Delattre Levivier Maroc : la créance AWB admise à titre privilégié

Casa Parc aux enchères : voici l’issue de la séance

Amorcée par Attijari WafaBank, la mise en vente aux enchères d’un terrain de près de 12 hectares lié au projet Casa Parc s’est tenue le 16 septembre au tribunal de commerce de Casablanca. Mais, la séance s’est soldée par un échec : aucune offre n’a été déposée, apprend Médias24 de source judiciaire.

Fixé à 343,45 MDH, le prix de départ n’a pas encore trouvé preneur. Une nouvelle date devra être arrêtée pour relancer la procédure.

La vente s’inscrit dans le bras de fer opposant AWB à la société Treize Huit Sidi Maarouf. Cette dernière est la promotrice du lotissement Casa Parc, projet immobilier d’envergure resté inachevé.

La banque cherche à recouvrer une créance de l’ordre de 350 MDH, hors intérêts, après plusieurs jugements favorables portant le total des condamnations à plus de 485 MDH.

L’entreprise Oulad Zerrad en redressement : AWB et SGMB valident leurs créances, BoA en attente

Après Banque Populaire, deux nouvelles banques marocaines ont obtenu des ordonnances validant leurs créances contre l’entreprise Oulad Zerrad des travaux divers, poids lourd des BTP aujourd’hui en redressement. Il s’agit de Société Générale Maroc et d’Attijariwafa Bank. Selon nos informations, les montants retenus pour ces établissements sont respectivement de 38 MDH et de 20 MDH.

Ces créances ont été approuvées par des ordonnances rendues en mars et mai 2025 par le juge-commissaire chargé de la procédure de redressement. Le dossier se tient au tribunal de commerce de Rabat.

La créance de la SGMB a été approuvée à titre chirographaire. Titulaire de sûretés réelles, AWB fera quant à elle valoir sa qualité de créancier privilégié. Selon nos sources, la banque dirigée par Mohamed El Kettani conteste le montant retenu. Ses avocats ont fait appel. Une première audience est attendue pour le 23 juin.

Avant AWB et la SGMB, la BP avait décroché une ordonnance établissant sa créance à 67 MDH. Pour Oulad Zerrad, les deux nouvelles ordonnances portent le total de la dette bancaire à 125 MDH.

C’est un bilan provisoire, puisqu’il faudra attendre l’issue de l’appel interjeté par AWB, mais aussi les conclusions d’une vérification visant le montant déclaré par une quatrième banque : Bank of Africa. Ce dossier est à l’examen depuis 2023. Le juge-commissaire a ordonné une expertise avant de trancher.

L’endettement total de l’entreprise reste à préciser. Les créanciers se comptent par centaines. Beaucoup de créances ont déjà reçu l’aval du juge-commissaire. On évoque notamment une dette de 182 MDH auprès des impôts et de 30 MDH auprès de la CNSS. Ces montants ont été retenus à titre privilégié. Ils seront payés par priorité, au même titre que les montants déclarés par différentes sociétés de crédit-bail (Maroc Leasing : 5,7 MDH ; Wafabail : 2,5 MDH ; Maghrebail : 5,3 MDH).

La société Oulad Zerrad avait fait l’objet d’un jugement de liquidation judiciaire, annulé et remplacé par un redressement. L’entreprise bénéficie aujourd’hui d’un plan de continuation sur dix ans. Le plan prévoit un rééchelonnement de dettes, articulé selon les montants des créances.

Affaire Casablanca Parc : le bilan des condamnations atteint 419 MDH

Les promoteurs de Casablanca Parc viennent d’essuyer une nouvelle défaite judiciaire face à Attijariwafa bank. Le tribunal de commerce de Casablanca a condamné Mohamed Hassan Benabdelali, un des gérants de la société porteuse du projet immobilier basé à Sidi Maârouf, à verser 23,3 MDH à l’établissement bancaire.

Ce jugement a été rendu ce lundi 24 mars. Il porte le bilan des condamnations contre les gérants du projet à plus de 419 MDH. Ce tribunal avait déjà prononcé des décisions astreignant la même partie à régler 371 MDH, puis 24,9 MDH au profit de son créancier.

Deux autres conflits sont en cours entre Attijariwafa bank et ses mêmes adversaires. Des jugements sont attendus début avril.

Pour l’heure, tous les jugements ont été prononcés en première instance.

AWB vs Dimagaz : l’expert a livré ses conclusions

L’expert a livré ses conclusions sur le litige opposant Attijari Wafabank à Dimagaz et à sa société sœur, Nord Sud Gaz. Selon nos informations, les entités du groupe El Jirari doivent verser 4,4 MDH à leur financeur, au lieu des 7,3 MDH exigés par ce dernier.

Le rapport de l’expert Samir Tabet a été présenté début mars au tribunal de commerce de Casablanca, qui examine cette action en paiement initiée un an plus tôt par l’établissement bancaire.

Le conflit porte sur le recouvrement du reliquat d’un crédit impayé de 93 MDH. Le prêt avait été souscrit par Nord Sud Gaz, mais AWB souhaite engager le paiement solidaire de Dimagaz en tant que caution.

Le tribunal a invité les parties à présenter, lors de l’audience du 3 avril prochain, leurs observations sur les résultats de l’expertise.

Le montant fixé par l’expert éclaire les juges, mais ne les engage pas dans leurs décisions. L’expertise a une portée indicative.

Le montant réclamé par AWB ne semble pas conséquent, mais du côté de Dimagaz, une condamnation risque d’alourdir une ardoise déjà colossale. Entre la BCP (1,1 MMDH), Bank of Africa (370 MDH), le Crédit agricole du Maroc (315 MDH) et la Société générale marocaine de banque (205 MDH), l’endettement de l’entreprise s’élève à près de 2 milliards de dirhams.

Pour l’heure, la BCP et la BOA sont les banques ayant obtenu des jugements validant leurs créances.

Partenariat entre le ministère de l’Industrie et du commerce et AWB pour digitaliser le commerce

Paraphée par le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour et le président du groupe Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, cette convention vise à accompagner les commerçants dans leur dynamique de croissance tout en leur fournissant les outils nécessaires à leur pérennisation et à leur prospérité à l’ère numérique, précise un communiqué conjoint.

À travers cette convention, les deux parties mettront en place un dispositif intégré de sensibilisation et d’accompagnement visant à promouvoir le commerce électronique et la digitalisation des commerçants, une catégorie clé de l’économie nationale, poursuit la même source.

« Nous avons signé aujourd’hui une convention avec une banque leader sur le marché national et continental, visant à renforcer l’inclusion financière des commerçants tout en dynamisant le commerce électronique », a précisé le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, dans une déclaration accordée à Médias24.

Une complémentarité entre commerce électronique et commerce de proximité

« Il n’existe aucune opposition entre le commerce électronique et le commerce de proximité. Bien au contraire, ils se complètent et se renforcent mutuellement », a expliqué Ryad Mezzour.

Selon le ministre, les plateformes de vente en ligne permettent d’augmenter les revenus des commerçants de proximité d’environ 30% en moyenne. Pour certains secteurs comme la restauration, « cette hausse peut atteindre 100%, leur permettant ainsi de doubler leur chiffre d’affaires grâce aux commandes en ligne.

Le commerçant de proximité, acteur clé du dernier kilomètre

« D’autre part, le commerçant de proximité peut jouer un rôle stratégique en tant qu’acteur clé du dernier kilomètre pour les plateformes de commerce électronique », a souligné le ministre.

Dans un marché où 80 à 90% des transactions en ligne sont post-payées, la gestion des livraisons représente un enjeu majeur. « Dans 20% des cas, les colis livrés ne trouvent pas preneur à l’adresse indiquée », a-t-il précisé.

Pour répondre à cette problématique, les commerçants de proximité peuvent devenir des tiers de confiance entre les plateformes et les consommateurs. « Ils peuvent réceptionner la marchandise, en vérifier la qualité et avancer le paiement pour le client, garantissant ainsi une transaction fluide », a expliqué M. Mezzour.

Cette approche permet aux plateformes de réduire les 20% de retours, d’optimiser leurs coûts logistiques, tout en offrant une rémunération aux commerçants de proximité pour le service rendu.

Attijariwafa Bank s’engage pour l’inclusion financière des commerçants et des TPE

« À travers cette convention, nous soutenons le commerçant et nous travaillons avec nos amis du ministère et avec tout l’écosystème du commerce électronique du Maroc pour développer l’utilisation des moyens de paiement chez les commerçants de proximité », a déclaré Khalid Lakhiari, représentant du marché de la TPE à Attijariwafa Bank.

 « Nous essayons de pousser pour améliorer les revenus en les aidant et en les sensibilisant à accéder au monde du digital », a-t-il précisé.

Une collaboration avec les startups pour des solutions adaptées

L’accompagnement des commerçants passe aussi par une collaboration étroite avec l’ensemble des acteurs du secteur. « On travaille avec tous les intervenants, notamment avec les startups qui sont très actives dans ce domaine pour trouver des solutions spécifiques au secteur », a affirmé Khalid Lakhiari.

« Nous cherchons également à développer des solutions de bancarisation pour aller vers une inclusion financière généralisée chez les commerçants et chez les TPE au niveau du Maroc », a conclu le représentant d’Attijariwafa Bank.

Dimagaz : AWB rejoint la longue liste des créanciers

Dimagaz s’est mis à dos tout le secteur bancaire. Après BOA, la BCP, la SGMB et le Crédit Agricole, Attijari Wafabank rejoint la longue liste d’établissements créanciers de ce distributeur de gaz butane. Les deux parties sont actuellement en procès au tribunal de commerce de Casablanca.

Contrairement aux autres banques, AWB ne vise pas Dimagaz en sa qualité de débiteur direct, mais en tant que caution d’un crédit de 96 MDH souscrit par NORDSUD Gaz, un opérateur du même secteur.

Le prêt avait été cofinancé en 2009 par AWB et la SGMB. La société a traîné des impayés. AWB, qui a supporté 23 MDH du prêt, a déjà récupéré 17 MDH auprès d’autres cautions, mais souhaite recouvrer le reste auprès de Dimagaz et NORDSUD Gaz. D’où l’action déposée en avril 2024. La banque souhaite un paiement solidaire entre l’emprunteur et sa caution.

Dans ce procès, le dernier fait majeur remonte au 3 octobre 2024. Le tribunal a ordonné une expertise pour vérifier les montants invoqués par AWB. La prochaine audience se tiendra le 9 janvier.

Le montant en jeu n’est pas conséquent, mais du côté de Dimagaz, une condamnation risque d’alourdir une ardoise déjà colossale. Entre la BCP (1,1 MMDH), Bank Of Africa (370 MDH), le Crédit Agricole du Maroc (315 MDH) et Société Générale Marocaine de Banque (205 MDH), l’endettement de l’entreprise s’élève à près de 2 milliards de dirhams.

Pour l’heure, seule la BCP et la SGMB ont eu confirmation judiciaire de leurs créances. Les autres établissements attendent encore l’issue de leurs contentieux. Ce qui ne les empêche pas de diligenter des saisies sur les biens de Dimagaz et de son dirigeant Najib El Jirari, titulaire d’un patrimoine immobilier expertisé à plus de 100 MDH.

Attijariwafa bank, un acteur clé du succès du rachat anticipé de l’Eurobond 2025 du Gabon

La République gabonaise a réalisé une opération historique en novembre, marquée par le rachat anticipé de près de 50% de son Eurobond 2025.

Soutenu par l’Union gabonaise de banque (UGB), filiale du groupe Attijariwafa bank au Gabon, par sa maison mère au Maroc, ainsi que par des partenaires financiers locaux et internationaux, l’État gabonais a mené à bien le rachat de 290 millions USD de dette extérieure sous forme d’Eurobond.

Le financement de cette opération a été assuré par des émissions obligataires sur le marché sous-régional, structurées à travers deux opérations de syndication domestiques pilotées par l’UGB et des banques partenaires panafricaines.

Grâce à cette approche innovante, une partie de la dette extérieure libellée en dollars a été convertie en dette intérieure en francs CFA, renforçant ainsi la stabilité financière du Gabon.

Supply Chain Finance : un levier de financement alternatif pour les entreprises

– M24 Brand Studio : Dans le contexte actuel, quel est l’intérêt pour une entreprise de recourir à la Supply Chain Finance ?

Ghizlane Zizi : Tout d’abord, il convient de rappeler ce qu’est la Supply Chain Finance (SCF). C’est un ensemble de solutions à destination d’entreprises de toute taille, visant à optimiser leur fonds de roulement et à améliorer leur liquidité.

Ces solutions couvrent l’ensemble des étapes de la chaîne de valeur allant de l’approvisionnement à la production, puis la phase d’expédition, et même la phase post-expédition, à travers des produits d’extension des délais de paiement.

Parmi les produits les plus répandus d’un programme SCF, figurent le factoring et le confirming. Le factoring, ou affacturage, est une technique de financement à court terme qui permet à l’entreprise de bénéficier d’un paiement anticipé de ses créances avant la date d’échéance. Le confirming, ou reverse factoring, permet aux entreprises de faire bénéficier leurs fournisseurs du financement de leurs factures avant l’échéance de paiement. Le financement et le règlement de ces factures fournisseurs à l’échéance est alors pris en charge par la banque.

Concrètement, la mise en place d’un programme SCF implique trois acteurs : l’acheteur, qu’on appelle également donneur d’ordres, son fournisseur ainsi que l’établissement financier qui assure la gestion des paiements ainsi que les éventuels besoins en financement qui en découlent.

Ces programmes offrent des avantages tant pour le donneur d’ordres que pour son fournisseur.

Pour le donneur d’ordres, ces solutions permettent notamment de :

Pour le donneur d’ordres, la SCF constitue également une démarche inclusive envers son écosystème de TPME.

Pour le fournisseur, elle permet un soulagement des besoins de trésorerie à travers une optimisation notable du fonds de roulement. Un programme SCF donne au fournisseur accès des moyens de financement plus accessibles (plateforme digitale) et plus compétitifs (à moindre coût, sans garantie et sans impact sur les lignes bancaires courantes).

– Un mot sur le profil-type des entreprises marocaines qui utilisent les solutions SCF…

– Les solutions SCF répondent aux besoins de toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Néanmoins, le profil des entreprises bénéficiaires varie en fonction des produits.

Par exemple, pour le confirming, le besoin émane généralement d’une grande entreprise (donneur d’ordres), avec un large écosystème, qui souhaite faire bénéficier ses fournisseurs de conditions de financement avantageuses.

Pour le factoring, le besoin émane plutôt du fournisseur, qui peut être une entreprise de toute taille souhaitant bénéficier d’un paiement anticipé de ses créances qui sont, en général, émises par de grandes entreprises.

D’un point de vue sectoriel, au Maroc, plusieurs secteurs disposent de la masse critique nécessaire pour mettre en œuvre avec succès des programmes SCF qui sont très prisés pour le développement du tissu industriel. On peut citer pour exemple les secteurs pharmaceutique, agro-alimentaire, BTP, automobile, grande distribution, et bien d’autres.

– Comment est structurée l’offre du groupe Attijariwafa bank en la matière ?

– Il y a lieu de rappeler que les produits d’affacturage comme le confirming ou le factoring sont commercialisés par Attijari Factoring Maroc, acteur majeur dans le secteur du financement et la gestion des créances, et ce depuis plus de vingt-cinq ans.

La nouvelle offre SCF déployée par la banque capitalise à la fois sur cette expertise, mais également sur un dispositif global intégrant une plateforme digitale multiproduit ainsi que la contribution de l’ensemble du réseau Attijariwafa bank, offrant une expérience client optimale.

En effet, à travers la plateforme digitale Attijari Supply Chain Finance, le donneur d’ordres a la possibilité d’automatiser le paiement de ses factures. Quant au fournisseur, il peut alors accéder à travers cette plateforme à ses créances validées par le donneur d’ordres et demander le financement anticipé de ses factures à des conditions avantageuses.

C’est à travers cette même plateforme que nous offrons d’autres produits de financement de la chaîne de valeur, notamment le Factoring, l’extension des délais de paiement ou encore le financement distributeurs.

Notre ambition à moyen terme est de poursuivre le développement de solutions SCF adaptées à chaque étape de la chaîne de valeur. Ces solutions seront également intégrées dans cette même plateforme, offrant ainsi un accès unique à l’ensemble des solutions de paiement et de financement développées, tant aux donneurs d’ordres qu’aux fournisseurs.

Financement des projets structurants : le positionnement d’Attijariwafa bank en Afrique

La résorption du déficit en infrastructures diverses est un grand challenge pour le continent africain, dont la population devrait doubler pour atteindre 3 milliards d’habitants en 2060.

L’Afrique, qui affiche un besoin de financement de l’ordre de 100 milliards de dollars par an dans les infrastructures, cruciales pour sa croissance, se heurte à la problématique de la mobilisation du financement nécessaire. Et ce, dans un contexte où 600 millions d’Africains, soit près de la moitié de la population, n’ont pas accès à l’électricité et que le continent présente des profils d’ensoleillement et d’exposition les plus élevés au niveau mondial. Aussi paradoxal soit-il, seul 1% de ce potentiel est capté aujourd’hui en termes de capacité mondiale installée, notamment sur le solaire.

Au micro de Médias24, Nawfal Drari, senior manager financement de projets Groupe chez Attijariwafa bank, apporte un éclairage sur les défis auxquels font face les différents bailleurs de fonds locaux, régionaux et internationaux, en mesure de financer les projets africains structurants. Il s’agit entre autres des parcs solaires et éoliens, des ports, des aéroports, des routes et autoroutes et des zones logistiques.

L’expert en financement de projets est également revenu sur l’expertise d’Attijariwafa bank en matière de structuration et d’ingénierie financière, ainsi que sur le savoir-faire de la banque panafricaine lui permettant de répondre aux besoins de financement de ses marchés de présence en Afrique.

Les solutions du groupe Attijariwafa bank

Pour accompagner le développement des projets structurants en Afrique subsaharienne, le groupe Attijariwafa bank a, selon Nawfal Drari, renforcé sa capacité de syndication entre ses filiales. Il a aussi accru sa capacité de syndication avec les banques internationales et les institutions de financement du développement (DFI). Et ce, pour élargir la capacité de financement ou encore mettre en place des dispositifs de garanties permettant de répondre au mieux au besoin de financement de ces projets structurants.

« Nous avons ensuite développé des garanties d’extension de liquidité pour étendre les maturités des dettes proposées. Cette solution a déjà été déployée dans le cadre du financement d’un projet routier dont la maturité est passée de 7 ans à 14 ans, grâce à une LEG (Liquidity Extension Guarantee) contractée auprès d’un organisme d’assurance de premier ordre », détaille notre source.

Par ailleurs, notons que le recours aux assureurs et réassureurs est un levier de déconsolidation des encours de dettes souveraines permettant ainsi de répondre à leurs besoins en financement.

« Ce dispositif nous a permis de nous positionner en tant qu’acteur incontournable du financement de projets structurants dans nos pays de présence », révèle notre interlocuteur.

À titre illustratif, notons que pour le financement de la première centrale hydroélectrique de 420 MW au Cameroun, le groupe Attijariwafa bank a joué plusieurs rôles, notamment celui d’agent local et d’agent de sûreté.

Autre exemple éloquent : pour le projet de construction du nouvel aéroport de Libreville au Gabon, le groupe bancaire a été désigné arrangeur mandaté principal.

Analyse. Comment les marchés boursiers mondiaux évolueront d’ici fin 2024

FIAD24, le rendez-vous de référence du secteur privé africain organisé par Attijariwafa bank

Le Forum International Afrique Développement (FIAD24) est une plateforme du secteur privé africain dédiée aux échanges, aux investissements et à la coopération intra-africaine. Sont attendus plus de 2.000 chefs d’entreprises et décideurs politiques de 30 pays du continent et pays partenaires.

Le thème de cette édition, « Ici, on investit« , est une invitation à l’essentiel dans le contexte mondial et africain actuel : l’action convergente, dans une forme de sobriété responsable et de recentrage des énergies, pour la création de valeurs concrètes et à l’impact positif sur les communautés africaines sur le long terme.

 

L’événement s’articule autour d’un programme diversifié : une conférence de haut niveau, un espace et une plateforme de mise en relation B2B, avec une capacité d’accueil de plus de 4.000 rendez-vous d’affaires.

Le Marché de l’investissement, où 11 pays sont à l’honneur (Bénin, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Gabon, Mali, Mauritanie, Maroc, Sénégal et Togo) est assorti d’un programme de pitchs, d’interviews, de rencontres et de conclusions de partenariats.

Au sein du Marché de l’investissement, se trouve un pavillon consacré aux initiatives Afrique-Atlantique et un autre dédié à la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La remise des trophées de la Coopération Sud-Sud et celle des trophées Jeunes Entrepreneurs by la Fondation Al Mada auront également lieu dans le cadre du FIAD24.