AA2023 : visite guidée dans les coulisses de l’organisation des Assemblées

Malika Berkia nous explique tout ce qui a été réalisé en amont et partage le résultat de deux années de travail et de préparations. C’est effectivement Avant scène qui a réalisé 80% du projet. « 80% des acteurs qui ont travaillé sur toute la partie événementiel sont Marocains« , souligne Malika Berkia.

Selon Malika Berkia, l’agence Avant scène a géré la partie viabilisation du terrain. « Nous étions sur un terrain vide. Nous avions quarante hectares à aménager en termes de réseau et de VRD dans le sens large, puis toute la partie montage des structures éphémères. Nous avons monté plus de 80 chapiteaux dont une soixantaine aménagés en espaces de conférences pour accueillir les différents panels organisés tout au long de la semaine », explique-t-elle.

Avant scène gère également l’exploitation du site, l’accueil et la gestion des salles pendant toute la semaine, mais aussi le volet aménagement, le changement de set up et le volet technique.

« C’est l’aboutissement de deux ans de travail. Nous avions répondu à un appel d’offres du ministère des Finances il y a deux ans. Il y a eu quelques déconvenues avec la crise du Covid, mais c’est l’aboutissement de deux ans de travaux en étroite collaboration avec le ministère des Finances et les deux institutions (Banque mondiale et FMI) », explique-t-elle.

La master room, le saint des saints

La gestion du site de Bab Ighli est centralisée dans le poste de commandement où sont concentrées toutes les caméras. Il s’agit de l’espace où plusieurs experts contrôlent tous les événements, bien évidemment interdit d’accès au public.

Malika Berkia explique que cette master control room concentre tout le streaming. « Au total, 200 caméras sont connectées et diffusent en temps réel tous les programmes et les conférences organisées pendant cette semaine. On reçoit les médias et on les redistribue à plus de 1.000 journalistes à travers le monde entier », explique-t-elle.

« Nous sommes chargés de toute la partie broadcast et streaming, et de façon plus large, de toute la partie aménagement audiovisuel technique (son, lumière, vidéo) et de tout le volet aménagement et production de l’événement », précise Malika Berkia.

« Le Maroc est devenu une destination stratégique pour l’organisation de ces événements »

Selon elle, « le Maroc répond aux normes internationales dans l’organisation de ces grands événements. Le Royaume est devenu une destination de choix et une destination stratégique pour l’organisation de ces événements ».

Durant cette visite guidée, Malika Berkia explique que « les sides events de la Banque mondiale ont lieu dans une des salles les plus importantes de la Banque mondiale sur lesquels Avant scène a travaillé à une scénographie particulière ».

Durant la période de préparation avec le ministère des Finances, le FMI et la Banque mondiale, les deux institutions « avaient à cœur de pouvoir présenter le Maroc en images ». Autrement dit, le but était de montrer à travers les images que les assemblées ont lieu au Maroc.

Ainsi, en termes de scénographie, l’idée était de « retrouver des codes spécifiques du Maroc ». « Nous avons fait travailler des artisans marocains sur certaines salles dans notre scénographie et notre décoration pour mettre en valeur notre savoir-faire et notre artisanat, notamment à travers une fontaine au centre d’une salle de conférences, du travail de plâtre et de zellige. »

Voici, en vidéo, l’intégralité de la visite guidée dans les coulisses de l’organisation des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale 2023.

Les bailleurs de fonds sont intéressés par les projets régionaux et inspirés par la belle expérience marocaine (Bouaida)

La recherche et l’accès au financement sont deux volets importants pour les régions qui travaillent déjà directement avec les institutions financières internationales. Certaines régions du Maroc collaborent avec la Société financière internationale (membre du groupe de la Banque mondiale) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Au cours de cet entretien, Mbarka Bouaida, présidente de l’Association des régions du Maroc (ARM) et du conseil régional de Guelmim-Oued Noun, apporte un éclairage sur plusieurs aspects en lien avec la région qu’elle préside, notamment les projets susceptibles d’être financés grâce au PPP et le développement du secteur des énergies renouvelables.

Médias24 : Quel bilan pouvez-vous dresser au terme du quatrième jour des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale ?

Mbarka Bouaida : Les deux institutions de Bretton Woods ont pris la bonne décision de maintenir les assemblées annuelles à Marrakech. Nous sommes au quatrième jour de cet évènement international et de l’avis général, le Maroc a en réussi l’organisation. Les débats sont intenses et pertinents.

A cela s’ajoute une convergence d’ensemble sur la nécessité d’aller vers des solutions unifiées, adaptées et communes afin de juguler des problématiques communes, notamment le changement climatique et ses conséquences. Les assemblées annuelles représentent également une tribune pour les acteurs marocains afin de mieux expliquer à la communauté financière internationale les réalisations et les ambitions du Royaume ainsi que la vision stratégique de SM le Roi Mohammed VI.

– Quelles peuvent être les retombées de ce genre d’événement planétaire pour les 12 régions du Royaume que vous représentez en tant que présidente de l’Association des régions du Maroc ?

– Il faut savoir qu’historiquement, le Maroc entretient de bonnes relations avec les institutions financières internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale. Aujourd’hui, notre pays évolue sur plusieurs chantiers dont celui de la décentralisation, portée par le projet de la régionalisation avancée qui suppose que les régions deviennent maîtres de leur développement économique et social.

Depuis 2015, les lois marocaines ont accordé aux conseils régionaux davantage de compétences propres en matière de développement socioéconomique. Un transfert de pouvoir s’est opéré de l’administration centrale vers les régions. On assiste également au renforcement du rôle de l’élite politique dans les régions. Celle-ci a davantage de responsabilités, ce qui est de bon augure pour l’accompagnement des transformations majeures à l’échelle régionale.

La recherche et l’accès au financement sont deux volets cruciaux pour les régions qui travaillent déjà directement avec les institutions financières internationales.

Concrètement au Maroc, certaines régions, autorisées par la loi, travaillent avec la Société financière internationale (membre du groupe de la Banque mondiale) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). La région Guelmim-Oued Noun s’est ouverte aux institutions financières internationales afin de financer des projets et de bénéficier de l’assistance technique de celles-ci et du partage de savoir-faire avec d’autres régions du monde. La région a signé avec la SFI un accord de financement de 40 millions de dollars pour la réalisation de projets de mise à niveau urbaine et portuaire. Nous avons également dans le pipe la signature d’un accord de financement de 130 MDH avec la BERD pour la réalisation de projets d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable. 

– La région Tanger-Tétouan Al Hoceima s’est récemment dotée d’un fonds pour le développement et l’investissement. Est-ce que ce genre de véhicule financier est intéressant et nécessaire pour le développement régional ?

– La loi organique relative à la régionalisation avancée permet aux conseils régionaux de se doter de fonds pour le développement et l’investissement. L’intérêt de ce genre de fonds réside dans le fait d’encourager et d’accompagner l’investissement privé au niveau régional. Cette belle initiative dont vous faites mention, qui en réalité relève des compétences de la région, est une action nécessaire pour accompagner l’essor du tissu économique de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

La région de Casablanca-Settat est intéressée par ce genre de fonds. La création d’un fonds visant la promotion du développement et de l’investissement est prévue par le Plan de développement régional de la région Guelmim-Oued Noun. En définitive, ce type de véhicule financier permet au tissu économique local de se développer via le financement et l’appui technique, tout en invitant d’autres investisseurs à s’implanter au niveau régional et créer ainsi plus d’emplois régionaux.   

– Les institutions internationales sont d’importants bailleurs de fonds et financeurs pour les régions. Y a-t-il eu des discussions lors de ces Assemblées, notamment de financements globaux ou spécifiques à des régions ?

– La présence des régions du Maroc aux assemblées annuelles est importante. D’ailleurs, en marge de l’évènement international, une rencontre réunissant le ministre de l’Investissement, Mohcine Jazouli, les présidents des 12 régions du Maroc et les bailleurs de fonds, a été organisée. L’objectif de cette réunion était, entre autres, d’expliquer aux bailleurs de fonds la régionalisation avancée et de permettre aux présidents de région de s’exprimer sur les réalisations et les projets de leur région, tout en indiquant leur choix en matière de financement de projets locaux.

Il ressort des échanges que les bailleurs de fonds sont intéressés par les projets et inspirés par la belle expérience marocaine. 

– En mai 2023, vous suggériez au cours d’une discussion avec Médias24 que le PPP est un outil incontournable pour la réalisation des infrastructures structurantes à l’échelle régionale. Où en est la région Guelmim-Oued Noun en la matière ?

– Tout d’abord, je tiens à préciser que la région a voté son PDR en juillet 2023 et il a été visé récemment début septembre 2023 par le ministère de l’Intérieur. Le PDR constitue la feuille de route du travail du conseil régional. Ce PDR comporte certains projets devant être financés par le partenariat public-privé (PPP).

Pour ce mode de financement, nous avons dans le pipe le projet de la réalisation de la station de dessalement de Chbika (Tan-Tan) qui devrait être financé grâce au PPP. Ce projet a été présenté devant la commission PPP du ministère de l’Economie et des finances, laquelle a donné son approbation. D’autres projets en lien avec les infrastructures portuaires, les énergies renouvelables et le dessalement de l’eau de mer peuvent être financés à l’avenir grâce au PPP au niveau de la région.

– S’appuyant sur un potentiel avéré en termes d’énergies renouvelables, la région Guelmim-Oued Noun ambitionne de devenir une capitale internationale de l’hydrogène vert. Aujourd’hui, où en êtes-vous pour l’atteinte de cet objectif très ambitieux ? 

– Il est vrai que l’ambition de la région est de devenir une capitale internationale des énergies renouvelables, notamment celle de l’hydrogène vert. Pour ce faire, la région est à l’écoute des différents investisseurs potentiels. Elle prépare également l’accueil des investisseurs en investissant dans le capital humain. Une série de conventions ont été signées avec le ministère de l’Enseignement supérieur.

Des efforts seront déployés pour la mise en place d’instituts dédiés aux énergies renouvelables. Concrètement, nous travaillons à ce que l’Institut des mines de la région se spécialise aussi dans les énergies renouvelables. Il en est de même pour l’Ecole nationale des sciences appliquées (ENSA), sachant que la Cité des métiers et des compétences de la région aura parmi ses filières les énergies renouvelables. L’autre chantier à même de faciliter l’atteinte de l’objectif précité est la réalisation des zones d’activité économique.

Le PDR de la région prévoit de surcroît la réalisation d’un cluster dénommé « GON H2 Valley » visant à regrouper tous les projets pilotes relatifs à l’hydrogène vert et aux énergies renouvelables. En d’autres termes, un espace est dédié aux investisseurs désirant mener des projets tests en la matière et susceptibles d’être déployés à grande échelle dans la région voire ailleurs.

Ceci dit, la véritable valeur ajoutée au niveau local se situe au niveau des créations d’emplois. Nous incitons les investisseurs à s’inscrire dans une dynamique d’économie intégrée en matière d’énergie renouvelable. Ce qui suppose le développement de l’amont et l’aval de la chaîne de valeur.

Le pavillon Maroc, l’atout charme des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale

Le pavillon Maroc, d’une superficie de 900 m2, érigé sur le site des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bab Ighli, est une vitrine des multiples facettes et atouts du Royaume tant sur les plans identitaire et culturel qu’en termes de potentialités économiques.

Le site  s’articule autour de trois espaces

Le pavillon Maroc est composé de trois espaces. Le premier, dénommé Terre de confluence reflète l’ADN du Royaume. Le second espace, Terre de lumière, traduit la grande richesse culturelle du Royaume qui offre plusieurs opportunités économiques. Ce qui légitime amplement l’appellation du troisième espace : Terre d’opportunités.

L’espace Terre de confluence rappelle, entre autres, le positionnement stratégique du Royaume faisant office de jonction entre l’Europe, l’Afrique, l’Orient et l’Atlantique. L’espace  met également en évidence la diversité géographique du Maroc (plaines, montagnes, forêts, désert, mers et océan).

Le foisonnement des civilisations, marqué par 13 étapes historiques, le pluralisme ethnique et identitaire, l’Etat millénaire ainsi que le riche héritage multiforme du Maroc (monarchie constitutionnelle, égalité de genre..), sont mis en avant dans cet espace.

L’espace Terre de lumière met en évidence les 9 sites du patrimoine matériel du Royaume ainsi que les 12 patrimoines immatériels. À cela s’ajoutent, entre autres, l’art de vivre (architecture, gastronomie), l’artisanat, le tourisme – Kingdom of light et chiffres clés –, la musique, les arts plastiques (peinture, pop art, sculpture) et les infrastructures culturelles et cinématographiques. Notons que cette partie du pavillon Maroc fait la part belle à l’économie sociale et solidaire, avec la mise en relief de métiers traditionnels et le rôle de la femme marocaine dans la préservation des métiers séculaires et artisanaux. Le lieu expose aussi quelques portraits de célébrités mondiales inspirées par le Royaume, parmi lesquelles Winston Churchill, Yves Saint Lauren et Henri Matisse.

L’espace Terre d’opportunités met en lumière ce qu’offre le Maroc à travers les quatre axes que sont les fondements (stabilité, Nouveau Modèle de développement, capital humain, infrastructures), la vision (hub pour le monde, économie ouverte et développement durable), les stratégies sectorielles et transversales et les projets d’avenir du Maroc (gazoduc Maroc-Nigeria, Coupe du Monde 2030 et hydrogène vert).

Deux matchs de gala font l’événement la veille des Assemblées annuelles BM-FMI

Ce fut inattendu, étonnant… et très joyeux. Une ambiance festive, sans façons, débordant d’énergie. Ou comment le foot exerce de plus en plus une attraction irrésistible sur l’être humain.

Car il y avait le président de la Banque mondiale, la directrice générale du FMI, Abdellatif Jouahri et Nadia Fettah (liste non exhaustive) en tenue de l’équipe nationale. Kristalina Georgieva s’est avérée très fan du ballon rond.

Organisés par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ces deux matchs amicaux, de 30 minutes chacun, ont opposé une pléiade d’anciens joueurs (hommes et dames) et deux équipes mixtes composées de cadres de la Banque mondiale et du FMI.

Les deux rencontres sportives ont été le théâtre de scènes mémorables. On a pu y observer des officiels qui, en temps normal, arborent des costumes élégants, opter pour un changement de style. En effet, ils ont choisi de mettre de côté leur code vestimentaire conventionnel pour enfiler des maillots de sport, reflétant avec fierté les couleurs emblématiques du Maroc.

Cette manifestation a été marquée par la participation et la présence de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, le président du groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, le wali de Bank Al Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, et la ministre de l’Economie et des finances, Nadia Fettah.

Ont pris part également à cette manifestation sportive à forte symbolique, le ministre délégué chargé du Budget, président de la FRMF et président du « Comité Coupe du Monde 2030 », Fouzi Lekjaa, le ministre de la Culture, de la jeunesse et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaïd et l’entraineur de l’équipe nationale « A », Walid Regragui.

AA2023: Mohcine Jazouli organise une session de haut niveau dédiée à l’investissement privé au Maroc

« Avec la participation de personnalités de référence du secteur privé, cette session promet d’être un temps fort des Assemblées Annuelles, reflétant l’ambition du Maroc de se positionner en tant que hub d’investissement de premier plan », mentionne le communiqué du ministère.

La même source rappelle que Marrakech se prépare à accueillir du 09 au 15 octobre les assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, le grand rendez-vous annuel de la finance internationale qui réunira plus de 14.000 participants de haut niveau parmi lesquels les ministres des Finances et les Gouverneurs des banques centrales des 189 pays membres de ces institutions. A cela s’ajoutent des fonds d’investissement internationaux ainsi que d’autres représentants du secteur privé, des ONG et du milieu universitaire.

Il est indiqué  en substance que les AA2023 constituent une opportunité unique de partager les atouts pour lesquels le Maroc s’impose jour après jour, sous la conduite éclairée du Souverain, comme une destination de choix pour les investissements privés.

« Avec un environnement politique et économique stable, un emplacement géographique stratégique, un vivier important de jeunes talents et son rôle pionnier dans les énergies renouvelables, le Royaume du Maroc ambitionne de jouer un rôle crucial dans la transition énergétique mondiale, de capitaliser sur la réorganisation des chaines de valeur et d’attirer sur tout le territoire des investissements à forte valeur ajoutée et créateurs d’emplois », précise la même source. Et d’ajouter que c’est pour partager les ambitions, les atouts et les initiatives clés du Maroc que la session de haut niveau est organisée.

La RAM déploie un dispositif spécial à l’occasion des Assemblées annuelles de la BM et du FMI

Ce dispositif, qui a mobilisé d’importants moyens humains et matériels, comprend principalement une grande mobilisation des équipes opérationnelles de Royal Air Maroc dans les aéroports de Marrakech et de Casablanca et des principaux hubs de transit à l’international, ainsi qu’une offre tarifaire promotionnelle au profit des participants, indique la compagnie nationale dans un communiqué.

« En initiant ce dispositif exceptionnel, Royal Air Maroc, porte-drapeau du Royaume, entend contribuer à la réussite de cet événement mondial, où le gotha de la finance mondiale, de grandes personnalités et de hauts dirigeants sont attendus. A travers son plan d’action, Royal Air Maroc réitère sa mobilisation en faveur du rayonnement du Maroc à l’international et son engagement dans les grands chantiers du pays dont celui de l’organisation d’événements d’envergure planétaire », a déclaré le président-directeur général de la RAM, Hamid Addou, cité dans le communiqué.

10.000 sièges supplémentaires

En termes d’offre et de capacités, Royal Air Maroc propose 18.000 sièges au départ des pays participant à cet événement d’envergure, dont 10.000 sièges supplémentaires.

Ainsi, quelque 5.268 sièges seront mis à disposition du marché américain.

Par ailleurs, trois vols directs seront, pour la première fois, assurés par Royal Air Maroc au départ de Washington vers Marrakech les 4, 6 et 8 octobre 2023.

Ce programme de vols exceptionnel comprend également une hausse des fréquences sur les lignes Paris-Marrakech (3 vols par jour), Marrakech-Marseille (3 vols par semaine), Marrakech-Bruxelles (2 vols par semaine) en plus des autres vols via Casablanca qui couvrent les pays émetteurs en Europe, Amérique du Nord, Afrique et Moyen-Orient.

Une tarification promotionnelle spéciale est également proposée aux participants aux Assemblées annuelles 2023 de la Banque mondiale et du FMI, en classe économique ou business. Les billets sont disponibles auprès des agences Royal Air Maroc, pour les dates de voyage comprises entre le 25 septembre et le 30 octobre 2023.

Pour bénéficier de cette offre, les participants devront se rendre dans une agence RAM munis d’une preuve de leur inscription à l’évènement.

Les opérations au sol renforcées

Le dispositif de Royal Air Maroc englobe également un renforcement des opérations au sol grâce à la mobilisation des équipes opérationnelles de la compagnie, au Maroc et à l’étranger.

Un parcours client spécial sera ainsi mis en place au niveau des escales de départ et d’arrivée à New York, Washington, Paris (aéroports d’Orly et Charles de Gaulle), Casablanca et Marrakech. Des comptoirs de checking dédiés sont prévus avec un affichage sur les écrans, en plus d’une signalétique spécifique dans les comptoirs.

Pour simplifier le voyage des participants aux Assemblées annuelles 2023, des « tags » bagages personnalisés ont été conçus, en plus de stickers à coller sur les cartes d’embarquement.

La RAM renforce aussi ses moyens matériels et humains à l’aéroport international de Marrakech et à Washington, New York, Paris, Bruxelles et Doha, qui représentent les principaux hubs de transit pour les participants à cet événement.

L’objectif est d’assurer un accompagnement efficace au profit des participants tout au long de leur parcours, de l’enregistrement jusqu’à l’arrivée. Les systèmes de navettes seront également renforcés au niveau des hubs de Casablanca et Marrakech.

Jamais un pays hôte n’a été aussi présent dans le programme des Assemblées FMI-BM que le Maroc (El Kharmoudi)

Mohamed El Kharmoudi, directeur des Affaires administratives et des affaires générales au ministère des Finances, et nommé fin septembre 2023 directeur des Domaines de l’Etat, a fourni plusieurs détails sur les caractéristiques du site Bab Ighli, le format, la communication, la logistique, la présence du Royaume dans le programme ainsi que les moyens mis en place par le Maroc, pays hôte, pour la réussite de cette manifestation à très forte connotation internationale. Il s’exprimait dans le cadre d’une rencontre avec la presse, tenue mercredi 5 octobre sous la présidence de Nadia Fettah, ministre de l’Economie et des finances.

Jusqu’à sa nomination à la direction des Domaines de l’Etat, c’est lui qui a supervisé au jour le jour et depuis début janvier 2023 les préparatifs, l’organisation et le déroulement des travaux, ainsi que la coordination avec les instances FMI et Banque mondiale. Malgré sa nouvelle nomination, il continue sa mission relative à cet événement exceptionnel jusqu’au dernier jour.

La mobilisation a porté ses fruits

M. El Kharmoudi n’a pas manqué de rappeler que le programme des AA2023 est exclusivement élaboré par les deux institutions de Bretton Woods. Il a précisé que les travaux sur le site (d’une superficie totale de 45 ha) se sont déroulés sans retard, selon le chronogramme initial arrêté avec le FMI et la Banque mondiale. Selon lui, cette réalisation dans les délais impartis a été possible grâce à l’engagement et à la mobilisation de toutes les parties prenantes (autorités, entités publiques, entreprises marocaines, etc.).

De plus, vingt conférences et rencontres ont été organisées dans le cadre de la « Route vers Marrakech », a-t-il ajouté, visant notamment la promotion et la préparation des AA2023. Mohamed El Kharmoudi est formel : jamais un pays hôte n’a été aussi présent dans le programme des Assemblées que le Royaume, organisateur de plusieurs « évènements Maroc » mais aussi co-organisateur de manifestations avec le FMI et la Banque mondiale.

Par ailleurs, il a mentionné l’accréditation de 12.209 personnes (dont 1.000 journalistes et 1.732 ONG) avec 188 pays représentés. Toutes les institutions financières internationales ont été accréditées.

Au chapitre de la durabilité du site et des installations, selon la ministre Nadia Fettah, le bois utilisé pour la construction des chapiteaux et autres locaux sera réutilisé par des établissements universitaires marocains. De plus, l’entretien des espaces verts du site se fait grâce au traitement des eaux usées. C’est dire le niveau de prise en compte des exigences en matière de construction durable.

Focus sur la présence du Maroc dans le Programme des AA2023 et sur les membres du Comité scientifique

Le Royaume, co-organisateur de cinq manifestions avec les deux institutions de Bretton Woods-dont le lancement du Livre Maroc et la session « African creative economy showcase »-organisera cinq « évènements Maroc », lesquels permettront une présence remarquée du pays dans le programme des AA2023.

Concrètement, le premier « évènement Maroc » portera sur le thème « Maroc, terre privilégiée pour les investissements privés », prévu lors de la première journée des AA2023 du lundi 9 octobre.

Le mardi 10 octobre sera marqué par l’organisation d’une « manifestation Maroc » sur le thème « Faire face aux grands chocs systémiques : comment valoriser la stabilité en mouvement ».

Les organisateurs ont prévu le mercredi 11 octobre l’organisation  d’une « rencontre Maroc », avec une thématique originale : « Résilience, émergence, solidarité et neutralité carbone ».

Enfin pour les journées du samedi 14 et dimanche 15 octobre, les « évènements Maroc » portent  respectivement sur l’inclusion financière et le rôle des institutions supérieures de contrôle dans l’accomplissement de l’Agenda 2030 des Nations unies.

Un Comité composé de dix membres

A l’instar des éditions précédentes des assemblées annuelles organisées hors de Washington, le Comité scientifique a été créé afin d’apporter une réflexion sur la présence du Maroc dans le programme des assemblées annuelles 2023 et de veiller à la convergence de la campagne de communication vers les sujets qui seront traités lors de cette manifestation internationale, que l’Afrique abrite pour la deuxième fois.

Outre les ministres de l’Economie et des finances, de la Transition énergétique et du développement durable et de la Transition numérique et de la réforme administrative, ainsi que le représentant du ministre des Affaires étrangères, le Comité, présidé par Abdellatif Jouahri, est composé de cinq autres membres. Il s’agit du président de l’Université Mohammed V, du président de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), du patron du Policy Center for the New South, de la représentante de l’ONU-Femme au Maroc et du président de la Confédération marocaine des entreprises du Maroc (CGEM).

Bank Al-Maghrib aux avant-postes

Dans le cadre des initiatives « Road to Marrakech », visant à préparer les assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods, Bank Al-Maghrib (BAM) s’est associée au FMI pour l’organisation d’une table ronde de haut niveau sur les monnaies numériques des banques centrales, en juillet 2023, à Rabat. L’évènement a été rehaussé par la présence de Kristalina Georgieva, directeur général du FMI.

Dans le même ordre d’idées, la troisième édition de la Conférence du réseau de recherche des banques centrales de la région MENA, qui s’est déroulée les 14 et 15 septembre à Rabat, s’inscrit dans le cadre de « la Route vers Marrakech », une série d’évènements visant également à promouvoir les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. La thématique retenue lors de la conférence − fruit d’une étroite collaboration entre la Banque mondiale et les banques centrales (dont Bank Al-Maghrib), membres du Réseau de recherche − est un sujet d’actualité aussi bien pour les Etats du Sud que ceux du Nord. Il s’agit des marchés du travail et de la transformation structurelle.

L’UM6P et le Policy Center for the New South : programme dense, invités prestigieux

Outre Bank Al-Maghrib, mentionnons que l’UM6P et le Policy Center for the New South se distinguent également par l’élaboration d’un riche programme d’événements, organisés en marge des assemblées annuelles, lesquelles enregistreront  la participation de près de 12.000 à 15.000 personnes dont des délégations officielles venues de 150 pays.

Concrètement, en plus de la publication de contenus connexes (consultables via le lien suivant https://www.policycenter.ma/imf-annual-meetings), le Policy Center for the New South tiendra plus de 20 panels de haut niveau dans le cadre du Festival économique, organisé en marge de l’évènement international durant lequel le Royaume mettra sur la table une kyrielle de sujets en lien avec l’Afrique, mais aussi avec le reste du monde.

L’une des particularités du festival axé sur quatre grandes thématiques − économie mondiale, financement du développement, dette publique, résilience en lien avec la sécurité alimentaire et transition énergétique − est le fait de rassembler d’éminentes personnalités connues à l’échelle internationale, pour ne citer que Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001, Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

Pour sa part, l’UM6P a annoncé l’organisation de l’évènement « The Voice of Africa », du 10 au 14 octobre 2023, sur son campus de Benguérir. Le cycle de rencontres et de conférences entre dirigeants, scientifiques et économistes de premier plan traitera des enjeux cruciaux tels que la sécurité alimentaire, le développement durable et l’entrepreneuriat en Afrique. Le rendez-vous de l’UMP connaîtra aussi la participation de personnalités éminentes, notamment Rattan Lal, lauréat du prix Nobel de la paix et du Prix mondial de l’alimentation, Jacques Attali, économiste, essayiste et écrivain de renom, Daniel Nahon, expert en pédologie, Alpha Barry, PDG d’Atos Afrique ou encore Silvia Massruhà, présidente de l’entreprise Embrapa, engagée dans l’amélioration de l’agriculture et de la durabilité environnementale.

En définitive,  il convient de rappeler que le Comité scientifique est chargé des actions suivantes :

Ces sujets que le Maroc mettra sur la table lors des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale

En plus des thématiques liées, entre autres, à l’économie nationale, à la politique monétaire et au fonds 126, qui avait atteint 10 MMDH de dons le 26 septembre, le sujet en lien avec les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui se tiennent du 9 au 15 octobre 2023 à Marrakech, s’est invité à la conférence de presse de Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib. Et ce, suite au conseil de la Banque centrale organisé le 26 septembre.

Quelques éléments de la « Déclaration de Marrakech »

A la question de savoir ce que fera le Maroc dans le cadre des assemblées annuelles en faveur de l’Afrique, Jouahri, tout en rappelant qu’il s’agit d’abord des assemblées des deux institutions de Bretton Woods et que le Maroc est le pays hôte, a évoqué des sujets-clés que le Maroc mettra sur la table de l’évènement international par l’entremise de ce qui sera la « Déclaration de Marrakech ».

Il s’agit de la dette des pays africains et la représentation du continent au niveau des instances internationales. Il sera aussi question d’ouvrir le débat sur le nouveau modèle d’intervention des organisations internationales et de soulever un sujet plus global, qui touche également le continent africain, en l’occurrence les raisons de l’exacerbation des fragmentations politique et économique au niveau mondial.

« Il faut savoir pourquoi nous sommes arrivés à un tel niveau de fragmentation politique et économique », a indiqué le patron de la Banque centrale lors de la séquence des questions-réponses avec les représentants de la presse nationale, ajoutant en substance : « S’il faut repartir ensemble, il faut savoir comment y parvenir. »

Selon le Wali de Bank Al-Maghrib qui a donné un aperçu sur quelques axes de la future « Déclaration de Marrakech« , « nous assistons à une remise en cause des équilibres suite aux accords de Bretton Woods. D’où la nécessité de mener une profonde réflexion avec l’objectif d’atténuer au mieux les fragmentations politique et économique au niveau mondial. »

En plus de la tenue d’un symposium dont l’ouverture se fera avec la directrice générale du FMI le 9 octobre, Jouahri a indiqué qu’un livre sur le Maroc sera présenté dans le cadre d’un panel, lequel mettra en évidence les réalisations mais aussi les aspirations ainsi que les attentes du Royaume.

450 étudiants mobilisés pour les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale

À l’issue de la 4e réunion du Comité de pilotage, présidée par Aziz Akhannouch, le jeudi 7 septembre à Rabat, on en sait davantage sur les détails du plan de formation. Les modules soft skills et ceux portant sur le Maroc, l’histoire, l’économie et les chantiers de développement ont déjà été réalisés. Un enseignement portant sur les aspects protocolaires est programmé.

Des étudiants ont déjà rencontré des responsables des institutions de Bretton Woods, dont la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

Sur le plan logistique, notons que les tenues des volontaires ont été produites.

Au final, il importe de préciser que 10 étudiants marocains ont été admis à l’issue d’un concours pour les jeunes, « IMF Fellowship Program », pour participer aux Assemblées annuelles qui se tiendront du 9 au 15 octobre à Marrakech.