Affaire Abroun : les banques mises à l’épreuve, jugements au cas par cas

Révélée par Médias24, la condamnation de la BMCI pour faute bancaire au profit du groupe Abroun agite les milieux d’affaires. Deux jours après la parution de cette décision dans nos colonnes, de nouveaux éléments obtenus par nos soins en précisent les ressorts techniques.

Tirées de documents judiciaires, ces données mettent surtout en lumière d’autres procédures visant des banques de la place, elles aussi attaquées par le même défendeur et sur la base de griefs comparables. Des dossiers construits selon une même ligne argumentative, mais ayant conduit à des issues judiciaires contrastées.

48,5 millions de dirhams. C’est le montant total que la BMCI devra verser dans le dossier Abroun Gold TV Sat. La banque, pressentie pour un rachat par le groupe Holmarcom, a été condamnée le 18 décembre par le tribunal de commerce de Casablanca pour manquement à ses obligations professionnelles.

Selon le jugement consulté par Médias24, les juges ont retenu un grief précis : la non-restitution de lettres de change pourtant contre-passées dans le compte de la société, en violation des règles encadrant l’escompte commercial.

Abroun en difficulté, mais sans responsabilité globale de la BMCI

Sur le fond, l’action engagée par Abroun reposait sur un grief central. La société – aujourd’hui en liquidation judiciaire – reprochait à la BMCI d’avoir conservé des effets de commerce revenus impayés, tout en les ayant simultanément réintégrés dans son compte par le mécanisme du contre-passé.

Selon Abroun, cette pratique l’aurait privé de la possibilité d’exercer ses recours contre les signataires des effets et aurait artificiellement aggravé sa trésorerie. Dans ses écritures, l’entreprise a tenté d’élargir le débat, soutenant que ces dysfonctionnements avaient contribué à la dégradation de sa situation financière et généré un préjudice global qu’elle évaluait à plus de 120 MDH.

Le tribunal n’a toutefois retenu qu’un manquement circonscrit, écartant toute responsabilité globale de la banque dans la faillite du groupe.

De son côté, BMCI a soutenu avoir procédé à la restitution des effets litigieux à la société ou à ses représentants, mettant frontalement en cause la fiabilité des déclarations du syndic de la liquidation, initiateur de la requête en tant que représentant de l’entreprise.

La banque a dénoncé une construction du grief a posteriori, fondée selon elle sur une exploitation sélective des pièces produites dans le cadre de la procédure collective, au détriment de ses propres documents internes – notamment les registres de remise et de restitution des effets.

Le premier syndic désigné dans cette procédure, Abdelaziz Sedki, à l’origine des premières actions en responsabilité engagées contre les banques, a depuis été écarté à la suite d’une condamnation pénale (l’intéressé a fait appel). Un élément extérieur au débat judiciaire stricto sensu, mais qui nourrit, en toile de fond, les interrogations sur la solidité des investigations ayant servi de point de départ à ces procédures.

Sur le terrain juridique, BMCI a également opposé une fin de non-recevoir tirée de la prescription, faisant valoir que les dernières opérations d’escompte remontaient à janvier 2016 et que l’action engagée en janvier 2024 était tardive. Elle a, en outre, rejeté toute tentative d’élargissement du débat à une responsabilité globale dans la faillite du groupe, contestant tout lien de causalité entre ses pratiques bancaires et la cessation de paiement, qu’elle impute exclusivement à la gestion interne de la société.

Le tribunal n’a que partiellement suivi cette ligne de défense. S’il a écarté les accusations les plus larges tenant à une responsabilité bancaire dans l’effondrement du groupe, il a retenu l’existence d’un manquement autonome : le défaut de restitution des effets de commerce après extinction de la créance par contre-passé.

Sur la prescription, les juges ont considéré que la faute n’avait été révélée qu’à l’occasion des expertises intervenues dans la procédure collective, faisant courir le délai à compter de cette date. La condamnation a donc été cantonnée aux montants correspondant aux effets non restitués et au préjudice directement lié. C’est une décision de première instance, susceptible de suspension en cas d’appel.

Attijariwafa bank : même schéma, solution inverse

Dans le dossier visant Attijariwafa bank, l’issue a été tout autre.

Jugée le 3 décembre 2025, soit quelques jours plus tôt par le même tribunal de commerce de Casablanca, l’action en responsabilité introduite cette fois par Abroun Vision Nord, société sœur d’Abroun Gold TV Sat aujourd’hui en redressement judiciaire, a été rejetée.

L’argumentaire présenté par la demanderesse suivait pourtant une logique proche. Abroun Vision Nord reprochait à Attijariwafa bank d’avoir contre-passé dans son compte courant des lettres de change escomptées, tout en conservant leurs originaux, ce qui aurait, selon elle, faussé sa situation financière et compromis l’exercice de ses recours cambiaires.

La société sollicitait, à ce titre, une expertise judiciaire et faisait état d’un préjudice financier important, fondé sur la valeur cumulée des effets concernés et sur des intérêts qu’elle estimait indûment comptabilisés.

Mais le tribunal a adopté une lecture radicalement différente. Il a estimé que ces griefs avaient déjà été examinés et tranchés dans le cadre de la procédure de vérification des créances opposant les mêmes parties. Les juges se sont notamment appuyés sur un arrêt d’appel rendu en février 2022, ayant retenu que les lettres de change litigieuses avaient été restituées à la société.

Cette appréciation reposait sur un faisceau d’éléments précis : registre bancaire d’émargement, signatures de réception, et mandat donné par la société à un tiers pour la récupération des effets impayés. Autant de pièces qui ont conduit la juridiction à considérer que la restitution était établie et que les montants correspondants avaient, en conséquence, été neutralisés dans la dette bancaire.

Contrairement au dossier BMCI, le tribunal a donc jugé qu’aucune faute autonome ne pouvait être isolée, ni aucun préjudice distinct caractérisé. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, les juges estimant que le litige relevait d’un contentieux déjà « absorbé  » par les décisions antérieures rendues dans la procédure collective.

Bank of Africa : un troisième front encore ouvert

La séquence se prolonge avec Bank of Africa. Ici, on a affaire à deux dossiers parallèles. Le premier a été initié par Abroun Gold TV Sat. Il a donné lieu à une décision de rejet en première instance. Le dossier est actuellement en appel.

Le second est l’œuvre d’Abroun Vision Nord. En novembre 2025, sa défense a saisi le tribunal de commerce de Casablanca d’une action en responsabilité bancaire, sur un terrain juridique très proche de ceux déjà explorés face à la BMCI et à Attijariwafa bank.

Dans sa requête introductive, la société reproche à la banque une série de manquements professionnels dans la gestion de ses concours bancaires : conditions de financement jugées inadaptées, défaut de conseil, mais surtout conservation de lettres de change revenues impayées malgré leur contre-passation en compte, en violation alléguée de l’article 502 du Code de commerce.

Abroun Vision Nord soutient que ces pratiques l’ont privée de ses recours cambiaires, tout en aggravant artificiellement sa position débitrice. La requête évoque notamment un volume important d’effets de commerce – plus de 500 selon les écritures – pour une valeur cumulée dépassant 40 MDH, et sollicite la désignation d’un expert judiciaire afin de chiffrer précisément les irrégularités et le préjudice invoqué.

À ce stade, le dossier n’a pas encore donné lieu à une décision au fond. Mais cette nouvelle procédure confirme la ligne suivie par le groupe Abroun : mettre à l’épreuve, devant la même juridiction, une responsabilité bancaire fondée sur des griefs récurrents, avec des issues qui, jusqu’ici, se sont révélées loin d’être uniformes.

En liquidation, Abroun fait condamner BMCI pour faute bancaire

Delattre Levivier Maroc : la créance AWB admise à titre privilégié

Nouvelle Charte de l’investissement : Attijariwafa bank partenaire clé des TPME

En érigeant la mobilisation du capital privé en moteur de croissance, le dispositif légal trace les contours d’un modèle où les TPME occupent une place centrale.

Cette dynamique repose sur un dispositif d’incitations inédit, structuré autour de trois leviers (emploi, territoire et secteurs prioritaires) permettant aux entreprises de bénéficier de primes pouvant atteindre 30 % de leurs investissements.

Mais pour qu’un cadre aussi ambitieux devienne un véritable outil de transformation, il doit être accessible et accompagné. C’est précisément dans cet espace qu’Attijariwafa bank joue un rôle déterminant. La banque s’est positionnée comme un relais opérationnel entre la vision portée par la Charte et les réalités concrètes des porteurs de projets. En mobilisant des financements adaptés et en accélérant l’instruction des dossiers, elle contribue à réduire le temps d’accès aux incitations, un enjeu crucial pour les entreprises qui souhaitent investir rapidement.

La visibilité des critères constitue un autre défi pour les TPME. Entre un chiffre d’affaires situé entre 1 et 200 millions de dirhams, un projet compris entre 1 et 50 millions, un apport minimum de 10 % et des exigences claires en matière d’emplois, le parcours nécessite d’être balisé. Attijariwafa bank s’y engage en renforçant la proximité avec les entrepreneurs grâce à ses Centres d’Affaires et aux espaces Dar Al Moukawil.

Ce maillage territorial permet à chaque structure, qu’elle soit en phase de création ou de développement, d’être accompagnée par un interlocuteur unique, formé aux spécificités de la Charte et capable de préparer les dossiers destinés aux CRI.

Cet ancrage est prolongé par une expertise dédiée. La banque a structuré une cellule spécialisée, chargée d’analyser les projets, d’élaborer les montages financiers appropriés et d’orienter les entreprises vers d’autres mécanismes publics en cas de besoin. À cela s’ajoute la mise à disposition de simulateurs interactifs, de conditions avantageuses sur les frais d’études et d’avances sur subvention ; lesquels contribuent à sécuriser la démarche et à réduire les incertitudes.

En initiant également une tournée régionale en collaboration avec les CRI et les écosystèmes locaux, Attijariwafa bank participe à la diffusion de l’information et à la montée en compétence des acteurs économiques sur l’ensemble du territoire. Partenaire de confiance, le groupe contribue à transformer cette opportunité en projets concrets, porteurs de croissance, d’emplois et d’impact durable pour l’économie marocaine.

IPO de SGTM : Attijariwafa bank concentre près de 45% des souscripteurs

Dans le cadre de l’introduction en Bourse de SGTM, Attijariwafa bank a concentré près de 45% des souscripteurs, selon les données communiquées à l’issue de l’opération.

Il s’agit de la part la plus élevée enregistrée pour un établissement lors d’une IPO sur le marché marocain.

Cette opération intervient après celle de Cash Plus, lors de laquelle la banque avait déjà dépassé le seuil des 40% des souscripteurs, avec une part de 42%, confirmant une récurrence de ce niveau de participation sur les introductions récentes.

Au total, l’IPO de SGTM a mobilisé plus de 173.000 souscripteurs, un volume inédit sur la Bourse de Casablanca. Ce chiffre dépasse celui observé lors de l’introduction de Maroc Telecom, longtemps considérée comme l’opération de référence en matière de diffusion auprès du grand public.

À l’issue de l’opération, SGTM se retrouve avec la base actionnariale la plus large jamais constituée pour une société cotée au Maroc. Cette configuration est susceptible de soutenir la liquidité du titre et sa visibilité sur le marché secondaire.

Plus largement, cette introduction illustre la capacité du marché marocain à mobiliser l’épargne des investisseurs particuliers autour d’opérations d’envergure, dans un contexte de regain d’intérêt pour le marché actions.

Attijariwafa Bank demeure la première capitalisation de la Bourse de Casablanca, avec une valorisation dépassant 158 MMDH. Son résultat net consolidé s’établit à 9,6 MMDH à fin septembre 2025, en hausse de 13,4% sur un an.

De son côté, le résultat net part du groupe atteint 8,3 MMDH, en progression de 14,9% par rapport à septembre 2024.

Affaire Casa Parc : AWB maintient la pression sur les promoteurs

Attijariwafa bank maintient la pression sur les promoteurs de Casa Parc. Face à un impayé proche de 500 MDH, la banque active successivement les procédures d’exécution visant les actifs du projet immobilier inachevé.

Les ventes les plus récentes sont programmées au 30 décembre 2025 devant le tribunal de commerce de Casablanca. Elles portent sur deux terrains nus, dénommés « Casa Parc 4 » et « Casa Parc 5 », d’une superficie respective de 212 m² et 213 m². Les mises à prix sont de 2,204 MDH et 2,215 MDH.

Les deux biens sont situés au sud-est de Casablanca, dans le secteur de Sidi Maârouf – Ouled Haddou, à proximité immédiate de l’axe autoroutier Casablanca – Marrakech.

Un projet sous saisie

Quelques semaines plus tôt, une autre vente avait été programmée le 10 décembre pour le lot « Casa Parc 1 », un terrain nu de 207 m² proposé à 2,152 MDH. La séance n’avait pas abouti, aucune adjudication n’ayant été enregistrée.

Ces nouvelles mises en vente s’inscrivent dans une séquence plus large déjà documentée par Médias24. Depuis la rentrée, Attijariwafa bank a multiplié les saisies sur différents actifs du projet Casa Parc, notamment des appartements et des lots de moindre taille.

AWB tente d’exécuter une série de jugements rendus entre février et avril au titre de crédits impayés liés au financement du programme. Ces décisions visent aussi bien la société promotrice que ses dirigeants, garants personnels des prêts défaillants.

L’actif majeur demeure un terrain de près de douze hectares, cœur du projet Casa Parc. Il a été présenté aux enchères à 343,45 MDH lors d’une première séance restée infructueuse. La procédure d’exécution reste ouverte et doit donner lieu à une nouvelle fixation.

Attijariwafa bank : le RNPG en hausse de 14,9% à fin septembre

Attijariwafa Bank enregistre une nouvelle amélioration de ses indicateurs au titre des neuf premiers mois de 2025.

Dans ce cadre, le produit net bancaire s’établit à 26,4 MMDH, en hausse de 4,7% sur un an, ou +7% à cours de change constants par rapport à la même période de 2024.

Cette évolution est portée par une dynamique commerciale soutenue, tant en matière de collecte de dépôts que de financement de l’économie au Maroc et dans les pays de présence du groupe.

Les dépôts consolidés progressent ainsi de 8,6%, tandis que les crédits augmentent de 5,4% par rapport à fin septembre 2024.

En effet, les dépôts de la clientèle atteignent 505,9 MMDH, tandis que les crédits à la clientèle s’établissent à 425,9 MMDH, selon le bilan consolidé du groupe

Le résultat d’exploitation atteint 14,1 MMDH, soit une croissance de 10%, grâce notamment à la nette amélioration du coût du risque. Celui-ci recule de 18,7%, pour s’établir à 2,7 milliards de dirhams, correspondant à 0,78% des encours bruts de clientèle contre 1,01% un an auparavant.

Le résultat net ressort à 9,6 MMDH, en hausse de 13,4% sur un an. Le résultat net part du groupe atteint 8,3 MMDH, en progression de 14,9% par rapport à septembre 2024.

La solidité financière du groupe se renforce par ailleurs. Les fonds propres consolidés s’élèvent à 77,8 MMDH, contre 69,8 MMDH un an auparavant, soit une augmentation de 11,4%.

https://medias24.com/2025/10/23/attijariwafa-bank-un-parcours-boursier-toujours-porteur/

Attijariwafa bank : un parcours boursier toujours porteur

Attijariwafa bank, première capitalisation de la Bourse de Casablanca avec 167,8 milliards de dirhams, continue de dominer la cote.

Le titre s’est apprécié de 37% depuis le début de l’année, pour s’établir actuellement autour de 780 DH, surperformant largement le MASI, en hausse de 31% sur la même période, ainsi que l’indice MASI Banques, qui affiche une progression de 25% en year-to-date.

Cette performance s’explique par un environnement favorable pour l’ensemble du secteur bancaire, soutenu par des conditions économiques solides et par l’assouplissement monétaire opéré par Bank Al-Maghrib, qui facilite l’accès au crédit et stimule la demande de financement.

« Le titre Attijariwafa bank est l’un des plus solides du marché. Il figure parmi les valeurs bancaires privilégiées par les investisseurs institutionnels et reste une action à détenir et à conserver dans les portefeuilles », commente un analyste de marché.

Selon BMCE Capital Global Research, Attijariwafa bank conserve un potentiel de hausse avec un cours cible de 900 DH et une recommandation à l’achat.

« La valorisation d’Attijariwafa Bank reste attractive comme le reste du secteur bancaire, avec un PER estimé à 14,6× en 2025 et 13,8× en 2026, contre une moyenne de 21,3× pour le marché. Dans ce sens, le titre peut encore bénéficier d’une hausse soutenue ».

Par ailleurs, le rendement du dividende atteindrait 3,2% en 2025 et 3,3% en 2026, avec une politique de distribution stable autour de 55% du résultat.

Croissance soutenue du PNB et du résultat

Selon les estimations de BKGR, le produit net bancaire (PNB) de la banque devrait atteindre 36,4 MMDH en 2025, soit une progression de 5,4%, portée par une hausse de +7,4% de la marge d’intérêt et la baisse du coût du refinancement.

« Oui, la baisse du coût du risque, combinée à celle du coût de refinancement, constitue un levier important qui devrait impacter positivement les résultats de la banque dans les prochains trimestres », commente l’analyste de la place.

Le résultat net part du groupe (RNPG) atteindrait 10,8 MMDH en 2025 (+13,3%) puis 11,4 MMDH en 2026 (+6,1%).

Le coefficient d’exploitation resterait compétitif à 35,9%, et le coût du risque continuerait de se normaliser à 0,78% en 2025, puis 0,75% en 2026, soutenu par un portefeuille sain et une politique de provisionnement prudente.

Attijariwafa bank représente près de 30% de part de marché des crédits. Elle capte une grande partie de cette dynamique et renforce sa position dans la collecte d’épargne, avec 523,7 MMDH de dépôts prévus en 2025, ce qui représente une hausse de 9%.

Les fonds propres consolidés d’Attijariwafa bank devraient atteindre environ 75,5 MMDH en 2026, pour un ratio Tier 1 estimé à 12,2%, confirmant la solidité financière du groupe et sa capacité à absorber d’éventuels chocs.

La banque prépare par ailleurs un nouveau plan stratégique attendu pour 2026, dans un contexte de réorganisation de la gouvernance, marqué par la nomination de Rachid Kettani au poste de directeur général adjoint en charge du retail, en remplacement de Hassan Bertal.

Parallèlement, le groupe renforce ses engagements ESG : baisse de 6% de ses émissions de CO₂ au S1-2025 et accompagnement de plus de 153 000 TPE via Dar Al Moukawil.

Analyse technique

Sur le plan graphique, Attijariwafa bank (ATW) reste engagée dans une tendance haussière affirmée. Le titre a clôturé à 780 DH le 22 octobre, après un gain de près de 7% en une semaine.

« Selon nos observations, cette hausse est portée par une demande soutenue des investisseurs institutionnels », commente l’analyste de la place.

« Les moyennes mobiles de court et moyen terme confirment ce mouvement : la MM20 jours se situe autour de 743 DH, tandis que la MM50 jours évolue à 762 DH. Le fait que le cours se maintienne nettement au-dessus de ces deux seuils traduit une structure technique positive et un momentum bien ancré ».

« Le titre conserve une configuration saine. Tant qu’il reste au-dessus de 760 DH, la tendance haussière reste valide. On observe toutefois une légère surchauffe technique qui pourrait se traduire par quelques prises de bénéfices à court terme », commente notre analyste de marché.

« L’indicateur de force relative (RSI 14 jours) ressort à 67, proche de la zone de surachat (70). Cette position reflète un marché dominé par les acheteurs, mais laisse entrevoir une phase de respiration possible avant un nouveau test des plus hauts annuels ».

« Le RSI montre que la dynamique acheteuse reste forte, mais le titre arrive dans une zone où les investisseurs pourraient chercher à sécuriser une partie des gains », souligne notre interlocuteur.

« Sur les niveaux techniques, la première résistance se situe à 790-800 DH, correspondant aux plus hauts de l’année, tandis que les supports immédiats sont identifiés à 760 DH (MM50) puis 740 DH (MM20). Une stabilisation durable au-dessus de 760 DH conforterait le scénario haussier à moyen terme ».

« Graphiquement, tant que le support des 760 DH n’est pas enfoncé, la probabilité d’un retour sur les 800 DH reste élevée. Le prochain signal fort interviendrait si le titre parvient à clôturer au-delà de cette zone, ce qui ouvrirait la voie vers le seuil psychologique des 820 DH », conclut-il.

https://medias24.com/2025/10/20/bourse-ce-que-nous-raconte-la-valorisation-du-marche/

Le patron de Sintram condamné à 100 MDH au profit d’Attijariwafa bank

Patron de Sintram, Mouloudi Ben Hamane vient d’être condamné à verser 100,6 millions de dirhams à Attijariwafa Bank (AWB).

Ce jugement a été rendu le 22 septembre par le tribunal de commerce de Casablanca. Il porte sur un litige autour de crédits contractés au nom de l’entreprise de BTP, aujourd’hui en liquidation judiciaire.

Le montant jugé correspond exactement à la créance validée en avril dernier au profit d’AWB dans la procédure collective de Sintram. La banque avait déclaré 263 MDH, ramenés à 100,6 MDH.

Confrontée aux contraintes de la liquidation, où elle doit concourir au paiement aux côtés de nombreux créanciers, AWB semble avoir opté pour une voie de remboursement plus rapide, en visant directement le dirigeant.

La dette globale de Sintram dépasse 3,4 milliards de dirhams. Les banques en détiennent près de 800 MDH, tandis que l’Office des changes réclame à lui seul 1,3 MMDH. D’autres entités publiques comme la CNSS, la DGI ou le ministère de l’Équipement figurent aussi parmi les créanciers.

De son côté, Sintram ne reconnaît qu’environ 417 MDH et affirme avoir au contraire des créances clients de près de 700 MDH, dont plus de 400 imputées à l’ONCF.

Casa Parc : AWB enclenche la vente judiciaire d’un terrain de 12 hectares

Attijariwafa bank accentue son bras de fer avec la société Treize Huit Sidi Maarouf, promotrice du projet Casablanca Parc. La banque s’apprête à faire vendre aux enchères un vaste terrain de près de 12 hectares, saisi dans le cadre de l’exécution de jugements obtenus contre cette société.

L’opération est prévue le 16 septembre. Elle concerne un bien immatriculé à la conservation foncière d’Aïn Chock, connu sous le nom « Hamri 3 », situé au sud-est de Sidi Maarouf. Le lot est un terrain nu déjà loti et inscrit au plan d’aménagement comme zone urbaine mixte. Le prix de départ de l’enchère est fixé à 343,45 millions de dirhams.

 

Selon les affectations fixées par le plan, le terrain accueille différentes typologies :

Selon nos sources, les ventes aux enchères ont été précédées par des commandements immobiliers diligentés par AWB. Celle-ci y met son débiteur en demeure de régler une créance avoisinant les 350 MDH (sans compter les intérêts légaux), sous peine de saisies visant les biens concernés.

D’après les mêmes sources, d’autres ventes aux enchères sont programmées.

Ces démarches ont été accélérées suite à plusieurs actions en paiement gagnées en début d’année par Attijariwafa bank. En février 2025, le tribunal de commerce de Casablanca avait condamné la société Treize Huit Sidi Maarouf à verser 371,6 MDH à la banque, incluant le principal de la dette et les intérêts. D’autres décisions rendues ultérieurement ont porté le total des condamnations à plus de 485 MDH.

Les différents jugements touchent la société promotrice, mais également d’autres entités du groupe dirigé par Sadreddine Benhima et Hassan Benabdelali. Ces derniers sont également concernés en leur qualité de caution.

À l’origine du litige, des crédits impayés en lien avec le financement du projet Casablanca Parc, un programme immobilier d’envergure resté inachevé et désormais englouti dans un contentieux bancaire d’ampleur.

Trophées Ana Maak : une 4ᵉ édition record pour célébrer l’esprit entrepreneurial marocain

– Quand et pourquoi les Trophées Ana Maak ont-ils été lancés, et quel est le rôle de Dar Al Moukawil dans cette initiative ?

Khalid Lakhiari – Directeur du marché Commerçants, Artisans, TPE et Entrepreneuriat au sein d’Attijariwafa bank : Pour répondre à cette question, il faut d’abord rappeler l’histoire commune qu’a toujours entretenue Attijariwafa bank avec la petite entreprise depuis plus d’un siècle. Et comme l’a rappelé M. le Président, beaucoup de grandes entreprises actuellement étaient des petites entreprises il y a peut-être 10, 20 ou 30 ans auparavant.

Ce qui a changé, c’est que, depuis une quinzaine d’années, Attijariwafa bank a lancé une offre multidimensionnelle qui s’adapte aux nouveaux besoins de l’époque et est dictée par les nouvelles donnes du 21ᵉ siècle. Puis après, nous avons renouvelé notre pacte avec la TPE en intégrant la dimension d’accompagnement non financier et nous avons lancé les centres Dar Al Moukawil qui ont donné un nouvel élan à cet accompagnement entrepreneurial pour la TPE. Nous avons mis en place des conseillers dédiés et des experts spécialisés.
Le couronnement de tout ce travail s’est cristallisé en 2018 par le lancement des trophées Ana Maak, en mettant sous les projecteurs les idées innovantes et les projets réussis partout au Maroc, pour donner l’exemple à des jeunes et à des porteurs de projets pour qu’ils puissent prendre l’exemple et oser le pas de l’entrepreneuriat.

– Comment se sont déroulées les éditions précédentes des Trophées Ana Maak et quelle est la spécificité de cette quatrième édition ?

 Les trophées sont un moment de communion avec l’écosystème entrepreneurial national qui nous permet de mettre en avant les meilleurs projets.

L’événement se déroule en trois étapes. D’abord une étape d’onboarding où on inscrit un maximum de porteurs de projets qui vont pitcher devant des jurys régionaux. Il faut dire que le nombre d’inscrits cette année est très important, puisqu’il dépasse les 11.000. Cela représente trois fois plus que l’édition précédente.
Il y a donc une tournée dans les 12 régions du Maroc où sont sélectionnés les trois premiers au niveau de chaque région. Cela fait donc 36 gagnants au niveau du Royaume.

L’étape finale consiste à faire pitcher les 12 premiers des régions devant un jury composé de personnalités du monde de l’entrepreneuriat, et qui permet de sélectionner les trois gagnants à l’échelle nationale.

En ce qui concerne les nouveautés de cette édition, je peux vous dire que c’est la première fois qu’on donne la parole au public, qui a choisi lui-même à travers les réseaux sociaux son candidat et son projet préféré, qui représente le prix du public.

– Quels critères ont permis de désigner les lauréats de cette édition, et quels prix leur ont été décernés ?

Il faut dire que c’est toujours difficile de choisir entre les projets, surtout que ce sont les 12 qui ont gagné au niveau de leur région. D’après les remontées des membres du jury, les projets sont très intéressants et la compétition était très dure entre les candidats.
Concernant les critères, il y a bien entendu la rentabilité et la viabilité du projet, mais aussi l’innovation et l’impact social et économique local et régional.

Les prix sont allés jusqu’à 100.000 dirhams pour le volet pécuniaire. Mais il n’y a pas que cela. Nous avons prévu d’ouvrir des comptes gratuits pour les lauréats et de les référencer parmi les fournisseurs d’Attijariwafa bank. Par ailleurs, nous allons leur assurer un accompagnement avec les centres Dar Al Moukawil jusqu’à la mise en place et le développement de leur projet.

– Un mot pour encourager ceux qui hésitent encore à se lancer dans lentrepreneuriat ?

Actuellement, l’environnement est plus propice que jamais pour entreprendre, pour se lancer dans l’entrepreneuriat. L’importance et la profusion des projets lancés par l’État, par les institutions nationales et internationales vont tous dans le sens de promouvoir l’entrepreneuriat. Tout cet écosystème et toute cette énergie nationale plaident pour un moment privilégié pour se lancer, créer son propre projet et créer son auto-emploi dans les plus brefs délais.

Bourse de Casablanca. Le MASI recule de 0,55%, mais reste au-dessus des 18.000 points

La Bourse de Casablanca a terminé en baisse ce mardi. À la clôture, l’indice MASI cède 0,55% à 18.078,62 points. Le MASI 20 recule de 0,53%, le MASI ESG de 0,38%, et le MASI Mid and Small Cap affiche un repli plus marqué de 0,7%. Malgré ce repli, la performance mensuelle reste positive (+0,57%), et la progression annuelle atteint +22,37%.

Le volume global s’est établi à 292,5 MDH, intégralement réalisé sur le marché central. Attijariwafa bank a été la valeur la plus échangée avec près de 39,6 MDH, suivie de TGCC (59 MDH) et Marsa Maroc (27,9 MDH). En tout, 3.779 contrats ont été enregistrés pour 1,1 million de titres traités.

Sur les 77 actions cotées, 63 ont été échangées : 29 en baisse, 25 en hausse et 9 inchangées.

Parmi les principales baisses du jour, Agma chute de 5,87%, Société des Boissons du Maroc recule de 5,30% et Lesieur Cristal de 2,15%. À l’inverse, Stroc Industrie bondit de 9,97%, Med Paper progresse de 4,85%, et Stokvis Nord Afrique gagne 5,08%.

Du côté des blue chips, Attijariwafa bank recule de 0,68% à 671,50 DH, BCP reste stable à 290 DH, Itissalat Al-Maghrib cède 0,83% à 107,05 DH, tandis que LafargeHolcim Maroc avance légèrement de 0,26% à 1.915 DH.

La capitalisation boursière s’établit à 948,5 MMDH.