Lancement des études de la future autoroute Fès-Marrakech via Béni Mellal

Ce futur axe autoroutier reliera plusieurs villes : Fès, Meknès, Khénifra, Béni Mellal et Marrakech, ouvrant la voie à une nouvelle dynamique économique, touristique et sociale entre les régions du centre et du nord du Royaume, relève le CRI.

Ce projet, prévu par le Schéma de l’armature autoroutière national (SAAN) 2025, s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures au Maroc, rappelle la même source.

©CRI Fès-Meknès

En prévision du Mondial 2030, de nouveaux projets d’autoroutes à l’étude

Les préparatifs pour le Mondial 2030 seront intensifiés. Durant le Conseil des ministres tenu le 4 décembre dernier, Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, qui est également président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), s’est engagé à accélérer la réalisation des chantiers stratégiques, notamment ceux relatifs à l’élargissement et la rénovation des aéroports des six villes hôtes, ainsi qu’à l’affermissement des infrastructures routières et à la densification des réseaux intra-urbains.

Sur ce dernier point, plusieurs marchés ont été lancés depuis le début de l’année 2024, relatifs à de nouvelles autoroutes qui sont à l’étude ou en cours de construction.

Initiés par le ministère de l’Equipement et de l’eau, ces marchés interviennent dans le cadre du développement et de la modernisation du réseau routier national, visant à améliorer les conditions de déplacement des usagers en mettant en place plusieurs programmes ambitieux.

Connexion de l’autoroute continentale Casablanca-Rabat à l’autoroute Casablanca Had Soualem et Dar Bouazza : un marché qui tarde à aboutir

L’un des projets structurants dans le pipe, mais qui connaît un certain blocage, est celui de la connexion de l’autoroute continentale Casablanca-Rabat à l’autoroute Casablanca-Had Soualem et Dar Bouazza.

Un appel d’offres pour l’étude de définition de cette autoroute de connexion a été lancé en juin dernier, avant d’être relancé à deux fois reprises en août et en octobre.

Les trois marchés ont été déclarés infructueux. Le dernier a connu la participation de trois opérateurs : la société Conseil Ingénierie et Développement, la société NOVEC et le groupement formé par SETEC Maroc et SETEC International.

La Direction régionale de l’Equipement, du transport et de la logistique de Casablanca-Settat a jugé que les offres techniques qui ont été présentées par ces candidats étaient non conformes aux dispositions de l’article 4 du règlement de consultation (RC), qui a trait aux documents et justificatifs devant accompagner chaque soumission.

Cette liaison autoroutière reliera l’autoroute continentale Casablanca-Rabat à l’autoroute Tit Mellil-Berrechid, à l’autoroute Casablanca-Berrechid (A3), à l’autoroute Casablanca-Had Soualem (A1) et à la route régionale RR320, avec comme principal objectif la réduction significative de la distance et du temps de parcours des usagers à destination de Berrechid et Had Soualem et en provenance de Rabat.

Une telle liaison autoroutière soulagerait l’autoroute A1 entre Tit Mellil et Had Soualem.

Cette infrastructure renforcera également l’offre de transport de la métropole de Casablanca et des villes qui l’entourent, et accompagnera la croissance importante enregistrée dans la zone du projet.

L’étude de définition, dont le marché tarde à aboutir, devra être réalisée en 5 mois et permettre d’apporter des solutions appropriées sur les plans de l’aménagement, des coûts et de la satisfaction des besoins sur la base d’étude techniques, économiques et environnementales pertinentes.

Elle devra être réalisée selon une démarche progressive, qui s’articule autour des études suivantes :

Les provinces et préfectures concernées par la présente étude sont celles de Benslimane, Mohammédia, Médiouna, Nouacer et Berrechid.

Après une première annulation, l’étude de la connexion des autoroutes de Rabat-Casablanca continentale, Rabat-Fès et Kénitra-Tanger relancée

Le ministère de l’Equipement prévoit également de relier trois autres autoroutes : celles de Rabat-Casablanca continentale, de Rabat-Fès et de Rabat-Fès-Kénitra. Une étude de définition de cette autoroute de connexion a été lancée par le ministère une première fois en mai dernier, avant d’être annulée par la Direction régionale de Rabat-Salé-Kénitra. Ce marché a de nouveau été relancé le 20 juin dernier.

L’objectif de ce projet est de créer un axe autoroutier d’excellence, destiné non seulement à connecter les principaux centres économiques du pays, mais également à décongestionner les artères surchargées des grandes métropoles, à l’image de Rabat.

Ce projet vise spécifiquement à établir une nouvelle infrastructure autoroutière contournant Rabat pour les usagers des axes Rabat-Casablanca, Rabat-Fès et Kénitra-Tanger, réduisant ainsi les distances et les temps de trajet.

En outre, il offrira une alternative aux usagers venant de Fès pour rejoindre Tanger ou Casablanca, évitant ainsi le passage actuel par la route nationale N°6. Ce nouvel axe contribuera ainsi à désengorger la ville de Rabat et à améliorer la mobilité urbaine.

Ce grand chantier s’inscrit comme une pièce maîtresse des transformations infrastructurelles, en répondant aux besoins croissants en mobilité pour les trois régions Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

L’étude, objet du marché en cours, vise ainsi à proposer des solutions appropriées en termes d’aménagement, de coûts et de satisfaction des besoins, fondées sur des études techniques et économiques pertinentes.

Son but est axé sur le développement des variantes pour l’autoroute de connexion entre les trois autoroutes mentionnées, et la proposition de couloirs potentiels et l’esquisse de solutions pertinentes qui les composent.

Ces solutions doivent être conçues en tenant compte des différents objectifs recherchés et de leur hiérarchisation, ainsi que de l’importance et de la nature des contraintes rencontrées.

Les solutions seront groupées, puis sélectionnées en fonction de leur type et niveau de service, de leur fonctionnement et articulation dans l’aire de l’étude de leurs coûts. Il s’agit des études suivantes :

Autoroute de Béni Mellal-Bipole Fès-Meknès : le budget revu à la hausse

L’autre étude de connexion également lancée est celle reliant l’autoroute de Béni Mellal au bipole Fès-Meknès.

Lancé pour la troisième fois en octobre dernier, ce marché consiste en l’élaboration de l’étude d’avant-projet de cette autoroute, ainsi que l’étude de définition et d’avant-projet des ouvrages d’art et l’exécution des travaux topographiques. Il consiste aussi en l’étude de définition et d’avant-projet des échangeurs et nœuds prévus.

Les missions de ce marché d’étude que le titulaire aura à sa charge sont au nombre de cinq :

Le budget pour la réalisation de cette étude est passé de plus de 8 MDH à 16,16 MDH dans le dernier appel d’offres. Il a été revu à la hausse. Le délai d’exécution est fixé à 18 mois.

Un autre marché relatif à cette autoroute de connexion a été annulé en novembre par le directeur régional de l’Equipement et de l’eau de Béni Mellal-Khénifra. Il portait sur la réalisation des prestations topographiques pour l’immatriculation des parcelles du domaine public de l’autoroute relevant de la province de Béni Mellal, pour un budget estimé à 797.760 DH.

Il a été attribué à la société TGM, avant d’être annulé, notamment à la suite de l’expiration du délai d’approbation et du retard de délégation des crédits.

L’autoroute de Guercif-Nador : un projet sur trois tranches

Cette autoroute se constitue de trois principales sections : une première entre Guercif-Saka, une seconde reliant Saka à Driouch, et une troisième reliant Driouch à Nador. Les travaux de construction de cette troisième ont déjà été attribués au groupement STRAPORT-Seprob pour 1,03 milliard de DH. Les deux autres sont toujours en cours.

Pour la première section (Guersif-Saka) de cette autoroute, le marché relatif aux travaux a été précédé d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par le ministère de l’Equipement. Le gouvernement a, pour cette tranche, reçu un financement du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) afin de couvrir le coût de réalisation.

Le ministère envisage d’utiliser une partie des sommes accordées au titre de ce prêt pour financer le contrat de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour le suivi environnemental, social, financière et juridique du projet de l’autoroute Guercif-Nador.

Les travaux concernés par l’assistance se présentent comme suit :

Le délai approximatif des travaux de cette première tranche est estimé à 48 mois.

Pour la seconde tranche de cette autoroute (Saka-Driouch), un marché de préqualification a été lancé par le ministère, portant sur la construction de trois lots. Si la maîtrise d’œuvre de la première tranche de ce projet d’autoroute est financée par la BAD, le Royaume a sollicité un financement auprès de la Banque islamique de développement (BIsD) pour financer le coût du projet de construction de la seconde section.

Les travaux prévus dans le cadre de ce marché sont les suivants :

Les autres marchés en cours relatifs à cette autoroute sont les suivants :

– La mise en conformité de certaines lignes, estimée à 3,6 MDH ;

– La réalisation des prestations topographiques pour l’immatriculation des parcelles du domaine public de cette autoroute au niveau de la province de Guercif, estimée à 1,25 MDH, pour une durée fixée à 12 mois. Ce marché a été attribué à la société JT TOPO SARL pour 1,231 MDH. 

Il consiste en la réalisation des prestations topographiques nécessaires à l’élaboration des dossiers techniques de morcellement et de recollement de bornage, et l’établissement des titres fonciers au nom du domaine public de l’Etat pour les parcelles expropriées immatriculées, en cours d’immatriculation et non immatriculées en se basant sur les plans parcellaires, états parcellaires et décrets d’expropriation publiés.

D’autres études de contournement sont en cours, notamment l’étude de contournement d’Agadir, estimée à 7,9 MDH. Le marché portant sur l’actualisation de l’étude de définition de l’autoroute de contournement Est de la ville de Marrakech a, lui, été attribuée à Conseil Ingenierie et développement pour 3,25 MDH.

Autoroutes: ADM rappelle l’interdiction de rouler ou de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence

« Compte tenu du trafic important que connait le réseau autoroutier en cette saison estivale, la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) rappelle aux usagers de l’autoroute qu’il est strictement interdit de rouler ou de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence (BAU) sauf en cas d’extrême urgence », indique ADM dans un communiqué.

La BAU est utilisée par les équipes d’intervention d’ADM, de la Gendarmerie Royale, de la Protection civile, du dépannage et tout autre intervenant sur l’autoroute pour agir en situation d’urgence, explique la même source, notant que toute occupation non justifiée de cette bande pourrait mettre en péril l’assistance à temps des usagers en détresse et constitue une infraction au code de la route.

Suspension des travaux sur le réseau autoroutier national à partir du 30 juin

Selon un communiqué de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM), cette décision ne concerne pas les travaux d’élargissement des deux tronçons suivants :

– l’autoroute de contournement de Casablanca, entre le péage de Tit Mellil et la pénétrante de Lissasfa ;

– l’autoroute Casablanca-Berrechid, entre le nœud de Sidi Maârouf et l’échangeur de Bouskoura.

L’ADM précise que ces deux chantiers d’élargissement se déroulent sans déviation de trafic durant cette période. Un renforcement des dispositifs de signalisation provisoire aux endroits appropriés est également prévu pour faciliter la circulation.

Fin des vacances scolaires. Autoroutes du Maroc appelle à la vigilance

L’ensemble du réseau autoroutier connaîtra un trafic important les samedi 12 et dimanche 13 février entre 16h et 22h, indique la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) dans un communiqué, invitant les usagers à se renseigner sur l’état instantané du trafic. Pour planifier un retour sécurisé et confortable, il suffit de télécharger l’application ADM Trafic.

ADM conseille également de vérifier le solde restant sur le pass Jawaz et de procéder à sa recharge avant d’emprunter l’autoroute.

La société recommande à ses clients-usagers d’effectuer une pause toutes les deux heures et de contrôler l’état des pneus. Il s’agit aussi de faire preuve de vigilance, dans les zones connaissant une recrudescence du brouillard, ou des précipitations qui réduisent la visibilité et altèrent la perception des distances.

Il est enfin rappelé de réduire la vitesse, de maintenir la distance de sécurité, et d’allumer les feux du véhicule même en plein jour.

Pour plus d’informations, ADM met à la disposition de ses usagers le numéro 5050.

ADM table sur un chiffre d’affaires de 3,2 MMDH pour l’année 2022

Le Conseil d’administration de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) s’est réuni sous la présidence du ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, note un communiqué de l’entreprise publique. A l’issue de cette réunion, la société a approuvé son budget pour 2022 où elle prévoit un chiffre d’affaires estimé à 3,2 MMDH.

ADM prévoit aussi une hausse du trafic évaluée à 2%, ainsi qu’une augmentation des abonnés Jawaz de 400.000 usagers, pour atteindre 1,9 million à fin 2022.

En 2022, elle entend réaliser un linéaire de travaux de grosses réparations (87 km) avec un écosystème 100% marocain. Un investissement de 1,4 MMDH a été affecté, principalement pour la continuité des travaux de triplement de l’autoroute Casablanca-Berrechid et de l’autoroute de contournement de Casablanca, ainsi que pour le lancement des travaux de construction de l’autoroute Tit Mellil-Berrechid.

La Société nationale des autoroutes a, par ailleurs, présenté son projet de lancement de la « Radio Info Trafic 107.7 ». L’objectif est de doter le Royaume d’une radio dédiée aux usagers de l’autoroute à l’instar de plusieurs pays dans le monde.