirhams par hectolitre, soit une hausse de 650 dirhams par hectolitre (de fait, 6,5 dirhams par litre, ndlr). Pour une bouteille d’un litre vendue dans le commerce à 40 dirhams, la répercussion de la hausse de la taxe au consommateur portera le prix à 46,5 dirhams. Mais sur un produit premium à 300 dirhams la bouteille d’un litre, le prix sera de 306,5 dirhams. Cela n’est pas une image réaliste de la hausse potentielle sur le produit, mais illustre qu’en termes de pourcentage du prix, les produits premium seraient donc moins touchés que les produits d’entrée de gamme.

Pour être plus précis, notre source nous explique que, « 1% d’augmentation de la TIC se répercuterait sur une augmentation de 0,05 dirhams sur le prix de vente consommateur d’une bière entrée de gamme ». Sachant que la TIC sur la bière pourrait passer de 1.150 DH à 2.000 DH/hl, soit une hausse de 74%, le prix de vente d’une bière entrée de gamme pourrait augmenter de 3,7 dirhams.

Outre le prix, un impact sur les volumes de vente d’alcool aurait lieu en cas de hausse de la TIC. « De plus, le consommateur premium est prêt à payer plus cher. La TIC à l’hectolitre fait que cela impacterait plus les produits d’entrée de gamme car il ne s’agit pas d’une taxe sur le prix de vente mais sur l’hectolitre. Cela impacterait l’aspect volume naturellement, surtout dans le contexte que nous connaissons dans lequel le pouvoir d’achat est au centre des préoccupations. Mais le secteur premium sera moins touché que le secteur d’entrée de gamme, c’est évident », conclut notre source.

Le Maroc supprime les droits de douane pour quelques boissons alcoolisées importées du Royaume-Uni

Le Royaume-Uni annonce avoir mené des négociations avec plusieurs pays pour supprimer les obstacles qui décourageaient auparavant les entreprises britanniques à vendre de l’alcool dans certains d’entre eux, dont le Maroc, indique le site du secteur public du Royaume-Uni.

“Suite à l’intervention du gouvernement (britannique, ndlr), le Maroc a supprimé les droits de douane de 49%, imposés par erreur sur une série de spiritueux britanniques”, a déclaré la secrétaire d’État britannique au Commerce, Kemi Badenoch, citée par la même source.

L’élimination des obstacles douaniers au Maroc, quatrième marché africain pour le whisky écossais, mais aussi au niveau d’autres pays, comme l’Argentine qui a réduit les droits de douane sur le whisky de 35 à 20% et la Tunisie qui a libéré les marchandises alcoolisées bloquées par sa douane, permettra aux produits britanniques d’atteindre des millions de nouveaux clients potentiels.

Selon le site du secteur public du Royaume-Uni, ces victoires commerciales débloquent des marchés d’une valeur de plus de 100 millions de livres sterling pour les entreprises britanniques du secteur de l’alcool.

Marrakech: coup de filet dans des restaurants classés et dépôts d’alcool

Les opérations, menées par une commission sécuritaire mixte composée des représentants des services centraux de la sûreté nationale et de la préfecture de police de Marrakech, ont permis aussi la saisie d’importantes quantités de boissons alcoolisées de contrebande et d’autres périmées, ainsi que d’autres ayant fait l’objet d’évasion fiscale et douanière.

Ces opérations sécuritaires ont abouti à la saisie de 34 bouteilles périmées et d’autres de « champagne » de contrebande, 272 bouteilles portant des cachets suspects de la douane, ainsi que des dizaines de milliers de bouteilles d’alcool impropres à la consommation, outre un grand lot de vignettes fiscales suspectes.

Les opérations de contrôle qui ont concerné les dépôts d’alcool et de boissons mélangées avec de l’alcool ont été effectuées en coordination avec les services de la douane et impôts indirects et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires. Le but étant de vérifier la déclaration douanière de ces produits et leurs conformités aux normes de sécurité sanitaire, explique la DGSN dans un communiqué. 

Les mesures de réglementation ont permis, quant à elles, de révéler 6 contraventions liées au non respect du type de l’autorisation, 8 conventions liées à l’emploi de personnes sans les autorisations nécessaires et 5 pour non respect des mesures de distanciation sociale prévues par l’état d’urgence sanitaire.

Il s’agit aussi d’autres contraventions liées au non respect des normes de la sécurité sanitaire et du port obligatoire du masque imposé par les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, selon le communiqué.

Dix gérants et employés dans ces locaux et dépôts ont été soumis à des enquêtes préliminaires sous la supervision du parquet compétent en vue de déterminer le degré de leur implication dans ces contraventions et les actes criminels commis.

(Avec MAP)

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Du 2 au 4 juillet, le Maroc participe au Busan international seafood and fisheries expo en Corée du Sud

Le Maroc prend part, du 2 au 4 juillet, au salon international des produits de la mer "Busan international seafood and fisheries Expo" (DISFE) dans la ville de Busan en Corée du Sud, indique un communiqué de l'Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE).

La participation marocaine pour la première fois à ce salon s'inscrit dans le cadre de la mise œuvre du plan d'action 2014 de la stratégie marketing institutionnel des produits de la mer, élaborée par le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime en déclinaison du Plan Halieutis.

L'objectif visé à travers cette participation est de renforcer la notoriété et l'image de marque des produits de la mer marocains sur l'ensemble des marchés asiatiques et plus particulièrement sur le marché coréen.

Organisé par l'EACCE sur un espace de 200 m², le pavillon marocain accueillera dix entreprises spécialisées dans les filières de la congélation des produits de la mer, de la fabrication des conserves et de semi-conserves et de la préparation de produits élaborés.

Ce salon, l'un des événements du commerce des produits de la mer les plus importants en Asie attirant plus de 350 exposants venus de 25 pays, sera l'occasion d'instaurer une plateforme d'échange, de partage et de discussion entre les opérateurs marocains et coréens, via des rencontres B to B et des visites sur sites programmées en marge.

Les exportations des produits de la mer du Maroc vers la Corée du sud en 2013 se sont chiffrées à 16,6 millions de dirhams avec un volume de 679 tonnes.

(Avec MAP)