Lancement des études de la future autoroute Fès-Marrakech via Béni Mellal

Ce futur axe autoroutier reliera plusieurs villes : Fès, Meknès, Khénifra, Béni Mellal et Marrakech, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique économique, touristique et sociale entre les régions du centre et du nord du Royaume, relève le CRI.

Ce projet, prévu par le Schéma de l’armature autoroutière national (SAAN) 2025, s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures au Maroc, rappelle la même source.

©CRI Fès-Meknès

Infrastructures : ce qui a été fait, ce qui est en cours et ce qui se prépare (Infographies)

Comment le réseau autoroutier a-t-il évolué et comment sera-t-il renforcé dans les prochaines années ? La ligne à grande vitesse (LGV) sera-t-elle étendue au-delà de Marrakech ? Combien de stations de dessalement d’eau de mer sont actuellement en construction ? Ou encore, combien d’hectares supplémentaires seront alloués aux zones industrielles ?

Ces questions, et bien d’autres, relevant de secteurs en apparence déconnectés, ont été abordées lors de l’intervention du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, au Parlement, le 16 décembre 2024. Ce discours était centré sur le vaste domaine des infrastructures.

Aziz Akhannouch a présenté un exposé quasi exhaustif, revenant sur les progrès réalisés par le Maroc en matière d’infrastructures au cours des 25 dernières années, tout en dévoilant les grandes orientations stratégiques pour l’avenir.

De nombreux chiffres et projets ont été énoncés. Que faut-il en retenir ? Médias24 vous propose trois infographies synthétisant les données chiffrées et les projets présentés par le Chef du gouvernement.

Infrastructures : Bilan des réalisations sur les 25 dernières années

 

Infrastructures : Les projets en cours

Ce que prévoit le Maroc à horizon 2030

Justice. Un conducteur indemnisé par ADM après avoir percuté un âne

L’indemnité s’élève à 32.300 DH. Elle a été fixée par le tribunal administratif de Casablanca sur la base d’une expertise mécanique réalisée en mai dernier. La valeur du dédommagement est certes importante pour le plaignant (Y.B.), mais d’un point de vue purement juridique, c’est le jugement rendu par cette juridiction, le 24 octobre dernier, qui porte à intérêt.

Si le plaignant impute la responsabilité de l’accident à ADM, la société défenderesse, ou du moins son assureur (Atlanta), estime que le rôle d’ADM se limite à assurer la sécurité des usagers à travers l’entretien de la qualité du revêtement routier, les services des aires de repos, la maintenance de l’électricité et les stations d’essence, mais aussi de fournir les aides à travers les dépanneuses qui lui sont affiliées.

Concernant l’accident, l’assureur d’ADM, également partie au procès, estime que “le conducteur est tenu de prendre les précautions nécessaires en étant prêt à prendre les décisions nécessaires pour éviter un accident”. De ce fait, cet accident ne relève pas de la responsabilité d’Autoroutes du Maroc.

Or, pour le plaignant, ADM est responsable de la protection des usagers de l’autoroute. C’est également la position de la juridiction administrative qui a tranché en faveur du plaignant.

Celui-ci, précisons-le, roulait sur une autoroute à bord de sa voiture de marque Peugeot, le 29 août 2022, lorsqu’il dit avoir été “surpris par un âne traversant l’autoroute”, sachant qu’il n’a pas pu l’éviter.

Pour obtenir réparation, il introduit une requête le 17 janvier 2024 auprès du tribunal administratif de Casablanca qui va ordonner, en mai de la même année, la réalisation d’une expertise mécanique visant à évaluer les dégâts matériels et à estimer leur valeur.

C’est sur cette base-là que le tribunal administratif de Casablanca a fixé le montant des indemnités. Concernant les motifs justifiant la décision du tribunal, ceux-ci reposent sur le fait que l’usage de l’autoroute est un service moyennant un paiement, justifiant donc la mise en place des précautions nécessaires pour assurer la sécurité de la route en empêchant le passage d’animaux et évitant ainsi les accidents.

Ce manquement de la part d’ADM constitue, pour cette juridiction, “une faute” justifiant “réparation”. Le tribunal estime que “ADM n’a pas su prouver qu’elle a pris toutes les mesures préventives pour empêcher cet accident” ; c’est donc une “négligence” compte tenu “de ce qu’elle perçoit de la part des usagers comme contrepartie financière”.

Le tribunal administratif de Casablanca a donc ordonné à la société défenderesse de verser au plaignant une indemnité globale de 32.300 DH, avec substitution de la compagnie d’assurance à son assurée pour le paiement.

L’appel d’offres pour l’étude de la connexion de l’autoroute continentale Casa-Rabat à l’autoroute Casa-Had Soualem et Dar Bouazza déclaré infructueux

La Direction régionale de l’Equipement, du transport et de la logistique de Casablanca-Settat vient de rendre son verdict concernant l’appel d’offres pour l’étude de la connexion de l’autoroute continentale Casa-Rabat à l’autoroute Casa-Had Soualem et Dar Bouazza, en le déclarant infructueux.

Cette direction a jugé les offres techniques qui ont été présentées comme étant non conformes aux dispositions de l’article 4 du règlement de consultation (RC). Cet article a trait, dans ledit RC, aux documents et justificatifs devant accompagner chaque soumission.

Cet appel d’offres a connu la participation de trois opérateurs : la société Conseil Ingénierie et Développement, la société NOVEC et le groupement formé par SETEC Maroc et SETEC International.

« Cette liaison autoroutière reliera l’autoroute continentale Casablanca-Rabat à l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, l’autoroute Casablanca-Berrechid (A3), l’autoroute Casablanca-Had Soualem (A1) et la route régionale RR320, avec comme principal objectif la réduction significative de la distance et du temps de parcours des usagers à destination de Berrechid et Had Soualem, et en provenance de Rabat », peut-on lire sur les documents relatifs à l’appel d’offres.

« Une telle liaison autoroutière soulagerait l’autoroute A1 entre Tit Mellil et Had Soualem, renforcerait l’offre de transport de la métropole de Casablanca et des villes qui l’entourent, et accompagnerait la croissance importante enregistrée dans la zone du projet ».

Le délai d’exécution de l’étude est de 5 mois, pour un coût estimé à 3 millions de DH.

Les deux appels d’offres ont été lancés respectivement en juin et en octobre 2024.

ADM : circulation suspendue mardi soir entre les échangeurs Nord et Sud de Berrechid

ADM dément une augmentation du tarif de péage sur l’autoroute Casablanca-Rabat

Des informations faisant état d’une augmentation du tarif du péage sur l’autoroute Casablanca-Rabat, « passant de 23 dirhams à 34 dirhams », ont fortement circulé sur les réseaux sociaux et suscité l’ire des usagers réguliers de cet axe autoroutier.

Contactée par Médias24, la Société nationale des Autoroutes du Maroc a « catégoriquement nié toute augmentation des tarifs de péage sur l’ensemble de son réseau autoroutier national ». « Il s’agit seulement d’un incident isolé. Ce malentendu s’est produit après qu’un véhicule léger de classe 1 a été erronément classé par un agent comme un véhicule de classe 2, entraînant une surfacturation », explique ADM.

La société a exprimé « ses regrets pour la confusion et l’inconfort causés à cet usager ». Elle a également pris l’engagement de « renforcer ses contrôles et ses procédures » pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent à l’avenir.

Autoroutes du Maroc: le Pass Jawaz dépasse le cap d’un million d’utilisateurs

« Cette grande avancée est le fruit de la confiance témoignée par les citoyens qui ont décidé d’opter pour le mode paiement automatique sans contact, sécurisé, simple, et accessible à tous et surtout sans surcoût par rapport au mode de paiement en espèce« , souligne ADM dans un communiqué.

C’est également le résultat d’une mobilisation interne autour du chantier stratégique d’industrialisation et de modernisation de l’activité d’exploitation menée par ADM depuis 2017, ajoute la même source.

Autoroutes: lancement des travaux de renforcement de la chaussée à El Jadida

Suite aux travaux de renforcement de la chaussée, l’accès à l’autoroute par la pénétrante d’El Jadida, dans le sens El Jadida vers Casablanca, sera provisoirement suspendu.

Les itinéraires alternatifs sont définis comme suit: les usagers en provenance d’El Jadida à destination de Casablanca ont le choix d’accéder à l’autoroute El Jadida-Casablanca via l’échangeur d’El Jadida sud ou emprunter la route nationale n°1 vers Azemmour puis accéder à l’autoroute vers Casablanca via l’échangeur d’Azemmour.

ADM a procédé à l’installation de panneaux de signalisation aux endroits appropriés pour faciliter la circulation. 

Pour plus d’information, les usagers peuvent contacter le centre d’appel au n°5050, ou consulter l’application ADM Trafic pour s’enquérir de l’état du trafic en instantané.

Circulation suspendue sur un tronçon de l’autoroute Rabat-Tanger

Cette suspension intervient suite aux travaux de pose d’une passerelle métallique pour piétons au niveau du PK 121+836 de l’axe autoroutier Rabat-Tanger entre les échangeurs respectifs de Larache et Moulay Bouselham, explique la société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) dans un communiqué.

Dans ce sens, les clients-usagers empruntant l’autoroute en provenance de Rabat et à destination de Tanger sont priés de quitter l’autoroute au niveau de l’échangeur de Moulay Bouselham et d’emprunter la route nationale n°1, puis rejoindre l’autoroute via l’échangeur de Larache.

Les clients-usagers empruntant l’autoroute en provenance de Tanger et à destination de Rabat doivent, quant à eux, quitter l’autoroute au niveau de l’échangeur de Larache et emprunter la route nationale n°1, puis rejoindre l’autoroute via l’échangeur de Moulay Bouselham.

Autoroutes: circulation suspendue sur le pont de l’échangeur Sidi Allal Tazi

La circulation sur le pont sera ainsi suspendue provisoirement dans les deux sens de la circulation.

Les usagers doivent emprunter le chemin alternatif suivant:

– Les usagers empruntant l’autoroute dans le sens Tanger vers Sidi Allal Tazi doivent quitter l’autoroute au niveau de l’échangeur de Moulay Bousselham pour emprunter la route nationale n°1 via Souk Larbaa;

– Les usagers en provenance de Sidi Allal Tazi et à destination de Kénitra doivent emprunter la route nationale n°1.

ADM a installé des panneaux de signalisation aux endroits appropriés pour faciliter la circulation.

Rappelons que le réseau autoroutier géré par ADM comprend 1.800 kilomètres d’autoroutes. Il est emprunté quotidiennement par plus de 400.000 véhicules et capte un quart de la circulation totale du pays.

ADM: Un prêt de 80 M€ pour l’autoroute de Casablanca

La BEI a accordé, lundi 11 mars, un prêt de 80 millions d’euros à ADM pour le financement des travaux de triplement de l’autoroute de Casablanca sur 57,5 km, dans le but de décongestionner la circulation du Grand Casablanca, améliorer les conditions de transport, développer la mobilité et renforcer la sécurité routière au Maroc.

Ce financement porte sur les travaux de triplement de l’autoroute Casablanca-Berrechid sur 25,8 km ainsi que la construction d’une nouvelle autoroute de contournement de Casablanca sur 31,7 km. Ce projet rentre dans le cadre du « Schéma d’armature autoroutier national » qui vise le développement du réseau routier du Royaume.

Le financement de la BEI intervient dans le cadre du mandat externe de l’Union européenne dont un des objectifs est de financer des investissements dans des projets clés d’infrastructures. Il représente près de la moitié de l’enveloppe budgétaire que nécessite la réalisation de ce projet.

Selon un communiqué, il s’agit du 10e accord de financement entre la BEI et ADM. 

Depuis 2007, la BEI a consacré près de 5 milliards d’euros d’investissements à la mise en œuvre de nouveaux projets dans des secteurs clés de l’économie marocaine, tels que le transport urbain, l’énergie, le secteur privé, l’eau et l’assainissement, et l’éducation des jeunes.

Le Maroc est le 2e plus important bénéficiaire des financements de la BEI parmi les pays voisins du sud de l’Europe avec 25% des investissements totaux de la banque dans la région. 

Un collectif d’associations féminines dépose plainte contre Abdelilah Benkirane

Depuis ce mercredi 23 juillet, Abdelillah Benkirane, chef du gouvernement est l’objet d’une plainte collective. Le procureur du roi auprès de la cour d’appel de Rabat a enregistré une procédure dans ce sens.

"Nous sommes une dizaine d’associations qui portons plainte contre le chef du gouvernement pour insultes et discrimination fondée sur le sexe", confirme Aatifa Timjerdine, présidente de la section casablancaise de l’Association démocratique des femmes du Maroc ADFM.

Sont signataires de la plainte, d’autres associations commeInitiatives pour la protection des droits des Femmes, Insat pour femmes victimes de violence et mères célibataires,  Mains solidaires pour le droit à la dignité et à la citoyenneté, Voix de la femme amazighe, Association marocaine des droits humains (AMDH), le Réseau amazighe pour la citoyenneté "Azetta Amazigh", Annakhil, Epanouissement féminin, Fondation Ytto pour l'hébergement et la réhabilitation des femmes victimes de violence.

Cet échantillon représentatif de la société civile crie son ras-le-bol. "Nous n’avons aucun retour quant au projet de loi de lutte contre les violences à l’égard des femmes, les principes de la parité ne sont pas non plus appliqués", accusé Aatifa Timjerdine.

Mais la goutte fait déborder le vase, ce sont "les déclarations dégradantes du chef du gouvernement, lors de la séance mensuelle à la chambre des conseillers du 17 juin dernier. L’objet de la discussion portait sur les questions et les attentes des femmes marocaines dans les programmes et les politiques du gouvernement", s’insurge-t-elle, relayée par les membres des associations signataires de la plainte.

Autres points considérés comme particulièrement outrageants pour les défenseurs des droits des femmes et humains réside d’une part dans "l'absence de réaction de la part de la primature, en tant qu'institution, reconnaissant le préjudice porté par ces propos et présentant des excuses".

D’autre part, les plaignants s’indignent "des propos d'un nombre de dirigeants du parti majoritaire au gouvernement, y compris plusieurs ministres. Ces derniers, au lieu de défendre les dispositions législatives et veiller au respect de la loi et à son effectivité via une bonne application conformément aux prérogatives liées à leur mandat, ont paradoxalement préféré prendre la défense du chef du gouvernement en justifiant ces déclarations voire en les glorifiant".

Nos féministes vont encore plus loin. Elles soulignent "une pratique idéologique systématique, dont l'objectif est d'approfondir intentionnellement la division au sein de  la société et de satisfaire les courants conservateurs et tendances fondamentalistes, en violation de la constitution".

En somme, l’ensemble de ces considérations "consacre et fait perdurer la discrimination en portant atteinte à la dignité des femmes en général et des mères travailleuses en particulier."

Le collectif justifie son action judiciaire: "il devient nécessaire de prendre les mesures requises et proportionnées à la gravité des propos du Chef du gouvernement qui vont jusqu'à la démission ou au limogeage dans des Etats de droits ou du moins la présentation d'excuses publiques pour réparation de préjudices".
Parmi les cinq avocats qui se sont saisis de l’affaire, on retrouve l’ancien bâtonnier, Abderrahim Jamaï. Tout laisse à croire que si le procureur  du toi accepte l’opportunité des poursuites, le procès prendra une certaine ampleur médiatique.