Urbanisme. Ce que change le nouveau plan d’aménagement de Marrakech-Ouest

À Marrakech, le nouveau plan d’aménagement permettra la mise en place d’un zonage urbain pour les dix prochaines années, permettant une meilleure utilisation du sol capable de favoriser l’investissement et de mieux contrôler l’étalement urbain au niveau de l’ouest de la ville. Cette nouvelle couverture urbanistique arrive à point nommé pour coordonner les futurs projets, en parallèle des préparatifs de la ville pour la Coupe du monde 2030.

En plus d’un ensemble de projets urbains, ce plan d’aménagement a fixé un ensemble de dispositions au niveau de l’arrondissement Ménara et de la partie ouest de Guéliz, à savoir : les zonages adoptés, les équipements de base prévus, et notamment les voiries à créer.

Carte des quartiers de Marrakech établie en 2020 par Delpha

En cours d’enquête publique, les citoyens ont jusqu’au 11 juin 2025 pour prendre connaissance des implications du nouveau plan d’aménagement sur leurs propriétés et émettre leurs avis sur un registre ouvert à l’hôtel de ville.

La répartition des zonations de l’arrondissement Ménara et de l’ouest de Guéliz

Le nouveau plan d’aménagement de Marrakech-Ouest vise à contrôler l’étalement urbain et à saisir les opportunités de développement en adoptant une zonation précise.

Il propose quatre principales zonations d’habitation, ainsi qu’une zone industrielle et une autre dédiée aux loisirs.

Zoning de la zone industriel de Sidi ghanem prévus apr le plan d'aménagement de Marrakech-Ouest
Zonage de la zone industrielle de Sidi Ghanem. Elle réunira deux zones : la première (en bleu) correspond aux activités industrielles de deuxième degré, et la seconde (en orange) abrite les zones d’activité artisanales et de commerce.

 

ici la nouvelle zone de loisirs prévue par le plan d'aménagement de Marrakech Ouest et qui est située près de l'aéroport de Marrakech Menara
Carte montrant la situation d’une nouvelle zone de loisirs qui sera créée à proximité de l’aéroport de Marrakech-Ménara.

Premièrement, la zonation consacrée aux habitations traditionnelles est la plus étendue dans le plan et se situe principalement dans les quartiers de M’hamid, Massira et Azli.

En second lieu, une zonation d’immeubles collectifs alignés est prévue pour l’habitat, les bureaux, les commerces, l’artisanat, les services, les équipements, les établissements touristiques et d’animation ou hôteliers. Elle se décline en trois zones selon les élévations : R+5 (très rares, principalement dans le quartier Charaf), R+4 (par exemple, avenue Guemassa et avenue Charaf) et R+3 (principalement en arrière des zones R+4).

Une troisième zone est spécifiquement dédiée à l’habitat mixte (immeuble, villas, commerce, bureaux…). Dans cette zone, les ensembles de logements collectifs doivent prendre la forme d’immeubles orientés de manière discontinue, s’ouvrant sur des espaces communs aménagés en espaces verts, de loisir et de sport en plein air, avec des places de parking en surface ou en sous-sol.

En ce qui concerne les zones d’habitation de type villa, le plan d’aménagement a prévu deux types de zones, situées principalement à Targa. La première abrite des habitations individuelles et peut accueillir des projets d’hôtels-clubs, de clubs de vacances et de centres d’estivage en R+2, sur des assiettes foncières supérieures à 1,5 hectare. La seconde comprend des zones villas et des zones intermédiaires, autorisées uniquement pour des superficies égales ou supérieures à 1 hectare sur des parcelles individuelles, sous réserve de posséder un accès individuel et un espace extérieur privatif. À ces deux zones villas s’ajoute une zone destinée à l’habitat individuel ou aux résidences sous forme d’opérations intégrées en villégiature, située principalement au niveau de Riad Assalam et de Targa.

Un traitement normatif des bidonvilles et habitats insalubres

Le plan d’aménagement prévoit le relogement des habitants des bidonvilles situés dans son périmètre. Dans le cadre de cette politique de requalification urbaine, plusieurs mesures spécifiques ont été arrêtées.

En premier lieu, les douars Bouchareb, Azib Goundafi et Aït Ssi, situés dans l’arrondissement Ménara, bénéficieront d’un programme de requalification piloté par les pouvoirs publics. Par ailleurs, les douars localisés au sein de grandes opérations urbaines feront l’objet d’une prise en charge conforme aux engagements contractuels des opérateurs privés, tels qu’établis lors de l’autorisation de leurs projets.

Pour les douars implantés sur du foncier privé encore non urbanisé, le plan a précisé qu’aucune urbanisation ne pourra y être autorisée sans qu’une convention préalable n’ait été conclue et validée par l’ensemble des parties prenantes, garantissant le relogement des habitants concernés.

Le douar Koumi, situé en bordure sud de Marrakech, sera relogé par un opérateur privé dans le cadre d’un engagement avec l’État.

 

Les habitants du douar Sraghna, situé au nord de Marrakech, seront relogés dans le cadre d’une intervention de l’État.

 

ici une image aerienne montrant les limites d'une zone à restructurer au niveau de Douar Koudia à Marrakech
Le plan d’aménagement de Marrakech-Ouest prévoit de restructurer le douar Koudia à Marrakech abritant des habitations insalubres.

Concernant les habitats insalubres, deux approches distinctes sont prévues : soit leur restructuration selon un plan spécifique, soit, en l’absence d’un tel document, leur soumission aux dispositions du zonage des habitations traditionnelles du présent règlement, sous réserve de la réalisation effective des travaux de restructuration, dûment constatée par une commission interservices.

Le plan intègre également des dispositions particulières pour certains douars situés au niveau des projets urbains prévus par le plan d’aménagement. Notamment, la délocalisation et réintégration des quatre douars Ghali, Bloc Tidili, Lamrikhi et Chossari (couvrant environ 4 hectares) pour optimiser l’utilisation du sol et régénérer le tissu urbain local. De même, la zone de projet urbain n° 8 prévoit la résorption des douars existants par le relogement de ses habitants sur la même assiette foncière.

Les équipements publics prévus par ce nouveau document

Le plan d’aménagement de Marrakech-Ouest vise également à renforcer la couverture en équipements publics de première nécessité. Pour l’enseignement, le plan prévoit la création de 45 écoles primaires, de 16 collèges, de 11 lycées et de deux lycées-collèges, ainsi qu’une école nationale d’architecture. Il inclut également l’extension du lycée M’hamid 9, et 18 autres équipements d’enseignement supplémentaires dont la vocation n’a pas encore été précisée.

En ce qui concerne les équipements de santé, 27 centres de santé sont prévus, complétés par quatre autres équipements de santé, deux hôpitaux, sept centres de santé urbains et un dispensaire.

De plus, afin de conforter la vocation verte de Marrakech, le plan d’aménagement prévoit la création de 466 espaces verts, représentant environ une centaine d’hectares. Parmi ceux-ci, le plus grand s’étendra sur 131.408 m² aux environs du douar Koudia, et une dizaine d’autres espaces verts dépasseront les 20.000 m².

Le plan inclut également la création de 241 équipements privés d’intérêt général. Cela comprend notamment huit écoles privées, un pôle de loisirs, six crèches, six centres commerciaux, une clinique et un parc urbain.

Le plan n’oublie pas les infrastructures sportives, avec la création de 46 terrains de sport de proximité, une piscine municipale à Azli et une salle couverte à M’hamid.

En plus des équipements publics nécessaires, le plan d’aménagement prévoit huit projets urbains pour redynamiser la ville. Ces projets incluent la nouvelle gare routière Al Azzouzia, qui nécessitera des initiatives en matière de mobilité urbaine et de logements pour accroître son attractivité.

À Guéliz, la relocalisation des casernes militaires permettra l’implantation de nouveaux équipements structurants qui renforceront la centralité du quartier. La réorganisation des activités informelles sera entreprise pour favoriser leur intégration au tissu économique et améliorer l’ordre urbain.

En parallèle, des prescriptions d’ordre public prévoient l’interdiction de toute installation visible d’équipements techniques tels que les antennes paraboliques, les climatiseurs ou les boîtiers de fibres optiques sur les façades des bâtiments.

Plan d’aménagement de Marrakech-Ouest : nouvelles prescriptions pour les commerces et les habitations

En phase d’enquête publique jusqu’au 11 juin 2025, le nouveau plan d’aménagement de Marrakech couvrant la partie ouest de Guéliz et l’arrondissement de Ménara devrait donner un nouveau souffle à l’urbanisme dans les dernières zones de la ville non couvertes par un document d’urbanisme valide.

Dans un article précédent, nous avions présenté les principaux projets urbains qui sont prévus pour rénover une grande partie de la ville. Ces nouveaux projets devront d’abord redynamiser les alentours de la nouvelle gare routière par des projets de logements et de mobilité destinés à rendre la zone plus attractive qu’auparavant. Ce nouveau document devra également renforcer la centralité de Guéliz par de nouveaux équipements structurants, en relocalisant les casernes militaires du quartier, en accentuant la vocation verte de la ville et en résorbant l’ensemble des habitats insalubres. La réorganisation des activités informelles devra également être entreprise en vue de leur intégration dans le tissu économique et de l’amélioration de l’ordre urbain.

Dans la continuité de la lecture de ce nouveau document, nous présentons les prescriptions architecturales qui y figurent. Les nouveaux projets de construction de bâtiments sont invités à respecter ses dispositions pour permettre une production architecturale de qualité, compatible avec le patrimoine de la ville datant de l’époque protectorale, qui correspond à la création du premier quartier en dehors des murailles historiques de la médina.

Les prescriptions architecturales définies dans le plan d’aménagement de Marrakech-Ouest

Le nouveau plan d’aménagement Marrakech-Ouest conserve les tons de rouge emblématiques de Marrakech. En dehors des murailles de la médina, les styles architecturaux autorisés sont les styles arabo-mauresque, oasien et Art déco.

Les palettes de couleurs autorisées par le plan d'aménagement de Marrakech-Ouest
La palette de couleurs autorisées par le plan d’aménagement de Marrakech-Ouest.

Dans le quartier Guéliz, le style architectural admis est le style Art déco. Le plan d’architecte doit donc renseigner clairement sur trois éléments principaux : la base inférieure, le corps de la façade, les couloirs et le couronnement.

Composition type de la façade selon le style architectural Art Déco
Composition type de la façade selon le style architectural Art déco.

Afin de préserver la valeur historique du quartier Guéliz, une liste des bâtiments et équipements à valeur patrimoniale a été établie. Par ailleurs, d’autres constructions seront soumises à l’examen d’un comité scientifique, désigné par arrêté du gouverneur, qui déterminera le type d’action et la nature des interventions à mener pour chacune d’elles.

Au niveau des nouvelles constructions, l’épaisseur des murs doit être supérieure à 20 cm, ce qui permet de réaliser des formations et des décorations plus variées sur les murs eux-mêmes. Cette épaisseur facilite également l’intégration des mécanismes de murs-rideaux et des protections métalliques des fenêtres à l’intérieur des cavités des portes et des fenêtres.

Les colonnes des portiques doivent présenter une formation classique claire, comprenant la base, le corps de la façade et le couronnement. Le style et la forme des colonnes doivent s’harmoniser avec le style dominant du reste de la façade. Il est préférable d’utiliser des colonnes circulaires ou rondes pour les portiques, ou des colonnes à sections polygonales pour les colonnes engagées.

De leur côté, les balcons et loggias doivent être aménagés d’une manière à ne pas nuire à la composition de la façade et à son rythme visuel, et le choix du type de balcon doit correspondre aux autres éléments de la façade et à la composition volumétrique générale.

À cela s’ajoutent des recommandations environnementales préconisant l’utilisation de volumes, de pergolas, de velums et de plantations bien ombragés, ainsi que des loggias, des jardins et des toits-terrasses ombragés, et l’encouragement à l’installation de systèmes de chauffage d’eau solaire.

Les prescriptions architecturales relatives aux façades des bâtiments

Comme dans d’autres villes marocaines, le plan d’aménagement interdit toute installation visible d’équipements techniques sur les façades. Cette interdiction concerne notamment les antennes paraboliques, les systèmes de ventilation pour restaurants, les unités de climatisation extérieures, les boîtiers de fibres optiques, les câbles électriques apparents, les chauffe-eau et les antennes individuelles.

Les installations techniques sur les façades sont désormais interdites dans les arrondissements de Guéliz et de Ménara.
Les installations techniques sur les façades sont désormais interdites dans les arrondissements de Guéliz et de Ménara.

Dans les nouvelles constructions, les concepteurs doivent prévoir, dès la phase de conception, des espaces dédiés aux équipements techniques. Plus précisément, il faut aménager des conduits techniques, des cavités murales ou des cages spécialement conçues à cet effet. En ce qui concerne les antennes paraboliques, lorsqu’elles sont installées en toiture, elles doivent être placées à au moins 3 mètres en retrait de la ligne de façade. Pour les logements collectifs, une antenne commune est obligatoire, et les installations individuelles sont strictement interdites.

Au niveau de chaque projet de construction, la façade doit clairement exprimer la destination du bâtiment, qu’il s’agisse d’un usage résidentiel ou de bureaux, tout en maintenant une harmonie avec son environnement immédiat.

Le style de la façade doit reseigner sur sa destination
Le style de la façade doit renseigner sur son utilisation.

En ce qui concerne les angles des bâtiments, ils doivent être traités de manière spécifique : les angles droits et les formes libres sont à proscrire au profit d’angles tronqués ou arrondis. De plus, le traitement des angles doit être cohérent entre les bâtiments adjacents.

les angles de la façade, ils ne devraient pas montrer des angles droits ou de formes libres ainsi que des dortiques à largeur ou nombre variable d'une façade à l'autre.
Les angles de la façade ne devront pas montrer des angles droits ou des formes libres, ni des portiques à largeur ou au nombre variable d’une façade à l’autre.

D’autre part, le plan d’aménagement fixe des limites strictes concernant les surfaces vitrées. La superficie totale des fenêtres ne doit pas excéder 33% de la surface de façade. Par ailleurs, tous les éléments vitrés, y compris les murs-rideaux et les grandes baies vitrées, doivent présenter une forme verticale proportionnelle à leur ouverture et s’intégrer harmonieusement à l’ensemble.

La charte architecturale pour les commerces dans le quartier de Guéliz

Le nouveau plan d’aménagement a prévu une charte architecturale commerciale contraignante afin d’organiser principalement les enseignes et affichages publicitaires des commerces, que les architectes et investisseurs devront strictement appliquer.

Par cette charte, l’affichage sur les façades est désormais encadré : seules les devantures commerciales prévues à cet effet peuvent accueillir des publicités, tandis que le corps principal des façades reste vierge de toute enseigne. Les devantures doivent respecter l’alignement des bâtiments et se maintenir en retrait, sans jamais masquer les éléments structurels ou verticaux de l’architecture.

L'emplacement des enseignes des commerces doit être homogène sur la façade.
L’emplacement des enseignes des commerces doit être homogène sur la façade.

Les enseignes sont limitées aux espaces entre les piliers des galeries et doivent être positionnées dans la partie inférieure des vitrines. Les signalétiques, quant à elles, sont strictement confinées à la façade principal,e en évitant toute interférence avec les colonnes des passages.

La conception des enseignes doit s’harmoniser avec celle de la façade, tandis que leur design pourra épouser le style architectural du bâtiment, pouvant intégrer des éléments naturels ou identitaires spécifiques au commerce, mais toujours dans le respect de l’unité esthétique globale.

Exemple d'enseigne compatible avec le style architectural de la ville ocre.
Exemple d’enseigne compatible avec le style architectural de la ville ocre.

Les panneaux publicitaires doivent avoir des dimensions standardisées proportionnées à leur emplacement, sans aucun débordement en hauteur ou en largeur, et rester en retrait des bordures. Une interdiction totale s’applique aux publicités sur les piliers des galeries.

Cette réglementation stricte vise à concilier visibilité commerciale et préservation du cadre bâti, garantissant une intégration harmonieuse des activités commerciales dans le quartier historique de Guéliz.

Après l’homologation de ce document, Marrakech tournera une page : celle d’une longue période marquée par l’absence de documents de planification. Cette situation a engendré de nombreux obstacles et des opportunités manquées pour le développement économique d’une ville qui porte pourtant le flambeau de l’attractivité touristique du Maroc. Ce plan d’aménagement de Marrakech-Ouest constituera la dernière pièce du puzzle, intégrant des projets qui devront repenser la ville en profondeur, notamment en vue des échéances majeures que connaîtra Marrakech en tant que ville hôte de la Coupe du monde 2030.

Marrakech. 8 nouveaux projets urbains dans le nouveau Plan d’aménagement de Ménara et de Gueliz

La commune de Marrakech a annoncé le lancement de l’enquête publique pour le projet de plan d’aménagement sectoriel (PAS) de Marrakech Ouest et M’hamid Sud. Cette consultation, d’une durée d’un mois, a commencé le 12 mai 2025.

Jusqu’au 11 juin 2025, les citoyens sont invités à soumettre leurs propositions et avis sur ce projet avant son homologation officielle. Le plan est exposé dans le hall du siège du conseil communal (hôtel de ville), où un registre est également mis à disposition pour recueillir les observations.

Ce projet, qui couvre une vaste superficie de la ville ocre, est très attendu par les investisseurs et les habitants. Il vise à redynamiser l’urbanisme dans la partie ouest de Marrakech.

À ce jour, les plans d’aménagement déjà homologués concernent Tasoultant (2017), Mechouar El Kasba (2021), Sidi Youssef Ben Ali (2021), l’ancien quartier industriel (2023), Guéliz-Est (2024). La dernière pièce du puzzle est le PAS de Marrakech-Ouest, actuellement en circuit d’adoption.

Examiné par nos soins, le projet de plan d’aménagement sectoriel de Marrakech-Ouest et de M’hamid Sud s’applique aux territoires de l’arrondissement de Ménara et de la partie ouest de l’arrondissement de Guéliz.

Outre de nouvelles vocations urbanistiques, il devrait permettre le lancement de huit projets urbains stratégiques.

 

1 : Projet urbain de l’ALEM AZZOUZIA

Situé au nord-ouest de la ville, à l’entrée du côté de Tamensourt, ce premier projet urbain vise à répondre aux besoins en logements et installations militaires. Il s’inscrit dans le prolongement du projet résidentiel de l’Agence du logement et des équipements militaires (ALEM), actuellement en réalisation près du pôle Azzouzia, dédié au relogement des occupants du site Camp Tachfine.

Cette nouvelle zone urbaine intégrera les dernières orientations en matière de mobilité urbaine et s’articulera avec l’écosystème d’intermodalité créé par les grands projets de transport prévus dans le secteur ouest de Marrakech, notamment la nouvelle gare routière, le bus à haut niveau de service (BHNS) et la LGV.

Dans le cadre de la résorption de l’habitat non réglementaire, le projet prévoit le relogement sur place des douars existants situés dans la zone d’intervention.

2 : projet urbain Extension Targa

Tout en renforçant la vocation verte de Targa, ce projet devrait mobiliser la totalité des terrains étatiques pour réaliser les équipements publics et 30 % des parcelles devront être dédiées à des services et à des grands équipements publics ou privés relatifs aux projets de mobilité, d’intermodalité.

Ce projet urbain a pour vocation de créer principalement une dynamique autour de la nouvelle gare routière El Azzouzia et d’accompagner les grands projets de mobilité installés en cette partie de la ville (gare LGV, création d’un pôle d’échange et d’un centre de maintenance de BHNS).

3 : projet urbain Tidili

À l’entrée ouest de la ville, du côté d’Essaouira, cette nouvelle zone sera consacrée aux activités tertiaires et aux petites industries. Toute utilisation résidentielle étant formellement interdite.

Le projet comprend par ailleurs une zone d’activité dont les objectifs principaux sont la restructuration du secteur informel et anarchique, l’intégration des activités nuisibles présentes dans la ville par leur transformation en activités économiques réglementées et viables, ainsi que la création d’un site d’accueil destiné à réorganiser les activités informelles à l’échelle municipale.

En complément de la liaison par bus à haut niveau de service (BHNS), ce projet intègre de manière cohérente les infrastructures et équipements nécessaires à sa réalisation, notamment des stations multimodales et des centres de maintenance.

4 : projet urbain M’hamid Ouest

À l’ouest de M’hamid, ce projet vise à implanter les grands équipements urbains et à développer l’activité économique dans toutes ses composantes, notamment les secteurs industriel, logistique et les pôles d’équipements structurants.

Au-delà de la création d’une nouvelle zone économique génératrice d’emplois, ce projet permettra également de maîtriser l’étalement urbain du secteur de M’hamid.

5 : projet urbain coulée verte

Cette zone est destinée aux activités ludiques de plein air, avec interdiction de toute construction. Elle forme une zone tampon entourant l’aéroport, exclusivement consacrée aux activités récréatives et à l’implantation de parkings.

Des extensions urbaines pourraient éventuellement y être réalisées si nécessaire.

L’aménagement de cette zone a pour principaux objectifs de créer un équilibre entre espaces construits et non construits, d’alléger la densité urbaine du secteur et d’établir une ceinture verte de protection autour de l’aéroport.

Cette ceinture prendra la forme d’un corridor végétal continu relié à la forêt sportive, offrant des espaces de promenade.

6 : projet urbain Camp Tachfine

D’une superficie de 260 hectares, cette zone accueille actuellement des casernes et installations militaires destinées à être relocalisées.

Ce projet représente une opportunité unique de renforcer la centralité du Grand Guéliz en y intégrant des éléments structurants de qualité : infrastructures hôtelières, services haut de gamme et un grand parc urbain.

7 : projet urbain Koudiat Laabid

La région de Koudiat Laabid au sein du périmètre urbain de la ville est soumise à une forte pression urbanistique.

Le projet urbain projeté dans le nouveau plan d’aménagement de Marrakech Ouest opte pour favoriser une mixité fonctionnelle (résidentiel, commerces, loisirs, services et équipements) tout en évitant les structures et blocs massifs susceptibles de dominer ou de dénaturer l’environnement.

L’aménagement des espaces vacants devra considérer les spécificités du site, notamment ses saillies topographiques naturelles, les terrains particuliers ainsi que sa richesse historique et culturelle. Il conviendra également d’intégrer les projets autorisés et existants et de préserver les zones naturelles à valeur paysagère.

Par ailleurs, une attention particulière sera portée à la remédiation de la densité élevée des zones limitrophes du site de Koudiat Laabid. L’objectif est d’assurer une harmonisation cohérente de l’environnement bâti avec son contexte naturel, en créant notamment des espaces tampons entre les collines et les zones urbanisées.

8 : projet urbain zone Nord

Cette zone constitue une partie intégrante de la zone tampon nord établie entre la ville de Marrakech et le site d’intérêt biologique et écologique (SIBE) aux alentours d’Oued Tensift.

Ce projet prévoit la résorption des douars existants par le relogement des habitants sur la même assiette foncière. De plus, 30 % de la surface totale sera dédiée à l’activité économique et également une bande verte de 30 mètres de large devra être aménagée par les propriétaires des terrains concernés le long de la rocade, en cas de réalisation de leurs projets.