Amina Bouayach confirmée à la présidence du CNDH, une confiance renouvelée par le Roi Mohammed VI

Née en 1957 à Tétouan, elle est titulaire d’un master en économie politique. Avant d’être nommée à la tête du CNDH en décembre 2018, elle a été ambassadrice du Maroc au Royaume de Suède et en République de Lettonie, poste qu’elle a occupé de 2016 à 2018.

Amine Bouayach a également occupé les postes de secrétaire générale et vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), dont le siège est basé à Paris. Elle a été membre de l’Organisation arabe des droits humains, basée au Caire.

De 1998 à 2002, elle a exercé la fonction de chargée de presse au cabinet de l’ancien Premier ministre Abderrahmane Youssoufi. En 2006, elle devient la première femme présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), un poste qu’elle a occupé jusqu’en 2012, après avoir été réélue en 2009.

En 2011, Amina Bouayach a été nommée membre de la Commission consultative de révision de la Constitution.

Au nom du Maroc, Amina Bouayach élue présidente de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme

Cette élection s’est déroulée lors de l’assemblée générale de l’Alliance mondiale, organisée mardi à Genève, en marge de la 58e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

C’est Vladen Stefanov, chef de la section des institutions nationales et des mécanismes régionaux des droits de l’homme au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, qui a annoncé l’unanimité de vote des institutions nationales des droits de l’homme (ayant le statut A des INDH) en faveur de Mme Bouayach. À noter que l’élection du (de la) président(e) de la GANHRI et de son secrétaire est organisée sous l’égide de l’ONU.

La candidature de Mme Bouayach a été approuvée par les représentants des institutions nationales des droits de l’homme (INDH) de tous les groupes géographiques, a-t-il déclaré, après qu’elle eut été officiellement nommée par le Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH).

Lors de son assemblée générale, tenue la veille au Palais des Nations, le RINADH a officiellement entériné la candidature de la présidente du CNDH, au nom de l’Afrique.

À travers le CNDH du Royaume du Maroc, l’Afrique retrouve la présidence de la GANHRI, dix ans après l’élection d’un autre représentant du continent.

Dans une déclaration à la presse à l’issue du vote, la présidente du CNDH s’est dite « honorée » pour la confiance placée en elle par ses frères et sœurs de l’Afrique et ses confrères de partout dans le monde.

La nouvelle présidente de la GANHRI a tenu à souligner « l’engagement commun indéfectible » des INDH africaines, du Nord au Sud, en faveur de la protection et de la promotion des droits de l’Homme, mettant en avant le rôle de ces institutions qui agissent tous les jours dans des situations complexes au service de cette noble cause.

Mme Bouayach a indiqué que son élection intervient alors que GANHRI, dont la mission est d’interagir et de plaider au sein des Nations unies, doit gérer la situation difficile dont pâtit le multilatéralisme actuellement, ainsi que les problèmes de financement qui affectent les INDH.

Dans un monde où les droits et les libertés sont de plus en plus mis à rude épreuve, et où les opportunités et les défis émergents et traditionnels se multiplient, Mme Bouayach a dit concevoir cette élection comme “une responsabilité dont elle mesure pleinement l’ampleur”.

Des défis et opportunités du numérique et des technologies émergentes, du rétrécissement de l’espace civique, en passant par les conflits armés, les questions de la parité et de la violence contre les femmes, jusqu’aux défis du changement climatique, de la sécurité environnementale et des disparités économiques croissantes, autant de défis qui nécessitent « une vigilance renouvelée et une action collective pour garantir que personne ne soit laissée pour compte », a-t-elle dit dans une allocution à cette occasion.

Mme Bouayach succède à la Qatarie Maryam Al Attiyah, présidente de la Commission nationale des droits de l’Homme (NHRC) pour un mandat de trois ans à la tête de cette Alliance mondiale.

Cette assemblée générale a également connu l’élection de Mme Alyson Kilpatrick (Irlande du Nord) au poste de secrétaire de la GANHRI, en remplacement de Mme Bouayach.

Inauguration à Rabat du siège du secrétariat permanent du réseau africain des mécanismes de prévention de la torture

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée au siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

L’installation du secrétariat permanent du réseau africain au Maroc s’aligne avec les efforts des mécanismes nationaux de prévention de la torture visant à prévenir ce grave crime conte l’humanité au niveau du continent et réaffirmer la détermination de l’Afrique à protéger la dignité humaine et à créer un front commun en Afrique contre cette pratique qui figure parmi les plus graves violations des droits humains.

En plus d’institutionnaliser les efforts et d’établir des bases solides et des structures opérationnelles dynamiques au cours de son premier mandat, le réseau s’est donné pour missions de faciliter l’action conjointe, de coordonner les activités des mécanismes nationaux de prévention de la torture aux niveaux régional et continental, ainsi que de raffermir le soutien technique, partager les meilleures pratiques et renforcer les capacités des mécanismes nationaux de prévention de la torture en Afrique.

Dans une déclaration à la presse, le coordinateur du Mécanisme national de prévention de la torture, Mohamed Benajiba, a indiqué que cet évènement intervient dans le cadre de l’activation du réseau africain des mécanismes nationaux de prévention de la torture suite à la phase de constitution qui a démarré à Marrakech en 2023 et la deuxième au Cap vert.

M. Benajiba a expliqué que le Maroc qui a mis en place son mécanisme national en 2019, a pu, après cinq ans d’existence, effectuer 169 visites, notant que le Royaume constitue actuellement un modèle à suivre en Afrique. « A travers ce réseau, le Royaume souhaite partager son expérience avec les autres pays du continent », a-t-il dit.

Pour sa part, le président de l’observatoire national des lieux de privation de liberté au Sénégal, Madiaw Diaw, a indiqué que la participation à cette initiative est animée par la volonté de consolider le partage et l’échange de l’expérience africaine en matière de prévention de torture, et d’examiner les moyens à même de fédérer les efforts pour aboutir à des résultats fructueux.

L’inauguration du siège du secrétariat permanent du réseau africain au Maroc a été l’occasion pour les sept membres du comité de pilotage pour préparer la réunion de l’assemblée générale qui aura lieu prochainement au Cap Vert et de partager leur réflexion autour de cette thématique, a-t-il ajouté.

De son côté, le président du mécanisme national de prévention de la torture en Mauritanie, Al Bekay Abdelmalek, s’est dit « honoré de faire partie de ce réseau qui comprend le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, le Cap Vert, l’Afrique du Sud et le Mozambique », notant que l’objectif est d’œuvrer ensemble à améliorer ces mécanismes pour respecter les droits de chaque individu et protéger sa dignité.

(Avec MAP)

Casablanca : un focus sur les garanties législatives dans la lutte contre la torture

Tenue en collaboration avec le Bureau régional du haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCDH) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, cette rencontre de deux jours a pour objectif d’examiner les normes internationales relatives à l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements, ainsi que les moyens de prévention de ces pratiques.

À cette occasion, la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, a indiqué, dans une déclaration à la presse, que l’organisation de cet atelier vient renforcer les missions de protection des droits de l’Homme et de prévention de leurs violations, soulignant que la rencontre marque également la célébration des 40 ans de l’adoption de la Convention contre la torture.

Et d’ajouter que le Conseil invite, pour l’année 2025, au travail à l’unisson des organisations et institutions gouvernementales régionales et nationales, mais aussi les pays qui n’ont pas encore adhéré à la Convention contre la torture à la ratifier, afin de garantir un degré de tolérance zéro à l’égard de la torture.

De son côté, le préfet de police Mohamed Dkhissi, directeur central de la Police judiciaire et chef du Bureau central national d’Interpol-Rabat, a souligné l’importance des enjeux de cet atelier, notamment pour la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), dans le cadre de la convention de partenariat et de coopération institutionnelle avec le CNDH, dans le domaine de la formation et de la consolidation du respect des droits de l’Homme dans l’exercice de la fonction sécuritaire.

Rappelant que cette convention vise à promouvoir la culture des droits de l’Homme dans les cursus de formation et d’entraînement des policiers, en l’érigeant en pilier des missions des fonctionnaires de la Sûreté nationale chargés de l’application de la loi, Mohamed Dkhissi a relevé le succès de cette coopération auprès de l’ensemble des agents de la DGSN.

Il a, dans ce sens, soutenu que les agents sont formés à la compréhension profonde des droits de l’Homme, notamment le respect des droits du suspect durant les différentes étapes de l’enquête, ajoutant que dans ce cadre, une supervision a été mise en place au sein des différentes institutions et administrations relevant de la DGSN.

Mazen Shaqoura, représentant du Bureau régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (ROMENA) a, quant à lui, souligné la ratification de la Convention contre la torture par le Royaume, qui a également adhéré au Protocole facultatif.

Il a, dans ce sens, appelé à renforcer l’efficacité des mécanismes internationaux et régionaux visant à réduire les pratiques de torture et les mauvais traitements.

Au programme de cet atelier, des conférences sur divers thèmes tels que « Les normes internationales relatives à l’interdiction absolue de la torture et des mauvais traitements », « Les efforts des Nations unies et de ses mécanismes pour la prévention et la lutte contre la torture et les mauvais traitements », « Les interprétations des organes des traités internationaux et régionaux ainsi qu’un aperçu des législations nationales », et « Les législations nationales en matière d’interdiction de la torture et des mauvais traitements : études de cas », entre autres.

Cette rencontre est marquée par la présence de représentants des États membres de la Ligue des États arabes, des organisations et institutions gouvernementales régionales et nationales, des institutions nationales des droits de l’Homme, des mécanismes nationaux de prévention de la torture, des parlements arabes et des organisations non gouvernementales.

(Avec MAP)

« Pas de prisonniers politiques au Maroc »: Amina Bouayach s’explique

Dans un entretien accordée à l’agence de presse espagnole EFE, Amina Bouayach a affirmé qu’il « n’existe pas de prisonniers politiques au Maroc et que la torture n’est plus pratiquée dans les centres de détention et les commissariats ». Une déclaration qui n’était pas du goût des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc et qui lui a valu une salve de critiques.

« C’est avec grand intérêt que j’ai pu suivre les réactions qu’a suscitées une de mes réponses lors d’un entretien accordé le 22 juillet 2019. J’ai, de même, noté la fragmentation de mes propos et leur dé-contextualisation », écrit la présidente du CNDH, nommée en décembre 2018 par le Roi Mohammed VI.

Amina Bouayach s’arrête, d’abord, sur les différentes définitions de « prisonnier politique » notamment du point de vue d’Amnesty International et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. « Certaines définitions ouvrent la voie à la manipulation et à l’ambigüité… et évoquent chez le public un sentiment de grande injustice perpétrée de manière arbitraire, dans un désir de vengeance contre une figure innocente ayant exercé ses droits les plus fondamentaux », peut-on lire dans la tribune intitulée « Libérez les jeunes ».

Dans sa tribune, Amina Bouayach consacre une partie aux événements d’A Hoceima et de Jerada et à l’action du CNDH vis-à-vis des détenus et de leurs familles.

« Les jeunes arrêtés lors des évènements de Al Hoceima et de Jerada auraient-ils remplis les critères de détenus politiques comme nous les avons définis, le travail du CNDH en aurait été plus évident et même plus simple. La présidente du CNDH aurait appelé, sans hésitation ni équivoque aucunes, à la libération immédiate des détenus, et à leur dédommagement. Ces critères n’étant pas remplis, l’utilisation de la qualification de détenu politique par le CNDH, dans le cas présent, aurait été erronée, contre-productive et irresponsable, et aurait constitué une dérogation au niveau national et au niveau international », argue la présidente du CNDH.

« Comment qualifier alors ces jeunes détenus, s’ils ne sont pas des détenus politiques? Je les qualifierai, personnellement, de victimes d’un fonctionnement défaillant, qui peine à garantir les droits économiques et sociaux de ses citoyens; à leur assurer une vie digne et répondre à leur revendications légitimes », poursuit-elle.

« Une chose est sûre: le CNDH ne trahira jamais la confiance que les victimes, leurs familles et les marocains portent en lui », conclut Amina Bouayach.

Egalité dans l’héritage. La présidente du CNDH remet le débat sur la table

Quatre ans après la publication d’un rapport du CNDH sur la parité et l’égalité qui avait déclenché la colère des conservateurs et la joie des libéraux, la présidente de ce Conseil adopte la même position que son prédécesseur.

Pour sa première sortie médiatique avec la radio Monte Carlo Douwalya qui l’interrogeait sur l’égalité en matière successorale, Amina Bouayach a déclaré que le CNDH se mobilisera pour convaincre les acteurs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire d’initier des réformes en faveur de l’équité femme-homme.  

Tout en louant les efforts gouvernementaux pour leur donner les mêmes droits qu’aux hommes, elle a réclamé la promulgation de nouvelles lois pour effacer les nombreuses inégalités qui perdurent dans plusieurs domaines : terres collectives, mariage des mineures, droit à l’héritage, polygamie …

Une prise de position courageuse qui a le mérite de relancer le débat à un moment où notre voisin Tunisien a été le seul pays arabe à avoir déposé un projet de loi pour que cette égalité entre enfin adoptée.

La stratégie genre du CNDH sera connue après la tenue de sa 1ère AG

Contactée par Médias24, la présidente du CNDH a précisé avoir accordé l’interview radiophonique à l’occasion de la journée du 8 mars pour évoquer les droits bafoués des femmes dans leur ensemble.

« L’égalité femme-homme en matière d’héritage n’est en effet qu’une partie de la problématique actuelle qui s’inscrit dans notre stratégie et qui nécessite des réponses sachant qu’elle est complexe.

« Avant d’aborder ce sujet sensible, il faudra répondre à deux interrogations déterminantes pour l’avenir:

« En 1er lieu, voir comment la société marocaine va se pencher et pouvoir évoluer sur ces questions.

« Ce n’est qu’après que le CNDH présentera sa vision dans le cadre d’un référentiel universel pour l’égalité et la parité femmes-hommes », a résumé Bouayach qui nous a invités à patienter jusqu’à ce qu’une nouvelle stratégie voie le jour après son adoption par une assemblée générale qui ne pourra se tenir que quand les nouveaux membres du CNDH auront été installés.

Sollicitée à son tour, Rabiaa Naciri, membre du CNDH et rapporteuse du fameux rapport de 2015, s’est félicitée du fait que sa présidente fasse de ce combat le cheval de bataille de son mandat.

Un débat apaisé qui pourrait aboutir dans les cinq années à venir

« Depuis 2015 où nous avions été violemment pris à partie pour nos recommandations prônant l’équité en matière d’héritage, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les débats qui se multiplient sont désormais acceptés au sein de la société marocaine même parmi sa frange la plus conservatrice.

« Aujourd’hui, la thématique de l’égalité et de la parité est débattue beaucoup plus sereinement au Maroc ainsi que dans les pays européens où vivent des communautés marocaine ou maghrébines.

« Le débat est donc bien installé et nous ne craignons plus l’onde de choc comme par le passé. En fait, l’inéquité successorale n’est qu’un des problèmes qui découlent de notre code de la famille qui est patriarcal.

« Cette problématique ne pourra être résolue sans une refonte profonde la législation familiale basée sur la vision de la Quiwama (prééminence) de l’homme sur la femme soumise et obéissante.

«La prise de position de la présidente est salutaire car elle s’ajoute aux efforts de la société civile et des associations pour mettre fin au paradigme patriarcal qui irrigue tout le dispositif du code de la famille », explique, optimiste, Naciri qui n’exclut pas de voir ce chantier achevé dans les 5 ans à venir.

Selon elle, les Marocaines peuvent désormais se prendre à rêver sérieusement d’une réforme législative qui leur permettra d’obtenir les mêmes droits en matière d’héritage que les hommes.

La peur de débattre sur la question de l’héritage appartient au passé

« Sachant que le Maroc a initié ce débat avant la Tunisie et que ce pays vient de créer la surprise dans le monde arabo-musulman en déposant un projet de loi sur l’égalité successorale, rien n’est impossible », conclut Naciri fière d’avoir contribué à faire voler en éclats ce qui était un tabou absolu.

Selon elle, l’absence d’évolution sur cette question n’est pas à mettre au seul crédit des partis conservateurs comme le PJD dont la vision patriarcale est cohérente avec leur idéologie mais plutôt sur le compte de la frilosité des partis progressistes ne souhaitant pas heurter leur électorat.

Il faut croire que le débat alimenté en majorité par la société civile a poussé le PPS à surmonter ses craintes électorales en organisant le week-end dernier un colloque intitulé «l’égalité entre les exigences de la modernisation et le contenu de la pensée religieuse».

Quoi qu’il arrive, il faut espérer qu’un sursaut se produira car le temps est venu de remettre sur la table un dossier qui concerne qui touche pas moins de la moitié de la population du Maroc (51% ).

De plus, sachant que les débats sur les questions de l’inégalité ne cessent de se multiplier, la peur liée aux intimidations des conservateurs et l’autocensure semble appartenir désormais au passé…

Zone euro: sortie de la récession au 2e trimestre confirmée

L’activité a progressé de 0,3% dans la zone euro entre avril et juin, après un repli de 0,2% au trimestre précédent, a indiqué Eurostat dans sa deuxième estimation.

Parmi les Etats membres de la zone euro pour lesquels des données sont disponibles, c’est le Portugal qui a enregistré le plus fort taux de croissance (+1,1%) par rapport au trimestre précédent, suivi de l’Allemagne et de la Finlande (+0,7% chacune). La France a vu son PIB progresser de 0,5%.

A l’inverse, Chypre a enregistré la baisse du PIB la plus marquée (-1,4%), devant la Slovénie (-0,3%), l’Italie et les Pays-Bas (-0,2% chacun).

Pour Howard Archer, d’IHS Global Insight, ces dernières statistiques «laissent penser que la zone euro est en bonne voie vers une croissance modeste au troisième trimestre, mais la reprise s’avère un processus graduel vulnérable à n’importe quel choc».

Il juge que la croissance du PIB observée au deuxième trimestre peut conduire à «surestimer la bonne santé économique» de la zone euro, tout comme la contraction au trimestre précédent avait conduit à «surestimer sa faiblesse». Il rappelle ainsi que le rebond d’activité observé tient notamment à la reprise du secteur de la construction, notamment en Allemagne, après un hiver particulièrement rude.

Parmi les composantes de la croissance, au cours du deuxième trimestre la consommation des ménages a augmenté de 0,2% dans la zone euro après avoir diminué de 0,2% au trimestre précédent.

Les investissements ont progressé de 0,3% après une chute de 2,2%. Les exportations ont crû de 1,6% après avoir diminué de 1,0% et les importations ont augmenté de 1,4%, alors qu’elles avaient reculé de 1,1% au premier trimestre.

Pour l’ensemble de l’Union européenne, le PIB a augmenté de 0,4% au deuxième trimestre. Pendant ce temps, les Etats-Unis ont vu leur PIB progresser de 0,6%, après +0,3% le trimestre précédent.

En comparaison avec le même trimestre de 2012, le PIB a enregistré une baisse de 0,5% dans la zone euro et est resté stable dans l’ensemble de l’UE.

Howard Archer anticipe une baisse du PIB de 0,5% pour la zone euro sur l’ensemble de l’année 2013, et une croissance de 0,8% en 2014.

Il est rejoint dans ses pronostics par Christian Schulz, de Berenberg, qui s’attend à ce que «la Banque centrale européenne revoie légèrement sa prévision de croissance» pour cette année, à -0,5% au lieu de -0,6%.

Cela «ne devrait donc pas encore conduire à un changement de politique» de la BCE, qui devrait encore, «pendant un certain temps, maintenir ses taux au niveau actuel ou les baisser», selon Christian Schulz.

Howard Archer s’attend à ce que l’institution de Francfort, lors de sa réunion jeudi, maintienne son principal taux directeur à 0,50%.

(Par AFP)

«Unfolding» à la David Bloch Gallery de Marrakech

Cette exposition collective réunit six membres du collectif:Carlos Mare aka Mare 139 (États-Unis), Derm (Royaume Uni), Jaybo Monk (France/Allemagne), LX One (France), Remi Rough (Royaume Uni) et Steve More (Royaume Uni).

Chacun des artistes participants partage un langage commun qui provient de l'explosion artistique du graffiti à la fin des années 70 et au début des années 80. Dans les décennies suivantes, leur travail a progressé et s'est diversifié pour créer sa propre empreinte distincte et épurée. Une compréhension profonde des formes, des matériaux et de l'espace a permis au travail des artistes d'éclore, et de s'étendre vers de nouveaux contextes.

En plus de collaborer en tant que collectif, chaque artiste a poursuivi une carrière à part entière, en exposant leurs travaux au public à travers le monde.
Unfolding est le casting d'artistes dont le travail intègre un fort penchant vers la plasticité, en utilisant une grande variété de médias pour produire des travaux allant de la peinture à la sculpture et l'installation.

Créé en 2009, le Collectif Agents of Change est composé de 12 artistes qui attaquent l'espace. Il est connu pour créer un environnement de travail à une échelle monumentale, répondant à la spécificité de chaque site tout en intégrant à la fois sa résonance esthétique et historique.