Stress hydrique. Comment à Tanger les actions se conjuguent entre grosses infrastructures et mesures d’économies d’eau

L’eau est une ressource de plus en plus rare. Peut-être moins dans les régions du Nord où le ciel peut être plus clément que le reste du pays, mais le stress hydrique est bien là.

Et comme ailleurs, des mesures sont prises pour assurer la sécurité hydrique de la région et chemin faisant mieux exploiter les ressources excédentaires que peuvent recevoir certaines zones pour réduire le stress ressenti dans d’autres zones.

C’est dans cet esprit que les projets d’interconnexions des bassins et des barrages se multiplient. Après le projet d’interconnexion des bassins du Sebou et du Bouregreg, plusieurs intervenants sont à pied d’oeuvre pour achever dans les délais le projet d’interconnexion du barrage Oued El Makhazine au barrage Dar Khrofa dont la réalisation est confiée à l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos en qualité de maître d’ouvrage délégué et au ministère de l’Équipement et de l’Eau en tant que maître d’ouvrage.

Les travaux avancent à un bon rythme

Interrogé sur le déroulement des travaux du chantier titanesque qui mobilise 270 personnes, Mohamed El Madani, chef du département des Aménagements au sein de l’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos est formel:  le projet avance à un bon rythme et de façon satisfaisante.

Notre interlocuteur est confiant quant au respect du délai de réalisation des travaux fixé à 8 mois. Pour avancer rapidement dans la réalisation de cet ouvrage, le marché a été attribué en deux lots. Le premier est géré par le groupement SNCE-SOGEA-SOGETRAMA et porte sur les travaux de réalisation de la station de pompage et de la tranche 1 de la conduite d’adduction.

Le second lot est attribué au groupement STAM-CAPEP et se rapporte aux travaux de réalisation de la tranche 2 de la conduite d’adduction.

Le projet dont les travaux ont été lancés en mars 2024, s’inscrit dans le cadre de la sécurisation de l’alimentation en eau potable du Grand Tanger. Financée à hauteur de 840 MDH il va relier le barrage de Oued El Makhazine à celui de Dar Khrofa et permettra également l’approvisionnement en eau d’irrigation du périmètre Dar Khrofa sur une superficie de 21.000 Ha.

Mohamed El Madani qui a précisé que le barrage Oued El Makhazine affiche un taux de remplissage de 90%, a rappelé que le projet d’interconnexion vise le transfert d’un volume annuel de 100 Mm3 avec un débit d’équipement de 3.2 m3/s.

Décrit comme une réponse idoine à la situation de stress hydrique extrême, le projet comporte sept composantes: la conduite de raccordement de la station de pompage au barrage Oued Makhazine,  la station de pompage d’un débit de 3.2 m3/s, la conduite de refoulement en acier, la cheminée d’équilibre pour la protection des conduites de refoulement et d’adduction, la conduite d’adduction de DN 1800 sur une longueur de 40 Km, la ligne aérienne de raccordement électrique et enfin l’ouvrage de restitution au niveau du barrage Dar Khrofa.

Amendis: Amélioration continue des capacités de stockage

En attendant la finalisation de cette grande infrastructure, la région doit optimiser la gestion de la ressource disponible.

Sur ce volet, c’est le délégataire de la distribution de l’électricité et de l’eau, Amendis, qui veille au grain en coordination avec les autorités et les différentes parties prenantes. Médias24 est allé à la rencontre de Adil Lotfi, Anas Sefyani et Aziza Derdeb, respectivement responsables des travaux hydrauliques, de l’exploitation de l’eau potable et du  laboratoire de surveillance de la qualité des eaux chez Amendis.

Ils nous expliquent, lors de notre visite, que l’acteur agit à travers quatre principaux axes.

Le premier axe concerne le renforcement des infrastructures d’eau potable notamment dans les zones à fortes demandes. Amendis qui distribue chaque année à Tanger prés de 80 Mm3 d’eau, a consolidé au cours des trois dernières années la capacité de stockage de Tanger par la construction d’une dizaine de réservoirs avec une capacité de stockage totale de 24.000 m3, portant la capacité de stockage globale à  210.564 m3 à travers 50 réservoirs en service.

L’opérateur poursuit les efforts dans ce sens avec d’autres projets. Nos sources affirment que trois nouveaux réservoirs (7500 m3) sont en cours de construction et d’autres sont programmés dans le cadre d’un programme d’investissement qui comprend également la construction et l’équipement des stations de pompage et des extensions et renforcement du réseau.

Le deuxième volet se rapporte au Projet Reuse. En partenariat avec les autorités et plusieurs parties prenantes, Amendis a développé le projet de réutilisation des eaux usées traitées (Reuse) par phase permettant l’arrosage des espaces verts de la ville de Tanger à partir de la station d’épuration Boukhalef d’une capacité de traitement de 42.700 m3/j .

Station de traitement des eaux usées de Boukhalef

Concrètement, la première tranche a été mise en service par une inauguration royale en octobre 2015 et a permis de desservir le Golf de Qatari Diyar.

La deuxième phase mise en service en 2022 est utilisée pour l’arrosage des espaces verts de l’axe de la Route de Rabat et le Golf. Elle a permis d’étendre la réutilisation des eaux traitées en arrosage des espaces verts pour une surface totale de 355 hectares qui correspond à environ 75% des espaces verts de la ville de Tanger dont les espaces verts de valorisation de l’ancienne décharge sur environ 30 hectares.

Ces eaux traitées sont également réutilisées dans le nettoyage de certains équipements publics urbains.

Autres chiffres clefs: les infrastructures du réseau Reuse réalisées permettent de mobiliser un volume journalier d’eau traitée qui dépasse 16.000 m3, soit un volume annuel mobilisable de plus de 5 millions de m3.

Le recours à cette eau pour l’arrosage permet annuellement une économie d’eau d’environ 2,4 millions de m3. Ce qui représente l’équivalent de la consommation moyenne annuelle en eau potable d’une ville de 70.000 habitants environ.

Les troisième et quatrième axes des actions d’Amendis visant l’amélioration de la gestion de l’eau, concernent l’innovation pour la mise en place des nouvelles technologies du métier de l’eau en général et en matière d’économie de l’eau et de réduction des fuites et la sensibilisation tout au long de l’année. A titre d’exemple, le délégataire mise sur des techniques innovantes de détection des fuites d’eau comme le gaz traceur et la détection acoustique.

En temps de pénurie, les eaux usées sont une alternative crédible : 100 Mm3 de potentiel annuel

Face à la pénurie d’eau, le Maroc n’a eu d’autres choix que de développer et multiplier les sources de l’offre hydrique. Outre les stations de dessalement et le transfert des ressources en eau pour équilibrer la cartographie hydrologique du pays, la réutilisation des eaux usées épurées (REUSE) est plus que jamais d’actualité. 

Ce n’est donc pas surprenant si la REUSE est l’un des cinq piliers du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, « notamment pour alimenter les 21 projets d’arrosage de golfs répartis dans 45 provinces et couvrant les 12 régions du pays », précise la Direction générale de l’hydraulique, relevant du ministère de l’Equipement et de l’eau. 

Au-delà des terrains de golf, les 100 millions de mètres cubes (Mm3) d’eau traitée visés par le PNAEPI, à l’horizon 2030, devraient également servir à l’irrigation des espaces verts et des terrains de sport. Mais aussi à l’usage industriel et à l’irrigation de certaines cultures vivrières et fourragères. Une ambition dont l’application est particulièrement avancée dans plusieurs villes du Royaume où le ministère de tutelle compte 158 stations d’épuration des eaux usées (STEP). 

Les grandes villes sont logiquement plus avancées

À Tanger et Tétouan, la société de gestion et de distribution de l’eau, Amendis, a économisé 6,3 Mm³ d’eau potable entre 2016 et 2021 grâce à la réutilisation des eaux usées, soit l’alimentation en eau potable d’une ville de 55.000 habitants. Cette réutilisation se fait à travers trois STEP : Tamuda Bay et Boukhalef 1 & 2. Amendis vise des économies de l’ordre de 2,8 Mm³ par an à partir de 2023. 

À Rabat et Casablanca, les STEP se multiplient également. Dans la capitale économique, le programme intégré de réutilisation des eaux usées traitées pour l’arrosage des espaces verts et des golfs, dans les communes de Casablanca et de Mohammédia, s’articule autour de six projets de traitement des eaux usées, de stockage, de transfert et de distribution des eaux usées traitées, portés par la société de développement local (SDL), Casablanca Baia : 

– projet mutualisé pour l’arrosage de la promenade maritime de la mosquée Hassan II et du Royal Golf d’Anfa ; 

– projet d’arrosage du parc de la Ligue arabe ; 

– projet mutualisé pour l’arrosage des espaces verts longeant l’autoroute urbaine (A3) et des parcs Alesco et Ben Msik ; 

– projet mutualisé pour l’arrosage du parc Moulay El Hassan, du jardin de la préfecture de  Mohammédia et du Royal Golf de Mohammédia ; 

– projet d’arrosage du parc du Pôle d’Anfa ; 

– projet mutualisé pour l’arrosage des parcs Isesco et l’Hermitage.

À Rabat, des stations sont en cours de construction. Mais d’autres sont déjà actives, comme la station de prétraitement des eaux usées (SPRET). En outre, 27 des 74 villes relevant du bassin hydraulique du Sebou sont dotées de stations d’épuration. Le taux de traitement des eaux usées en milieu urbain est de 59%, alors que celui des rejets industriels ne dépasse pas 30%. « L’objectif d’ici 2050 est de rabattre la pollution de plus de 70% », promet l’Agence du bassin hydraulique de Sebou (ABHS). 

Une expérience concluante à Tiznit

À Marrakech, « d’importants investissements ont été réalisés en termes de rationalisation de la demande et d’épuration des eaux usées afin de les réutiliser », a affirmé Nadia El Hilali, directrice générale de la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Marrakech (RADEEMA), lors du Congrès international de l’eau, organisé à Fès, en juillet 2023. 

Pour preuve, entre 2012 et 2023, « 72 Mm3 d’eaux usées épurées ont été produites. Acheminées via 87 km de conduites opérationnelles, ces eaux ont permis d’arroser les jardins publics de la ville ocre, 15 golfs et surtout la palmeraie Oulja », a-t-elle précisé. 

De surcroît, comme nous l’indiquions dans un précédent article, la REUSE a été au cœur d’une expérience concluante à Tiznit. Située à moins de deux heures d’Agadir, la Station d’épuration des eaux usées de Tiznit permet désormais l’exploitation et l’irrigation de plusieurs dizaines de parcelles, longtemps abandonnées en raison de la pénurie d’eau qui sévit dans la région Souss-Massa.

Grâce à cette station, deux plantes fourragères, le sorgho et la luzerne, sont cultivées dans 665 parcelles sur une superficie de 433 ha : 207 ha sur la rive droite de l’oued Toukhsine, et 226 ha sur la rive gauche. La facturation s’établit à 0,50 DH, 0,75 DH ou 1 DH le m3.

Une pratique réglementée 

La réutilisation des eaux usées et des boues d’épuration est strictement encadrée par des textes réglementaires. Ainsi, la réutilisation de l’eau usée doit être conforme aux normes de qualité requises selon l’usage et l’exploitation, fixées par voie réglementaire.

Les eaux usées épurées ne doivent pas être réutilisées pour la boisson, la préparation, le conditionnement ou la conservation de produits ou denrées alimentaires. La REUSE ne doit pas non plus être autorisée pour le lavage ou le refroidissement des récipients ou autres objets destinés à contenir des produits ou denrées alimentaires.

En sus, toute réutilisation des eaux usées est soumise à autorisation de l’agence de bassin hydraulique, après avis de l’administration. À quelques exceptions près : 

– le recyclage interne des eaux usées par l’attributaire de l’autorisation ou de la concession de prélèvement d’eau ; 

– la réutilisation des eaux usées issues des dispositifs d’assainissement autonomes agréés. Cette utilisation doit être déclarée à l’agence de bassin hydraulique.

S’agissant de l’autorisation de réutilisation des eaux usées, sa durée ne peut dépasser 20 ans, renouvelable. Cette autorisation est suspendue ou révoquée sans indemnité dans les cas suivants : 

– si les eaux font l’objet d’une utilisation autre que celle autorisée ;

– en cas d’arrêt de l’épuration des eaux usées lorsque celle-ci est obligatoire ;

– en cas de détérioration de la qualité des eaux usées épurées.

La réutilisation des eaux usées permettra à Amendis d’économiser 2,8 millions de m³ par an

A Tanger et Tétouan, où la distribution de l’eau est gérée par Amendis, il est procédé à “l’ajustement de la pression en permanence, grâce notamment à des stabilisateurs de pression installés sur l’ensemble du réseau, sans impact sur la quantité d’eau distribuée”, explique cette régie, jointe par Médias24.

Que signifie “procéder à l’ajustement de la pression” ? S’agit-il d’une formulation savante pour éviter de dire “baisse de débit” ?

“Nous avons 160 stabilisateurs de pression répartis sur l’ensemble du réseau, dont certains fonctionnent en bi-étages (consigne de pression plus basse la nuit que le jour). Ce sont ces équipements qui nous permettent de mieux maîtriser la pression sur l’ensemble de la ville, malgré les grandes variations de topographie entre les quartiers”, répond notre source d’Amendis.

La quantité d’eau économisée reste toutefois difficile à estimer, nous assure-t-on, “car cette pratique de gestion des pressions a été mise en place depuis 2005 de manière progressive. L’économie réalisée ces dernières années est d’environ 300.000 m³ par an”.

Une consommation stable malgré la hausse du nombre de clients

Concernant la consommation de l’eau à Tétouan et Tanger, Amendis nous apprend qu’à “la mi-septembre, la moyenne de consommation journalière d’eau introduite dans 4.727 km de réseau d’eau potable était d’environ 220.000 m³ par jour à Tanger et de 104.000 m³/j à Tétouan, soit un total de plus de 300.000 m³/j”.

Et de poursuivre : “La tendance en septembre 2022 par rapport au mois de septembre 2021 est stable, voire en légère baisse : +0,7% à Tétouan et -1,7% à Tanger, alors que le nombre de clients continue d’augmenter : +3,7% à Tétouan et +5,1% à Tanger.”

“Déploiement massif des eaux utilisées traitées et réutilisées pour l’irrigation”

Selon notre source, “ceci témoigne des efforts réalisés en termes de préservation de la ressource dans ces deux villes, en particulier grâce au déploiement massif de l’eau usée traitée, réutilisée pour l’irrigation des espaces verts et des golfs, mais aussi à l’amélioration des rendements des réseaux d’eau potable (environ 80%) et à la sensibilisation des populations à réduire leur consommation et éviter les gaspillages”.

Attention, “si les ressources venaient à manquer davantage, une stratégie de rationnement avec alimentation intermittente par quartier pourrait être déployée, afin de permettre à chacun d’avoir de l’eau tous les jours tout en limitant les prélèvements sur la ressource”.

Les quartiers touristiques, grands consommateurs d’eau en été

Quant aux zones les plus consommatrices d’eau, elles se situent dans “les quartiers touristiques, en période estivale, notamment les hôtels et résidences en bordure de mer. Les zones industrielles consomment elles aussi énormément d’eau sur l’ensemble de l’année”.

“Par exemple Tétouan, en été, est la zone côtière qui consomme le plus d’eau, notamment Martil, M’diq et Oued Laou. En hiver, ce sont plutôt les anciens quartiers de la ville comme Dersa, Jamaa Mezouak, Teffaline et Touelaa”, précise encore notre source.

Vers fin 2022, 75% de la surface totale des espaces verts arrosée par les eaux usées traitées

Par ailleurs, “depuis le démarrage de son contrat de gestion déléguée, Amendis est engagée dans une démarche de développement durable et d’économie circulaire”, nous affirme-t-on. Elle a ainsi fait de la réutilisation des eaux usées traitées une voie d’avenir et un pilier de sa stratégie de protection de la ressource”.

“La valorisation des eaux usées traitées fait partie du programme Tanger Métropole, dont la réalisation est passée par trois phases majeures”, nous explique-t-on. “La dernière a été la mise en service de la STEP Boukhalef 2, en 2021, d’une capacité de 32.000 m³/j, afin d’augmenter la capacité de traitement des eaux usées d’une partie des effluents de la ville de Tanger : la zone franche de Tanger, les zones industrielles Gzenaya, Boukhalef, El Hassani, les effluents du littoral Sud Assilah-Tanger et les effluents de la nouvelle cité industrielle Tanger Tech.”

“En 2022, Amendis a entamé un projet d’extension du réseau d’arrosage des espaces verts vers le centre-ville de Tanger et Gzenaya, sur un linéaire d’environ 69 km de différents diamètres, et sur plus de 20 km à Tétouan. Cette source permettra, vers fin 2022, l’arrosage de plus de 500 hectares d’espaces verts à Tanger et Tétouan, soit 75% de la surface totale des espaces verts des deux villes.”

A partir de 2023, 2,8 Mm³ économisés par an

“Cette réutilisation se fait grâce à trois STEP : Tamuda Bay et Boukhalef 1 & 2. Elle a permis d’économiser près de 6,3 Mm³ d’eau entre 2016 et 2021. Elle vise à économiser 2,8 Mm³/an d’eau à partir de 2023, une quantité équivalente à l’alimentation en eau potable d’une ville de 55.000 habitants.”

Concernant l’optimisation du rendement par la réduction des fuites et des fraudes, Amendis utilise, “en continu, des technologies diverses de recherche des fuites, que ce soit par l’écoute acoustique, la prélocalisation ou le gaz traceur”.

“Au vu de la topographie vallonnée de la région du Nord, la régie est également particulièrement active sur la sectorisation et la gestion des pressions, de façon à garantir la meilleure pression possible en tout point du réseau, tout en réduisant les débits de fuite. Le réseau, découpé sur plus de 100 secteurs hydrauliques, est ainsi surveillé quotidiennement afin d’identifier plus rapidement tout débit anormal, ce qui nous permet d’intervenir plus rapidement en cas de suspicion de fuite. Cette mesure nous a permis de maintenir le rendement à un bon niveau de performance en 2021, de l’ordre de plus de 79% à Tanger et 81% à Tétouan.” Concrètement, dans ces deux villes, environ 20% de l’eau distribuée dans les réseaux par Amendis est perdue dans les fuites et les fraudes.

Au total, “les équipes d’Amendis ont détecté et réparé près de 18.535 fuites d’eau au niveau des conduites des deux villes, des branchements et des postes de comptage, et économisé ainsi plus de 20,4 Mm³ d’eau potable en 2021 et plus de 278,8 Mm³ d’eau par rapport à 2002”.

“En avril 2022, Amendis a également expérimenté les chiens renifleurs pour la détection des fuites d’eau. Une solution qui permet de gagner en rapidité d’intervention, tout en couvrant des linéaires bien plus importants qu’en ayant recours aux techniques traditionnelles.”