Où placer son argent en 2026 ? Les arbitrages changent, la sélectivité s’impose

Où placer son argent en 2026 ? La question revient avec d’autant plus d’acuité que le contexte d’investissement n’est plus celui des deux dernières années. Après une phase de forte expansion portée par la revalorisation des marchés actions, l’environnement devient plus sélectif. Les opportunités existent toujours, mais elles ne se situent plus aux mêmes endroits ni au même niveau de risque.

Entre la Bourse, le marché obligataire, les placements monétaires sécurisés, la gestion collective via les OPCVM et certains actifs comme les métaux précieux, les arbitrages évoluent. Voici la lecture d’un directeur de gestion d’actifs, contacté par Médias24, sur les choix d’allocation en 2026.

La Bourse : toujours un moteur clé en 2026

Pour notre interlocuteur, les actions restent la classe d’actifs offrant le meilleur potentiel à moyen terme, même si le marché est entré dans une phase plus sélective.

« La Bourse reste centrale dans une allocation, mais la performance dépend beaucoup plus des résultats des entreprises. On n’est plus dans une hausse généralisée, le marché est devenu plus exigeant ».

« Les replis actuels correspondent surtout à des prises de bénéfices après deux années de forte progression. C’est un phénomène normal dans la vie d’un marché, pas un changement de tendance de fond ».

Le potentiel se concentre désormais sur les entreprises capables de maintenir une croissance bénéficiaire solide, avec des fondamentaux visibles et une bonne exécution opérationnelle.

Côté secteurs, la préférence va vers les segments offrant de la visibilité : banques, télécoms, BTP et matériaux de construction, ainsi que la santé. « Ce sont des secteurs ancrés dans la dynamique domestique, avec des revenus récurrents ou une forte visibilité sur l’activité. Dans un marché plus mature, cette lisibilité devient déterminante ».

Pour 2026, l’exposition aux actions reste donc un pilier du portefeuille, mais avec une sélection plus rigoureuse et une attention accrue au couple rendement/risque.

Pour 2026, l’exposition aux actions reste donc un pilier du portefeuille, mais avec une sélection plus rigoureuse et une attention accrue au couple rendement/risque

Obligataire : du portage, mais peu de levier de performance

Sur le marché obligataire, notre interlocuteur reste plus mesuré. Les niveaux actuels de taux offrent du rendement et surtout de la visibilité, mais le potentiel de gains en capital apparaît limité, notamment après la remontée observée sur les maturités intermédiaires.

Les rendements se situent autour de 2,7% sur le 2 ans, à près de 3% sur le 5 ans et autour de 3,2% sur le 10 ans, avec un 15 ans proche de 3,5%. La hausse récente sur le 2 et le 5 ans traduit un ajustement des anticipations de taux plutôt qu’un véritable changement de régime.

« Les obligations redeviennent intéressantes en logique de portage, mais il ne faut pas en attendre un moteur de performance comme lors des phases de forte détente monétaire. Les niveaux actuels offrent surtout un rendement courant et de la sécurité, pas un fort potentiel de plus-values ».

Autrement dit, le rôle de l’obligataire dans le portefeuille est d’abord stabilisateur. « Avec un 10 ans autour de 3,2%, l’investisseur sécurise un rendement connu à l’avance s’il conserve le titre. Mais sauf choc majeur sur les taux, la marge de baisse reste réduite, donc les gains supplémentaires sont mécaniquement limités ».

« Les obligations servent donc surtout à équilibrer le risque global du portefeuille, à lisser la volatilité et à sécuriser une partie du rendement, davantage qu’à rechercher une surperformance. L’achat d’obligations aujourd’hui ne permet pas de générer des gains significatifs en capital ».

OPCVM : du sécuritaire au dynamique selon le profil

Les OPCVM restent un outil central d’allocation, car ils permettent d’accéder aux différentes classes d’actifs avec une gestion professionnelle.

« Les fonds monétaires évoluent autour de 2,5% à 2,7% de rendement. Ils offrent sécurité et liquidité, mais avec une performance limitée. Les OPCVM obligataires court terme tournent autour de 3% à 3,5%. Là aussi, la logique reste celle du portage : stabilité et visibilité, mais peu de potentiel de forte hausse ».

« Ces fonds monétaires servent surtout à sécuriser une partie de l’épargne et à lisser la volatilité du portefeuille. Le rendement est modéré, mais le risque aussi ».

Les OPCVM monétaires servent surtout à sécuriser une partie de l’épargne et à lisser la volatilité du portefeuille. Le rendement est modéré, mais le risque aussi

Les fonds diversifiés permettent un compromis entre obligations et actions, en captant une partie de la dynamique boursière tout en conservant un coussin obligataire. Quant aux fonds actions, ils suivent naturellement l’évolution du marché boursier.

« Les OPCVM actions restent le moteur de performance sur le long terme, mais ils sont exposés aux mêmes mouvements que la Bourse. La volatilité fait partie du parcours, surtout dans un marché devenu plus sélectif ».

Métaux précieux : records de prix et limites comme actif d’épargne

Sur les marchés internationaux des matières premières, les métaux précieux ont enregistré des mouvements spectaculaires depuis la fin de 2025 et au début de 2026. Le prix de l’or a récemment franchi pour la première fois la barre des 5.000 $ l’once, avec des pics à plus de 5.090 $/oz, témoignant d’un intérêt fort des investisseurs en période d’incertitude mondiale. Dans le même temps, le prix de l’argent a dépassé 100 $ l’once dans les échanges récents, ce qui montre une volatilité élevée sur ces marchés.

« Certains grands établissements financiers révisent également leurs prévisions à la hausse pour 2026. Par exemple, Goldman Sachs a relevé son objectif de prix de l’or à 5.400 $ l’once en fin d’année, reflétant une demande soutenue des investisseurs et des banques centrales ».

Pour notre interlocuteur, « ces niveaux extrêmes illustrent davantage un mouvement de refuge et de spéculation plutôt qu’une classe d’actifs comparable à des actions ou des obligations dans une allocation structurée ».

« Les métaux précieux ne génèrent pas de revenus, de dividendes ni de cash-flow. Leur prix est fortement lié aux anticipations macroéconomiques, aux tensions géopolitiques et à des flux spéculatifs. Cela peut créer des pics remarquables, mais aussi des replis tout aussi importants », explique-t-il.

« L’accumulation de métaux précieux présente des risques spécifiques. En particulier, leur volatilité peut être nettement supérieure à celle des actions ou des obligations, et ils manquent de rendement courant (intérêts ou dividendes). Dans un portefeuille équilibré, ces instruments ne doivent pas être considérés comme une classe d’actifs principale, mais plutôt comme un élément de diversification limité et ciblé, pour ceux qui veulent une exposition très prudente aux conditions de marché extrêmes ».

Conseils pratiques : fiscalité et régularité

Au-delà des marchés eux-mêmes, notre interlocuteur rappelle que la manière d’investir compte tout autant que le choix des actifs.

« Les produits d’assurance-vie et les enveloppes comme le PEA peuvent constituer des solutions intéressantes pour investir en actions ou en OPCVM tout en bénéficiant d’un cadre fiscal plus favorable sur la durée ».

« La performance ne dépend pas uniquement du marché. La fiscalité joue aussi un rôle important, surtout pour les placements de long terme ».

« Investir une somme chaque mois en bourse permet de lisser les points d’entrée et de réduire l’effet de la volatilité. Chercher le moment parfait pour entrer est souvent plus risqué que d’investir progressivement ».

Dans un marché devenu plus sélectif, cette approche progressive aide à construire une exposition sur la durée sans concentrer le risque sur un seul moment. « Sur le court terme, il peut y avoir des mouvements de marché. Sur le long terme, ce sont la croissance et les fondamentaux qui font la différence ».

L’or et l’argent atteignent des sommets historiques

L’or et l’argent ont inscrit de nouveaux records, portés par un cocktail rare de stress politique à Washington, de tensions géopolitiques autour de l’Iran et de signaux de marché qui relancent le scénario d’un assouplissement monétaire.

Le mouvement se lit d’abord dans les prix. L’or a dépassé 4.600 dollars l’once et a frôlé, le mardi 13 janvier, un pic proche de 4.630 dollars, un niveau inédit, tandis que l’argent s’est hissé à plus de 87 dollars l’once lors de la même séance, signant lui aussi un sommet historique.

Indépendance de la Fed, inflation et géopolitique

Le premier moteur est institutionnel et, pour les marchés, il est majeur. L’idée que l’indépendance de la Fed puisse être fragilisée agit comme un choc de crédibilité.

Jerome Powell affirme, dans une déclaration vidéo inhabituelle, être visé par une enquête pénale du ministère de la Justice, qu’il juge instrumentalisée pour peser sur la politique monétaire.

Les anciens présidents de la Fed, rejoints par d’autres figures économiques, ont dénoncé l’attaque contre l’institution et alerté sur le risque inflationniste d’une banque centrale soumise au pouvoir politique.

Le deuxième moteur est géopolitique. Les rumeurs d’une possible frappe américaine contre l’Iran se sont accompagnées d’une hausse du « Pentagon Pizza Index« . Cette théorie informelle observe les pics de commandes de restauration autour de sites sensibles à Washington et les considère comme un signal de mise en alerte des équipes et d’intensification de l’activité décisionnelle.

Le Pizza Index avait déjà été jugé pertinent lors de précédents épisodes de tensions avec l’Iran, ayant notamment servi de signal avant la frappe visant le site nucléaire de Fordo.

Dans ce climat déjà tendu, Donald Trump a ajouté à l’incertitude en publiant un message sur son compte Truth Social, appelant les « patriotes iraniens » à poursuivre les manifestations contre le régime et affirmant que « l’aide est en route« .

Le troisième moteur est macrofinancier. Les chiffres de l’inflation publiés aux États-Unis montrent une hausse des prix de 2,7% en glissement annuel, conforme aux attentes du marché.

Dans ce contexte, les marchés estiment que la Fed a tort de durcir davantage sa politique monétaire et pourrait, à terme, ajuster ses taux à la baisse si l’activité ralentit.

Cette anticipation est déterminante pour l’or, dont l’attractivité augmente lorsque les taux réels cessent de progresser et que le dollar perd en vigueur. Des rendements obligataires moins attractifs réduisent le coût d’opportunité de la détention d’or et favorisent un basculement des portefeuilles vers les métaux précieux.

L’argent, de son côté, amplifie le mouvement. Plus volatil et moins profond que l’or, il surperforme souvent dans les phases où la demande refuge se combine à un effet de rareté et à une dynamique spéculative.

L’argent signe un troisième pic historique avec 80 dollars l’once

Le marché de l’argent aborde 2026 avec des prix et une volatilité qui tranchent avec sa longue histoire de fluctuations plus contenues.

Sur les contrats à terme, le prix évolue autour de 76 dollars l’once, après avoir atteint un pic historique le 6 janvier à 81,5 dollars l’once.

Les causes de la flambée actuelle des prix de l’argent

Cette nervosité est due principalement à la localisation du métal disponible, qui compte autant que le volume global, car le benchmark mondial se forme à Londres, et c’est précisément là que les stocks se sont fortement réduits.

C’est l’idée principale mise en avant par Goldman Sachs dans son analyse. La baisse des inventaires disponibles à Londres a amplifié les mouvements, en rendant le marché plus sensible à des flux d’achat pourtant habituels. Ainsi, lorsque le stock mobilisable est faible, une même vague de demande peut provoquer une hausse plus forte qu’en temps normal, et la correction peut être tout aussi violente en sens inverse.

À cette tension logistique s’ajoute une décision majeure de la Chine. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les exportations d’argent sont soumises à un système de licences. Concrètement, Pékin contrôle plus strictement les sorties de métal et n’autorise qu’un nombre limité d’acteurs à exporter, ce qui complique les échanges et peut créer des différences de prix selon les régions du monde.

Lorsque le raffinage et les exportations dépendent de ces autorisations, l’argent disponible immédiatement en dehors de l’Asie devient moins régulier. Cela peut provoquer des hausses de prix sur certaines grandes places de marché, comme Londres ou New York, et accentuer les écarts de prix entre les différents centres de négociation.

Contexte macrofinancier et historique des pics

Le contexte macro-financier joue aussi un rôle d’accélérateur. La détente attendue des taux et les interrogations sur le dollar réduisent le coût d’opportunité de détenir un métal sans rendement, ce qui encourage une rotation vers les actifs réels. C’est un ressort classique des métaux précieux, mais l’argent y ajoute une dimension industrielle plus marquée, puisque sa demande dépend aussi de secteurs comme l’électronique et le solaire.

Pour situer ce qui se passe aujourd’hui, il faut rappeler que l’histoire de l’argent est ponctuée de trois pics véritablement anormaux.

Le premier remonte à 1979-1980, lorsque la tentative des frères Hunt de contrôler le marché a propulsé les prix vers 35 dollars l’once, avant un retournement brutal devenu célèbre sous le nom de Silver Thursday.

Le deuxième pic s’est produit en 2011, quand l’once a de nouveau approché 50 dollars, atteignant un record avant de retomber.

Le troisième pic est celui que le marché est en train de vivre, avec un changement d’échelle clair, là où les plafonds des décennies précédentes se situaient autour de 30 à 40 dollars, les prix ont désormais testé une zone proche de 82 dollars, et les contrats à terme se maintiennent à des niveaux élevés malgré des replis quotidiens marqués.

Cours élevés et restrictions chinoises : comment le Maroc peut-il capter la valeur ajoutée de l’argent ?

La fin de l’année 2025 a été marquée par un record historique des prix de l’argent, qui ont atteint pour la première fois le seuil des 80 dollars l’once. Le cours de l’argent a légèrement diminué début 2026, mais se maintient à un niveau stratégique, constituant l’une de ses meilleures performances depuis 1979.

Évolution annuelle des cours de l’argent (source : Trading Economics).

Cette montée s’est accompagnée de plusieurs rumeurs, comme celle selon laquelle plusieurs grandes banques, notamment américaines, détiendraient une position courte nette largement supérieure aux stocks enregistrés dans les cours de métaux internationaux.

Loin de s’expliquer par la seule spéculation ou par un nouveau « Silver Thursday« , le cours de l’argent a connu en 2025 une hausse spectaculaire et inattendue, cumulant aujourd’hui une augmentation de 150%, portée par une demande industrielle croissante (secteur électronique, panneaux solaires, alliages…).

S’ajoute à ce contexte la décision de la Chine (3ᵉ producteur mondial) de limiter, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les exportations d’argent, ce qui risque de peser sur l’offre mondiale. Pour la Chine, cette nouvelle décision fait passer l’argent au statut de « matériau stratégique« , le plaçant au même niveau que celui des terres rares.

En 2026, le cours de l’argent devrait logiquement poursuivre sa tendance haussière en raison d’un contexte géopolitique incertain. En l’absence de détente sur le marché des métaux, plusieurs analystes anticipent que le prix de l’argent pourrait franchir la barre des 100 dollars l’once.

Quelles retombées sur le secteur minier national ?

En tant que premier producteur africain, le Maroc devrait bénéficier directement de la hausse des prix de l’argent, particulièrement marquée au second semestre 2025.

En effet, le leadership régional du Royaume ne repose pas seulement sur ses volumes de production, mais aussi sur la typologie de ses mines. Alors que 72% de l’offre mondiale proviennent de mines où l’argent n’est qu’un sous-produit, le Maroc dispose de deux grands gisements où l’argent est le produit principal (mines primaires).

La mine d’Imiter, site historique majeur, devrait continuer de stabiliser la production nationale grâce à des réserves offrant une visibilité de plus de douze ans d’exploitation. Cette longévité offre à son exploitant, la Société métallurgique d’Imiter (SMI), une marge de manœuvre confortable pour explorer de nouvelles ressources dans cette zone au potentiel minier exceptionnel. Depuis quelques années, la SMI développe le retraitement des stériles, venant compléter l’exploitation souterraine et celle à ciel ouvert.

Dans les années à venir, la SMI devrait consolider sa production autour de 140 tonnes, bien que l’année 2024 ait connu un léger repli (127 tonnes).

L’année 2025 a été marquée par la montée en puissance de la mine de Zgounder d’Aya, dont la production devrait frôler les 5 millions d’onces, environ 155 tonnes (le cap des 3 millions ayant déjà été franchi, dans l’attente des résultats du quatrième trimestre d’Aya).

En 2026, la mine de Zgounder devrait viser l’objectif de 6 millions d’onces, une position qui devrait permettre de consolider un doublement de la production argentifère nationale dans un contexte international très favorable au moins dans les dix prochaines années.

Malgré son statut de leader, le Maroc n’a pas encore révélé tout son potentiel

La diversité minière du Maroc permet également de produire de l’argent en tant que coproduit d’autres substances. La contribution la plus importante provient de la mine de Tighza, exploitée par la Compagnie minière de Touissit (CMT), qui extrait environ 34 tonnes d’argent en plus de sa production principale de plomb qui dépasse les 23.000 tonnes de concentré.

Malgré une production déjà importante, le potentiel argentifère du Maroc demeure sous-exploré, avec des centaines d’indices miniers et une dizaine de projets argentifères primaires ou en sous-produit avec d’autres métaux comme le cuivre ou l’or (projets d’exploration Addana, Taliouine, Akka n’Oulili, Tata, Agdez…).

Carte montrant la répartition des indices miniers d’argent au Maroc.

La hausse marquée des cours de l’argent devrait attirer de nouveaux investissements d’exploration argentifère portés par le début récent du développement du mégaprojet de Boumadine, où l’argent sera un sous-produit majeur, pour un début de production prévu en 2030.

Situé aux environs de Tinejdad et porté par la compagnie canadienne Aya Gold & Silver, ce projet devrait ouvrir la voie à la production de quatre métaux (plomb, zinc, argent et or). Avec un gisement trois fois plus grand et des ressources estimées à 450 millions d’onces d’équivalent argent, il permettra une production double de celle de la mine de Zgounder.

L’évaluation économique préliminaire fait état de 7 milliards de dollars sur un scénario de base conservateur (or à 2.800 dollars et argent à 30 dollars), sachant que le prix actuel est le double et devrait, selon les prévisions, continuer d’augmenter dans les années à venir.

En attendant la construction de la mine, Aya a commencé la commercialisation de la pyrite issue des rejets miniers, dans un contexte mondial de hausse de la demande en soufre qui lui permettra de financer les prochaines étapes menant à la décision finale d’investissement (FID).

Les opportunités du marché devraient être saisies par la valorisation

Aujourd’hui, si le marché international craint les restrictions imposées par la Chine, bien qu’elle ne soit pas le premier producteur d’argent, c’est parce qu’elle dispose de capacités de raffinage et de transformation supérieures à celles de nombreux pays, ce qui lui confère une position stratégique.

Au Maroc, la production minière a évolué, dépassant le simple stade du concentré pour aller vers des formes à haute teneur, sous forme de lingots. Cependant, face à une demande mondiale forte et diversifiée, il est impératif de monter en puissance dans le raffinage et la transformation.

Aya Gold and Silver a déjà engagé des discussions avec l’État pour envisager, au-delà du post-traitement, la création d’une fonderie en parallèle au projet de Boumadine. Celle-ci permettrait de mieux valoriser l’argent extrait comme sous-produit dans cette région minière riche et diversifiée. Ce besoin est illustré par l’exemple concret de la CADETAF, qui regroupe des activités minières artisanales, mais ne parvient pas à maximiser la valeur de ses produits en l’absence de capacité de transformation locale.

Actuellement, la dynamique minière marocaine tourne encore au ralenti. Elle nécessite plus que jamais l’adoption du nouveau Code minier qui, en 2026, peine encore à voir le jour. L’enjeu clé de cette réforme est de dissocier la licence de valorisation de la licence d’exploitation, une mesure qui pourrait attirer des investissements dans un secteur encore peu mature.

Il faut également attendre la publication de ses textes d’application, notamment celui relatif à la commission fixant la liste des minerais critiques et stratégiques.

De son côté, l’arrivée du cadastre minier, attendue avant la fin du premier trimestre, devrait à la fois stimuler les investissements dans l’exploration et poser les bases stratégiques nécessaires pour orienter les capitaux vers la valorisation en aval et réduire ainsi l’écart entre la mine et l’industrie.

Or, argent et cuivre : de nouvelles découvertes de minéralisations à haute teneur à Boumadine

Dans un communiqué publié le 5 juin, la compagnie Aya Gold & Silver annonce les derniers résultats de sa campagne d’exploration à Boumadine, lesquels continuent de révéler un potentiel minier croissant.

Depuis le début de cette année, Aya a effectué 140 sondages au diamant, 31 sondages à circulation inverse et 11 sondages polyvalents, totalisant 72 044 m de forage dans le gîte polymétallique de Boumadine (argent, or, cuivre, zinc, plomb).

« Les résultats à haute teneur des forages d’exploration publiés aujourd’hui soulignent l’ampleur et la continuité de Boumadine et marquent une étape importante dans l’exploitation de son plein potentiel. Les forages continuent d’étendre l’empreinte, avec des extensions vers le nord à Imariren et de nouvelles intersections en profondeur sur la structure parallèle de Tizi », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

Ces forages ont permis de démontrer la continuité de la minéralisation à haute teneur dans la zone principale, qui demeure ouverte dans toutes les directions. Ils ont également confirmé la continuité de la zone d’Imariren, l’étendant sur 400 mètres, et la minéralisation de Tizi qui s’étend désormais sur 700 m.

Dans la zone centrale de Boumadine, un sondage stratégique a intercepté une minéralisation exceptionnelle présentant 5,3 kilogrammes par tonne d’équivalent argent sur une épaisseur de 0,5 m. Cette intersection contient des teneurs importantes de 66,7 grammes par tonne (g/t) d’or et 111 g/t d’argent.

« Les sondages à haute teneur BOU-DD25-513 et BOU-DD25-516 confirment la forte continuité de la zone principale de Boumadine en profondeur ; il s’agit de l’épine dorsale du gisement et cela constituera le fondement de notre prochaine étude d’impact économique », a précisé Benoît La Salle.

Au niveau de la faille d’Imariren, un premier sondage a recoupé un intervalle minéralisé à 449 g/t d’équivalent argent sur 4,9 m, tandis qu’un second a révélé 349 g/t d’équivalent argent sur 6,6 m (dont 3,69 g/t Au, 46 g/t Ag, 0,3 % Zn et 0,2 % Pb), avec une section enrichie à 851 g/t d’équivalent argent sur 1,2 m.

Dans la zone de Tizi, les forages ont mis en évidence deux intersections importantes. La première présente 460 g/t d’équivalent argent sur 3,3 m. La seconde révèle une minéralisation avec 302 g/t d’équivalent argent sur 4 m.

En parallèle à ces résultats, Aya a obtenu quatre nouveaux permis à l’ouest, élargissant la zone d’exploration de Boumadine de 15,7%, celle-ci couvre actuellement 314,5 kilomètres carrés.

« Boumadine continue de démontrer son potentiel pour devenir un gisement à haute teneur de grande envergure, avec une minéralisation ouverte dans toutes les directions », a conclu Benoît La Salle.

Pour atteindre ses objectifs d’exploration à Boumadine, Aya Gold & Silver a mobilisé six foreuses afin de réaliser un programme de forage ambitieux, prévoyant entre 100.000 et 140.000 m de sondages. Environ 50% des forages seront concentrés le long du corridor principal et de la zone Tizi, dans le but de poursuivre l’extension de la minéralisation connue latéralement et en profondeur, et de combler l’exploration dans les zones connues, faisant ainsi progresser le projet vers une évaluation économique préliminaire qui décidera de la possibilité de son exploitation.

Rappelons que la nouvelle estimation des ressources minérales de Boumadine, récemment publiée par Aya Gold & Silver, a révélé des ressources inférées comprenant 15,1 millions d’onces d’argent, 449.000 onces d’or, 145.000 tonnes de zinc et 44.000 tonnes de plomb, dont 49% des ressources peuvent être exploitées en ciel ouvert avec un seuil de coupure de 95 dollars par tonne.

D’ici la fin de cette année, Aya Gold & Silver souhaite accélérer les travaux d’exploration et étendre la superficie de la minéralisation polymétallique connue, tant latéralement qu’en profondeur, afin d’obtenir une évaluation économique préliminaire de ce gîte au cours de l’année 2026.

En 2025, Aya Gold & Silver devrait produire plus d’argent et dépasser la mine d’Imiter

Après des années de développement et d’investissements dans la mine de Zgounder, Aya Gold & Silver commence à récolter les fruits de ses efforts. Si tout se passe comme prévu, Zgounder pourrait, pour la première fois, surpasser la production d’argent de la plus grande mine d’argent, celle d’Imiter.

Aya ambitionne en effet une production de 5 à 5,3 millions d’onces d’argent (155 à 164 tonnes) en 2025, dépassant ainsi les 140 t annuelles traditionnellement produites par la mine d’Imiter. Un cap symbolique, qui confirme l’essor de Zgounder et son potentiel pour devenir une nouvelle référence marocaine de l’argent et renforce davantage la position du Maroc comme leader africain de production d’argent.

Aya ambitionne un nouveau record de production d’argent cette année, après l’achèvement du projet d’expansion de la mine de Zgounder.

Dans un communiqué publié mardi 13 mai 2025, suivi d’une présentation aux investisseurs le même jour, Aya Gold & Silver a annoncé que les travaux d’expansion de la mine, couronnés par la mise en service de la nouvelle usine de traitement, ont permis un bond significatif de la production par rapport à l’année précédente, avec des résultats financiers entièrement dans le vert.

Aya franchit un nouveau palier de performance

Durant le premier trimestre de 2025, la mine de Zgounder a produit 1.068.652 onces d’argent, dont 94% ont été produits sous forme de lingots d’argent, soit 1.011.173 onces d’argent, et 57.479 onces sous forme de concentré d’argent. Par rapport à l’année 2024, la production de lingots d’argent a été multipliée par 9, alors que la production de concentré d’argent a diminué de 77%.

Cette nouvelle stratégie adoptée par Aya, qui tente de se focaliser sur la production d’argent sous forme de lingots plutôt qu’en concentrés, permettra à l’entreprise de générer plus de revenus, car le concentré est moins valorisé par rapport aux lingots.

Au premier trimestre 2025, Aya a vendu 1.061.565 onces d’argent (soit environ 33 t), avec une répartition marquée en faveur des lingots (958.521 onces, soit 90% du total) devant les concentrés (103.044 onces).

Grâce à ces performances, Aya a généré des revenus de 33,8 millions de dollars au premier trimestre 2025, avec un prix moyen de vente de 31,8 dollars l’once. Ce résultat marque une nette progression par rapport au premier trimestre de l’année précédente, où les revenus s’étaient établis à 5,8 millions de dollars pour un prix moyen de 21,3 dollars l’once. À ces résultats s’ajoutent des créances clients de 11,6 millions de dollars au 31 mars 2025, encaissées au début du deuxième trimestre à la suite des ventes réalisées en fin de période.

Fin mars 2025, Aya dispose désormais de 7,9 millions de dollars en trésorerie (+11,6 millions par rapport à la même période de 2024 où l’entreprise a enregistré une perte de 3,7 millions de dollars), grâce à des ventes en forte hausse et des prix de l’argent plus élevés.

« Nous avons terminé le trimestre avec 36,6 millions de dollars de trésorerie et de liquidités soumises à restrictions, hors 11,6 millions de dollars provenant des ventes d’argent réalisées au premier trimestre et encaissées au début du deuxième trimestre, ce qui renforce encore notre position de liquidité. Nous avons également obtenu une facilité de crédit de 25 millions de dollars auprès de notre partenaire de longue date, la BERD », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Accélération des performances grâce à l’efficacité de la nouvelle usine

Ces performances financières résultent principalement du bon fonctionnement de la nouvelle usine de traitement. La capacité de traitement a triplé, passant de 81.331 t à 249.743 t de minerai. Le débit de broyage moyen a quant à lui atteint 2.775 t par jour (t/j), contre 894 t/j l’année précédente, et devrait progresser pour atteindre 3.000 t/j d’ici fin 2025.

Au premier trimestre 2025, le coût de production par once d’argent vendue a diminué, passant à 18,93 dollars par once au lieu de 20,31 dollars par once durant le premier trimestre de 2024. Cette amélioration s’explique également par l’augmentation de l’extraction minière (+82%), passant de 106.880 t à 194 661 t, et l’optimisation des processus de la nouvelle usine.

Toutefois, le taux de récupération d’argent (82,4%) reste en dessous des attentes établies par l’étude de faisabilité (89%), en raison des dysfonctionnements de l’unité de traitement à l’oxygène. Des travaux sont en cours pour remédier à cette situation et devraient permettre d’améliorer significativement ce taux dans les prochaines semaines.

« La montée en puissance de notre mine à ciel ouvert se poursuit comme prévu, contribuant à un débit record de l’usine et soutenant une augmentation des revenus et des flux de trésorerie d’une année sur l’autre. Sur le plan opérationnel, nous continuons de constater des améliorations constantes, avec une trajectoire claire vers des débits et des taux de récupération plus élevés, conformes aux attentes à long terme », a précisé Benoît La Salle dans le communiqué d’Aya.

 Un rythme soutenu des travaux d’exploration

La mine de Zgounder possède une durée de vie initiale estimée à 11 ans. Dans le but d’étendre cette période, Aya Gold & Silver mène davantage de campagnes d’exploration qui ont déjà produit des résultats probants.

À proximité de la mine existante, Aya a réalisé 2.916 mètres de forage visant à définir l’extension de la minéralisation argentifère, tant en profondeur que latéralement. Les équipes d’Aya se sont particulièrement concentrées sur la zone ouest, à proximité de la faille principale, ainsi que sur le contact granitique en profondeur. Ces travaux ont permis d’identifier de nouvelles intersections significatives, dont un sondage qui a récupéré une teneur de 1.082 g/t d’argent sur une épaisseur de 8,5 m en dehors des limites actuelles du gisement.

Sur les permis régionaux avoisinants Zgounder, le programme d’exploration 2025 prévoit 10.000 m de forage, dont 1.059 m ont déjà été complétés. En plus, des campagnes de cartographie et de prospection détaillées sont en cours sur les permis de Tourchkal et de Zgounder Extrême-Orient, et ont permis d’identifier plusieurs cibles prioritaires pour de futurs forages, qui devront permettre de déchiffrer le potentiel aux alentours du périmètre de la mine de Zgounder.

Dans la région de Tinejdad, le développement du prospect de Boumadine se poursuit activement avec l’achèvement de 39.600 m de forage et 6.607 m de forage par circulation inverse. Ces travaux permettent à Aya d’évaluer la continuité du gisement et son potentiel de développement futur.

La dernière estimation des ressources du prospect de Boumadine a mis en évidence un potentiel de ressources indiquées de 74,4 millions d’onces d’équivalent argent, comprenant 15,1 millions d’onces d’argent (Moz Ag), 449 milliers d’onces d’or (koz Au), 145 milliers de tonnes de zinc (kt Zn) et 44 milliers de tonnes de plomb (kt Pb).

En carré noir, la nouvelle zone d’exploration devrait permettre à Aya de déchiffrer l’ensemble du potentiel minier de Boumadine.

Dans ce prospect de Boumadine, Aya devrait continuer d’explorer les potentialités prometteuses de cette zone. L’entreprise a acquis quatre nouveaux permis miniers, portant la superficie globale de prospection à 272 km², en plus d’une autorisation d’exploration de 600 km².

L’année 2025 devrait être charnière pour le prospect de Boumadine, alors que l’entreprise vise à établir une évaluation économique préliminaire (PEA) afin d’étudier la viabilité potentielle d’une mine à Boumadine.

Mines. Aya Gold & Silver révèle une nouvelle extension du corridor polymétallique de Boumadine (Errachidia)

La compagnie minière Aya Gold & Silver souhaite être décisive cette année sur le site de Boumadine situé au sud de Tinejdad. La compagnie canadienne compte étendre la superficie de la minéralisation polymétallique connue, tant latéralement qu’en profondeur, afin de préparer une évaluation économique préliminaire courant 2026.

Les récents sondages réalisés dans la zone de Tizi ont révélé des minéralisations à haute teneur, permettant d’étendre le corridor minéralisé de 200 mètres. Cette découverte porte désormais la longueur totale de l’empreinte minéralisée de Tizi à 2,2 kilomètres, rapporte un communiqué de l’entreprise publié ce 8 avril 2025.

Durant cette année, 117 sondages carottés ont été réalisés dans le prospect de Boumadine dans l’extension latérale du corridor principal (zone Nord), des zones Tizi et zone Nord-est, totalisant 46.207 mètres.

Les résultats obtenus attestent de l’extension potentielle des minéralisations à haute teneur, qui reste ouverte dans toutes les directions. Une découverte significative a été faite lors de cette campagne d’exploration : dans les veines orientées est-ouest où un sondage a révélé une minéralisation à très haute teneur, titrant 1.123 g/t d’argent et 5,32% de plomb sur une longueur de 1,7 m.

Au niveau du corridor principal de Boumadine, cette campagne de forage a permis de découvrir des intersections additionnelles. Le sondage le plus significatif a recoupé 334 g/t d’équivalent argent sur une étendue de 16,8 m (1,39 g/t d’or, 98 g/t d’argent, 3,2% de zinc, 1,8% de plomb), avec une intersection d’environ 4,1 m titrant 476 g/t d’équivalent argent (1,39 g/t Au, 98 g/t Ag, 3,2% Zn, 1,8 % Pb).

« Nous sommes très heureux des résultats de forage à haute teneur publiés aujourd’hui, particulièrement ceux des sondages BOU-DD24-440 et BOU-DD24-450, qui confirment la continuité de la zone principale à Boumadine. L’extension vers le nord de la zone Tizi met encore plus en évidence le fort potentiel de croissance des ressources », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

En parallèle de cette campagne de forage, les travaux de cartographie et d’échantillonnage sélectif ont permis d’identifier plusieurs nouvelles cibles d’exploration, dont cinq cibles régionales présentant une extension latérale potentielle de 20 km. Ces cibles feront l’objet d’une vérification dans les prochains mois. Il est à noter que les analyses des échantillons sélectionnés ont révélé des teneurs particulièrement élevées, notamment des concentrations en cuivre atteignant 34,5% et des teneurs en argent allant jusqu’à 210 g/t.

« Les résultats positifs de la cartographie et des échantillons choisis ont permis d’identifier plusieurs cibles de forage prometteuses au sud et à l’est, renforçant le potentiel exceptionnel à l’échelle du district à Boumadine. Nous avons identifié un potentiel sur plus de 20 km d’étendue latérale, et nous avons hâte de faire avancer ces cibles au cours des prochains mois », a précisé Benoît La Salle.

Sur la base des campagnes des années précédentes, la dernière estimation des ressources de Boumadine, datée de mars 2025, évalue la présence d’une ressource minérale indiquée (estimation plus fiable que l’estimation des ressources, mais moins précise que celle des réserves) à 5,2 Mt, avec une teneur de 91 g/t d’argent, 2,78 g/t d’or, 2,8% de zinc et 0,85% de plomb, soit environ 15,1 millions d’onces d’argent, 449.000 onces d’or, 145.000 t de zinc et 44.000 t de plomb.

Au cours de l’année, Aya Gold & Silver prévoit d’investir environ 28 millions de dollars américains (forages, cartographie, prospection minière…) pour intensifier les travaux d’exploration sur le site de Boumadine. Près de 50% du budget sera consacré au corridor principal et à la zone de Tizi, dans le but d’étendre les minéralisations connues le long du corridor et en profondeur. L’objectif final est de faire progresser le projet vers une évaluation économique préliminaire, début 2026, qui permettra d’avoir une première idée sur la possibilité de construire une mine dans cette région.

Mines. Aya Gold & Silver renforce le potentiel de Zgounder avec de nouveaux résultats de forage à haute teneur en argent

La mine de Zgounder continue de dévoiler des ressources à haute teneur en argent, comme en témoignent les résultats de la campagne de forage menée durant ce premier trimestre, a annoncé Aya dans un communiqué publié ce mercredi 26 mars 2025.

Lors de cette année, le programme de forage a totalisé 2,6 kilomètres. Les résultats communiqués correspondent à 490 sondages, dont 27 par carottage de surface, 192 par carottage souterrain, 198 par forage à circulation inverse et 73 par forage à percussion au moyen d’un marteau à air comprimé.

Ils ont principalement ciblé trois zones dans la mine de Zgounder : la mine à ciel ouvert, la zone centrale à partir du niveau 2.000 m et le contact avec les roches granitiques. Cette dernière zone était auparavant négligée, jusqu’à ce qu’une campagne de forage révèle des teneurs économiquement exploitables, ouvrant ainsi la voie à des ressources additionnelles en profondeur.

Lors de cette campagne, les meilleures intersections à haute teneur en argent enregistrées se répartissent comme suit :

Benoit La Salle, président-directeur général d’Aya, a indiqué que ces résultats confirment la présence en profondeur (au contact de la roche granitique) d’une zone à haute teneur supplémentaire à l’ouest, près de la faille. Simultanément, les hautes teneurs rencontrées près de la mine à ciel ouvert confirment la continuité de la minéralisation à l’est, ouvrant la voie à une possible extension dans les deux directions.

« Nous prévoyons un flux constant de résultats dans les prochains mois, ce qui nous permettra d’approfondir notre compréhension et d’évaluer notre potentiel en ressources », a ajouté Benoit La Salle.

Aya Gold & Silver annonce une augmentation significative des ressources dans le prospect polymétallique de Boumadine

Une récente mise à jour de l’estimation des ressources du prospect de Boumadine, visant à évaluer sa viabilité économique pour un développement minier, a conclu à une importante augmentation des volumes de ressources précédemment identifiés, selon un communiqué de l’entreprise daté du 24 février 2025.

Acquis en 2013, le gisement minier de Boumadine se trouve au sud de Tinjedad, dans la province d’Errachidia, au pied de la montagne d’Ougnat. Ce prospect renferme des ressources minières avérées, principalement constituées de plusieurs filons de sulfures de fer, de plomb, de zinc et de cuivre, riches en concentrations significatives d’argent et d’or.

La nouvelle estimation des ressources inclut les données de forage réalisées entre 2018 et le 1ᵉʳ décembre 2024. Elle comprend 428 sondages au diamant de surface, totalisant 142.268 mètres, ainsi que 93 sondages au diamant plus récents, totalisant 44.514 mètres. Ces ressources ont été réévaluées en deux classifications :

Il convient de préciser que, dans le cadre de ce volet d’exploration minière, il ne s’agit pas de réserves, mais de ressources. Il est généralement admis qu’une réserve est toujours une ressource, mais l’inverse n’est pas vrai. Pour qu’une ressource minérale soit classée comme réserve, deux conditions doivent être remplies : la certitude de son existence et la faisabilité économique de son exploitation.

« Un actif de classe mondiale »

Dans ce sens, une ressource minérale indiquée se caractérise par des données abondantes et fiables, permettant une évaluation économique plus précise, tandis qu’une ressource minérale inférée repose sur des informations limitées et un niveau de confiance plus modéré, offrant une estimation préliminaire sans garantie de continuité géologique ou de viabilité économique.

« Nous sommes heureux d’annoncer une mise à jour de l’estimation des ressources minérales pour Boumadine, marquant une augmentation de 120% des ressources indiquées et de 19% des ressources présumées depuis notre mise à jour d’avril 2024. En moins de trois ans, nous avons augmenté les onces d’argent et d’or dans toutes les classifications, démontrant la capacité de l’équipe à identifier et à faire de Boumadine un actif de classe mondiale« , a annoncé Benoît La Salle, président de la société.

Récemment, l’entreprise canadienne a procédé à l’acquisition de quatre nouvelles licences minières, portant désormais la superficie explorée à 272 km², en plus d’un permis d’exploration de 600 km² où de nouvelles cibles seront testées prochainement.

Une production d’argent en forte hausse à la mine de Zgounder en janvier 2025

Voici les principaux indicateurs de la production dévoilés par Aya Gold & Silver :

– Production d’argent de 491.310 oz au T4-2024 et de 383.515 oz en janvier 2025, ce qui, pour ce dernier, représente une augmentation de 77% par rapport à décembre 2024.

– Traitement de 113.310 tonnes au T4-2024 et de 88.868 t de minerai en janvier 2025, soit une augmentation de 53% par rapport à décembre 2024.

– Récupération de l’argent de 85% au T4-2024 et de 87% en janvier 2025, en augmentation de 6% par rapport à décembre 2024.

– Disponibilité combinée des usines de 88% au T4-2024 et de 95% en janvier 2025, en augmentation de 8% comparativement à décembre 2024.

– Production minière de 102.485 t au T4-2024 et de 50.403 t de minerai en janvier 2025, soit une augmentation de 29% comparativement à décembre 2024, conformément au plan d’accroissement de l’exploitation minière d’Aya.

« Je suis heureux d’annoncer les résultats de production du T4-2024 et de janvier 2025, qui atteignent les niveaux de production ciblés pour 2024 et qui témoignent d’une hausse marquée de la production et d’une augmentation mensuelle de 77% de décembre 2024 à janvier 2025. Cette solide performance est le fruit des efforts pour améliorer la récupération et de la montée en puissance réussie de la nouvelle usine Zgounder, qui fonctionne bien au-delà de la capacité nominale, en parallèle à la fosse qui continue de surpasser nos attentes », a déclaré Benoit La Salle, président et chef de la direction, cité dans un communiqué d’Aya Gold & Silver. « Les améliorations observées d’un mois à l’autre sur l’ensemble des opérations intégrées à Zgounder reflètent une exécution disciplinée et une solidité opérationnelle qui nous placent en bonne posture pour une croissance soutenue de la production et une rentabilité record en 2025 ».

La nouvelle usine d’Aya Gold & Silver à Zgounder optimise la production des lingots d’argent

Dans un communiqué daté du 23 janvier 2025, Aya Gold & Silver, cotée à la bourse de Toronto, a annoncé avoir non seulement atteint, mais aussi dépassé les capacités nominales de sa nouvelle usine de traitement.

Couronné par la mise en service de cette usine, le projet d’expansion de la mine de Zgounder, qui a nécessité un investissement de 206 millions de dollars, est désormais achevé. La nouvelle usine de traitement produit commercialement de l’argent depuis le 29 décembre 2024.

Nouvel objectif : 3.000 tonnes traitées par jour 

Sur une période de 30 jours, du 21 décembre 2024 au 20 janvier 2025, l’usine a traité en moyenne 2 .200 tonnes de minerai par jour, soit un taux de traitement supérieur de 10% à sa capacité nominale. Avec un taux de disponibilité de 96% et un débit moyen de 96 tonnes par heure, l’usine a permis de récupérer 85% de l’argent contenu dans le minerai. À la fin de cette période, le débit de traitement de minerai s’est stabilisé à 2 .239 tonnes par jour, avec une disponibilité de l’usine de 98% et un taux de récupération de l’argent de 89%.

« Je suis fier d’annoncer la montée en puissance de la nouvelle usine à la mine Zgounder d’Aya, où nous opérons maintenant au-dessus de la capacité nominale, quelques semaines à peine après avoir atteint la production commerciale », a déclaré Benoit La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Avec l’intégration de la pulpe de flottation dans le circuit de lixiviation de la nouvelle usine, le 18 janvier 2025, le traitement des minerais a atteint un taux supérieur de plus de 2.900 tonnes par jour, avec un taux de récupération de l’argent dépassant 90%. Grâce à cette intégration, Aya pourra se concentrer sur la production unique de lingots d’argent, éliminant la nécessité de commercialiser des concentrés et optimisant ainsi la valeur payable de l’argent produit.

Dans les mois à venir, l’objectif est d’optimiser le processus de production à Zgounder en portant le taux de traitement quotidien à plus de 3.000 tonnes, et en maintenant ou en surpassant le taux de récupération de 89% déterminé dans l’étude de faisabilité.

Le cabinet conseil canadien Soutex, spécialisé dans le traitement des minerais et la métallurgie, a été mandaté par Aya pour analyser le temps de traitement des minerais dans sa nouvelle usine. Il ressort de leur étude que la nouvelle usine de Zgounder a atteint sa capacité nominale dans des délais records par rapport à une centaine de projets miniers comparés, ce qui témoigne pour Aya de la fiabilité de sa nouvelle installation.

 

Diagramme comparatif des durées de montée en puissance vers la capacité nominale : l’usine de Zgounder se classe parmi les plus rapides, ex aequo avec un autre projet, sur une base de plus d’une centaine d’usines similaires (Source : Aya Gold & Silver).

Bilan final des travaux d’exploration de l’année 2024

Après avoir scindé ses activités d’exploration aurifères par la création d’une nouvelle filiale, Mx2 Mining, Aya s’est concentrée cette année sur l’exploration argentifère à Zgounder, dans la province de Taroudant, tout en approfondissant l’étude du potentiel polymétallique (argent, or, cuivre, plomb et zinc) du gîte de Boumadine, près de Tinjedad.

>>>Mine de Zgounder et environs (cercle de Taliouine, province de Taroudant) :

Durant l’année 2024, la compagnie a réalisé un total de 35.469 mètres de forage dans la région de Zgounder, soit une augmentation de 41% par rapport aux 25.000 mètres initialement prévus.

Ces travaux d’exploration visaient à mieux caractériser les ressources minérales de la zone, en particulier en profondeur, au niveau du contact granitique initialement considéré comme stérile, ainsi qu’à identifier de possibles extensions latérales du gisement. Les résultats de l’exploration 2024 à Zgounder ont mis en évidence les constats suivants :

  1. La zone près de la mine à ciel ouvert constitue un élément clé des ressources d’argent dans la mine de Zgounder. Les forages à circulation inverse réalisés dans la partie Est de la mine ont confirmé l’extension de la minéralisation vers le nord et le sud. Le sondage ZG-RC-24-277 a précédemment récupéré des teneurs qui ont atteint 6.311 g/t d’argent sur une épaisseur de 5 mètres dans une intersection moyennant 2.425 grammes par tonne d’argent sur 17 mètres.
  2. En profondeur, près du contact granitique, les sondages effectués ont confirmé une importante minéralisation argentifère d’un prolongement pouvant atteindre 800 mètres. Le sondage ZG-SF-24-123 a intersecté une zone à haute teneur en argent, atteignant 5.696 g/t sur une épaisseur de 2,5 mètres.
  3. Les travaux d’exploration menés à l’ouest et au sud de la mine ont permis d’identifier de nouvelles zones d’intérêt, notamment des importantes anomalies d’argent. Ces zones feront l’objet de suivis plus approfondis en 2025. Parallèlement, des campagnes de cartographie géologique et géophysique ont été réalisées sur les projets de Tirzzit et Zgounder Far East, situés aux alentours de la mine de Zgounder.

>>>Prospects polymétalliques de Boumadine (environs de Tinejdad, province d’Errachidia) :

La surface d’exploration du projet de Boumadine a augmenté, passant de 198 km² à 252,2 km² grâce à l’acquisition de nouveaux permis d’exploration.

Les travaux de sondage magnétique et électromagnétique ont couvert une superficie totale de 1.266 km². Ils ont permis d’identifier plusieurs anomalies conductrices, notamment des structures très conductrices situées à 5 km à l’ouest de Boumadine, plus intenses que celles associées au corridor principal. En parallèle, les travaux de sondage réalisés ont totalisé 107.683 mètres durant l’année 2024, d’un objectif initial de 120.000 mètres. Les résultats de sondage les plus intéressants obtenus l’année dernière sont les suivants :

  1. Dans la zone principale, le sondage BOUDD24-230 a recoupé un intervalle de 17,6 mètres, titrant 991 g/t en équivalent argent et comprenant 2,64g/t d’or, 247 g/t d’argent et 7,7% de zinc. Il inclut également un intervalle de 3,7 mètres, enrichi principalement en argent, titrant 1.662 g/t en équivalent argent.
  2. Dans la zone d’Imarriren, le sondage réalisé a mis en évidence une intersection de minéralisation aurifère, avec une teneur en or de 15,70 g/t sur une épaisseur de 1mètreres.
  3. Dans la zone de Tizi, le sondage BOU-DD24-310 a recoupé un intervalle minéralisé de 13,7 mètres, titrant 445 g/t en équivalent argent. Cet intervalle est caractérisé par deux zones importantes : une zone de 1,6 mètre abritant 23,34 g/t d’or et une zone d’environ 1 mètre titrant 7.820 g/t d’argent.
  4. Dans la zone Est-Ouest, un sondage a recoupé un intervalle de 1,9 mètre, montrant des teneurs argentifères importantes qui ont atteint 1.937 g/t.

Mines. Aya Gold & Silver dévoile de nouvelles ressources d’argent à haute teneur

Dans un communiqué publié ce mardi 7 janvier 2025, la compagnie minière Aya Gold & Silver a annoncé la découverte de ressources argentifères additionnelles, après la finalisation du traitement de leur dernière campagne de forage qui a totalisé 5.826 mètres.

Aya a largement dépassé son programme d’exploration pour l’année 2024 qui ne prévoyait qu’un objectif de 25.000 mètres dans la mine de Zgounder et ses périphéries, avant d’atteindre finalement un total de 34.809 mètres, soit une augmentation de 39% par rapport au programme initial.

Les résultats obtenus proviennent de 291 sondages récupérés à partir de 6 forages au diamant en surface, 99 forages au diamant en profondeur, 123 forages à circulation inverse et 53 sondages de forage à percussion.

Comme les précédentes campagnes visant à mieux reconnaître l’extension des ressources connues, la présente campagne a confirmé ce constat et a révélé des teneurs très élevées sur des épaisseurs importantes :

1- En profondeur, au contact de la roche granitique, un sondage près de la faille a recoupé des minéralisations à haute teneur en argent, atteignant jusqu’à 3.640 grammes par tonne (g/t) sur 1 mètre d’épaisseur, avec des intersections importantes de 1.071 et 1.299 g/t sur des épaisseurs de 3,5 mètres. Un autre sondage plus au centre a intercepté des teneurs en argent allant jusqu’à 1.560 g/t d’argent sur 4 mètres dans une intersection moyennant 636 g/t d’argent sur 11 mètres.

2- Dans la zone Est, près de la mine à ciel ouvert, plusieurs sondages ont révélé des teneurs en argent exceptionnellement élevées sur des épaisseurs significatives. Le sondage ZG-RC-24-277, réalisé par forage à circulation inverse, a récupéré des teneurs qui ont atteint 6.311 g/t d’argent sur une épaisseur de 5 mètres dans une intersection moyennant 2.425 grammes par tonne d’argent sur 17 mètres.

3- Dans la zone centrale, au niveau 1.950 m, les sondages effectués ont récupéré des teneurs moyennes d’argent. Le sondage DZG-SF-24-293 a récupéré des teneurs en argent allant jusqu’à 2.432 g/t sur 2,5 mètres dans une intersection moyennant des teneurs de 1.119 g/t sur une épaisseur de 6 mètres.

« Les intersections exceptionnelles dans ces sondages révèlent un potentiel d’augmenter sensiblement les onces à haute teneur à l’intérieur et à proximité de la mine à ciel ouvert, ce qui renforce notre confiance pour ce qui est de l’expansion des opérations dans la fosse à brève échéance », a expliqué Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

À la fin de l’année 2024, l’usine de traitement de Zgounder a entamé sa production commerciale d’argent moins de deux mois après le traitement du premier minerai. Cette production a été atteinte après 30 jours d’exploitation à une capacité minimale de 60% (soit 2.000 tonnes par jour). Au cours de cette période de démarrage, l’usine a traité 45.683 tonnes de minerai.

Rappelons que la mise en service de la nouvelle usine de traitement a marqué l’aboutissement du projet d’expansion de la mine de Zgounder, qui a nécessité un investissement total de 206 millions de dollars.

En raison des travaux de ce projet, Aya prévoit pour 2024 une production totale d’argent comprise entre 1,6 et 1,8 million d’onces (de 49,7 à 55 tonnes), contre 1,97 million d’onces (61,29 tonnes) en 2023, soit une baisse estimée entre 8% et 19%.