Mines. Royal Road Minerals abandonne le projet d’exploration d’Alouana (provinces de Guercif et Taourirt)

À la suite d’une campagne de forage sur le prospect d’Alouana, Royal Road a publié les résultats de cette opération, qui a consisté en 22 sondages à circulation inverse, totalisant 2.036 mètres. L’objectif était de tester la continuité en profondeur de la minéralisation polymétallique.

D’une superficie de 680 km², la zone d’exploration d’Alouana couvre 6 licences d’exploration minière. Elle abritait, au siècle dernier, des activités minières à petite échelle, et plusieurs sites de travaux sont encore visibles dans la région.

Précédemment, Royal Road estimait, avant ce programme d’exploration, découvrir une épaisseur significative de minéralisation à faible pendage, combinée à une minéralisation contrôlée par des veines et des brèches à fort pendage. Cette configuration aurait pu fournir un volume en vrac suffisamment important pour justifier un scénario d’exploitation minière à ciel ouvert le long du sommet de la crête d’Alouana.

Cependant, les résultats des forages ont montré que la minéralisation à faible pendage ne se poursuivait pas en profondeur. Les teneurs en or obtenues à partir de la minéralisation sulfurée étaient faibles, avec un maximum de 0,6 gramme par tonne sur un mètre. Par ailleurs, l’intersection la plus élevée dans le matériau oxydé atteignait 2,2 grammes par tonne sur un mètre.

Les analyses de forage ont révélé une minéralisation principalement constituée de cuivre, de bismuth et de tungstène, avec des traces d’or, d’argent et de zinc, le tout présent dans des veines-brèches. Les résultats les plus significatifs des sondages ont mis en évidence des intersections de 14 mètres à 0,9% d’équivalent cuivre, et de 17 mètres à 1,0% d’équivalent cuivre. Par ailleurs, les teneurs maximales obtenues sur des échantillons de forage d’un mètre sont les suivantes : 98,3 ppm d’argent, 3,6% de cuivre, 3,1% de zinc, 0,5% de bismuth et 0,6% de tungstène.

En 2023, un accord d’options avait été conclu par Royal Road en vue d’acquérir Izughar Ressources, société marocaine propriétaire des titres d’exploration du prospect d’Alouana.

« Nous avions des objectifs clairs et bien guidés pour ce programme de forage et, une fois tous les permis requis reçus, le programme a été réalisé de manière efficace, sûre et rentable », a déclaré Tim Coughlin, président-directeur général de Royal Road.

Face à ces résultats, Royal Road a jugé que les résultats n’étaient pas suffisamment encourageants pour justifier la poursuite des travaux. La société a informé Izughar qu’elle ne comptait pas effectuer le paiement lié à l’option, et qu’elle se retirait de l’accord.

Cet accord prévoyait que, après l’achèvement d’un minimum de 2.000 mètres de forage et la réception de tous les résultats géochimiques, Royal Road aurait l’option exclusive de payer 750.000 USD à Izughar en échange de 90% de ses actions. En outre, un paiement supplémentaire de 375.000 dollars américains aux actionnaires d’Izughar devait être effectué après la publication du premier rapport d’estimation des ressources, et 2.000.000 dollars américains devaient être versés lors de la réalisation de la première étude de faisabilité concernant les licences d’Alouana.

Désormais, Royal Road concentrera ses efforts au Maroc sur le développement du prospect de Lalla Aziza, une ancienne mine de cuivre située près d’Imintanout.

Projet cuivre-or Alouana : début imminent des forages par Royal Road Arabia dans la province de Taourirt

Initialement prévue en juin 2024, la compagnie Royal Road a annoncé l’obtention des permis nécessaires pour le début de la campagne de forage du projet minier qu’elle compte développer à Alouana, une région qui a connu des extractions minières historiques à petite échelle et où plusieurs sites de travaux dans des galeries sont encore présents dans la région.

À la suite de l’obtention des autorisations nécessaires, l’entreprise débutera prochainement sa campagne de forage qui cumulera au moins 2.000 mètres et qui devrait commencer une fois construits les accès et les aires de forage.

Photos montrant la minéralisation cuprifère dans la région d’Alouana. À droite : minéralisation en cuivre horizontale (source : Royal Road). À gauche : minéralisation disséminée dans une exploitation souterraine abandonnée.

Bien que la compagnie soit confiante que la minéralisation cuprifère pourrait s’étendre au-delà des filons connus, des travaux de forage supplémentaires seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse ainsi que les potentialités apparues à la suite des travaux d’exploration préliminaire. Cette campagne de forage vise principalement à déterminer l’épaisseur de l’empreinte minéralisée et son extension latérale, notamment vers le sud-ouest, afin de se faire une première idée sur la viabilité économique du projet. Ils devront prospecter un système d’auréoles thermiques de cuivre et d’or formées au-dessus et à côté d’une intrusion de granite.

Lors de la phase d’exploration préliminaire, Royal Road a mené des travaux de reconnaissance géologique, géophysique et géochimique. Ces études ont mis en évidence plusieurs potentialités, notamment des échantillons avec des teneurs en cuivre atteignant 4,4% et en or 5,9 g/t, ainsi que des traces de bismuth, d’argent et de tungstène. À la lumière de ces résultats, quatre zones stratégiques ont été identifiées au sein de la zone centrale d’Alouana. Ces zones seront les cibles de la prochaine campagne de forage. Il s’agit de :

 

Carte montrant les résultats des teneurs en cuivre dans le permis d’Alouana, ainsi que les cibles de la prochaine campagne de forage exploratoire (source : Royal Road)

« Les objectifs sont clairs, et les forages ont été soigneusement planifiés afin de tester pleinement le potentiel du système minéralisé d’Alouana. Nous sommes impatients de lancer ce programme », a déclaré Tim Coughlin, président-directeur général de Royal Road.

La compagnie minière opère principalement dans quatre pays : Argentine, Colombie, Arabie saoudite et Maroc.

Au cours du mois dernier, la compagnie d’exploration minière a signé une lettre d’intention pour l’exploration et le développement de la mine de cuivre de Lalla Aziza située aux environs d’Imintanoute. Celle-ci constituera, une fois validée la décision d’investissement, le second projet minier après celui d’Alouana initié en 2023.