Santé mentale et psychique. Un programme national global sera élaboré (Amine Tahraoui)

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, a indiqué que son département travaille pour améliorer la qualité des services dans ce domaine. Amine Tahraoui a annoncé le lancement de l’élaboration d’un programme national global de santé mentale et psychique. Des réunions techniques démarreront la semaine prochaine au sein du ministère, lesquelles marqueront le point de départ de ce projet, a-t-il précisé.

Lors de son intervention ce mardi 29 avril 2025 à la Chambre des conseillers, le ministre a présenté des données relatives au secteur, notamment celles ayant trait aux ressources humaines spécialisées et à leur répartition inégale sur le territoire.

Il a révélé que le nombre de professionnels de la santé mentale s’élevait à 3.230 en 2025 dont :

Dans le cadre des efforts pour combler ce déficit, le ministre a annoncé l’allocation de 123 postes budgétaires au profit du secteur pour les années 2024-2025, dont 34 psychiatres (prévu en 2025) et 89 infirmiers spécialisés en santé mentale (prévu en 2024).

Le ministre a indiqué qu’un travail de renforcement de la formation dans ce domaine est prévu.

Il coordonne également avec le secteur de l’enseignement supérieur pour activer les comités régionaux de formation pratique, tout en mettant en œuvre la convention-cadre signée en 2022 visant à intensifier l’offre de formation et de recherche scientifique en santé mentale à l’horizon 2030.

Dans le cadre du plan stratégique national multisectoriel de santé mentale 2030, une généralisation des services de santé mentale intégrés aux hôpitaux publics est prévue. Il est aussi question de développer les unités de consultations psychiatriques externes, de créer des équipes de gestion des crises psychosociales, et de renforcer les services de réhabilitation psychologique et sociale.

Gardiennage et nettoyage dans les hôpitaux : voici ce qui change déjà

À la mi-mars, le département de Amine Tahraoui avait initié une nouvelle approche dans l’attribution des marchés relatifs aux prestations de gardiennage et de propreté dans les établissements hospitaliers.

Ses rivaux politiques, notamment du côté du PJD, avaient commencé à crier au scandale en lui prêtant l’intention de résilier les marchés existants, et d’exposer ainsi les sociétés du secteur et leurs salariés à de graves répercussions sociales.

Sollicitées par Médias24, des sources autorisées au ministère de la Santé nous avaient dévoilé les dessous de la (véritable) décision de ce département. D’abord, il ne s’agissait nullement de la résiliation des marchés en cours, mais d’un regroupement de marchés arrivés à échéance afin de massifier les contrats et de parvenir à une meilleure exécution.

Par la suite, de nouveaux appels d’offres allaient être lancés avec de nouveaux critères de choix qui concernaient surtout l’élément humain : qualifications, niveau d’instruction et respect de la législation du travail, notamment en ce qui concerne les horaires de travail et le salaire minimal.

Quatre heures de travail par jour, la vie rêvée des agents de sécurité

S’il n’y a pas eu de nouveaux appels d’offres en la matière pour le moment, certaines délégations provinciales du ministère de la Santé ont opté, fin mars-début avril, pour des bons de commande couvrant de courtes périodes : deux à trois mois. « Nous sommes dans une sorte de phase de test pour évaluer l’aptitude des opérateurs du secteur, surtout au niveau local, à honorer ce genre de marchés », indique une source informée.

En effet, la nouvelle approche prônée par le département de Tahraoui ne semble pas arranger les opérateurs du secteur. L’écrasante majorité des bons de commande lancés la semaine dernière, par les délégations provinciales de la Santé, ont été déclarés infructueux. C’est le cas de la délégation provinciale de Chichaoua qui avait reçu pas moins de 41 devis, de celle de Oued Eddahab (21 devis rejetés), de celle d’Al Haouz (26 devis) ou encore de la délégation provinciale de Moulay Yacoub (39 devis recalés).

La raison invoquée par les maîtres d’ouvrage pour rejeter lesdits devis ? En général, il s’agit du non-respect de la législation du travail : les salaires des employés et les volumes horaires de travail.

Mais cela a fonctionné pour la délégation provinciale de Berrechid, qui vient d’attribuer deux marchés de gardiennage et de nettoyage pour deux mois, pour des montants respectifs de 214.000 et 194.000 DH, couvrant les prestations des deux mois. Il s’agit d’un total de 66 agents de sécurité qui seront déployés à l’hôpital provincial de Berrechid et à l’hôpital Arrazi dans la même ville. Chaque agent de sécurité devra travailler 4 heures par jour et 6j/7.

Le deuxième marché inclut 13 agents de nettoyage qui auront à travailler 5 à 6 heures par jour. Les agents de sécurité et de nettoyage ne devront pas être payés moins que le SMIG horaire qui est de 17,10 dirhams.

Contrôle et missions

Mais qu’est-ce qui est demandé à l’agent de sécurité travaillant dans un hôpital public ? Nous avons un début de réponse avec l’exemple de Berrechid. Ainsi, cet employé est appelé notamment à :

Le maître d’ouvrage, dans ce cas de figure, dispose de plusieurs moyens de contrôler le respect du cahier des charges par le prestataire. Dans le cas de Berrechid par exemple, le prestataire n’est rémunéré à l’issue du contrat qu’une fois qu’il a fourni tous les justificatifs attestant qu’il a bien fait bénéficier ses salariés de leurs droits (salaires, indemnités, couverture sociale, jours de congé…).

Dans certains bons de commande consultés par Médias24, les maîtres d’ouvrage insistent sur la moralité des agents de sécurité, et certains demandent un casier judiciaire. D’autres vont jusqu’à demander que les agents de sécurité disposent d’une formation aux premiers soins de secours.

Pour les agents de nettoyage, généralement des femmes, les maîtres d’ouvrage insistent sur une panoplie de matériels et de produits devant leur faciliter la tâche et assurer leur protection.

Avec ces nouveautés, c’est tout un secteur d’activité qui amorce sa transformation. Une transformation nécessaire, et ceux des acteurs qui n’arriveront pas à suivre en paieront les frais, comme dans n’importe quel secteur : on s’adapte, sinon on disparaît.

Santé : une augmentation de 500 dirhams pour les infirmiers et de nouvelles réformes confirmées

Le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui, a réuni, le vendredi 21 mars 2025, les représentants de la coalition syndicale de la santé pour faire le point sur l’application de l’accord signé le 23 juillet 2024. Cette rencontre, à caractère technique et opérationnel, a permis d’aborder les avancées concrètes des engagements pris, précise un communiqué de la coalition.

Une augmentation salariale pour les infirmiers

Le point phare de cet accord est l’augmentation de la rémunération des infirmiers. En effet, une hausse nette de 500 dirhams par mois a été confirmée pour le personnel infirmier. De plus, les cadres administratifs et techniques bénéficieront d’une augmentation de 200 dirhams dans l’indemnité de risque professionnel, à partir du 1er juillet 2025. Selon le communiqué, le décret a déjà été signé par les ministres concernés et sera prochainement soumis à l’approbation du Conseil du gouvernement avant sa publication au Bulletin officiel.

D’autres mesures ont été discutées et validées au cours de la réunion. Parmi elles, la reconnaissance des années de service pour certaines catégories de personnel infirmier. Selon le communiqué, le ministère de la Santé a reçu l’accord sur la formule proposée, et le processus de rédaction des décrets modificatifs a commencé.

Un autre point important concerne l’instauration d’un cadre de santé supérieur. Celui-ci sera intégré dans l’amendement du décret régissant le corps des infirmiers et des techniciens de santé, accompagné d’une indemnité de fonction qui sera versée via le GST, groupement sanitaire territorial.

Réformes structurelles et nouvelles indemnisations

La réunion a également abouti à d’autres mesures structurantes :

Le communiqué précise que d’autres mesures à impact financier seront mises en œuvre progressivement, après validation par les instances gouvernementales compétentes. Cela concerne notamment les indemnités pour la supervision et l’encadrement des stages, les médecins du travail et de la médecine du sport, ainsi que les étudiants des ISPITS.

Enfin, sur le plan administratif et juridique, il a été confirmé que les salaires des professionnels de santé continueront d’être versés à partir du budget général de l’État, garantissant ainsi la centralisation des postes budgétaires et des rémunérations. La version finale du projet de statut général est en phase de finalisation et sera prochainement soumise aux partenaires sociaux pour validation.

Nouvelle gestion du gardiennage et de la propreté dans les hôpitaux publics

L’information a été ébruitée, dans un premier temps, par Abdellah Bouanou, député de Meknès et président du groupement du PJD à la Chambre des représentants. Sur ses réseaux sociaux, mais aussi par le biais d’une tribune sur le site officiel de son parti, il indique que les directeurs régionaux du ministère de la Santé et de la protection sociale ont été sommés, par le ministre Amine Tahraoui, de « résilier » les contrats de gardiennage et de propreté passés par les établissements de santé sous leur tutelle.

Selon nos informations, il n’y a pas eu d’annulation. Il s’agit d’un regroupement de marchés arrivés à échéance. L’objectif est de massifier les contrats, pour une meilleure exécution.

« La décision a été notifiée par le ministre aux directeurs régionaux via WhatsApp et non par SMS comme le prétend Abdellah Bouanou. Ils ont été informés des grandes lignes de la réforme de ce secteur, avec la promesse qu’ils auront plus de détails dans un avenir très proche, soit à partir de cette semaine », affirment nos sources.

Pour schématiser, en attendant de plus amples éléments, notre source explique que le ministre prévoit une série de réunions avec les directeurs régionaux pour les mettre au courant des contours des nouveaux cahiers de charges encadrant les prestations de gardiennage et de propreté.

Par la suite, de nouveaux appels d’offres seront lancés avec de nouveaux critères de choix qui concernent surtout l’élément humain : qualifications, niveau d’instruction…

Selon nos informations, l’approche des marchés de ce secteur d’activité sera désormais basée sur deux facteurs :

– l’analyse de la pertinence du marché au regard de la bonne pratique et de la gouvernance ;

– la rationalisation des coûts pour éviter des dépenses inutiles.

« En fait, l’approche est très simple. Dans de très nombreux cas, ces marchés sont attribués à des sociétés locales qui n’ont rien à voir ni avec la sécurité ni avec le nettoyage. On se retrouve alors avec un service au mieux défaillant et au pire malveillant : les mauvaises pratiques s’installent à l’hôpital : mauvaise orientation des malades, divers trafics… C’est cela que nous combattons en durcissant l’accès à ces marchés et en augmentant l’exigence en qualité », a déclaré notre source.

Abdellah Bouanou évoque la révision des grilles des salaires des employés des sociétés de gardiennage qui devront être au moins de l’ordre du SMIG. Pour l’élu du PJD, cela signifierait des contrats plus coûteux et l’exclusion de PME qui ne sauraient réunir les conditions requises par les futurs nouveaux cahiers des charges.

« La question des salaires des employés des sociétés de gardiennage a été tranchée depuis une éternité, et c’est inclus dans tous les cahiers des charges encadrant les contrats passés dans ce sens », rappelle un ancien haut cadre du département de la santé.

Gardiennage dans les hôpitaux, « une approche biaisée dès le départ »

Interrogé par Médias24, Allal El Amraoui, député et président du groupe du parti de l’Istiqlal à la Chambre des représentants, estime que la démarche du ministre de la Santé arrive à point nommé pour faire de l’ordre dans ce secteur marqué par une grande anarchie et mettre fin à des pratiques dont souffrent, ensemble et partout, les citoyens et les corps médicaux.

Ceux qui suivent l’actualité du pays se rappellent sûrement du scandale qui avait secoué, en janvier 2024, la ville de Fès quand la BRPJ (antenne régionale de la BNPJ) était intervenue pour mettre fin aux agissements d’un réseau de chantage, dont les victimes étaient des patients d’un établissement de santé publique et des membres de leurs familles. Ce réseau de 30 personnes comprenait 18 agents de sécurité privée.

Cependant, pour Allal El Amraoui, qui a assumé de hautes responsabilités au sein du ministère de la Santé, dont celle de directeur du CHU de Fès, opter pour le gardiennage est une « approche biaisée dès le départ ».

« L’entrée d’un établissement de santé diffère de celle d’un supermarché, d’un cinéma ou d’une agence bancaire. C’est le premier contact entre le patient – et non le client – et cela nécessite une formation adéquate », explique notre interlocuteur.

Allal El Amraoui rappelle une première et unique expérience dans le genre quand, il y a une quinzaine d’années, le CHU de Fès avait mis en place un service d’accueil (et non de gardiennage) composé exclusivement de jeunes femmes qui avaient auparavant bénéficié d’une formation.

« C’était une expérience concluante qui, malheureusement, avait été abandonnée », se remémore notre interlocuteur.

Allal El Amraoui suggère une autre piste de travail pour atténuer la pression sur les établissements de santé publique, et donc modérer le recours aux agences de sécurité privée : que les services des urgences soient séparés des autres services et logés ailleurs, voire délocalisés dans des sortes de « trauma centers ».

Pas de vacance en attendant la transition

Dans ses sorties médiatiques, Abdellah Bouanou faisait part de sa crainte de voir les établissements de santé publique sans sécurité privée quand les contrats actuels seront résiliés et en attendant les nouveaux prestataires.

Notre source informée apporte là aussi des éclaircissements. « Le ministère va tout faire pour que cette transition se passe dans les meilleures conditions, et les établissements de santé continueront à bénéficier des prestations de gardiennage jusqu’à l’arrivée des nouveaux prestataires », affirme notre interlocuteur.

Aziz Akhannouch préside une nouvelle réunion dédiée au système de la santé

Aziz Akhannouch, qui présidait une réunion consacrée au suivi de la mise en œuvre du chantier de promotion du système de la santé, en concrétisation de la haute volonté royale, a souligné que l’enjeu demeure la garantie d’une prestation de santé publique de qualité, répondant aux attentes et aspirations des Marocains et contribuant à consolider les fondements de l’État social tel que voulu par le Roi Mohammed VI, indique un communiqué du département du chef de gouvernement.

À cet égard, il a appelé à faire preuve de diligence et d’efficience afin de porter à terme, avant les délais impartis, les projets relatifs à l’ensemble des niveaux de traitement médical et de prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon accueil des usagers et faciliter leurs accès aux prestations médicales au niveau des établissements de santé publics.

Cette réunion a permis de faire le suivi des étapes pour la mise en œuvre des piliers de la réforme radicale du système national de la santé, à savoir la mise en place des instances de gouvernance, la poursuite du développement des infrastructures, la digitalisation du secteur, ainsi que l’augmentation des effectifs des professionnels de la santé, précise le communiqué.

En effet, le point a été fait sur les étapes franchies en matière de mise en œuvre de la bonne gouvernance instaurée par le gouvernement dans le secteur, et ce à travers la mise en place de la Haute Autorité de la santé et de l’Agence marocaine du sang et ses dérivés, en vue de consolider les mécanismes de réglementation et de contrôle de l’action des opérateurs et de renforcer la gouvernance hospitalière et la planification territoriale de l’offre de santé.

La réunion a également permis de prendre connaissance de l’état d’avancement des travaux de construction, d’extension et de réhabilitation de six centres hospitaliers universitaires et de 79 hôpitaux provinciaux et régionaux, ce qui permettra d’assurer une capacité d’accueil supplémentaire de 11.338 lits.

L’accent a été mis, en outre, sur l’état d’avancement du chantier de la digitalisation du système de la santé national, à travers la mise en place d’un système informatique intégré pour la collecte et le traitement de l’ensemble des données de base, qui donnera lieu à la signature d’une convention de partenariat entre le ministère de la Santé et de la protection sociale, le ministère de l’Économie et des finances et la CNSS en vue d’assurer la convergence et l’efficience financière pour la mise en œuvre de ce système.

Concernant la promotion des ressources humaines, la réunion a permis de se pencher sur la mise en œuvre du programme d’augmentation des effectifs des professionnels de la santé à l’horizon 2030.

À cet égard, des avancées sensibles ont été enregistrées au niveau des engagements contenus dans la convention-cadre relative à ce programme et signée en juillet 2022, visant à réduire le manque actuel des cadres de santé et à réformer le système de la formation.

La réunion a par ailleurs permis de prendre connaissance des avancées au niveau de la création de facultés de médecine et de pharmacie à Guelmim, Errachidia et Beni-Mellal, ainsi qu’au niveau de la réforme du cursus de formation des professionnels de la santé.

Mise en service de 15 centres de santé urbains et ruraux dans la région de Béni Mellal-Khénifra

Il s’agit du Centre de santé urbain de premier niveau de  » Souk Sebt  » et des centres de santé ruraux de deuxième niveau «  Sidi Aissa  » et « Bni Oukil » situés dans la province de Fkih Ben Salah, qui offriront leurs services à environ 67.000 habitants.

Dans la province de Khouribga, ce sont deux centres de santé urbains de premier niveau qui ont été lancés, à savoir les centres « Ibn Abdoun » et « Al Qods » de même que le centre de santé urbain de deuxième niveau « Moulay Youssef ». De plus, les habitants de la province bénéficieront des services des centres de santé urbains de premier niveau « Al Fath » à Oued Zem et « 20 Août » à Bejaâd.

De leurs côtés, les habitants de la province d’Azilal auront accès aux services des centres de santé ruraux de deuxième niveau « Abachkou » et de premier niveau « Ouzoud« , en plus des dispensaires ruraux « Indjarne » et « Tifni« .

Sur un autre volet, le centre de santé de deuxième niveau « El Amria » sis à Béni Mellal et les centres de santé de deuxième niveau de Ouaoumana et de Tighssaline à Khénifra renforceront l’offre de santé au profit des citoyens de la région.

Dans une déclaration à la presse, Kamal Elyansli, directeur régional de la Santé et de la protection sociale a précisé que l’ouverture de ces centres de santé s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des hautes instructions royales visant à améliorer l’accès aux soins au profit de l’ensemble des citoyens, soulignant que ces centres, incluant des maisons d’accouchement et dotés de matériel de pointe, ont pour objectif d’offrir un accueil plus humain et personnalisé aux patients à la lumière de l’adoption du dossier médical partagé.

Le lancement de ces établissements s’inscrit, de même, dans le cadre de la politique de proximité adoptée par le ministère de tutelle dans le but de rapprocher les services de santé aux citoyens à travers le programme de réhabilitation de 1.400 centres de santé à l’échelle nationale. Ces centres ambitionnent d’améliorer la qualité des prestations de soins fournis aux citoyennes et citoyens.

Ces centres, réhabilités et équipés par le ministère permettent de renforcer l’offre de soins dans la région de Béni Mellal-Khénifra en répondant aux besoins croissants de la population cible et en rapprochant les services de santé de plus de 655.000 habitants.

Ces infrastructures, qui font partie de la nouvelle génération d’établissements de soins de santé primaires, offriront une gamme diversifiée de services et un panier de soins, contenant des consultations médicales générales, des soins infirmiers, le suivi des maladies chroniques telles que le diabète et l’hypertension artérielle, la santé de la mère et de l’enfant, la santé scolaire, les services de sensibilisation et de l’éducation à la santé.

Il est à noter que le ministère de la Santé et de la protection sociale a mobilisé des équipes médicales spécialisées pour assurer des services médicaux et curatifs de qualité. Ces structures ont été dotées d’un système d’information intégré qui contribuera à améliorer l’orientation des patients et à fournir des soins aux citoyens. Ce système permet également aux patients de recevoir des soins au niveau régional et national.

La cérémonie de lancement de ces centres par visioconférence s’est déroulée au « Centre de santé de Sidi Aissa » à Fkih Ben Salah en présence du wali de la région Béni Mellal-Khénifra, Mohamed Benribag, du gouverneur de la province de Fkih Ben Salah, du président du conseil de la région Béni Mellal-Khénifra, d’élus et de responsables du ministère de tutelle.

(Avec MAP)

Aziz Akhannouch préside une réunion de suivi de la mise à niveau du système de santé

Cette réunion, à laquelle ont pris part la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah, le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, et le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, Hassan Boubrik, a été l’occasion de passer en revue les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme de construction d’hôpitaux universitaires, régionaux et provinciaux qui porte sur 64 projets, indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

Cette rencontre a permis également d’examiner la progression du programme de réhabilitation des centres de santé primaires, ajoute la même source, précisant que 934 de ces centres ont été réhabilités jusqu’à présent dans la perspective d’atteindre un total de 1.439 structures du genre.

Selon la même source, la réunion s’est aussi arrêtée sur la mise en œuvre du programme relatif à la création de groupements territoriaux de santé (GST), dont le lancement sera donné dans l’une des régions du Royaume en tant que phase pilote.

M. Akhannouch a souligné, lors de cette réunion, que la réforme structurelle du système de santé entreprise par le gouvernement selon une approche sérieuse et responsable, en application des hautes directives royales, ne se limite pas uniquement aux mesures liées aux ressources matérielles et humaines, étant donné qu’il s’agit aussi de relever les différents défis relatifs à la gouvernance administrative et institutionnelle.

Le chef du gouvernement s’est félicité des progrès réalisés dans la mise en œuvre des différents programmes liés à la réforme du système national de santé, appelant les secteurs concernés à redoubler d’efforts et à poursuivre l’accélération de la réalisation de l’ensemble des axes de cette réforme, afin de garantir la réussite de ce chantier, conformément aux hautes instructions royales.

Session ordinaire du conseil d’administration du CHU Mohammed VI de Marrakech

Le conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI de Marrakech a tenu le lundi 10 février sa session ordinaire, sous la présidence du ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.

Cette réunion a été consacrée à l’évaluation des réalisations de l’établissement, à l’approbation du procès-verbal de la session du conseil d’administration tenue le 13 décembre 2023, à la présentation des activités du Centre pour l’année 2023 et du compte administratif, ainsi qu’à l’évaluation de la mise en œuvre des décisions du Conseil au cours de la même année et des accords de coopération conclus par le CHU avec différents partenaires, indique un communiqué du ministère.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, Amine Tahraoui a relevé que le CHU Mohammed VI de Marrakech passera du statut de prestataire de soins de troisième niveau à un coordinateur stratégique chargé de l’intégration des soins de santé primaires et spécialisés dans le cadre du système des pôles territoriaux de santé, ce qui permettra de coordonner les efforts des différents acteurs, d’assurer une meilleure utilisation des ressources humaines, matérielles et financières et de garantir une gouvernance adaptée aux besoins spécifiques de la région Marrakech-Safi.

« Les défis liés à la croissance démographique dans la région Marrakech-Safi nécessitent de redoubler d’efforts pour répondre à la demande croissante en services de santé », a-t-il soutenu, soulignant que « l’adoption d’un programme médical régional en phase avec les besoins de la population pour faciliter l’accès aux services de santé et assurer une couverture sanitaire équitable constitue désormais une priorité absolue ».

À cette occasion, le ministre et la délégation l’accompagnant ont visité les différentes installations et départements du CHU Mohammed VI, y compris le département de médecine nucléaire de l’hôpital d’oncologie et d’hématologie, où des explications ont été présentées sur l’évolution des services dans ces départements vitaux, en particulier après avoir été dotés d’équipements modernes, dont un pet-scan qui vient renforcer les équipements techniques de pointe disponibles au centre.

Le ministre s’est également informé du projet de réhabilitation du service des urgences, dont les travaux avancent à un « rythme soutenu ».

CHU Ibn Sina : adoption du budget 2024-2025 et suivi de la transition vers le nouveau centre

Le conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina (CHUIS) a tenu, mercredi 5 février à Rabat, sa session ordinaire, sous la présidence du ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.

Les travaux de cette session ont porté sur l’évaluation du bilan d’exécution des décisions issues du conseil d’administration du 15 mai 2023 et l’approbation du procès-verbal de cette réunion, indique un communiqué du ministère de la Santé et de la protection sociale.

La réunion a été également marquée par la présentation du rapport des activités techniques, administratives et médicales au titre de l’année 2023, des comptes administratifs 2022 et 2023, et d’un résumé du modèle de comptabilité ordinaire au titre des exercices 2021 et 2022, outre les rapports d’audit financier et comptable pour 2021 et 2022.

De même, il a été procédé à l’adoption du budget du centre pour les années 2024 et 2025, du plan d’action couvrant cette période et à l’examen du projet du nouveau centre hospitalier universitaire.

Dans son allocution, le ministre a salué les efforts déployés par l’ensemble du personnel du centre, se félicitant du succès de l’opération de transfert des activités de l’hôpital Ibn Sina vers les différents établissements hospitaliers qui en dépendent, parallèlement à l’avancement des travaux de reconstruction du nouveau siège.

M. Tahraoui a indiqué que ce nouveau siège constitue une infrastructure hospitalière d’envergure reflétant l’intérêt particulier porté par le Roi Mohammed VI au développement du secteur de la santé afin de répondre aux attentes des citoyennes et citoyens, et de baliser la voie à la nouvelle phase marquée par la mise en place du système des groupements sanitaires territoriaux.

Il a également souligné les défis liés à « cette phase de transition » marquée notamment par la pression croissante sur les infrastructures et les ressources humaines, insistant sur la nécessité d’assurer un accès facile à des services de santé de qualité pour tous les citoyens de la région, dont la population s’élève à 5 millions d’habitants, en tenant compte de la forte demande en soins médicaux.

Le ministre a expliqué que la nouvelle structuration de l’hôpital vise à garantir une complémentarité optimale entre les établissements de santé et à développer un parcours de soins intégré, mettant en avant l’importance d’améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé, de renforcer la formation continue et de mettre en place des mécanismes incitatifs pour attirer et retenir les compétences, en particulier dans les spécialités accusant un déficit de ressources.

Cette restructuration représente une opportunité pour repenser le modèle souhaité de gestion des établissements hospitaliers, grâce à son infrastructure moderne et performante, faisant de Rabat un centre médical de référence à l’échelle nationale et continentale, a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter que la réussite de cette « phase de transition » dépend de la capacité à prendre des décisions réalistes et courageuses, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs du secteur de la santé pour faire du CHU Ibn Sina un centre d’excellence, en mesure de répondre de manière efficace aux besoins des citoyens.

La rougeole au menu du prochain Conseil de gouvernement

Au début de ses travaux, le Conseil suivra une présentation du ministre de la Santé et de la protection sociale sur la propagation de la rougeole et les mesures prises pour endiguer la maladie, ainsi qu’un exposé du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts sur le déroulement de la campagne agricole 2024-2025.

Il planchera ensuite sur l’examen de deux projets de décret, le premier portant sur les critères et les modalités de délimitation des périmètres de protection rapprochés ou éloignés autour des installations de captage d’eau pour l’alimentation publique, ainsi que des ouvrages, travaux et activités susceptibles d’être interdits ou réglementés à l’intérieur de ces périmètres.

Le second décret fixe les modalités et les conditions de délimitation des périmètres de sauvegarde et d’interdiction, ainsi que la délivrance d’autorisations et de concessions à l’intérieur de ces périmètres.

Le Conseil de gouvernement achèvera ses travaux par l’examen de propositions de nomination dans des fonctions supérieures, conformément à l’article 92 de la Constitution, conclut le communiqué.

Santé. Tenue des premiers CA des agences des médicaments et du sang

Cette première réunion du conseil d’administration de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé a été l’occasion d’examiner les volets stratégiques liés à cette agence créée en vertu de la loi 10.22, d’adopter le programme d’action et le budget prévisionnel au titre de l’exercice 2025 et d’approuver l’organigramme et le statut du personnel, indique un communiqué du Département du chef du gouvernement.

Aziz Akhannouch a mis l’accent sur le rôle vital du secteur des médicaments et des produits de santé, en tant que levier essentiel pour consacrer la souveraineté de notre pays dans le domaine du médicament, en application des hautes directives royales, soulignant que la question du médicament dépasse la dimension sanitaire et porte également un impact matériel et social, en contribuant à garantir un accès équitable à toutes les catégories de la société aux médicaments.

Les missions de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé consistent notamment à assurer la disponibilité, l’accessibilité, la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments et des produits de santé, ainsi que le suivi permanent des prix des médicaments.

Elles portent également sur la précaution, la vigilance et l’analyse des risques sanitaires dans le domaine des médicaments et des produits de santé en coordination avec les secteurs concernés, ainsi que sur l’encouragement de l’utilisation de médicaments génériques et de biosimilaires dans le but de maîtriser les dépenses et d’améliorer l’efficience économique, fait savoir la même source.

Le même jour, le chef du gouvernement a présidé la première réunion du conseil d’administration de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés.

Cette réunion a été l’occasion d’examiner les volets stratégiques relatifs à l’agence, instituée en vertu de la loi 11.22, dans le cadre de la mise en œuvre d’une réforme globale du système national de la santé, à laquelle le gouvernement s’emploie conformément aux hautes directives du Roi Mohammed VI, et en harmonie avec la loi-cadre 06.22 relative au système national de santé.

Elle a été également marquée par l’adoption du programme d’action annuel et du budget prévisionnel de l’agence au titre de l’exercice 2025, ainsi que par l’approbation de son organigramme et du statut de son personnel.

À cette occasion, M. Akhannouch a rappelé que la création de cette agence s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre du chantier de la réforme du système de la santé, tel que voulu par le Roi.

Il a mis l’accent, à cet égard, sur le rôle principal de l’agence qui consiste à assurer le développement des stocks de sang humain et de ses dérivés répondant aux besoins de l’ensemble des citoyens, en droite ligne de l’engagement ferme du gouvernement à consacrer les principes de l’équité sanitaire et de la solidarité sociale.

Le directeur de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés, Kamal Doghmi, a de son côté souligné que la première réunion du conseil d’administration, tenue conformément aux hautes orientations du Souverain, a permis l’approbation de plusieurs décisions importantes, annonçant le lancement effectif de cette agence stratégique afin de mettre en œuvre la nouvelle politique du sang et de ses dérivés.

Cette politique ouvre la voie à la consolidation de la souveraineté nationale dans le domaine des produits sanguins, a-t-il expliqué dans une déclaration à la presse.

La création de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés vise à assurer une réponse rapide et efficace aux besoins sanitaires en évolution dans le Royaume, à renforcer la sécurité sanitaire nationale à travers l’organisation et la coordination des efforts de l’ensemble des intervenants et à permettre une meilleure complémentarité dans la mise à disposition de stocks suffisants et permanents en sang et ses dérivés, de manière à garantir l’accès de toutes les catégories sociales aux prestations de soins, particulièrement lors des urgences.

Santé. La coordination syndicale suspend son mouvement de protestation

La coordination syndicaliste des personnels de la santé, réunissant plusieurs organisations professionnelles, a annoncé avoir suspendu ses mouvements de protestation dans un communiqué diffusé tard dans la soirée du vendredi 24 janvier et sanctionnant une longue réunion avec des responsables du ministère de tutelle : le directeur de cabinet du ministre et le patron des RH du département.

Les deux parties se sont mises d’accord sur la concrétisation de plusieurs points de l’accord du 23 juillet 2024 au sujet des revendications de plusieurs catégories de personnels du département d’Amine Tahraoui.

Selon la même source, de nouvelles réunions auront lieu, dès les prochains jours, pour examiner plusieurs autres revendications des salariés du ministère.

À suivre…