Casablanca-Settat : 800 agents et 180 équipements spécialisés pour la gestion des eaux pluviales

L’épisode pluvieux des 8 et 9 mars 2025 a été marqué par de fortes précipitations avec un cumul moyen de 15 mm le samedi et de 19 mm le dimanche. Certains secteurs ont enregistré des pics, notamment Ben Abid à Dar Bouazza (21,60 mm), Sidi Bernoussi (20,60 mm) et la trémie Roudani (20,20 mm) à Maârif. Ces pluies, d’une intensité modérée à forte, ont provoqué des mises en charge temporaires du réseau d’assainissement liquide entraînant des débordements localisés et des stagnations d’eaux dans certains endroits.

Suite aux premières alertes météorologiques annoncées par la Direction générale de la météorologie, les équipes techniques de la SRM Casablanca-Settat au niveau central, en coordination avec les directions préfectorales et provinciales, ont été mises en situation d’alerte afin d’anticiper et de gérer efficacement l’épisode pluvieux, indique un communiqué de la société.

Selon la même source, plus de 800 cadres et agents spécialisés dans l’assainissement liquide ont été mobilisés sur l’ensemble du territoire pour des interventions ciblées. Sur le terrain, environ 180 équipements spécialisés ont été déployés, incluant 36 hydrocureuses, 15 aspiratrices, 16 minicureuses, 60 pompes et motopompes, 15 pompes immergées, 25 nacelles et 12 camions grues. Ce dispositif a permis d’intervenir rapidement sur les zones critiques et d’éviter des débordements majeurs, note la SRM.

Afin d’assurer des interventions rapides et de garantir la continuité du service, les équipes de la SRM Casablanca-Settat se sont pleinement mobilisées 24h/24 et ont œuvré sans relâche sur tout territoire de la Région, à savoir les préfectures de Casablanca et Mohammedia, ainsi que les provinces de Nouaceur, Médiouna, Benslimane, Berrechid, Settat, El Jadida et Sidi Bennour, poursuit la même source.

Face aux précipitations qui continuent de s’abattre sur la région, la société régionale maintient une « vigilance accrue et poursuit la mobilisation de ses moyens humains et matériels, afin de s’assurer du bon fonctionnement du réseau et des ouvrages d’assainissement et de gérer au mieux les prochains épisodes pluvieux », conclut la SRM Casa-Settat.

Effondrement spectaculaire d’une route à Errahma : intervention d’urgence pour réhabiliter le réseau d’assainissement

Cet incident, survenu dans la nuit de samedi à dimanche (23-24 février) aux alentours de 1 h du matin, a semé l’inquiétude parmi les habitants, d’autant plus que d’autres cavités ont été repérées aux alentours.

Les signes avant-coureurs de cet affaissement avaient été signalés par des résidents, qui avaient constaté une forte odeur et l’éclatement de canalisations d’eaux usées quelques jours avant l’incident, comme en témoignent des vidéos circulant sur les réseaux sociaux.

Selon un reportage du JT de 2M diffusé le jour suivant l’incident, les services de la protection civile, les équipes techniques et les responsables locaux sont intervenus pour évaluer la situation, ouvrir les regards d’assainissement et s’assurer du maintien des services essentiels, notamment l’alimentation en eau et en électricité. Si aucune évacuation généralisée n’a été décrétée, plusieurs familles ont néanmoins préféré quitter les lieux temporairement, trouvant refuge chez des proches.

Une intervention d’urgence pour réhabiliter le réseau d’assainissement

Face à l’ampleur des dégâts, la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat a déployé une équipe d’experts et de techniciens pour réparer la section endommagée du réseau d’assainissement. Selon la SRM, l’effondrement s’est produit sur une canalisation située entre les quartiers Al Fath 1 et Al Fath 2, relevant de la commune de Dar Bouazza, dans la province de Nouaceur.

L’entreprise a également fait appel à des sous-traitants, à des bureaux d’études ainsi qu’à un laboratoire spécialisé afin de mener les travaux de réhabilitation dans les meilleures conditions.

Pour remettre en état le réseau d’assainissement, les équipes d’intervention ont procédé à l’excavation d’une tranchée de 5 mètres de profondeur sur une longueur de 40 mètres. Cette opération vise à renouveler les conduites d’évacuation des eaux usées et pluviales afin d’éviter d’éventuels affaissements supplémentaires, explique la SRM.

Au mardi 25 février, les travaux ont progressé à hauteur de 50% selon cette dernière.

 

La SRM affirme que « ses équipes restent mobilisées de jour comme de nuit pour achever ce chantier dans les meilleurs délais ». Une attention particulière est portée à la continuité des services essentiels pour les habitants, tout en respectant les normes de sécurité et de santé.

La Société régionale multiservices Casablanca-Settat et les autorités locales assurent que toutes les précautions sont prises pour sécuriser la zone et prévenir de nouveaux affaissements.

Services. Lancement officiel de la SRM Marrakech-Safi

Cette initiative, menée dans la région de Marrakech-Safi et similaire aux autres régions du Royaume, vise à unifier la relation avec les clients, simplifier les démarches, améliorer la qualité des services et les rapprocher des citoyens afin de répondre efficacement à leurs attentes et contribuer à l’amélioration du climat des affaires.
La société, dont la cérémonie de lancement a été présidée par le wali de la région de Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, Farid Chourak, aura également pour mission de garantir des services de haute qualité répondant aux besoins des citoyens, en remplacement des distributeurs précédents, à savoir la RADEEMA à Marrakech, la RADEES à Safi, et l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE).
Le périmètre d’intervention de la société couvre les préfectures de Marrakech et les provinces de Chichaoua, Al Haouz, El Kelaâ des Sraghna, Essaouira, Rehamna, Safi et Youssoufia.
Dans une déclaration à la presse, le directeur général de la société, Iqbal Toumi, a qualifié ce lancement de « moment important et exceptionnel », précisant qu’il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi 83-21 relative aux sociétés régionales multiservices.
Il a ajouté que cette occasion est propice pour informer les différents responsables et intervenants du contenu du contrat de gestion, d’une durée de 30 ans, notant que la société dessert 251 collectivités territoriales regroupant près de 4,9 millions d’habitants.
Le directeur a également souligné les défis à relever, particulièrement dans une région connaissant une croissance urbaine et démographique rapide, ajoutant que cette région dispose de potentiels de développement importants à exploiter.
M. Toumi a, en outre, insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts des divers acteurs pour répondre aux exigences des citoyens, afin de garantir la qualité des services et l’équité territoriale.
La société a été fondée avec un capital de 100 millions de dirhams, réparti entre l’État (25 %), le groupement des collectivités territoriales de distribution (40 %), l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (25 %) et le Conseil régional (10 %).
La création des sociétés régionales multiservices s’inscrit dans le cadre de la régionalisation avancée et de l’application de la loi 21.83, visant à établir une société dans chaque région pour coordonner l’action des différents acteurs du secteur de la distribution, augmenter l’efficacité des investissements, fournir les ressources nécessaires et combler les lacunes en matière de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide.

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La SRM Casablanca-Settat lance une vaste opération de curage du réseau d’assainissement liquide

La SRM Casablanca-Settat, nouveau gestionnaire, depuis le 1er octobre courant, des services publics de distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide sur l’ensemble du territoire de la Région, a mobilisé les moyens humains nécessaires ainsi que 19 engins hydrocureurs combinés.

A El Oualidia, trois engins ont été mobilisés pour mener, dimanche, cette opération, chacun ayant la capacité de réaliser un rendement moyen de 200 mètres linéaires et ce, en fonction de l’encrassement du réseau et de la préparation du chantier planifié (curage manuel, regards dégagés, circulation, stationnement…), selon les données communiquées par la SRM Casablanca-Settat. Des opérations similaires sont prévues dans les prochains jours et concerneront plusieurs zones de la région Casablanca-Settat.

« Pour assurer le bon fonctionnement du réseau d’assainissement pluvial, des actions préventives, visant à entretenir les ouvrages et à renforcer la capacité de transfert du système de collecte (à travers l’inspection et le curage), sont menées régulièrement », a souligné Rachid El Kamouny, directeur provincial à Sidi Bennour de la SRM Casablanca-Settat.

« Aujourd’hui, et à la veille de la saison pluviale, la SRM Casablanca-Settat renforce ses moyens (humains et matériels) et mène une opération coup de poing de curage du réseau d’assainissement pluvial au niveau de plusieurs zones de la région de Casablanca-Settat », a-t-il indiqué, dans une déclaration à la MAP.

M. El Kamouny a fait savoir que « l’objectif de cette mobilisation sur le terrain est de mieux gérer les épisodes pluvieux, d’augmenter la capacité du réseau d’assainissement liquide et de prévenir les débordements ».

Les équipes de la SRM Casablanca-Settat, a-t-il assuré, sont mobilisées et engagées pour apporter un service de qualité aux habitants de toute de la Région.

A noter que le patrimoine d’assainissement liquide de la SRM Casablanca-Settat est composé, selon les données de la Société, d’un vaste réseau comprenant 1.268 km de réseau primaire, 528 km de réseau secondaire et 9.324 km de réseau tertiaire. Ce système est complété par 114 déversoirs d’orage et 256 stations de relevage pour gérer efficacement les flux.

La rétention des eaux est assurée par 194 bassins. Le traitement des eaux usées est pris en charge par 27 stations d’épuration (Step). Enfin, l’évacuation en mer est réalisée via 3 émissaires marins.

(Avec MAP)

Création de la Société régionale multiservices Souss-Massa

La création de la Société régionale multiservices Souss-Massa (SRM Souss-Massa) a été annoncée le jeudi 26 septembre, à Agadir.

Cette société, qui entamera officiellement ses activités le 15 octobre prochain, agira comme opérateur unique dans la gestion de la distribution de l’eau, de l’électricité, de l’assainissement liquide et de l’éclairage public, et deviendra l’interlocuteur unique des citoyens dans ces secteurs.

La SRM Souss-Massa a ainsi été créée pour remplacer les entités précédemment chargées de ces services dans la région.

À cette occasion, le conseil d’administration de la SRM Souss-Massa s’est tenu, sous la présidence du wali de la région Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Saaid Amzazi, pour délibérer sur plusieurs points relatifs à la gestion de la société, y compris le budget d’investissement et de fonctionnement pour l’année 2024 et le plan quinquennal.

La SRM Souss-Massa vise, entre autres, à la généralisation de l’accès aux services de la société à l’ensemble du territoire régional, afin de réduire les disparités sociales, outre l’élimination des chevauchements d’interventions dans les mêmes zones géographiques et la rationalisation des investissements publics.

Il est question également de la mobilisation des ressources en eau non conventionnelles pour pallier le manque d’eau potable dû aux sécheresses répétées et à l’épuisement des nappes phréatiques, ainsi que de l’extension du réseau de réutilisation des eaux usées épurées pour irriguer les espaces verts et les terrains de golf.

S’exprimant à cette occasion, Saaid Amzazi a mis en avant le rôle stratégique de la SRM Souss-Massa, soulignant l’importance de l’intensification des efforts de l’ensemble des intervenants territoriaux afin que cette société puisse accomplir avec succès ses missions en matière de gestion de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement liquide.

La création de la SRM Souss-Massa intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et en application de la loi 83.21.

(Avec MAP)

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Lancement de projets d’approvisionnement en eau potable à Dakhla pour 250 MDH

Le wali de la région de Dakhla-Oued Eddahab, gouverneur de la province de Oued Eddahab, Ali Khalil, accompagné du directeur régional des provinces sahariennes de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) – Branche Eau, Mohamed Boubekri, du directeur général de la Société Dakhla aménagement et développement, Khalid Zouhari, et des élus, a donné, le lundi 29 juillet, à l’occasion du 25e anniversaire de la Fête du Trône, le coup d’envoi à deux projets relatifs à la mise à niveau du réseau de distribution d’eau potable et celui d’assainissement liquide, s’inscrivant dans le cadre du programme prioritaire de mise à niveau de la ville de Dakhla.

Le premier projet, relatif à la réhabilitation du réseau de distribution d’eau potable, consiste à mettre à niveau le réseau de distribution d’eau potable, pour un montant global de plus de 72,32 MDH.

Ce projet, dont la durée de réalisation sera de 8 mois, s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la wilaya de Dakhla, le conseil régional, le conseil communal, le conseil provincial de Oued Eddahab, l’ONEE – Branche Eau et la Société Dakhla aménagement et développement.

Il porte sur la réhabilitation de 79 km de conduites d’eau potable et 7.323 branchements, en vue d’améliorer le rendement du réseau de distribution et de minimiser les pertes d’eau, à même de parvenir à une solution définitive et durable pour approvisionner la ville de Dakhla en eau potable.

Le second projet a trait à la mise à niveau du réseau d’assainissement liquide dans plusieurs quartiers de la ville, dont Al Massira, Al Wakala, Oum Tounssi, Al Amal et El Kassam. Mobilisant une enveloppe budgétaire de plus de 112,35 MDH, ce projet, dont la durée de réalisation est estimée à 7 mois, prévoit la mise en place de 53 km de canaux dédiés à l’assainissement liquide et 2.150 raccordements.

Le wali et la délégation l’accompagnant se sont également enquis du projet relatif au renforcement de l’approvisionnement de la ville de Dakhla en eau potable, nécessitant une enveloppe budgétaire de 64 MDH, dont le taux d’avancement des travaux a atteint plus de 90%.

Porté par l’ONEE – Branche Eau, en partenariat avec la wilaya de la région et la commune de Dakhla, ce projet consiste à équiper et raccorder deux nouveaux forages et à renouveler la conduite d’adduction d’eau reliant le réservoir de 1.000 m3 à Taourta au réservoir de 500 m3 dans le quartier Nahda sur un linéaire de 19 km, en plus de la réalisation d’un réservoir semi-enterré d’une capacité de 1.500 m3 dans le même quartier.

Ce projet permettra d’atténuer considérablement le déficit en matière d’eau potable à Dakhla, dans la perspective d’assurer son alimentation en eau potable à partir de la grande station de dessalement mutualisée (agriculture/eau potable), dont les travaux sont en cours de réalisation, avec une mise en service prévue fin 2025.

(Avec MAP)

Sociétés régionales multiservices : voici comment seront gérés les biens et les dettes de l’ONEE

La création des Sociétés régionales multiservices (SRM) se fera en trois étapes et s’étalera sur 18 mois. Les quatre régions concernées par la première étape ont toutes créé leur SRM, via leur groupement des collectivités territoriales pour la distribution, également nouvellement constitués, et auxquels les SRM seront liées par des contrats de gestion de service public.

Si ces SRM hériteront des biens immobiliers et mobiliers appartenant actuellement à l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE), en application des dispositions de la loi 83.21 relative aux SRM, elles hériteront également des dettes de financement de l’Office, selon les dispositions du décret 2.23.1035.

Création d’une société de développement des services publics de distribution

En effet, la loi 83.21 prévoit qu’à la date de l’entrée en vigueur des contrats de gestion déléguée, tous les biens immobiliers et mobiliers, actuellement en possession de l’ONEE, soient transférés aux groupements des collectivités territoriales pour la distribution, selon leur périmètre de gestion.

En contrepartie, l’Office devra être indemnisé, en application des termes du décret 2.23.1035, qui porte application de l’article 14 de la loi 83.21. Ce décret prévoit différents mécanismes d’indemnisation, y compris le transfert des dettes de financement de l’ONEE aux groupements, selon leur étendue territoriale. Ces dettes doivent par la suite être payées par les différentes SRM.

Afin d’organiser le processus de transfert de ces dettes et de clarifier les modalités d’exécution par les SRM, une convention-cadre a été signée entre l’Etat, l’ONEE et les quatre groupements des collectivités territoriales pour la distribution créés à ce jour dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du secteur de la distribution.

Ce texte porte création d’une société de développement des services publics pour la distribution, qui a pour principale mission la gestion des dettes, dont hériteront les groupements, face aux créanciers, pour leur apporter le soutien et l’accompagnement nécessaires, en vue notamment du développement du secteur de la distribution et de l’amélioration de ses performances.

La création de cette société permettra ainsi d’établir une structure spécialisée qui fournirait ses services aux groupements avec le soutien de l’Etat, l’objectif étant d’avoir une procédure unifiée dans tout le Royaume, mais aussi pour que les créanciers nationaux ou internationaux disposent d’un seul interlocuteur. L’autre objectif de ce mécanisme est d’assurer la gouvernance du transfert des dettes, ainsi que l’exécution de celles-ci.

Les autres mécanismes d’indemnisation prévus par le décret sont les suivants :

– la prise en charge du déficit annuel des retraites lié au secteur de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide, selon les conditions et modalités définies dans le contrat de gestion ;

– la prise en charge d’une partie de la contribution de l’Office au financement des œuvres sociales des employés du secteur de l’électricité, selon les conditions et modalités définies dans le contrat de gestion.

Les dispositions de la convention-cadre

Selon nos informations, la convention-cadre portant création de ladite société de développement des services publics prévoit ce qui suit :

– le principe de transfert progressif des dettes de financement de l’ONEE vers les groupements, selon un plan approuvé ;

– la garantie par l’Etat des dettes de financement au profit des groupements et de l’Office, en parallèle de leur transfert ;

– la procuration, par les groupements, à la société de développement des services publics de distribution, de la gestion de leurs parts de dettes de financement auprès des créanciers, y compris tout avenant aux contrats de financement au nom et au profit des groupements. Dans ce sens, un projet de convention de procuration a été signé entre la société de développement et les quatre groupements créés ;

– la détermination de la part des dettes liées à la distribution dans les contrats de financement conclus par l’Office avec les créanciers ;

– la répartition des dettes de financement par région ;

– le transfert, en parallèle des dettes de financement, des subventions et soutiens financiers qui y sont liées aux groupements ;

– le paiement des dettes de financement par les SRM pour le compte et au profit des groupements des collectivités territoriales concernées.

Tous les groupements participeront au capital de la Société de développement des services publics

Le capital de cette société, qui s’élève à 10 millions de DH, est réparti à ce jour entre les actionnaires initiaux suivants :

– le groupement des collectivités territoriales Souss-Massa pour la distribution: 12% du capital de la société (1,2 MDH) ;

– le groupement des collectivités territoriales Casablanca-Settat pour la distribution : 12% du capital de la société (1,2 MDH) ;

– le groupement des collectivités territoriales de l’Oriental pour la distribution : 12% du capital de la société (1,2 MDH) ;

– le groupement des collectivités territoriales Marrakech-Safi pour la distribution : 12% du capital de la société (1,2 MDH) ;

– L’Etat : 52% du capital de la société (5,2 MDH).

Selon nos informations, toutes ces parts seront prises en charge par l’Etat, via le ministère de l’Intérieur.

Les groupements des collectivités territoriales qui seront créés ultérieurement dans le reste des régions contribueront également au capital de cette société après leur création.

Qu’en est-il des biens mobiliers et immobiliers de l’ONEE ?

En ce qui concerne les biens mobiliers et immobiliers, le décret 2.23.1035 distingue entre le transfert initial automatique, qui concerne les biens immobiliers et mobiliers inscrits à la date du transfert dans les immobilisations de l’ONEE, lequel intervient dès la conclusion du contrat de gestion, et le transfert définitif, qui doit être réalisé dans un délai de 3 ans à compter de la date de conclusion dudit contrat entre la SRM et le groupement.

Le transfert de ces biens est constaté par un procès-verbal établi par l’Office, et signé par des représentants de l’Office, des collectivités locales concernées ou de leurs groupements, selon le cas, ainsi que par l’autorité gouvernementale en charge de l’Intérieur.

L’établissement d’un inventaire physique final de ces biens est pour sa part effectué par une commission composée des parties concernées (les autorités gouvernementales en charge de l’Intérieur, des Finances et de l’Energie, l’ONEE et les collectivités locales concernées ou leurs groupements). Il doit être approuvé par une décision conjointe des autorités gouvernementales en charge de l’Intérieur, des Finances et de l’Energie.

Les modalités pratiques de l’inventaire et du transfert de ces biens, ainsi que de l’indemnisation de l’ONEE à leur égard, seront fixés par un texte réglementaire.

Le contrat-type des Sociétés régionales multiservices publié au Bulletin officiel

Le contrat-type qui régit la relation entre les communes et les Sociétés régionales multiservices a été publié au Bulletin officiel du 6 mai 2024.

Conformément aux dispositions de la loi n° 83.21 relative aux Sociétés régionales multiservices, ce contrat confie à la SRM la gestion des installations de distribution d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide, y compris le traitement des eaux usées, et, lorsque nécessaire, l’éclairage public, dans un périmètre territorial spécifié.

Parmi les objectifs fixés par le contrat, il y a lieu de citer :

– généraliser l’accès aux services de distribution d’électricité, d’eau potable et d’assainissement liquide ;

– assurer la continuité de l’installation ;

– appliquer les tarifs les plus bas possibles pour l’eau potable, l’électricité et l’assainissement liquide ;

– la gestion et l’exploitation optimale des ressources financières ;

– l’amélioration de la qualité des services et de la gestion de l’établissement ;

– la rationalisation de la consommation d’eau et d’électricité ;

– l’amélioration des performances techniques et financières de l’installation ;

– la gestion optimale des ressources humaines.

La réforme et l’entrée en service des SRM se fera progressivement selon un calendrier en trois étapes. Chaque étape doit se concrétiser dans un délai fixé :


Le Maroc et les Etats-Unis explorent les moyens de renforcement de leur coopération dans les domaines de l’électricité et de l’eau

Lors de cette réunion, à laquelle ont pris part Carol Volk, conseillère économique, Stephanie Barnett, chargée de projets économiques et Mustapha El Gamra, spécialiste économique, Abderrahim El Hafidi a présenté les indicateurs de réussite des projets menés par l’ONEE dans le domaine de l’électricité, faisant de l’Office un « acteur clé pour la concrétisation de la stratégie énergétique nationale en vue de consolider l’indépendance énergétique du Royaume et valoriser ses ressources naturelles », indique un communiqué de l’ONEE.

Le directeur général de l’ONEE a exposé les projets renouvelables, en cours et futurs, visant à augmenter la part des EnR dans le mix énergétique national, les projets de gaz naturel, source d’énergie indispensable dans le processus de transition énergétique nationale ainsi que les grands chantiers de développement des infrastructures de transport d’électricité.

S’agissant du développement du Système de transmission électrique, de nouvelles opportunités de coopération sont envisagées afin de développer un réseau électrique « robuste, résilient et aux performances inégalées », poursuit la même source

Abderrahim El Hafidi a également présenté la stratégie de l’ONEE en matière d’eau potable et d’assainissement liquide ainsi que l’ambitieux programme de l’Office pour assurer la desserte en eau potable du Royaume dans le contexte de stress hydrique actuel. A ce sujet, il a souligné que l’ONEE s’est fortement engagé dans le développement des ressources en eau non conventionnelles, à travers la promotion des technologies innovantes dans le domaine de l’eau, notamment le dessalement d’eau de mer et la réutilisation des eaux usées épurées, afin de réduire la forte dépendance actuelle vis-à-vis des ressources en eaux conventionnelles qui sont vulnérables aux changements climatiques.

De son côté, Puneet Talwar a souligné que le Maroc est un « modèle en matière de transition vers les sources d’énergie renouvelables et de lutte contre le changement climatique ». Il a par ailleurs souligné que les échanges au sujet des programmes de l’ONEE visant à intégrer davantage d’énergies renouvelables dans le réseau électrique marocain constituent une « excellente occasion de coopération future ».

Les deux parties ont convenu d’explorer les opportunités de partage de l’expertise américaine dans le domaine des technologies innovantes et la R&D pour accompagner la réalisation des grands projets de l’Office dans le cadre du programme d’investissement de l’ONEE dans les secteurs de l’électricité, de l’eau potable et de l’assainissement liquide.

Casablanca-Settat se prépare à la création de sa société régionale de distribution d’eau et d’électricité

Le déploiement des sociétés multiservices de distribution, en remplacement du système actuel des régies et des délégations de gestion des services d’eau, d’électricité et d’assainissement, se fera de manière progressive. La région de Casablanca-Settat est concernée par la première phase de cette mise en œuvre.

Ainsi, sur ordre du ministère de l’Intérieur et du wali de la région de Casablanca-Settat, le Conseil de la ville de Casablanca se réunit ce mardi en session extraordinaire pour examiner et voter la création d’un groupement des communes territoriales « Casablanca-Settat Distribution ».

La convention relative à sa création a déjà été examinée et adoptée le jeudi 26 octobre dernier en commission des services publics et des prestations.

Selon la documentation consultée et les explications obtenues on comprend que la mise en place des groupements des communes, ici « Casablanca-Settat Distribution », est un préalable à la création de sociétés multiservices de distribution.

Celles-ci seront à la disposition des collectivités en tant que méthode moderne de gestion du service de distribution et du maintien du principe de multiplicité des services. Elles permettront à termes d’assurer la convergence de l’intervention des acteurs dans le domaine.

Mais cette première tentative de mise en application de la loi sur les sociétés multiservices de distribution dans la région de Casablanca-Settat va probablement susciter de multiples débats. En cause un point en particulier : la part du secteur privé dans la société de distribution de l’eau et de l’électricité peut monter jusqu’à 90%. 

L’opposition critique et invoque la privatisation de la distribution de l’eau et de l’électricité

Joint par Médias24, Abdullah Abaakil, représentant du PSU au Conseil de la ville de Casablanca, nous confie ses craintes par rapport à la création de cette société régionale de distribution.

« Le groupement Casablanca-Settat Distribution, qui sera composé de toutes les communes, préfectures et provinces de la région, a certes pour objectif la distribution de l’eau et de l’électricité, mais il ne va pas le faire directement. Il va passer par la Société régionale multiservices de Casablanca-Settat ». 

« Cela veut dire que la création de ce groupement intervient en vue de la mise en place de cette société régionale multiservices, dont l’ouverture du capital peut aller jusqu’à 90% de capital privé. Le groupement ne représentera donc que 10% du capital. Si ce scénario se confirme, le groupement créé n’aura ainsi aucune part dans la prise de décision sur les questions stratégiques, laquelle relèvera de la partie privée qui contrôle le capital de la SRM », poursuit notre interlocuteur.

« Si l’on compare avec les Sociétés de développement locale (SDL), celles-ci sont constituées de 31% de capital public, qui permet d’avoir une minorité de blocage. Dans le projet de mise en place des Sociétés régionales multiservices, ce taux a été réduit à 10%, ce qui signifie qu’il n’y a plus de minorité de blocage. C’est devenu une simple minorité, qui peut obtenir un audit en cas de doute de malversations seulement, mais qui ne peut pas bloquer les projets d’investissement », ajoute-t-il.

Abdullah Abaakil pousse la réflexion plus loin et compare avec la situation actuelle.  « Avec La lydec, nous avons au moins un contrat, et des contrôles qui peuvent être effectués. On se doute donc que si la loi relative aux sociétés régionales multiservices a été taillée de cette manière, c’est qu’elle ouvre la voie aux opérateurs privés. Cela ne veut pas dire non plus que tous les candidats seront des sociétés privées ».

« Dans la ville d’Errachidia par exemple, on pourrait se retrouver avec des sociétés 100% étatiques, parce que l’activité de distribution d’eau et d’électricité pourrait se faire à perte, contrairement aux grandes villes telles que Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger, où il y aura de fortes chances pour qu’il y ait beaucoup de candidats privés pour prendre le contrôle de ces sociétés régionales », conclut M. Abaakil.

Un groupement représenté par des centaines de membres ?

Mais ce n’est pas le seul écueil soulevé par l’élu casablancais. Il émet des réserves également sur les termes de création du groupement lui-même.

« Ce groupement de communes, en soi, pose des problèmes intrinsèques quant à la manière de formuler la convention relative à sa création. L’assemblée qui est censée gérer les décisions au niveau de ce groupement doit être composée d’au moins un représentant par commune, et dans le cas de Casablanca-Settat, on parle de près de 151 membres. Si l’on raisonne en termes de poids par rapport aux contributions, la ville de Casablanca ne peut pas se contenter d’un seul siège. Nous allons donc nous retrouver dans des assemblées à 300, voire 400 membres, ce qui n’est pas gérable ».

« Parallèlement, la convention stipule que les membres du bureau du conseil de ce groupement seront désignés par le ministère de l’Intérieur, et on ne nous donne même pas la composition de cette institution, ses organes… On ne sait donc pas encore de combien de membres sera composée l’assemblée de ce groupement, ni la répartition entre les différents contractants. Toutefois, les choses sont plus précises pour le bureau du groupement. Il sera composé d’un président et de quatre vice-présidents. »

« Tout cela est très faible. Cela indique une intention de transférer la responsabilité de ces services à une société privée, la financer, ce qui nous ramène à une situation pire que la précédente, en ce qui concerne la ville de Casablanca. Au moins, avec la Lydec, il y a une base de surveillance. Là, on est vraiment dans le flou », déplore notre interlocuteur.

Le contenu de la convention

Le groupement « Casablanca-Settat Distribution » sera ainsi composé de toutes les communes, provinces et préfectures de la région.

Il sera chargé de la gestion des services d’eau, d’électricité et d’assainissement au niveau urbain, et participera à l’approvisionnement du milieu rural en ces services vitaux. Le groupement remplacera ainsi les communes, provinces et préfecture de la région en termes de droits et engagements résultant des conventions et des contrats signés par ces dernières avant sa création.

Chacun des membres de ce groupement (communes, provinces et préfectures) contribuera avec une enveloppe budgétaire allant de 50.000 DH à 1 million de DH.

Dans le détail, la commune de Casablanca participera à hauteur de 1 MDH, contre 200.000 DH pour les huit grandes communes suivantes : Mohammedia, Bouskoura, Tit Mellil, El Jadida, Sidi Bennour, Settat, Berrechid, et Benslimane. Les conseils préfectoraux et provinciaux (9 conseils) participeront pour leur part avec un montant de 100.000 DH par conseil, tandis que la participation des autres communes restantes (144) est de l’ordre de 50.000 DH par commune. Ce qui fait un total de 10,7 MDH de participations.

Ce montant devra être versé sur le compte du groupement avant la fin du mois d’avril de chaque année budgétaire, précise la convention, qui note que le transfert de ces sommes d’argent est obligatoire.

Le montant et la nature de la participation peuvent toutefois subir des modifications si nécessaire, à la suite de l’adoption, par les membres du conseil du groupement, d’un avenant à ladite convention. Ce changement ne peut être appliqué qu’après validation de l’avenant par les autorités gouvernementales relevant du ministère de l’Intérieur.

Composition du bureau du groupement

La société de distribution de la région Casablanca-Settat sera gérée par un conseil, dont les membres seront désignés par un arrêté des autorités gouvernementales relevant du ministère de l’Intérieur. Chacune des communes, provinces et préfectures devra être représentée par son président.

Le bureau de ce groupement sera constitué de cinq membres, à savoir un président et quatre vice-présidents, qui seront élus par le Conseil.

Par ailleurs, pour se retirer du groupement, une commune doit :

– Justifier le règlement de tous ses engagements financiers vis-à-vis du groupement, dans le cadre de ladite convention, ou d’autres conventions ;

– Supporter tout manquement aux obligations contractuelles du groupement pouvant résulter de son retrait ;

– S’assurer que son retrait n’affecte pas la continuité d’une gestion équilibrée du groupement, ni l’équilibre économique et financier du contrat de gestion que le groupement pourra signer.

Dans tous les cas, et selon les textes en vigueur, aucune commune territoriale ne peut se retirer du groupement que sur décision de son conseil, et la publication d’une annonce de son retrait par le ministère de l’Intérieur.

Entrée en vigueur

Les communes, provinces et préfectures devront ainsi mettre à la disposition de ce groupement tous leurs biens immobiliers notamment, relevant des services de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement,

La convention relative à la création de ce groupement entre en vigueur après la publication d’une décision des autorités gouvernementales relevant du ministère de l’Intérieur.

Chtouka-Aït Baha : 350 MDH pour des projets d’assainissement liquide

L’accélération de la mise en place de ces projets au niveau des communes de Biougra, Aït Amira et Sidi Bibi a fait l’objet d’une réunion de travail présidée par le gouverneur de la province de Chtouka-Aït Baha, Jamal Khallouq, en présence du directeur régional de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE-Branche Eau) et des présidents des communes concernées.

Ces projets devraient permettre d’améliorer les indicateurs de développement et les conditions de vie de la population sur cette partie du territoire national.

Le directeur régional de l’ONEE a passé en revue l’état d’avancement de ces projets, qui s’inscrivent dans le cadre du Programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées (PNA), qui a consacré plus de 47 MDH au renforcement de ce service dans la ville de Biougra.

Des projets similaires sont en cours de réalisation dans les communes d’Aït Amira et de Sidi Bibi, afin d’accompagner les mutations sociales et économiques.

S’agissant de la commune d’Aït Amira, quelque 182 MDH ont été alloués à la réalisation de la première tranche de ce projet structurant. Financé par le ministère de l’Intérieur, la commune et le Conseil de la région Souss-Massa, ce projet permettra d’insuffler une nouvelle dynamique à cette commune, dans l’optique de lancer d’autres projets.

A Sidi Bibi, tous les moyens ont été mobilisés pour accélérer la réalisation de la première phase du projet d’assainissement liquide, dans le centre et dans plusieurs quartiers de ce même centre.

Plus de 120 MDH ont été alloués au projet de réalisation de la première tranche de ce grand projet, à travers la création de plusieurs équipements, une station de traitement des eaux usées commune avec la commune d’Aït Amira, ainsi que le réseau de connexion du centre de la commune et des douars avoisinants.

(Avec MAP)