Contrôle des marchés : 531 magasins fermés et plus de 239 tonnes de produits impropres saisies

Dans le cadre des missions de vigilance, de suivi et de maintien de la mobilisation pour garantir la santé publique des citoyens et préserver leur pouvoir d’achat, les commissions provinciales mixtes ont veillé à renforcer les mécanismes de suivi, de contrôle et de régulation des marchés, tout en faisant preuve de fermeté pour lutter contre toutes les formes de spéculation, de manipulation des prix et autres pratiques illégales pouvant porter atteinte à la sécurité et aux droits des consommateurs, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Au total, 4.988 interventions sur le terrain ont été menées par les commissions provinciales mixtes durant la période allant du 2 au 26 mars courant, entraînant l’inspection et la fermeture de 531 magasins non réglementaires dédiés à la production, au stockage, à la vente en gros et au détail, indique un communiqué du ministère.

Suite à ces opérations, 239.402 kg de produits non conformes aux normes réglementaires en vigueur ont été saisis, dont 65% étaient périmés ou impropres à la consommation, ajoute la même source, notant que des procédures juridiques et judiciaires ont été engagées à l’encontre de 327 contrevenants.

Ces commissions poursuivront leur travail de manière régulière, selon une approche axée sur le renforcement des mesures de coordination et de vigilance, l’intensification des contrôles et l’application stricte des dispositions légales relatives aux prix, à la concurrence et à la protection des consommateurs, souligne le ministère.

Lancement de la construction du qualipôle du Loukkos

Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki, a effectué, ce mardi 28 mars, une visite de terrain dans les provinces de Larache et le périmètre du Loukkos.

Dans la commune territoriale de Zouada, le ministre a présidé le lancement des travaux de construction du qualipôle du Loukkos. Installé sur une superficie de 2 ha et pour un coût global de 97,8 MDH, le qualipôle alimentation a pour objectif d’assurer un accompagnement de proximité aux producteurs pour améliorer la qualité de leurs produits et fournir des services d’analyse et de contrôle, afin d’accéder aux marchés dans les meilleures conditions, indique le département de Mohammed Sadiki dans un communiqué.

Le qualipôle abritera les laboratoires de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de Morocco Foodex, ainsi que le Centre régional des jeunes entrepreneurs agricoles (CRJEA) et des espaces communs.

A noter que l’agropole du Loukkos est composé de quatre espaces : l’ »Espace Industries Alimentaires » dédié aux activités industrielles, aux industries connexes, au transport, au stockage et aux showrooms ; le « Pôle Technologique » composé d’une pépinière d’entrepreneuriat, d’instituts de formation et d’un centre d’innovation ; le « Pôle Services » comprenant les installations de services et d’exploitation, et le « Qualipôle alimentation« .

Le Maroc à l’honneur à New York au salon Summer Fancy Food Show 2023

La 67e édition du salon Summer Fancy Food Show se tiendra du 25 au 27 juin 2023 au Javits Center à New York. Ce salon rassemble plusieurs dizaines de milliers d’acheteurs qualifiés, de distributeurs et d’importateurs du secteur agroalimentaire nord-américain.

« Le marché nord-américain est un marché à très fort potentiel pour l’offre exportable marocaine et regorge d’opportunités commerciales, renforcées par les relations de coopération étroites qui unissent le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique. Dans ce contexte, la participation dans un salon d’une telle envergure constitue une occasion pour assurer le rayonnement de notre pays et renforcer la positon du Royaume en tant que producteur et exportateur agroalimentaire de premier plan », a déclaré El Mehdi El Alami, directeur de la promotion et du développement, cité dans le communiqué de Morocco Foodex.

Cette collaboration avec la Speciality Food Association (SFA) reflète la croissance continue de l’industrie agroalimentaire marocaine, ainsi que la reconnaissance de la crédibilité et de l’authenticité de l’offre exportable marocaine aux États-Unis d’Amérique, note le communiqué.

Pour cette occasion, Morocco Foodex accompagnera une quarantaine d’exportateurs marocains. Ce sera également l’occasion de mettre en avant l’art culinaire marocain à travers l’organisation d’animations culinaires durant toute la période du salon, souligne la même source.

Situation normale de l’approvisionnement en produits agricoles et de la pêche

Dans un communiqué daté du 14 mars et concernant les produits agricoles, le Ministère annonce que : 

– Le stock de blé destiné à la minoterie industrielle détenu par les organismes stockeurs couvre 3 mois d’utilisation, une couverture qui atteindra plus de 4 mois vers la fin du mois d’avril.

– Concernant les légumes, la production des tomates primeurs couvrira les besoins du marché jusqu’au mois de mai étant donnée le bon déroulement de la campagne primeurs. La production prévisionnelle de la tomate de saison est aussi suffisante pour couvrir les besoins de consommation nationale. Même constat pour la pomme de terre et pour l’oignon. 

– Les fruits affichent également un niveau de disponibilité très satisfaisant. 

En somme, la production des légumes et fruits va couvrir les besoins du marché national même pendant le mois de Ramadan qui connait une forte consommation des denrées alimentaires. 

– Autre aliment à forte consommation notamment pendant le mois de Ramadan, les dattes affichent une bonne disponibilité sur le marché grâce à la production nationale et à l’import. 

– La production laitière, actuellement en saison de haute lactation, offre un volume pour usinage de près de 165 millions litres contre un besoin moyen mensuel de 125 millions de litres et atteint 135 millions litre au mois de Ramadan. Aucune variation des prix n’est prévue. Les produits laitiers dérivés notamment le beurre sont disponibles sur le marché grâce à la production laitière nationale et aux importations entamées depuis le début de l’année. 

– Concernant les viandes, la quantité de viandes rouges (bovines, ovines et caprines) disponible est suffisante pour couvrir les besoins de consommation nationale. L’offre de viande blanche et œufs, elle, est supérieure aux niveaux de consommation. 

>> En ce qui concerne l’approvisionnement en produits de la pêche, aucun impact ou pénurie n’est à redouter. Le secteur entre dans une période de grande production : 

– Pour la sardine, qui reste un produit phare particulièrement prisé par le consommateur marocain, une forte production est attendue avec des quantités qui s’inscriront en tendance haussière dans les mois à venir, pour atteindre les pics de production à partir de l’été. 

– Le Maroc est producteur d’un grand nombre de produits halieutiques. Cette dernière saison de pêche a été marquée par une abondance pour différentes espèces de poisson comme le poulpe, la seiche, le calmar et de nombreux poissons blancs.

En outre, les membres de l’UNICOP (l’Union Nationale des Industries de la Conserve de Poisson), ont affirmé leur capacité à assurer un approvisionnement normal du marché en boîtes de conserve de sardines et leur pleine disposition à en produire davantage en cas de nécessité pour répondre à la demande du marché national.

Le Ministère souligne que l’ensemble des services de traitement et de distribution de produits agricoles (marchés de gros de fruits et légumes et de poisson, les abattoirs, les circuits de distribution) maintiendront leur activité et ne seront pas concernés par d’éventuelles mesures prises par le Maroc dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Ainsi, pour d’assurer la continuité du fonctionnement de ces services nécessaires à la garantie de l’approvisionnement en denrée alimentaires du marché marocain, les acteurs concernés mettront en place les conditions sanitaires et d’hygiène les plus strictes.

Coronavirus : « Les consommateurs marocains doivent arrêter de paniquer »

Une ruée vers les grandes surfaces et les commerces de proximité a été observée depuis ce vendredi 13 mars. Les Marocains paniquent à cause du Coronavirus et s’approvisionnent en masse. D’où une flambée des prix, notamment des produits alimentaires.

« Cette augmentation des prix est normale. Le consommateur en est directement responsable. La ruée est non justifiée, les supermarchés et les commerces ne vont pas fermer et leurs stocks ne vont pas s’épuiser”, nous déclare Bouazza Kharrati.

Il souligne par ailleurs que les rassemblements dans les commerces doivent être évités car ils augmentent le risque de contamination. 

De ce fait, notre interlocuteur invite les consommateurs à arrêter de paniquer pour permettre à tous les citoyens d’accéder aux produits alimentaires. 

De son côté, Ouadi Madih, président de l’Association de protection du consommateur Uniconso, affirme que « certes, les commerçants profitent et usent de cette situation de panique. Mais le manque de sensibilisation du consommateur joue un rôle primordial dans la hausse des prix. »

Les Marocains doivent arrêter de paniquer et n’acheter que ce dont ils ont besoin uniquement, le Maroc n’est pas en situation de crise,” ajoute la même source.

L’association de protection du consommateur est actuellement en train de mettre au point son plan d’action pour faire face à cette progression des prix des produits alimentaires, qui implique principalement la sensibilisation du consommateur ainsi que les commerçants et les fournisseurs.

D’autre part, le ministère de l’industrie et du commerce a également rassuré que l‘offre des produits transformés les plus consommés couvre largement les besoins des ménages.

Par ailleurs, les citoyens ne doivent pas hésiter à déposer une réclamation s’ils remarquent une hausse anormale des prix. Cela en contactant le service économique et social de la préfecture de leur ville, ou à travers le portail Khidmate Al Moustahlik , mis en place par le ministère du commerce, ou encore l’application mobiConso, créée par la FNAC (Fédération nationale des associations du consommateur).

Pour rappel, l’article 4 de la loi 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence, des mesures temporaires contre des hausses ou des baisses excessives de prix, motivées par des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé, peuvent être prises par l’administration, après consultation du conseil de la concurrence. La durée d’application de ces mesures ne peut excéder six mois prorogeable une seule fois par l’administration.

Les ventes mondiales de Renault progressent en 2013 grâce au low cost

Les modèles à bas coûts ont représenté l'an dernier 41% du total des ventes du constructeur, qui regroupe les marques Renault, Dacia et Renault Samsung Motors, contre 37% en 2012, a précisé un porte-parole. Le français a écoulé pour la première fois plus d'un million de ces véhicules, qui font partie en Europe et dans le pourtour méditerranéen de la marque Dacia mais qui sont écoulés ailleurs avec le sigle du losange. Le groupe a réalisé 50,5% de ses ventes hors d'Europe, une proportion quasi stable par rapport à 2012, et ce malgré l'arrêt de ses activités en Iran en juillet dernier, qui « a fait perdre près de 64.500 véhicules sur l'année », selon un communiqué. En Europe, dans un marché en déclin, Renault a augmenté sa part de marché de 0,4 point à 9,5% grâce à ses nouveautés (la citadine Clio IV et le crossover Captur) et au succès de Dacia, explique-t-il.

Hors Europe, sa progression a été freinée par le gel de ses activités iraniennes mais elle atteint quand même 3,8%. Il a réalisé des ventes records en Russie (+10,7%), a progressé en Argentine, en Inde ou encore en Turquie. Ses principaux marchés sont la France, suivie par le Brésil et la Russie. « En 2014, dans un contexte de marché plus favorable, nous confirmons notre stratégie de croissance rentable en poursuivant notre redressement en Europe et en augmentant nos volumes au niveau mondial », indique son directeur commercial Jérôme Stoll dans le communiqué. Le constructeur prévoit « une croissance modérée de 2% par rapport à 2013 » pour le marché auto mondial et « les marchés européen et français, sur leur lancée du second semestre 2013, sont attendus en légère croissance de 1% ». Ces résultats contrastent avec ceux de l'autre constructeur automobile français, PSA Peugeot Citroën, dont les ventes globales ont reculé de 4,9% l'an dernier.

(Par AFP)

La Bourse de Casablanca en léger repli à l’ouverture