Affaire Drapor : la créance de l’ANP validée

Le juge-commissaire chargé de la liquidation de Drapor a validé la créance de l’Agence nationale des ports. L’établissement public va concourir pour une créance globale de 34,51 millions de dirhams, ventilée entre 10,15 MDH à titre privilégié et 24,36 MDH à titre chirographaire.

L’ordonnance de validation a été rendue le 30 décembre 2025. Le juge-commissaire a ainsi entériné les conclusions d’une expertise judiciaire ordonnée au cours de la procédure de vérification des créances lancée depuis novembre 2024.

Drapor fait partie des entités du groupe Satrammarine placées en liquidation, à l’instar de Med’océan et Rimal. Leurs biens ont été recensés, expertisés et sont régulièrement placés aux enchères judiciaires. Le produit de la vente sera réparti entre les créanciers.

Pétrolier échoué au large de Tan-Tan : les assureurs veulent faire payer l’ANP

L’ANP est rattrapée par une lourde affaire vieille de onze ans. Condamnée pour sa responsabilité dans l’échouement, en 2013, d’un pétrolier « Silver » aux abords du port de Tan-Tan, l’établissement public devra s’acquitter de plus de 117 MDH auprès d’un groupe de créanciers.

Rendue par la Cour d’appel administrative de Rabat, la condamnation remonte au mois de mai 2023, mais les créanciers de l’ANP n’ont engagé le processus de recouvrement que récemment. Cette démarche a été rendue possible suite à la notification de cet arrêt « exécutoire » aux parties.

Parmi les entités bénéficiaires, on retrouve des compagnies d’assurance et Marcab, armateur propriétaire du navire sinistré.

La première catégorie est composée d’un consortium d’assureurs marocains (Sanad, Axa Maroc, Sanlam) qui réclame conjointement 48,2 MDH. Un deuxième consortium, cette fois-ci étranger, regroupe Can Insurance Company, K. Line Europe, Ace European Group et Liberty Mutual Insurance. Ce groupe se positionne sur une créance de 23 millions de dirhams.

L’assureur maritime Foreigningen Skuld Gjensidig souhaite, pour sa part, récupérer un montant de plus de 24 MDH.

Marcab, de son côté, sollicite une indemnisation de 20,1 MDH.

Le montant total de l’indemnisation est inférieur à celui décidé en première instance, où l’ANP avait été condamnée à 174 MDH.

Lancée en juillet 2024 auprès du tribunal administratif de Casablanca, la procédure d’exécution est en cours.

Selon nos recherches, l’ANP, qui conteste sa condamnation, s’est pourvue en appel devant la Cour de cassation via son avocat Me Amehloul Jalal. Le recours a été déposé en février 2024.

Le pourvoi en cassation est un recours « exceptionnel ». Il ne suspend pas l’exécution de l’arrêt d’appel. D’où les procédures engagées par les demandeurs.

Malgré nos efforts pour accéder à la décision d’appel, nous n’avons pas pu en obtenir une copie. On sait néanmoins que la condamnation de l’ANP a été prise sur la base de plusieurs expertises, dont l’une délivrée en 2018 par Mohamed Krimi, autrefois syndic chargé de la liquidation de la Samir.

Survenu le 23 décembre 2013, l’échouement du navire « Silver », qui transportait 5.000 tonnes de fuel, avait déclenché une vague de réactions pointant les dysfonctionnements au niveau de la sécurité portuaire, mission dévolue à l’ANP.

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Les travaux de dévasage d’entretien de 20 ports confiés à Atlantic Dredging

L’Agence nationale des ports (ANP) a choisi la société Atlantic Dredging Maroc pour mener les travaux de dévasage d’une vingtaine de ports du Maroc.

Il s’agit des ports suivants : Saidia, Ras Kebdana, Nador, Al Hoceima, Cala Iris, Tanger, Ksar Sghir, Mdiq, Marina Smir, Kabila, Jebha, Chmaâla, Assilah, Larache, Mehdia/Kénitra, Skhirate, Sable d’or, Mohammedia et Casablanca.

Seule soumissionnaire à ce marché, Atlantic Dredging Maroc a fait une offre de 25 millions de dirhams comme montant d’acte d’engagement minimal avec un maximal de 47 MDH.

Les travaux de dévasage d’entretien des ports sont menés de manière régulière pour maintenir les profondeurs nécessaires à la navigation et en guise de mesure de sécurité.

L’ANP a également lancé un deuxième appel d’offres similaire qui porte sur les travaux de dévasage d’une douzaine de ports de l’Atlantique centre, de l’Atlantique sud et du Grand Sud.

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Lancement imminent des travaux du port sec Agadir Atlantic Hub

Ce document a été signé par le président du Conseil régional de Souss-Massa, Karim Achengli, le directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Khalid Safir, le directeur général de l’Agence marocaine de développement de la logistique, Ghassane El Machrafi, le directeur général de l’Agence nationale des ports, Mustapha Farès et le président du Conseil de surveillance de l’Agence spéciale Tanger-Méditerranée, Fouad Brini.

S’étendant sur une superficie de 100 Ha, au sein de la zone franche d’exportation dans la commune de Drarga, le futur port sec d’Agadir, qui est le plus grand projet logistique de la région Souss-Massa, sera composé de zones de stockage et de conditionnement, d’un espace pour conteneurs vides et pleins et d’une zone réservée aux services administratifs et douaniers.

Un port sec pour désengorger les infrastructures maritimes 

Contacté par Médias24, Driss Boutti, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour la région Souss-Massa, a précisé que ce projet, en préparation depuis trois ans, incarne une solution moderne pour pallier la saturation des ports maritimes du Royaume.

« Un port sec est une infrastructure logistique située à l’intérieur des terres, dotée de toutes les fonctionnalités d’un port maritime, mais sans accès direct à la mer », a expliqué Driss Boutti. Conçu pour répondre aux limites d’expansion des ports maritimes, ce type d’infrastructure vise à optimiser les flux d’importation et d’exportation, tout en réduisant la pression sur les ports côtiers. « Ils permettent de désengorger les ports tout en améliorant l’organisation des opérations logistiques », a-t-il ajouté.

Doté d’un budget prévisionnel de 1,4 milliard de DH, ce port sec devrait générer à terme 10.000 emplois directs et indirects. Selon Driss Boutti, « ce projet n’est pas seulement une réponse aux défis logistiques, mais aussi un levier de développement économique pour la région et le pays ».

Le futur port sec comprendra plusieurs composantes essentielles :

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Global Ports Holding soumissionnaire privilégié pour l’exploitation du terminal de croisière de Casablanca

Les plis relatifs à l’appel à manifestation d’intérêt pour la gestion du quai de croisières de Casablanca ont été ouverts en mars dernier, nous avait confié une source fiable.

Le consortium et l’ANP travailleront désormais sur les termes de l’accord de concession, indique le britannique Global Ports Holding.

Les installations du port de croisière ont récemment fait l’objet d’un investissement de 60 millions d’euros (plus de 650 millions de DH Ndlr.) dans l’infrastructure du port de croisière, rappelle la même source.

Cet investissement, mené par l’ANP, comprenait la construction d’un nouveau quai de croisière, d’un terminal de croisière et d’une gare maritime aux normes internationales, augmentant considérablement la capacité du port. Le port est désormais capable d’accueillir des navires jusqu’à 350 m de long et dispose de l’infrastructure portuaire de croisière pour en accueillir 400.000 par an. Le port de croisière de Casablanca devrait accueillir environ 150.000 passagers en transit en 2024, et 180.000 environ en 2025.

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Chantiers et Ateliers du Maroc placé en liquidation judiciaire

La décision est tombée le jeudi 18 janvier. Elle a été prise par le tribunal de commerce de Casablanca qui, en plaçant Chantiers et Ateliers du Maroc (CAM) en liquidation judiciaire, a maintenu le syndic Abdelmajid Raïs, déjà désigné lors du redressement judiciaire.

La juridiction casablancaise a également considéré que la date d’arrêt de paiement est celle de la décision d’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire à l’encontre du − jusqu’à présent – leader de la réparation navale au Maroc.

Installé dans une zone dédiée du port de Casablanca depuis 1944, Chantiers et Ateliers du Maroc a connu des difficultés à partir de 2019, lorsque l’Agence nationale des ports (ANP) a lancé un premier appel d’offres de renouvellement de la concession, jugé infructueux, suivi d’un processus de mise en concurrence en 2020, qui s’est lui aussi révélé infructueux.

Après avoir soumissionné à deux reprises sans succès, l’opérateur marocain s’est retrouvé exclu du domaine dont il était le leader, fort d’une expérience de 80 ans.

Nous reviendrons sur ce sujet.

Port de Skhirat : 20 MDH pour le confortement de la digue principale

Selon l’appel d’offres lancé par l’Agence nationale des ports, l’estimation des coûts de ces travaux est fixée à 20 millions de dirhams.

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Ariskan se chargera de l’étude de la gestion des crises au niveau des ports marocains

Trois entreprises étaient en concurrence pour la réalisation de l’étude : ARM Consultants, Ariskan SARL et Cabinet Conseil Lexis.

Ariskan SARL s’est distinguée parmi ses concurrentes en présentant « l’offre la plus avantageuse ».

L’élaboration de l’étude repose sur trois missions distinctes :

– la description de l’environnement portuaire marocain ;

– l’analyse des risques disponibles et potentiels afin de mieux orienter la réponse face à des crises futures ;

– l’élaboration d’un plan de gestion des crises et un plan de continuité d’activité par port.

La transformation institutionnelle de l’ANP confiée à Roland Berger

Quatre entreprises étaient en concurrence. Il s’agit de Roland Berger, Sis Consultants, Mazars Audit et Conseil, ainsi que The Boston Consulting Group.

Roland Berger s’est distingué parmi ses concurrents en présentant l’offre la plus avantageuse, peut-on lire sur le procès verbal.

Comme annoncé dans l’appel d’offres, le cabinet de conseil Roland Berger devra réaliser un diagnostic stratégique du secteur portuaire et de l’Agence nationale des ports (ANP) et proposer les options d’évolution et de transformation institutionnelle de l’agence, tout en assurant l’accompagnement et la mise en œuvre du nouveau statut institutionnel proposé.

« L’ANP est tenue aujourd’hui de revoir son statut institutionnel en vue, d’une part, de se conformer aux nouvelles évolutions réglementaires et, d’autre part, de répondre aux défis, mutations, attentes de l’écosystème et de l’environnement portuaire et économique national », explique l’ANP.

L’Agence nationale des ports rappelle que la nécessité de mettre en place une nouvelle gouvernance efficiente et efficace pour le secteur est confirmée au regard des recommandations du Nouveau Modèle de développement. Ce dernier prône en effet, entre autres, l’encouragement de l’initiative privée et le renforcement de la régulation, en conférant plus de force aux régulateurs existants, en garantissant leur indépendance, en renforçant leur cadre juridique et en leur assurant les moyens et l’expertise nécessaires.

ANP : 2 MDH pour la valorisation du patrimoine portuaire

Un appel d’offres lancé par l’Agence nationale des ports (ANP) précise que cette étude, qui s’étend à l’ensemble des ports gérés par l’ANP, sera scindée en trois missions :

– diagnostic de l’utilisation du patrimoine foncier des ports gérés par l’ANP, qui a pour but de faire ressortir les axes d’amélioration proposés à l’issue de plusieurs analyses (arsenal juridique, stratégies en vigueur…) ;

benchmark de l’utilisation du patrimoine foncier des ports par rapport aux pratiques et standards internationaux, et analyse critique de cette utilisation ;

– élaboration du schéma directeur de valorisation du domaine public portuaire à partir d’une vision stratégique bâtie autour des grands principes et orientations à adopter pour la valorisation du patrimoine des ports.

Cette étude devra être réalisée dans un délais de 7 mois.

L’ANP étudie la gestion des crises au niveau des ports marocains

L’ANP lance un appel d’offres pour la réalisation d’une étude axée sur la gestion des crises au niveau des ports marocains.

« Une perturbation dans un ou plusieurs principaux portes est susceptible de se répercuter rapidement sur la chaîne d’approvisionnement et aurait un impact immédiat sur la fabrication et la production », fait savoir l’ANP. Face à l’ampleur des risques, une mise en place de mesures concrètes pour assurer la non-interruption des activités est primordiale.

C’est dans ce sens que l’agence dirigée par Nadia Laraki consacre un budget de 1,5 million de DH pour l’élaboration de l’étude qui repose sur trois missions distinctes :

– la description de l’environnement portuaire marocain,

– l’analyse des risques disponibles et potentiels afin de mieux orienter la réponse face à des crises futures,

– l’élaboration d’un plan de gestion des crises et un plan de continuité d’activité par port.

Relance de l’appel d’offre pour la refonte globale

Pour assurer sa transformation institutionnelle, l’ANP relance une étude pour laquelle une enveloppe de 8,5 millions de DH a été consacrée. Le délai global maximal de la réalisation de l’étude est de 240 jours, fait-on savoir.

Comme expliqué dans un précédent article, l’objectif est de se conformer aux nouvelles dispositions réglementaires, notamment la loi cadre 50-21, portant réforme des établissements et entreprises publiques (EEP) et qui prévoit, entre autres, la transformation des établissements publics marchands en sociétés anonymes, ainsi que de la loi 82-20 portant création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics.

L’étude repose dans un premier temps sur une analyse du cadre juridique, institutionnel et opérationnel actuel de l’ANP et de ses filiales, ainsi qu’une évaluation du cadre législatif et réglementaire régissant le secteur portuaire marocain. Les stratégies étatiques dans ce secteur et le positionnement de l’agence vis-à-vis de ses partenaires publics et privés font également l’objet de l’étude.

L’objectif est ensuite d’identifier les scénarios détaillés pour l’évolution du secteur portuaire et de la transformation institutionnelle de l’ANP, conformément aux conclusions développées en amont, et d’établir un benchmark à propos du modèle économique et de gouvernance de cette agence, avant l’opérationnalisation de son nouveau statut.

Ports : suspension de la grève nationale prévue ce lundi 10 avril

Dans un communiqué conjoint, l’Organisation démocratique du travail (ODT) et la Confédération démocratique du travail (CDT) annoncent la suspension de la grève nationale prévue ce lundi 10 avril, ainsi que les autres formes de manifestation programmées.

Ces dernières ont été invitées par la direction de l’Agence nationale des ports (ANP) à participer à une réunion ce lundi dans le cadre du dialogue social sectoriel. Dans son invitation, l’ANP précise que l’augmentation des salaires avec effet rétroactif a été accordée de manière définitive, ainsi que le décaissement de la prime sur le nouveau statut au profit des collaborateurs de l’institution, qui équivaut à un mois de salaire.

Les autres points, notamment l’affiliation rétroactive au fonds de pension complémentaire Recore, seront discutés durant ladite réunion.