Karim Zidane représente le Roi au 17ᵉ Sommet des affaires USA-Afrique

Karim Zidane conduit une importante délégation composée de dirigeants et de hauts responsables du secteur public et privé, notamment de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), de l’Office national des chemins de fer (ONCF), de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), ainsi que de Medz, de Marsa Maroc et de représentants des banques marocaines.

La participation à cet évènement, qui se tient en présence de plusieurs chefs d’État africains ainsi que de hauts responsables de gouvernements de plusieurs pays, s’inscrit en droite ligne des hautes orientations royales en faveur du renforcement des partenariats économiques du Royaume avec les pays africains et les partenaires internationaux.

Elle vise à mettre en valeur les réformes engagées par le Maroc pour renforcer son attractivité économique, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, en particulier la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, et à promouvoir, ainsi, les opportunités qu’offre le Royaume dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables, l’industrie automobile, l’aéronautique, l’agro-industrie et les technologies vertes.

Dans cette dynamique partenariale, le Maroc se positionne désormais comme un acteur incontournable dans les chaînes de valeur mondiales, à la faveur des relations économiques privilégiées et du partenariat structuré et durable qu’il entretient avec les États-Unis d’Amérique, consolidé par l’accord de libre-échange en vigueur depuis 2006. En effet, le Royaume figure parmi les principaux partenaires commerciaux des États-Unis en Afrique.

Organisé en présence de plus de 1.500 participants, dont des chefs d’État, des ministres, des décideurs économiques et politiques et des représentants du secteur privé, ce sommet constitue une plateforme majeure pour le dialogue économique et la construction de partenariats stratégiques durables entre les États-Unis et les pays africains.

Sunrise s’installe au Maroc : les coulisses d’un investissement stratégique (2/3)

L’annonce de Sunrise, géant chinois du textile, d’un investissement de 2,3 milliards de dirhams au Maroc ne s’est pas faite à la légère. Derrière cette décision se cache un travail de terrain, une analyse de marché approfondie et une évaluation précise des coûts et des rendements attendus. Ce n’est pas simplement une question d’incitations fiscales, mais bien d’une offre marocaine pensée sur mesure pour répondre aux exigences d’un acteur international de cette envergure.

Pour en savoir plus, Médias24 a échangé avec Hind Saidi, responsable du département Textile et Cuir à l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Hind Saidi a suivi de près le dossier Sunrise. Selon elle, ce projet s’inscrit dans une démarche proactive de prospection. « Le processus d’attraction de Sunrise a été initié dans le cadre d’une stratégie réfléchie, avec des missions ciblées en Chine, où la délégation marocaine a mis en avant les atouts compétitifs du pays », nous raconte-t-elle.

Le Maroc, un choix stratégique pour Sunrise

« Chaque mission visait à répondre précisément aux attentes de Sunrise, en mettant en avant des infrastructures modernes, un vivier de talents qualifiés, et un accès stratégique aux ressources industrielles clés. Le secteur offre également un potentiel de croissance porté par un marché en pleine dynamique, notamment grâce à son ancrage exportateur vers des marchés comme l’Europe et les États-Unis », poursuit notre interlocutrice.

Mais ce n’est pas tout : la décision de Sunrise de se rendre au Maroc pour une visite sur le terrain en novembre 2023 a marqué une étape décisive. « Ce n’était pas une simple visite classique », précise notre source à l’AMDIE, ajoutant que tout le processus a été dirigé par l’Agence, qui a orchestré les échanges avec les ministères, les autorités locales et la fédération professionnelle.

« Plusieurs équipes techniques du groupe se sont relayées pour explorer en détail l’ensemble du tissu industriel marocain, à travers plusieurs régions. Chaque région a mis en avant ses atouts ».

L’implication des institutions, comme l’audience avec le Chef du gouvernement, a envoyé un signal fort : le Maroc était prêt à soutenir pleinement ce projet.

Une compétitivité marocaine face à une concurrence féroce

Le Royaume n’était pas seul en lice. Car en parallèle, Sunrise envisageait une implantation au Mexique. « La réflexion était sérieuse et la compétition était réelle », nous confie-t-on à l’AMDIE.

Qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur du Maroc ? « C’est la stabilité politique du Maroc, sa proximité géographique avec l’Europe et les accords de libre-échange. Mais au-delà de ces facteurs, c’est l’approche globale et anticipée du Maroc qui a convaincu Sunrise. »

Le Maroc a su offrir bien plus qu’une simple proposition économique. Le pays a présenté une vision claire et structurée, avec un positionnement géographique stratégique, une politique industrielle cohérente et une main-d’œuvre qualifiée. « C’est cette synergie entre les ambitions de Sunrise et les avantages concurrentiels du Maroc qui a permis de conclure un partenariat stratégique et mutuellement bénéfique », souligne l’AMDIE.

Skhirat et Fès : des choix stratégiques

Après plusieurs visites techniques dans différentes régions du pays, Sunrise a finalement opté pour Fès et Skhirat, qui se sont distingués. Le choix s’est fait en fonction de critères multiples : « disponibilité de la main-d’œuvre, proximité des infrastructures logistiques, qualité de l’écosystème industriel existant, et présence de zones industrielles adaptées aux besoins spécifiques du groupe », détaille notre source.

« Skhirat bénéficie d’un fort potentiel de développement et d’une dynamique sociale propice. Le projet de Sunrise contribuera à soutenir l’économie locale, en offrant de réelles opportunités d’emploi et en renforçant l’intégration sociale. Fès, de son côté, est une région en pleine montée en puissance sur le plan industriel. Elle est reconnue pour son savoir-faire artisanal avec une main-d’œuvre qualifiée et des infrastructures modernes. »

Pour l’AMDIE, l’implantation de Sunrise représente un tournant pour le secteur textile marocain. L’objectif est de renforcer l’intégration amont du secteur, traditionnellement dépendant des importations de matières premières. Jusque-là, les textiliens marocains doivent importer fil, tissu ou autres intrants pour honorer leurs commandes. « Sunrise changera la donne en produisant localement du fil, et du tissu », précise notre source.

« Grâce à l’adoption du régime d’admission temporaire, l’entreprise peut fournir directement aux industriels locaux des intrants leur permettant de se libérer des dépendances extérieures tout en renforçant leur compétitivité. En effet, Sunrise ouvrira de nouvelles opportunités pour les acteurs locaux en mobilisant son réseau international et en connectant ses clients et partenaires aux entreprises marocaines ; elle les propulse ces derniers sur de nouveaux marchés, créant ainsi un véritable cercle vertueux », détaille-t-elle.

Ce projet vise justement à stimuler l’exportation des produits finis, avec une cible claire : les marchés européens et américains. « Ce modèle offre une double opportunité : renforcer la compétitivité des entreprises locales et ouvrir de nouveaux marchés », ajoute notre interlocutrice.

L’implantation de Sunrise pourrait bien être le catalyseur d’une transformation profonde du secteur textile marocain. En soutenant les acteurs locaux, en valorisant leurs compétences et en leur donnant accès à de nouveaux marchés, ce projet pourrait entraîner une véritable révolution dans l’industrie textile. « Ce changement de paradigme permet de renforcer l’autonomie des entreprises locales face aux fluctuations mondiales, tout en répondant aux exigences du marché international », conclut notre source à l’AMDIE.

Textile : Sunrise mise sur deux pôles industriels à Fès et Skhirat (1/3)

Avec un investissement estimé à 2,3 milliards de dirhams, le projet repose sur deux unités industrielles complémentaires.

La première, située près de Skhirat sur une superficie de 14,6 hectares, sera dédiée à la confection.

La seconde, implantée à Fès sur un terrain de 20 hectares, se spécialisera dans la filature, le tissage et la fabrication de vêtements.

Un impact économique important

À terme, ces infrastructures devraient engendrer 7.000 emplois directs, répartis entre 5.000 postes à Skhirat et 2.000 à Fès, ainsi que 1.500 emplois indirects. L’ambition de Sunrise est de pallier le déficit d’amont textile au Maroc en structurant une chaîne d’approvisionnement locale intégrée.

Ce projet attire en même temps les fournisseurs du groupe, notamment dans les segments des accessoires et de la teinture, et ses clients internationaux tels que PVH et Uniqlo. L’objectif est d’optimiser la logistique, de réduire les délais et les coûts, tout en renforçant la compétitivité du textile marocain sur les marchés mondiaux.Le projet pourrait réduire la dépendance du Maroc vis-à-vis des plateformes de sourcing espagnoles et portugaises.L’impact du projet dépasse largement le cadre industriel. Sunrise facilite l’accès des entreprises marocaines à des matières premières produites localement, leur ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’exportation vers des marchés clés, notamment les États-Unis, qui ne représentent actuellement qu’1 % des exportations textiles marocaines.

Ce positionnement stratégique pourrait également réduire la dépendance du Maroc vis-à-vis des plateformes de sourcing espagnoles et portugaises, qui centralisent aujourd’hui près de 90% des commandes du secteur.

Une dynamique industrielle et environnementale

Au-delà de ses objectifs économiques, le projet porté par Sunrise intègre des composantes environnementales, en s’appuyant sur des technologies de production dites 4.0 et des dispositifs axés sur la durabilité.

Il prévoit notamment l’utilisation d’énergies renouvelables, un système de recyclage des eaux usées ainsi qu’une gestion rationalisée des déchets industriels. L’objectif est de développer un écosystème industriel responsable, limitant l’empreinte carbone et répondant aux normes environnementales les plus strictes.

L’implantation de ces unités industrielles s’inscrit dans un contexte favorable à l’investissement textile au Maroc. Il est porté par la connectivité logistique du pays, l’existence d’accords de libre-échange avec des marchés majeurs comme l’Union européenne et l’Amérique du Nord, ainsi qu’une main-d’œuvre qualifiée.

Ce projet pourrait durablement structurer le secteur textile marocain, en renforçant les capacités de production locale, en facilitant la montée en gamme et en améliorant la compétitivité à l’international.

L’AMDIE primée à Abou Dhabi

L’Agence a ainsi reçu le Prix du Partenaire Gold et le Prix de la meilleure agence de promotion des investissements (API) dans la région MENA.

Ces prix prestigieux consacrent les efforts constants du Royaume en matière de promotion de l’investissement et de l’export, et témoignent de la reconnaissance internationale des réformes structurelles engagées sous la vision éclairée du Roi Mohammed VI pour faire du Maroc une destination compétitive, fiable et résolument tournée vers l’avenir, se félicice l’AMDIE dans un communiqué.

Ouverture des candidatures pour les programmes d’accompagnement « Export Morocco Now »

L’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du commerce et la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX), a décidé d’ouvrir à guichet les demandes de candidature pour ses deux programmes d’accompagnement à l’export.

Cette décision a été prise en raison de l’engouement croissant suscité par ces programmes auprès des exportateurs confirmés et des primo-exportateurs opérant dans les secteurs de l’industrie et/ou des services, ainsi que des fortes ambitions affichées par ces derniers en termes de chiffre d’affaires additionnel à l’export et de création d’emplois pour les années 2025-2026, indique un communiqué de l’AMDIE.

EXPORT MOROCCO NOW

L’élargissement des bénéficiaires de ce programme cible deux catégories d’entités :

Le programme se décline en quatre composantes :

EXPORT MOROCCO NOW WOMEN

La deuxième phase de ce programme cible les entités gérées par des femmes dont le chiffre d’affaires à l’export a été inférieur à 5 MDH en 2023. Ce programme s’articule autour de trois dimensions :

Export Morocco Now Women est réalisé en partenariat avec l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (AFEM) et bénéficie de l’appui technique et financier de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le cadre du programme « Women in Business » cofinancé par l’Union européenne, précise le communiqué.

Automobile. Des entreprises japonaises prospectent au Maroc

Initiée par l’Organisation japonaise du commerce extérieur Rabat (JETRO Rabat), en étroite collaboration avec l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (AMICA), l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et l’Agence spéciale Tanger Med (TMSA), cette mission de prospection, qui se poursuit jusqu’au 5 février, vise également à présenter aux entreprises japonaises participantes l’environnement des affaires au Maroc, ainsi que les diverses opportunités potentielles dans les différents domaines liés au secteur de l’automobile.

Ces opportunités peuvent se traduire non seulement par l’accélération des investissements, mais aussi par l’augmentation des exportations des produits made in Morocco vers les marchés étrangers.

S’exprimant à cette occasion, le directeur de l’investissement au ministère de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Hicham Chaoudri, a souligné l’importance de cette mission, qui contribuera à renforcer davantage la relation entre le Maroc et le Japon, tant au niveau des acteurs économiques qu’entre les entreprises et les autorités publiques.

Le Japon constitue aujourd’hui l’un des principaux partenaires du Maroc en Asie, a-t-il indiqué, précisant que la relation économique entre les deux pays connaît une forte dynamique, notamment en matière d’investissements, avec plus de 70 entreprises japonaises ayant choisi d’investir au Royaume, principalement dans l’industrie automobile.

Cette situation témoigne de la réussite des entreprises japonaises dans le pays, de leur confiance dans l’environnement des affaires marocain et de leur volonté de poursuivre leur expansion, s’est-il réjoui.

Et de noter que le Maroc, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, s’est affirmé comme une puissance économique régionale, dotée d’une économie moderne et fortement diversifiée, et demeure une destination particulièrement attractive pour les investissements, avec un environnement des affaires favorable.

De son côté, Maria Ouazzani Chahdi, cheffe de département automobile à l’AMDIE, a mis en exergue les avancées du Royaume, désormais un hub de classe mondiale tant pour l’investissement que pour l’exportation, affirmant que le Maroc suscite un vif intérêt auprès des investisseurs, grâce à ses infrastructures de pointe dans divers secteurs et à sa stabilité économique.

Le Maroc est le premier pays d’Afrique à disposer d’un train à grande vitesse, reliant plusieurs pôles majeurs, notamment Casablanca, Rabat, Kénitra et Tanger, a-t-elle rappelé, soulignant qu’il est aussi connecté à plus de 130 villes grâce à ses 18 aéroports.

Maria Ouazzani Chahdi a, par la même occasion, relevé que grâce à une vision stratégique à long terme, le Royaume a pu développer des écosystèmes industriels très performants, notamment dans l’industrie automobile.

Pour sa part, Nishimoto Hirochi, directeur adjoint principal de la division de promotion du commerce au sein du ministère japonais de l’Économie, du commerce et de l’industrie, a mis l’accent sur l’importance de promouvoir la coopération économique entre le Maroc et le Japon, précisant qu’actuellement 70 entreprises japonaises sont implantées au Maroc, notamment dans l’industrie automobile et manufacturière.

Il a exprimé son souhait de discuter de futures collaborations afin de renforcer la présence des entreprises japonaises au Maroc, soulignant que leur développement dans les industries de transformation s’étend désormais à de nouveaux secteurs.

Cette mission de prospection, qui se déroulera également à Kénitra et Tanger, accueille des participants issus de l’écosystème automobile japonais, en provenance d’Europe, du Moyen-Orient et du Japon.

Elle s’inscrit dans le cadre du suivi de la visite effectuée à Tokyo en novembre dernier par le ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, dont l’objectif était de consolider la position du Maroc en tant que destination privilégiée d’investissement pour les entreprises japonaises, en mettant l’accent sur des secteurs clés tels que l’automobile.

Attijariwafa bank et l’AMDIE s’allient pour la promotion de la Charte de l’investissement

Cette convention a été signée par Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe Attijariwafa bank, et Ali Seddiki, directeur général de l’AMDIE.

Les deux parties s’engagent à collaborer pour encourager et accompagner les investisseurs marocains résidents, les Marocains du monde, les étrangers ainsi que les exportateurs.

Cette collaboration se décline en plusieurs axes de coopération visant à :

– accompagner les investisseurs dans leurs projets, en mobilisant des dispositifs dédiés et leurs compétences respectives, tant au Maroc qu’à l’étranger ;
– favoriser activement l’exportation pour soutenir la croissance économique et le développement social du Maroc, renforçant ainsi les capacités des entreprises et facilitant leur accès aux marchés internationaux ;
– promouvoir les atouts et les opportunités d’investissement au Maroc et d’exportation à travers des actions ciblées : séminaires, conférences, webinaires, colloques, expositions et autres événements similaires.

Tiers de confiance. L’AMDIE va s’appuyer sur les experts-comptables pour débourser les primes à l’investissement

Le 22 mai, l’Ordre des experts-comptables (OEC) organisait ses 8e Assises à Bouskoura. L’occasion pour l’Ordre de signer plusieurs convention avec ses partenaires, notamment l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), représentée par son directeur général, Ali Seddiki.

Devenue une des chevilles ouvrières de l’investissement au Maroc, l’AMDIE a notamment évoqué comment l’expertise provenant de l’OEC leur a permis de maintenir une efficacité d’exécution et la confiance des investisseurs.

Ali Seddiki rappelle que la confiance est, en premier lieu, une affaire locale. « Il y a un effort à fournir pour convaincre l’investisseur national et lui faire prendre conscience de l’amélioration de l’accompagnement du service public dans son projet d’investissement. L’investisseur étranger a confiance en la destination Maroc car il voit les atouts de compétitivité ».

La nouvelle Charte de l’investissement prévoit plusieurs dispositifs d’accompagnement des investisseurs. « Parmi les dispositifs, il y a des subventions et tout le volet de l’amélioration du climat des affaires et du parcours de l’investisseur. Notre mission est de déployer la stratégie en lien avec l’investissement. Force à nous de trouver les mécanismes qui vont le simplifier ».

L’AMDIE a ainsi décidé de faire confiance aux tiers de confiance pour pouvoir produire des documents qui permettront de débourser les primes plus rapidement.

L’engouement et la hausse du nombre de dossier ont fait qu’un niveau rapide de déboursement des primes était nécessaire pour assurer la confiance entre l’investisseur et l’État. « Il faut que les déboursements se passent bien et pour cela il faut de la visibilité, de la transparence et une procédure simplifiée pour accéder à ces subventions. Ce partenariat signé avec l’Ordre des experts-comptables nous permet de dire que nous avons des gens qui ont la capacité d’être l’intermédiaire, d’être ce fameux tiers de confiance et de fonder toutes les procédures de déboursement autour de cet écosystème », explique Ali Seddiki.

Cette approche « nous sert à débourser plus rapidement en travaillant avec des gens qui ont l’expertise et, en bout de course, cela nous permet d’avoir des entreprises, partenaires et investisseurs rassurés de travailler avec leurs experts-comptables qu’ils connaissent, tout en leur donnant la certitude de pouvoir avoir leurs subventions en temps et en heure ».

Depuis la mise en place de la charte, une demande importante est observée. « On constate l’engouement et nous en sommes ravis, ce qui veut dire que le dispositif tel qu’il a été pensé plaît. Le premier effet escompté est là. Par ailleurs, il y a deux temps de déploiement de la charte. Les projets en dessous de 250 MDH seront prochainement traités au niveau des CRI. Cela a été présenté récemment et va être déployé. Il y a donc le temps du rush, où l’on gère au niveau de l’AMDIE, et un second temps, où cette gestion sera dupliquée sur 12 régions. Il a fallu y réfléchir en amont, d’où la convention signée ce matin », poursuit Seddiki.

Dans la réflexion, « on s’est dit qu’il allait y avoir un pic de charge, et il va falloir trouver les accompagnateurs pour nous aider à gérer ce flux-là. Mais nous n’allons pas pouvoir les internaliser, car demain ils pourront aider les CRI ».

Donc tout l’enjeu est de bien « travailler les process  pour que ça puisse aller rapidement. La digitalisation va avoir un rôle clé dans cette procédure. Mais, plus important encor,e il fallait mettre en place des mécanismes duplicables et partageables avec les régions [CRI, ndlr] ».

« Le choix que l’on a fait est de compter sur de l’expertise externe, travailler avec les experts comptables, pour effectuer l’analyse en amont des dossiers, le traitement des déboursements et former les équipes de l’AMDIE pour gagner en efficacité », conclut le directeur général de l’AMDIE.

L’intervention débute à 56 minutes et 11 secondes.

L’AMDIE et la CDG signent un accord pour renforcer leur coopération

La convention cadre a été signée par Khalid Safir, directeur général de la CDG, et Ali Seddiki, directeur général de l’AMDIE.

Elle établit un socle de partenariat visant à promouvoir l’investissement et à décliner les stratégies sectorielles et les politiques publiques au niveau territorial.

Parmi les axes de ce partenariat, figurent notamment la promotion du foncier industriel, l’organisation de salons et événements, le soutien à l’entrepreneuriat, les partenariats public-privé, la contractualisation des projets, le financement et le conseil financier, l’accompagnement dans la transformation digitale ainsi que la gestion de l’infrastructure IT, le développement des ressources humaines et la décarbonation.

Cet accord marque le début d’une collaboration des deux parties pour renforcer les liens de coopération et de partenariat pour stimuler l’investissement, dynamiser l’économie nationale et moderniser les territoires.

A San Francisco, Mohcine Jazouli explore les perspectives de coopération avec des entreprises américaines

Mohcine Jazouli s’est entretenu avec Keller Rinaudo Cliffton, président directeur général et cofondateur de Zipline, une multinationale leader dans le domaine de fabrication de drones dédiés à la livraison notamment de fournitures médicales.

Dans une déclaration à la presse, Rinaudo Cliffton s’est félicité des échanges fructueux avec la délégation marocaine, en indiquant que Zipline, qui dispose d’une équipe dans le Royaume, aspire à contribuer à faire du Maroc, durant les prochaines années, un leader dans le domaine de la robotique, de l’intelligence artificielle et de la logistique automatique en Afrique du nord et au-delà.

Il a relevé que le Maroc se démarque par son positionnement géographique stratégique au carrefour de l’Afrique et l’Europe, ainsi que par sa volonté de promouvoir l’innovation et l’entreprenariat.

Fondée en 2013 dans la Silicon Valley et financée par des géants du capital-risque américain, Zipline est désormais présente dans neuf pays.

Dans le même cadre, la délégation marocaine s’est entretenue avec Bassam El Fahmawi, président directeur général de Mawi DNA Technologies, à l’origine de la technologie dite iSWAB, un système innovant de collecte d’échantillons biologiques. Cette nouvelle technologie permet le maintien de l’intégrité des échantillons provenant de différentes régions du monde à température ambiante.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le PDG de la société basée dans la banlieue de San Francisco, a indiqué que sa compagnie, qui compte une usine au Maroc à travers la société Biotessia, aspire à renforcer sa présence dans le Royaume pour s’ouvrir davantage sur un marché africain prometteur.

« Le Maroc est un centre névralgique et notre porte d’entrée vers l’Afrique, un marché en pleine croissance », a-t-il souligné, en émettant le souhait de raffermir ce partenariat d’autant plus que le Maroc se distingue par un climat d’investissement propice et représente un hub économique dans la région, à la faveur de la vision clairvoyante du Roi Mohammed VI.

De son côté, le directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), Ali Seddiki, a indiqué que la délégation économique marocaine a rencontré des entreprises technologiques à forte valeur ajoutée, pour conforter la place du Maroc comme hub de l’innovation “en droite ligne du projet que Sa Majesté le Roi Mohammed VI trace pour le Royaume”.

La compagnie américaine dispose d’un projet d’investissement au Maroc dans le domaine de la santé et du diagnostic.

(Avec MAP)

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L’AMDIE promeut la destination Maroc auprès des investisseurs allemands

Ce roadshow, qui s’est déroulé du 22 au 25 avril 2024, a été consacré à la mise en avant, auprès des décideurs, investisseurs et opérateurs économiques allemands, des atouts, potentialités et opportunités d’investissement au Maroc.

Organisée en partenariat avec l’ambassade du Maroc en Allemagne, cette nouvelle tournée cible les investisseurs et milieux d’affaires dans quatre grandes villes allemandes : Berlin, Wolfsburg Hanovre et Munich, indique un communiqué de l’AMDIE.

Une importante délégation marocaine a pris part à ce roadshow, conduite par le ministre-délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, en présence de l’ambassadrice du Roi Mohammed VI en Allemagne, Zohour Alaoui, du directeur général de l’AMDIE, Ali Seddiki, et de Mehdi Tazi, vice-président général de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Placé sous le thème « Créer des synergies pour des partenariats durables », ce nouveau roadshow, le troisième organisé en Allemagne en deux ans, s’inscrit dans la continuité des engagements du Royaume en faveur du développement durable, notamment à travers la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, qui entérine les recommandations du Nouveau Modèle de développement et du programme gouvernemental pour une économie créatrice de valeur ajoutée et d’emplois, ajoute la même la source.

Pour explorer au mieux les opportunités d’affaires, de nombreux secteurs à haut potentiel de coopération ont été identifiés. Les industries automobile, pharmaceutique, aéronautique et des énergies renouvelables ont été au centre des échanges entre les acteurs marocains et allemands.

La participation du Maroc à la foire de Hanovre Messe, qui se tient du 24 au 28 avril, représente aussi une opportunité stratégique majeure pour renforcer sa présence industrielle mondiale. Ce salon est une plateforme permettant aux participants de présenter leurs innovations et les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs, notamment l’automobile, l’aérospatiale, les énergies renouvelables et l’industrie 4.0.

Mohcine Jazouli en roadshow en Allemagne

Le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques préside une importante délégation marocaine dans le cadre d’un roadshow en Allemagne qui se déroulera du 22 au 25 avril 2024.

Organisé par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, en partenariat avec l’ambassade du Royaume du Maroc en Allemagne, ce roadshow cible plusieurs étapes dont Berlin, Wolfsburg, Hanovre et Munich. Il vise à promouvoir les opportunités d’investissement au Maroc dans des secteurs tels que l’automobile, l’industrie pharmaceutique, l’aéronautique ou encore les énergies renouvelables et s’inscrit dans une démarche de renforcement de la promotion de la marque « Morocco Now » auprès des marchés prioritaires.

Ce roadshow intervient dans un contexte particulier, avec le lancement de l’Offre Maroc pour le développement de la filière Hydrogène vert suite aux directives royales, ainsi qu’avec la concrétisation de plusieurs conventions d’investissement stratégique dans la filière des batteries électriques visant l’émergence d’un écosystème automobile vert national, qui pourrait être consolidé avec des opérateurs allemands de premier plan.

La tournée prévoit ainsi des rencontres avec des décideurs, investisseurs et institutionnels allemands, notamment dans ces deux domaines, des visites de sites industriels, une participation à la célèbre foire de Hanovre, événement majeur où le Maroc exposera ses atouts et opportunités d’investissement dans les métiers d’avenir ainsi qu’une conférence « Morocco Now » à Munich le 24 avril, organisée sous le thème « Créer des synergies pour des partenariats durables ».

La délégation présidée par Mohcine Jazouli est composée notamment de l’ambassadeur du Maroc en Allemagne, Zohour Alaoui, du directeur général de l’AMDIE, Ali Seddiki et de Mehdi Tazi, vice-président général de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).