Le Maroc envisage de réviser son accord commercial avec la Turquie (Reuters)

Le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, Omar Hejira, « se rendra prochainement en Turquie, pour discuter de mesures visant à atténuer le déficit de 3 milliards de dollars », rapporte Reuters, citant des sources ayant assisté à une réunion avec Hejira, le mardi 17 juin.

Signé initialement en 2004, l’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie avait été amendé en 2020, pour une durée de 5 ans [il arrive cette année à échéance, ndlr], notamment avec l’introduction de droits de douane de 90% sur plus de 1.200 produits relevant de plusieurs secteurs, dont le textile et l’habillement.

Malgré cela, les entreprises marocaines continuent d’importer d’importants volumes de tissu turc pour répondre aux besoins du secteur de l’habillement national.

Fours électriques : voici où en est l’enquête antidumping

L’enquête est en phase de collecte et de réception des données et informations des différentes parties impliquées souhaitant y participer, à savoir les producteurs locaux, les importateurs et les exportateurs.

Si les conditions sont réunies et que le ministère de l’Industrie l’estime opportun, des mesures provisoires de mise en place de droits de douane, pour une durée maximum de 200 jours, pourraient être appliquées.

Ladite enquête a pris effet le 30 août, et devrait durer 12 mois. Elle portera sur la période allant du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023.

La période d’enquête relative à l’analyse des tendances utiles à la détermination du dommage important, par rapport à la production nationale, portera sur la période allant du 1er janvier 2019 au 30 juin 2023.

L’amendement de l’ALE Maroc-Turquie ce jeudi en Conseil de gouvernement

L’amendement de l’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie a été signé le 24 août 2020 à Rabat. Il sera examiné ce jeudi, ainsi que le projet de loi l’approuvant.

Le Conseil du gouvernement suivra, par ailleurs, un exposé du ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement au sujet du bilan du gouvernement dans sa relation avec le parlement au cours de la 4e année législative de la dixième législature.

Le Conseil examinera, par la suite, un projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la nomination aux fonctions supérieures, avant d’étudier un projet de décret portant prorogation de l’état d’ urgence sanitaire.

Le Conseil examinera aussi un accord relatif à la consolidation des privilèges et de l’immunité diplomatiques, signé le 1er septembre 2020 par les Etats-Unis et le Maroc à Rabat et un projet de loi approuvant cet accord.

Le Conseil achèvera ses travaux par l’examen de propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Comment le sud du Maroc va se métamorphoser en dix ans

Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank (AWB), recevait mercredi soir des personnalités du monde des affaires et hauts responsables publics pour un ftour débat dédié au patrimoine culturel et les potentialités économiques des provinces du Sud.

Plus de 200 personnalités ont participé à cet événement, notamment Zoubeir Hajbouha, expert auprès du Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui avait pris part à l’élaboration du programme de développement des Provinces du Sud. La présentation de cet expert figure ci dessous, dans son texte intégral. Elle expose parfaitement le diagnostic et l'approche qui sera suivie pour développer les provinces du sud.

Cet événement fait partie du cycle de la Fondation Attijari bank «Échanger pour mieux comprendre».

 

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(Cliquer sur l'image pour lire les slides et les feuilleter)
 

Organisé sous le thème « Entre culture et développement économique, voyage au cœur des Provinces du Sud », le débat a porté sur les potentialités économiques de la région, ses richesses et ses opportunités d’investissement, ainsi que sur le rôle du partenariat public/privé dans l’accélération de son développement.

Les besoins en investissement de la région sont estimés dans le cadre de la feuille de route tracée par le CESE à plus de 140 milliards de DH pour les 10 prochaines années.

Maroc-Algérie : Médi1TV donne la parole aux familles séparées

Alors que la fermeture de la frontière remonte à presque 20 ans, le drame des familles séparées continue des faires souffrir des centaines d’hommes et des femmes. A Oujda, les équipes de l’émission «Les investigateurs» (diffusée mardi 3 décembre), sur Médi1TV, les ont filmé et leur donnent la parole.

«Pourquoi les pays européens qui n’ont pas les mêmes liens linguistiques et ancestraux peuvent traverser librement l’espace Schengen alors que les Marocains unis par les liens cultuels et culturels avec l’Algérie sont interdits de circulation», s’interroge un commerçant en colère.

Cette situation kafkaïenne aboutit à des histoires très douloureuses : il est impossible pour de nombreux Marocains de se rendre au chevet des malades ou aux enterrements de leurs proches parents installés de l’autre côté de la frontière.
L’exemple d’un médecin qui appelle son ami d’enfance pour demander des nouvelles est particulièrement éloquent. Le seul moyen de communiquer est le téléphone, ou de saluer ses proches à travers la ligne de démarcation.

Des Marocains interrogés soulignent l’absurdité de l’obligation qui leur est imposé de devoir prendre l’avion Casablanca-Alger et vice versa pour aller voir leur famille distante de quelques kilomètres. L’incompréhension règne car si les frontières terrestres sont fermées, les lignes aériennes entre les deux pays sont toujours opérationnelles.
Le reportage se fait particulièrement émouvant lorsqu’on voit une famille désargentée incapable de payer un billet d’avion à 7.000 DH. Seule solution, traverser la frontière clandestinement pour visiter ses proches. L’exercice est périlleux et illégal ; les soldats algériens n’hésitent pas à tirer à balles réelles sur les clandestins marocains, selon les témoignages recueillis sur place par les enquêteur des l’émission.

La chercheuse Fatiha Daoudi affirme que c’est une aberration de l’histoire commune des deux pays et qu’il serait grand temps d’organiser des recensements des familles frontalières pour donner des autorisations de passage interfamiliales.

L’impression qui prédomine est que l’Algérie veut punir le Maroc d’avoir osé fermer temporairement ses frontières face à la menace terroriste de 1994. Malgré l’expulsion de 350.000 marocains en 1975 en mesure de rétorsion contre l’organisation de la marche verte, Rabat réclame toujours à corps et à cri l’ouverture de cette frontière dans un but humanitaire mais également économique. Les spoliations des biens marocains en Algérie qui avaient caractérisées ces expulsions de masse sont pourtant dans toutes les mémoires.

Ce reportage a le mérite de poser les bonnes questions, de montrer la souffrance au quotidien du fait de cette situation, même s’il manque le témoignage de ceux qui sont de l’autre côté de la frontière. Espérons simplement que l’Algérie daigne rouvrir au plus vite le poste frontalier de Zouj bral.