Campagne d’exploration 2025 : Aya Gold and Silver matérialise le potentiel de croissance de ses actifs

La compagnie minière Aya Gold and Silver a dévoilé les résultats de ses travaux d’exploration menés en 2025 sur ses deux principaux actifs miniers, la mine de Zgounder et le gisement de Boumadine.

« Plus de 175.000 mètres de forage, combinés à des technologies de pointe, ont été essentiels à ces résultats et à l’identification de nouvelles opportunités », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Zgounder : indices polymétalliques prometteurs aux abords de la mine

À proximité de sa mine de Zgounder, située dans les communes d’Askaoune et de Taouyalte, Aya a étendu son périmètre d’exploration en ajoutant six nouveaux permis, ce qui a porté la superficie totale de la zone d’exploration de Zgounder à 378,8 km².

Cette expansion stratégique vise à identifier de nouvelles ressources minières aux alentours du gisement principal. L’objectif est d’augmenter les réserves actuelles, estimées actuellement à environ 73 millions d’onces d’argent et, ainsi, d’étendre la durée de vie de la mine au-delà des 11 ans prévus.

Au cours de l’exercice 2025, Aya a réalisé un total 28.495 m de forages, un volume qui dépasse largement l’objectif annuel qui était fixé entre 20.000 et 25.000 m à Zgounder.

En profondeur, les forages ont confirmé une minéralisation argentifère étendue sur 250 m, présentant des teneurs exceptionnellement élevées. Les résultats les plus marquants incluent une intersection présentant une teneur de 1.756 g/t d’argent sur 4,5 m, dont une partie enrichie de 6.800 g/t d’argent sur 1 m.

Au niveau de la mine à ciel ouvert, qui contribue de façon significative à la production actuelle, les forages ont validé la continuité de la minéralisation vers le sud et le nord. Cette zone présente des intersections à haute teneur avec des épaisseurs plus importantes qu’en profondeur, comme en témoigne le sondage ayant révélé 1.001 g/t d’argent sur une épaisseur de 28 m, dont une portion titrant  2.787 g/t d’argent sur une épaisseur de 7 m.

Parallèlement, les campagnes d’exploration se sont étendues aux zones périphériques dans un rayon de 500 m autour du gisement principal. Au nord de Zgounder, les forages ont ciblé un contact prometteur qui attend encore les résultats d’analyses. Dans le secteur d’Iriri, les analyses des sondages ont révélé des indices aurifères anormaux.

En revanche, les résultats d’analyse des sondages dans la zone de Tachakchte n’ont pas démontré de continuité minéralisée en profondeur. De même, les sondages effectués dans les zones d’Aït Nebdas Est et Ouest ont recoupé des intervalles argentifères anomaux, bien que leurs teneurs restent inférieures à celles observées en surface.

Boumadine : des minéralisations à hautes teneurs renforcent le potentiel du projet de la mine

Dans la région de Boumadine, située au sud de Tinejdad, Aya a consolidé son périmètre en 2025 par l’ajout de 10 nouveaux permis d’exploration. Cette acquisition porte la superficie totale de la zone d’exploration de Boumadine à 340,7 km².

Dans le cadre de la campagne d’exploration 2025, la compagnie a réalisé 569 forages totalisant 150.325 m sur le gisement principal de Boumadine et d’autres cibles environnantes.

Les résultats de ces forages ont permis de découvrir des minéralisations à très haute teneur, semblables à celles de Zgounder (supérieures à 1 kg/t), et constituent les plus importantes découvertes d’Aya sur ce projet.  À cela s’ajoute la découverte, dans la zone d’Asirem, d’un potentiel en or et en cuivre, avec des teneurs atteignant jusqu’à 12,20 g/t d’or et 4,1 % de cuivre.

Ces découvertes réalisées en 2025 n’ont pas été incluses dans l’évaluation économique préliminaire du projet de la mine de Boumadine, ce qui laisse entrevoir un potentiel de développement supplémentaire important pour ce projet minier dont le début de production est prévu vers 2030.

Contrairement à la mine de Zgounder, le gisement de Boumadine cible une ressource différente correspondant à des veines de sulfures. Après traitement, elles devraient permettre la production d’au moins quatre métaux, via l’exploitation de trois mines souterraines et de six mines à ciel ouvert.

Dès 2026, la compagnie devrait lancer les études de faisabilité afin de confirmer l’évaluation économique préliminaire (PEA). Celle-ci table sur des revenus totaux de 7 milliards de dollars (sur la base des cours de référence des métaux) et un retour sur investissement en 2,1 ans. Une finalisation positive de ces études de faisabilité pourrait permettre le lancement de la construction de la mine dès 2027.

2025, une année d’excellence opérationnelle pour Aya Gold and Silver

« En 2025, nos programmes d’exploration à Zgounder et Boumadine ont démontré notre leadership dans ce domaine, soutenu la croissance de nos actifs, produit des résultats exceptionnels et mis en évidence le potentiel d’accroître significativement la production d’onces à haute teneur à court terme », a souligné Benoît La Salle.

L’année 2025 s’est distinguée par des performances exceptionnelles d’Aya Gold and Silver, portées par un record de production annuelle de la mine de Zgounder, qui a franchi le seuil des 5 millions d’onces, et la réalisation de l’évaluation économique préliminaire (PEA) qui trace la voie vers la construction de la mine de Boumadine.

Forte de ces résultats, Aya Gold & Silver a annoncé, dans un communiqué publié le 20 janvier 2025, avoir atteint l’achèvement financier (financial completion) de son prêt de 100 millions de dollars contracté auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Ce financement, dédié à l’expansion de la mine d’argent de Zgounder au Maroc, a permis de basculer vers un prêt corporatif à la suite de la mise en service réussie du projet d’expansion, ainsi que du respect des engagements financiers et du plan d’action environnemental et social.

Aya Gold & Silver : de nouvelles ressources argentifères à haute teneur dans la mine de Zgounder

Aya Gold & Silver a annoncé, ce mardi 9 décembre, que la mine de Zgounder continuait de dévoiler de nouvelles ressources argentifères à haute teneur, comme l’attestent les résultats de la dernière campagne de forage menée.

Ces programmes d’exploration, financés par des investissements majeurs, visent à prolonger la durée de vie de la mine au-delà des 11 ans actuels. Ils ont déjà confirmé de nouvelles structures porteuses aux abords de la mine, démontrant que la mine de Zgounder n’a pas encore révélé tout son potentiel.

Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya, a précisé que ces résultats confirment une fois de plus la forte continuité de la minéralisation argentière, tant en profondeur qu’autour de la mine à ciel ouvert.

Au cours de cette année, le programme d’exploration par forages a totalisé 21.314 mètres, soit 85% du programme d’exploration prévu lors de 2025. Les derniers résultats communiqués correspondent à 169 sondages, dont 5 par carottage de surface, 54 par carottage souterrain, 48 par forage à circulation inverse et 40 par forage à percussion au moyen d’un marteau à air comprimé.

Au cours de cette campagne, les nouvelles intersections argentifères à haute teneur se répartissent comme suit :

« Par ailleurs, la nouvelle intersection en profondeur près du contact de la faille occidentale étend la minéralisation plus à l’ouest, continuant ainsi de repousser les limites de notre modèle de ressource actuel », a ajouté Benoît La Salle.

Dans la mine de Zgounder, Aya prévoit, avant la fin de l’année, de publier une actualisation du rapport technique qui permettra de quantifier les récentes découvertes menées sur le site, ainsi que ses plans futurs, alors qu’elle compte s’introduire à la bourse américaine durant le premier semestre de l’année prochaine.

Rappelons qu’Aya prévoit d’atteindre cette année une production record d’argent de 5 millions d’onces après la mise en service de son projet d’expansion. Cela lui permettra de dépasser pour la première fois la mine d’Imiter et, par la même occasion, de doubler la production marocaine d’argent, le Maroc étant le premier producteur à l’échelle africaine. Cet objectif reste réalisable, étant donné que la production de Zgounder a déjà dépassé 3 millions d’onces durant les trois premiers trimestres.

À Boumadine, Aya annonce sa plus grande découverte de minéralisation à haute teneur

La compagnie Aya Gold & Silver a découvert des minéralisations à très haute teneur, supérieures à 2 kilogrammes par tonne d’équivalent argent. Celles-ci se sont trouvées au sein du périmètre minier de son futur mégaprojet de mine polymétallique de Boumadine, située au sud de Tinejdad, dans la province d’Errachidia.

Il s’agit des découvertes les plus importantes réalisées à ce jour sur ce projet.

Le sondage présentant l’intersection la plus significative est très riche en argent. Il a recoupé 2.323 grammes par tonne (g/t) d’équivalent argent sur une épaisseur de 15 mètres (incluant 3,31 g/t d’or, 1.900 g/t d’argent, 4,8 % de zinc, 1,8 % de plomb), dont une section de 8,7 mètres titrant 3.858 grammes par tonne (g/t) d’équivalent argent (incluant 5,37 g/t d’or, 3.208 g/t d’argent, 6,3 % de zinc, 2,8 % de plomb).

Un autre sondage record, plus riche en or, a recoupé 3.336 g/t d’équivalent argent sur une épaisseur de 6,0 mètres (incluant 37,03 g/t Au, 334 g/t Ag, 2,8 % Zn, 1,0 % Pb), dont 8.163 g/t d’équivalent argent sur 2 mètres (incluant 102,38 g/t d’or, 94 g/t d’argent, 2,4 % de zinc, 1,0 % de plomb et 0,1 % de cuivre).

« La nouvelle structure parallèle à haute teneur dans la partie sud de la zone principale de Boumadine ainsi que notre meilleure intersection minéralisée jamais obtenue confirment que Boumadine a encore un potentiel de croissance substantiel à exploiter », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

En effet, plusieurs de ses résultats d’exploration sont situés à l’extérieur de la zone sujet de l’évaluation économique préliminaire, ce qui ouvre la voie à une augmentation réalisable des ressources déjà estimées par Aya.

« Ces larges intervalles à haute teneur indiquent tous une augmentation des ressources, une extension de la fosse finale et une envergure grandissante du projet », a expliqué Benoît La Salle.

En 2025, Aya a effectué 487 forages à Boumadine, totalisant 133.003 mètres réalisés, principalement le long de l’extension latérale du couloir principal (zone Nord), dans les zones de Tizi et Imariren, ainsi que sur certaines cibles régionales.

Faisant suite à l’évaluation économique préliminaire de Boumadine, Aya finalise actuellement son programme de forage de 140.000 mètres et s’apprête à démarrer avant la fin de l’année le programme de forage 2026-2027. Ce dernier se concentrera sur l’exécution des forages de densification visant à certifier les réserves disponibles avant de démarrer la construction de la mine en 2028.

Programme prévu par Aya pour l’exploitation de la mine de Boumadine : Étude de faisabilité : T3-2027 ; FEED (Front-End Engineering Design) : T4-2027 ; construction : T2-2028 ; début d’exploitation : 2030).

« Avec neuf foreuses en activité, nous achevons le programme d’exploration 2025 et lançons le programme de forage intercalaire de 360.000 mètres prévu dans l’évaluation économique préliminaire. Nous prévoyons que 12 à 16 foreuses seront opérationnelles au premier trimestre, ce qui démontre le potentiel de classe mondiale de Boumadine », a souligné Benoît La Salle.

Rappelons que la compagnie canadienne Aya Gold & Silver a déjà annoncé son programme de développement de la mine de Boumadine qui prévoit un investissement de 425 millions de dollars pour la construction d’une mine et d’une usine de traitement des concentrés.

Prévue pour début 2030, la mine devrait produire des concentrés de zinc et de plomb enrichis en or et en argent. Ces produits, très prisés sur le marché international, subiront un traitement ultérieur dans des fonderies pour en séparer les quatre métaux, à savoir l’argent, l’or, le plomb et le zinc.

Récemment, Aya a commencé à commercialiser un stock historique de concentré de pyrite laissé par l’opérateur précédent de Boumadine, profitant de conditions de marché favorables, notamment l’augmentation des prix des métaux précieux et une forte demande en soufre. Cette opération permettra de financer l’étude de faisabilité économique incluant la certification des réserves de Boumadine.

Aya Gold & Silver démarre l’exploitation des stocks historiques de la mine de Boumadine (province d’Errachidia)

La compagnie Aya Gold & Silver a annoncé avoir commencé de manière exceptionnelle la commercialisation des produits miniers de Boumadine, en exploitant le stock historique de concentré de pyrite, un sous-produit de la flottation de plomb et de zinc généré par l’opérateur précédent à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Image montrant les stocks de pyrite à Boumadine (Aya Gold & Silver).

Ayant suscité l’intérêt de plusieurs acheteurs, la commercialisation de ce stock par Aya intervient dans des conditions de marché favorables, notamment l’augmentation des prix des métaux précieux et une forte demande en soufre.

« La commercialisation des stocks historiques de Boumadine offre deux avantages essentiels. Nous assainissons les anciennes opérations en retirant du site près de la future mine à ciel ouvert le matériau indésirable générateur d’acide et nous établissons des relations commerciales avec de futurs acheteurs de notre produit à base de pyrite », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Situé au sud de Tinejdad, le projet Boumadine d’Aya Gold & Silver vise, à l’horizon 2030, la production d’or et d’argent à partir de concentrés de zinc et de plomb issus de mines souterraines et à ciel ouvert.

L’exploitation des stocks générera des liquidités qui serviront à financer le développement du projet Boumadine pendant les 20 à 24 prochains mois. Les stocks historiques commercialisables, valorisés à 5 millions d’onces équivalent-argent, seront expédiés à raison de 10.000 tonnes par mois ou jusqu’à épuisement du matériau récupérable. Cette période coïncide avec la finalisation de l’étude de faisabilité et la décision de construire la mine.

« La valorisation du concentré de pyrite historique souligne le potentiel commercial du concentré de pyrite riche en or et en argent que Boumadine produira durant son exploitation », a précisé Benoît La Salle.

À la date de la publication du communiqué, 2.500 tonnes de produit ont déjà été transférées vers le port où elles sont en cours de chargement dans des conteneurs maritimes en vue de leur expédition finale au client. Les premiers revenus de cette opération sont prévus d’ici la fin de l’année.

En cours de développement, la compagnie Aya a récemment élaboré un agenda pour la mise en marche d’un géant minier dans la région Drâa-Tafilalet. L’évaluation économique préliminaire estime un investissement de 425 millions de dollars pour la construction d’une mine et d’une usine de traitement des concentrés qui permettront de générer des revenus allant jusqu’à 7 milliards de dollars.

À terme, la mine de Boumadine ne devrait pas produire directement de l’or ou de l’argent natifs, mais des concentrés de zinc et de plomb enrichis en or et en argent. Ces concentrés nécessiteront un traitement ultérieur dans une fonderie pour en extraire les métaux souhaités, qui sont actuellement très demandés dans les principales bourses de métaux mondiaux.

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Résultats du 3ᵉ trimestre : Aya Gold & Silver tire parti d’un environnement de marché favorable

La compagnie Aya Gold & Silver a dévoilé ses résultats financiers du troisième trimestre de l’année en cours.

Soutenus par une production trimestrielle qui a atteint 1,35 million d’onces d’argent à Zgounder, les revenus issus des ventes d’argent se sont élevés à 54,3 millions de dollars, soit une augmentation de 393% par rapport au troisième trimestre de 2024.

Durant cette période, les ventes d’argent d’Aya ont évolué de 41% en glissement trimestriel, soutenues par une hausse simultanée de la production trimestrielle et du prix de vente moyen, lequel s’est établi à 39,85 dollars l’once, en augmentation de 46% sur un an.

Par ces revenus, la compagnie canadienne a enregistré un bénéfice net de 12,4 millions de dollars contre une perte nette de 0,3 million de dollars durant la même période de l’année dernière.

« Nous exécutons notre stratégie sur tous les fronts. La montée en puissance à Zgounder est presque terminée, et l’usine tourne désormais à un rythme constant. Nous constatons des améliorations et continuons d’apporter des ajustements ciblés au plan minier, en mettant l’accent sur l’optimisation du contrôle de la teneur et la minimisation de la dilution. Le flux de trésorerie solide de ce trimestre reflète nos volumes de production robustes et nos marges solides », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

De même, sur les neuf premiers mois de 2025, les revenus issus de la vente d’argent ont totalisé 126,7 millions de dollars, un montant nettement supérieur aux 29,7 millions de dollars enregistrés durant la même période en 2024.

Ces résultats positifs des trois premiers trimestres de 2025 sont également liés à la montée en puissance de la nouvelle usine de Zgounder qui a permis une augmentation de la production totalisant, au 30 septembre 2025, 3 millions d’onces d’argent au cours de ces neuf mois.

Par rapport à l’année dernière, la situation financière de la compagnie canadienne est de plus en plus solide avec un cash disponible de 129 millions de dollars (contre seulement 30,9 millions de dollars au 30 septembre 2024) et un fonds de roulement totalisant 96,1 millions de dollars.

En revanche, les dépenses au cours de ce trimestre ont atteint 10,5 millions de dollars d’investissements, principalement liés à l’amélioration des performances de l’usine de Zgounder et aux projets de croissance de la mine : le projet « Super Pit », l’avancement de la deuxième phase du parc à résidus, l’augmentation de la capacité de broyage et la poursuite du développement souterrain vers des niveaux plus profonds.

Au titre des travaux d’exploration, la compagnie a investi 14,1 millions de dollars dans ses actifs d’exploration et d’évaluation.

Sur le site de Zgounder, les campagnes de forage visent à prolonger la durée de vie initiale de la mine qui, actuellement, ne dépasse pas 11 années. Au troisième trimestre 2025, l’objectif de forage de 20.000 mètres est sur le point d’être atteint. Les résultats obtenus à proximité de la mine ont confirmé l’extension des ressources au-delà des limites actuelles, comme en témoignent d’importantes intersections minéralisées, notamment un sondage qui a récupéré des teneurs allant jusqu’a 1.164 grammes par tonne d’argent sur 3 mètres.

Les forages régionaux de Zgounder ont ciblé des anomalies géochimiques et structurales dans le secteur de Zgounder Far East. Parallèlement, la cartographie détaillée des permis de Tourchkal et de Far East a permis d’identifier de nouvelles cibles de forage, soutenant également l’expansion continue des ressources minières de Zgounder.

Après la publication de l’évaluation économique préliminaire du gisement de Boumadine, la compagnie canadienne se concentre désormais sur la finalisation de la mise à jour du rapport technique de la mine de Zgounder.

Rappelons qu’en 2025, Aya Gold & Silver vise une production de 5 millions d’onces d’argent. Cet objectif apparaît parfaitement réalisable, puisque plus de trois millions d’onces ont déjà été produites à fin septembre 2025. Ce volume permettrait à la mine de dépasser, pour la première fois, la production d’Imiter (plus grande mine d’argent au Maroc) et en même temps de quasiment doubler la production argentifère totale du pays.

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Projet de la mine de Boumadine : une manne socio-économique pour la région de Draa-Tafilalet

La compagnie minière Aya Gold & Silver a récemment dévoilé son programme pour exploiter la mine de Boumadine, située au sud de Tinejdad dans le ressort territorial de la province d’Errachidia.

Prévu pour le deuxième trimestre 2028, le projet de construction de la mine de Boumadine nécessitera 21 mois et un investissement de 425 millions de dollars pour générer des revenus pouvant atteindre 7 milliards de dollars. Ces projections reposent sur un scénario de base où le prix de l’or est estimé à 2.800 $ et celui de l’argent à 30 $, sachant que les prix devraient selon les prévisions augmenter dans les années à venir.

Bien que son exploitation ne soit prévue qu’à l’horizon 2030, ce projet est actuellement le plus important en termes de valeur parmi l’ensemble des projets de mines annoncés au Maroc (hors phosphates).

Son impact sera multidimensionnel, car en plus de présenter des coûts d’investissement parmi les plus compétitifs à l’échelle mondiale, ce projet renforcera significativement la position du Maroc dans la production de quatre métaux (l’or, l’argent, le zinc et le plomb) et potentiellement le cuivre.

La mine de Boumadine est destinée à produire des concentrés enrichis en or et argent

Avec le projet de Boumadine, ce sont des métaux précieux, à savoir l’or et l’argent, qui seront également produits, aux côtés du zinc et du plomb. Le projet prévoit des revenus totaux allant jusqu’à 7 milliards de dollars, dont 82 % proviendront de l’or et de l’argent.

Cependant, la mine de Boumadine se distingue de celle de Zgounder. Il s’agit d’un gisement à haute teneur en sulfures, dont les veines sont clairement définies.

La performance du projet Boumadine, en termes de ratio investissement/production, le place en tête des grands projets mondiaux les plus prometteurs en métaux précieux.

À travers 6 mines à ciel ouvert et 3 mines souterraines, elle produira trois types de concentrés enrichis en or et en argent à partir de minerais de plomb, de zinc et de pyrite.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une production directe d’or ou d’argent natif, ces concentrés sont facilement commercialisables. Ils ne nécessitent qu’une valorisation en fonderie pour récupérer les métaux à haute teneur. Les équipes d’Aya ont déjà effectué des tests sur ces produits dans des fonderies, notamment en Chine, qui ont confirmé des taux de récupération très élevés pour l’ensemble des concentrés.

Plusieurs opportunités de croissance du projet minier de Boumandine

L’évaluation économique préliminaire de la mine de Boumadine s’est limitée à une zone restreinte de 31 km² par rapport à la zone totale couvrant 600 km². Les découvertes récentes à très haute teneur, notamment celle d’or et de cuivre dans la zone d’Asirem réalisée en 2025, n’ont pas été incluses.

L’étude de modélisation 3D des teneurs dans le gisement de Boumadine suggère l’existence de plusieurs extensions possibles de ce projet minier (source : Aya Gold and Silver).

Avec un programme de forages de 360.000 mètres planifié pour 2026 et 2027, la compagnie Aya devrait pouvoir évaluer l’ensemble des ressources présentes sur son périmètre avant de lancer une étude de faisabilité. Cette dernière devrait logiquement présenter des résultats plus favorables que l’évaluation économique préliminaire.

Concernant le financement du projet, Aya devrait, grâce à la montée en puissance de la mine de Zgounder, disposer d’une trésorerie d’environ 200 millions de dollars d’ici là. Parallèlement, son partenaire financier, la BERD, pourrait financer une part importante du projet, celui-ci étant qualifié de « mine verte« . La possibilité de demander une participation de l’État est également envisageable, puisque le projet représente un investissement supérieur à 400 millions de dollars.

En outre, le financement pourrait être complété par des paiements anticipés de plusieurs acheteurs (off-takers) et fonderies déjà intéressés par le projet. Tous ces éléments font de cette opportunité une décision d’investissement aisée.

D’autre part, ce projet présente des particularités économiques qui consolident son modèle économique, à savoir un faible cout d’investissement (CAPEX) et d’exploitation (OPEX). Ce modèle a été élaboré par des spécialistes qui viennent de terminer une construction à Zgounder.

Afin de créer plus de valeur, les équipes d’Aya, fortes des ressources disponibles, examineront l’option d’un post-traitement par grillage du concentré sur site. Cette méthode permettrait de récupérer des taux allant jusqu’à 79 % pour l’or et 85 % pour l’argent.

Actuellement, des discussions sont en cours avec l’État pour envisager, au-delà du post-traitement, la réalisation d’une fonderie. Celle-ci, qui devrait potentiellement être menée avec des partenaires, serait capable de valoriser non seulement les produits miniers marocains, mais aussi de renforcer la souveraineté minière du Maroc.

La région de Draa Tafilalet, un savoir-faire ancestral dans les activités minières

Sur le plan social, un impact majeur est attendu de ce projet, d’autant plus qu’une grande partie de la population de la région s’est spécialisée dans les activités minières artisanales. Ces activités sont encadrées par la Centrale d’achat et de développement de la région minière de Tafilalt et de Figuig (CADETAF) depuis 1960.

Dans ce cadre, la CADETAF commercialise annuellement des quantités modestes de plomb, de zinc et de barytine, produits par les artisans mineurs. Cependant, en raison de l’absence de valorisation des minerais dans la région, ces travaux ne permettent pas de générer de revenus suffisants.

À cet effet, le projet de la mine de Boumadine devrait logiquement ouvrir la voie à la valorisation des produits de zinc et de plomb de la CADETAF, permettant de produire des minerais à de très hautes teneurs et, dans un cadre gagnant-gagnant, de générer de meilleurs revenus pour les mineurs artisanaux.

Projet Boumadine : Aya Gold & Silver trace les pistes de sa deuxième mine au Maroc (Province d’Errachidia)

La compagnie minière Aya Gold & Silver a dévoilé, ce mardi 4 novembre 2025, l’évaluation économique préliminaire de son projet minier de Boumadine. Cette étude ouvre la voie à la construction d’une mine à partir de l’année 2028, après plusieurs années d’un développement mené à un rythme soutenu par la société.

Situé dans la région de Drâa-Tafilalet, près de Tinjedad, le prospect polymétallique de Boumadine recèle plusieurs minéralisations, comprenant des métaux précieux (or, argent) et des métaux stratégiques (cuivre, zinc et plomb), répartis sur un corridor minéralisé de 6 km de longueur et 600 mètres de profondeur.

Avant de lancer la construction au deuxième trimestre de 2028, Aya investira, sur une période de deux ans, dans un programme de forages totalisant 360.000 mètres afin d’accroître les ressources minérales actuelles de Boumadine. Ces travaux permettront de finaliser l’étude de faisabilité ainsi que l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, dont l’achèvement est prévu simultanément d’ici la fin de l’année 2027.

« L’évaluation économique préliminaire de Boumadine confirme la robustesse et la rentabilité du projet, dont les risques sont déjà considérablement réduits grâce à son schéma de traitement conventionnel et à ses concentrés de grande valeur », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Programme prévu par Aya pour l’exploitation de la mine de Boumadine : Étude de faisabilité : T3-2027 ; FEED (Front-End Engineering Design) : T4-2027 ; Construction : T2-2028 ; début d’exploitation : 2030).

Valeur ajoutée et retombées socio-économiques de la mine de Boumadine

Avec une durée de construction estimée à environ 21 mois, la compagnie Aya Gold & Silver anticipe de pouvoir démarrer l’exploitation de la mine de Boumadine à compter de l’année 2030.

Sur sa durée de vie initiale de 11 ans, l’évaluation économique de la mine de Boumadine estime que les investissements nécessaires ne dépassent pas 446 millions de dollars. Elle devrait permettre de générer des revenus totaux de 7 milliards de dollars, d’atteindre un retour sur investissement après 2,1 ans, et de dégager un profit total pour le projet, actualisé à sa valeur d’aujourd’hui avec un taux de rendement minimal de 5 %, se situant entre 1,5 milliard et 3 milliards de dollars.

« Avec des dépenses d’investissement initiales parmi les plus faibles du secteur, une VAN après impôt de 3 milliards de dollars aux prix au comptant et de 1,5 milliard de dollars selon nos prix de référence, offrant ainsi un rendement du capital investi parmi les plus élevés du secteur, Boumadine se classe parmi les projets de métaux précieux non exploités les plus attrayants au monde », a précisé Benoît La Salle.

Une fois mise en service, la mine de Boumadine devrait produire annuellement 5 millions d’onces d’équivalent argent au cours des cinq premières années, un volume qui correspond à l’objectif de production 2025 de la mine de Zgounder. La production devrait ensuite doubler à partir de la sixième année.

Le mode d’exploitation prévu de Boumadine privilégie une phase initiale à ciel ouvert, suivie d’une transition vers l’exploitation souterraine dès la deuxième année. À long terme, le plan minier prévoit l’exploitation de six mines à ciel ouvert et de trois mines souterraines.

Modélisation 3D des mines à ciel ouvert et souterraines du gisement de Boumadine.

Une usine de traitement par flottation d’une capacité annuelle de 2,9 millions de tonnes sera également construite, représentant un investissement de 167 millions de dollars. La stratégie de production vise à traiter en priorité les minerais à haute teneur durant les premières années afin d’optimiser rapidement la rentabilité de l’usine.

Après traitement, l’étude économique a identifié le transport routier comme la solution la plus avantageuse. Le concentré sera ainsi acheminé par un prestataire via le réseau routier national jusqu’au port de Nador-Ouest, situé à environ 640 km de la mine de Boumadine.

Sur le plan des utilités, la mine sera raccordée à un réseau électrique d’origine renouvelable. Pour son approvisionnement en eau, elle utilisera principalement des eaux usées traitées, qui seront acheminées par canalisation depuis plusieurs villes avoisinantes pour le traitement des minerais. Par ailleurs, le mode d’exploitation retenu prévoit la récupération et le recyclage des eaux de traitement vers l’usine, afin de réduire la demande du projet en eau.

Les secrets d’Aya pour débloquer les ressources de Boumadine

Avant l’acquisition de Boumadine en 2013, l’opérateur précédent l’avait cédée alors qu’il n’exploitait historiquement que le zinc et le plomb. Le développement opéré par Aya, grâce à l’introduction des dernières technologies de géophysique et d’imagerie satellitaire, ainsi que ses investissements importants en forage, ont permis de mieux comprendre le modèle de formation de ce gisement, qui présente à ce jour une structure minéralisée longue de 6 kilomètres.

Lors de ses conférences, Benoît La Salle a toujours rappelé l’importance de la géophysique pour débloquer les trésors de Boumadine. Cette découverte a été également facilitée par le ministère en facilitant l’autorisation de campagnes géophysiques élargies, en l’absence d’autres opérateurs dans la région, et qui ont porté leurs fruits.

À ce jour, l’estimation des ressources minérales de Boumadine, basée sur la structure principale kilométrique, met en lumière des ressources inférées d’environ 5 millions d’onces d’équivalent or à une teneur de 4,5 g/t, dont 15,1 millions d’onces d’argent, 449.000 onces d’or, 145.000 tonnes de zinc et 44.000 tonnes de plomb.

Entre juillet et septembre 2025, une nouvelle zone stratégique dans la région d’Asirem (située à l’ouest de la zone de minéralisation principale) présente de hautes teneurs en or et en cuivre, révélant notamment des teneurs de 12,20 g/t d’or et de 4,1 % en cuivre.

La répartition de ces métaux n’est pas uniforme, ce qui ouvre la voie à un développement du gisement dans toutes les directions :

Carte montrant le périmètre minier du projet de Boumadine. Le rectangle rouge indique le périmètre faisant l’objet de l’évaluation économique. En bleu figurent les permis miniers déjà détenus par Aya, et en vert, les permis miniers en cours d’obtention par Aya.

L’évaluation économique menée par Aya n’a concerné qu’une zone limitée du projet, couvrant seulement une superficie de 32 km² et un seul permis minier. Aya détient un périmètre minier de 339 km², avec 600 km² additionnels faisant l’objet d’une autorisation d’exploration, totalisant une superficie regroupant 31 permis miniers.

« Il est important de noter que cette évaluation économique ne porte que sur les zones minéralisées connues du permis minier de Boumadine, qui ne représentent qu’une petite partie de notre portefeuille foncier total. Le permis minier de Boumadine étant déjà en vigueur, nous poursuivons le développement tout en effectuant des forages, ce qui nous permet de libérer le potentiel à l’échelle du district », a expliqué Benoît La Salle.

Pourquoi le projet de Boumadine est si stratégique 

Pour la compagnie Aya Gold and Silver, le gisement de Boumadine est unique en son genre et offre plusieurs opportunités. L’évaluation économique qui sera publiée est basée sur une structure de 6 kilomètres, alors que la structure minéralisée totale dépasse 30 kilomètres.

À titre de comparaison, les ressources de la mine de Zgounder sont estimées à environ 100 millions d’onces d’argent, permettant une durée de vie minière de 11 ans. Le gisement de Boumadine est quant à lui trois fois plus grand, avec des ressources estimées à 450 millions d’onces d’équivalent argent et une double production minière par rapport à la mine de Zgounder. 

De leur côté, le ministère de la Transition énergétique et l’ONHYM accompagnent l’avancement de ce nouveau projet, qui devrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités d’emploi pour la région, ainsi qu’à des redevances minières annuelles de 3% qui devront être versées à l’ONHYM, en plus des taxes. Vu son caractère stratégique, l’avancement de ce projet est suivi périodiquement, alors que la liaison électrique avec Boumadine a déjà été établie.

Outre le potentiel minier du projet, le cours de l’argent sur le marché mondial a augmenté, dépassant durant ce mois d’octobre le seuil historique de 50 dollars l’once, ce qui devrait renforcer le modèle économique de ce projet. Cette augmentation n’est pas vraiment volatile ni une simple bulle : l’utilisation de ce métal dans plusieurs segments de l’industrie, notamment dans les énergies renouvelables, ne permettra pas, logiquement, de voir les prix retomber en dessous de 30 dollars l’once.

En ce qui concerne la production minière nationale, la mine de Zgounder permettrait de renforcer la place du Maroc en tant que premier producteur d’argent en Afrique. Son impact ne se limite pas à la production de l’argent, la mine de Boumadine permettrait d’augmenter relativement la production nationale en or, actuellement limitée à la mine de Tiouit, et celle des métaux stratégiques, notamment le cuivre et le zinc.

Rappelons que cette année, Aya a choisi de produire pour la première fois 5 millions d’onces d’argent dans sa mine de Zgounder alors que 3 millions d’onces d’argent ont déjà été produites durant les trois premiers trimestres. Cette production permettra de doubler la capacité de production marocaine d’argent et de dépasser la production de la plus grande mine du Maroc, Imiter. Cette réussite est le fruit d’un investissement important et accru dans l’exploration et l’augmentation de la production, avec le projet d’extension de la mine.

Avec ce nouveau projet de mine de Boumadine, Aya sera-t-elle capable de reproduire la success story de Zgounder ?

Aya Gold & Silver a franchi le cap des 3 millions d’onces d’argent à fin septembre 2025

Aya Gold & Silver a dévoilé ses résultats trimestriels de production d’argent pour la mine de Zgounder.

Avec 1,35 million d’onces produites au 3ᵉ trimestre de 2025, la compagnie a enregistré une hausse de 29% par rapport au trimestre précédent, et une multiplication par 2,7 de sa production par rapport au 3ᵉ trimestre de 2024 (qui ne dépassait pas 355.900 onces durant le 3ᵉ trimestre de 2024).

« Zgounder a réalisé un nouveau trimestre exceptionnel, atteignant des records de production, de récupération et de débit au troisième trimestre, tout en améliorant la teneur », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

Durant les trois premiers trimestres, la mine de Zgounder a produit 3,4 millions d’onces d’argent, soit 105,7 tonnes d’argent. Cette performance permet d’envisager une production annuelle record à Zgounder et de probablement dépasser pour la première fois la mine d’Imiter, la plus grande mine d’argent au Maroc, dont la production annuelle était de 127,6 tonnes d’argent en 2024.

« Forts de cette solide performance trimestrielle, nous continuons d’optimiser nos opérations, posant ainsi les bases d’une fin d’année solide et d’une dynamique soutenue jusqu’en 2026 », a précisé Benoît La Salle.

Cette performance trimestrielle est due à l’atteinte de débits et de récupérations record à l’usine de traitement grâce à l’utilisation d’un mélange amélioré, à l’optimisation des circuits et à une capacité accrue de pompage des résidus. Ces éléments ont permis un broyage plus stable et à débit plus élevé.

Le développement souterrain et le séquençage des chantiers ont également progressé durant le trimestre, supportant un taux d’extraction moyen de 1276 tonnes par jour à une teneur de 156 grammes par tonne d’argent. Le tonnage et la teneur extraits du souterrain se sont normalisés, positionnant ainsi la mine pour des teneurs d’alimentation stables jusqu’à la fin de l’année.

Actuellement, Aya Gold & Silver est en train de finaliser un rapport technique mis à jour pour la mine de Zgounder. Ce rapport inclura une mise à jour des ressources, ainsi qu’un nouveau plan de développement minier qui intégrera à la fois les activités à ciel ouvert et les activités souterraines.

En 2024, Aya Gold & Silver avait enregistré une production d’argent de 51,2 tonnes dans la mine de Zgounder en raison des travaux de mise en service de la nouvelle usine de traitement dans le cadre de leur projet d’expansion. Cela permettra non seulement d’augmenter le volume de production, mais également de produire plus de lingots que de concentré d’argent.

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Mines. Aya Gold & Silver sécurise 143,8 millions de dollars par placement public

L’opération de placement public lancée par la compagnie minière Aya Gold & Silver s’est clôturée avec un total de financement sécurisé de 143,8 millions de dollars contre 100 millions de dollars initialement prévus.

Dans un communiqué publié le 18 juin 2025, Aya Gold & Silver a indiqué que l’opération de placement ferme d’actions ordinaires a porté sur l’acquisition d’un total de 10.767.795 d’actions ordinaires au prix d’émission de 13,35 $ l’action.

Ces actions issues ont dû augmenter en raison de la forte demande, passant de 7.491.000 à  9.363.300 d’actions ordinaires avec une option de surallocation de 15% des actions.

« Grâce à la clôture de ce financement et à l’exercice intégral de l’option de surallocation, Aya est dorénavant dans sa position la plus solide à ce jour en matière de liquidités », affirme Benoit La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Desjardins Marchés des capitaux a agi comme unique teneur de livres, avec la Financière Banque Nationale et BMO Marchés des capitaux en tant que co-chefs de file et un groupe de teneurs fermes composé de Marchés mondiaux CIBC, Raymond James Ltée, Stifel Nicolaus Canada, Scotia Capitaux, SCP Resource Finance LP, Beacon Securities Limited et INFOR Financial.

Avec ses objectifs fixés pour 2025, Aya Gold & Silver compte consacrer le produit de cette levée de fonds à plusieurs priorités stratégiques. Ils serviront notamment à financer les programmes d’exploration avancée du prospect polymétallique de Boumadine et des alentours de Zgounder (programme Zgounder régional), ainsi qu’à renforcer son fonds de roulement.

« Ces capitaux nous offrent la souplesse nécessaire pour dégager pleinement la valeur de notre projet Boumadine, tout en maintenant un rendement opérationnel robuste à Zgounder, en maximisant les flux de trésorerie et en procurant une valeur à long terme à tous les actionnaires », a ajouté Benoit La Salle.

Rappelons que l’année 2025 devrait être décisive à Boumadine, où Aya prévoit un programme accéléré de forage ambitieux de 100.000 à 140.000 mètres lui permettant d’établir une étude de faisabilité économique préliminaire en 2026 qui déterminera la viabilité économique d’un projet de mine dans cette région.

Situé près de Tinejdad, la dernière estimation des ressources inférées de ce prospect indique la présence de 15,1 millions d’onces d’argent (Ag), 449 mille onces d’or (Au), 145.000 tonnes de zinc (Zn) et 44.000 tonnes de plomb (Pb). Cette croissance significative des ressources s’accompagne de récentes campagnes d’exploration qui continuent de déchiffrer et d’étendre l’empreinte minière découverte à Boumadine.

Mines. Aya Gold & Silver sécurise une levée de fonds stratégique de 100 millions de dollars

La société minière Aya Gold & Silver a conclu un accord de placement ferme d’actions ordinaires qui lui permettra de lever environ 100 millions de dollars américains. Cette acquisition sera menée par Desjardins Capital Markets, fonds d’investissement du groupe Desjardins, l’une des institutions financières les mieux capitalisées au Canada.

L’accord réunit également un syndicat de souscripteurs comprenant National Bank Financial et BMO Capital Markets, qui agissent conjointement avec Desjardins Capital Markets en tant que codirigeants de l’opération.

Ce placement ferme d’actions ordinaires porte sur l’acquisition d’un total de 7.491.000 actions ordinaires d’Aya Gold & Silver au prix d’émission de 13,35 $ l’action, pour un produit brut total de 100.004.850 dollars. L’opération devrait se clôturer le 19 juin 2025, sous réserve des approbations réglementaires habituelles, notamment de la bourse de Toronto.

Dans le cadre de cette offre, Aya a également accordé aux souscripteurs une option de surallocation, leur permettant d’acquérir jusqu’à 15% d’actions supplémentaires au prix d’émission. Cette option est exerçable, en tout ou en partie, à tout moment pendant une période de 30 jours suivant la clôture de l’offre ferme d’actions. Si l’option de surallocation est exercée dans son intégralité, 15.000.728 dollars américains de fonds supplémentaires seront levés, portant le produit total de l’offre à environ 115.005.578 dollars.

Aya Gold & Silver prévoit d’allouer le produit net de cette levée de fonds à plusieurs objectifs stratégiques, notamment le financement des programmes d’exploration avancée sur son gîte de Boumadine et dans la région de Zgounder, ainsi que le renforcement de son fonds de roulement et le financement de ses activités opérationnelles générales.

Rappelons que la société Aya Gold & Silver a réussi cette année à augmenter sa production suite à la mise en service d’une nouvelle usine de traitement de minerai, ultime étape du projet d’expansion de sa mine de Zgounder. L’entreprise anticipe désormais un record de production annuelle d’argent, avec un objectif de 5 millions d’onces (soit 155 tonnes), ce qui lui permettrait de dépasser pour la première fois la production de la mine d’Imiter, la plus grande mine d’argent du Maroc.

À cela s’ajoute le projet d’exploration de Boumadine, où Aya prévoit un programme de forage ambitieux de 100.000 à 140.000 mètres. La société maintient un investissement conséquent pour évaluer pleinement le potentiel minier du site, avec comme objectif de finaliser une étude de faisabilité économique préliminaire en 2026 qui déterminera la viabilité d’un futur projet de mine sur cette propriété polymétallique, d’où le nom arabe « Boumadine ».

Or, argent et cuivre : de nouvelles découvertes de minéralisations à haute teneur à Boumadine

Dans un communiqué publié le 5 juin, la compagnie Aya Gold & Silver annonce les derniers résultats de sa campagne d’exploration à Boumadine, lesquels continuent de révéler un potentiel minier croissant.

Depuis le début de cette année, Aya a effectué 140 sondages au diamant, 31 sondages à circulation inverse et 11 sondages polyvalents, totalisant 72 044 m de forage dans le gîte polymétallique de Boumadine (argent, or, cuivre, zinc, plomb).

« Les résultats à haute teneur des forages d’exploration publiés aujourd’hui soulignent l’ampleur et la continuité de Boumadine et marquent une étape importante dans l’exploitation de son plein potentiel. Les forages continuent d’étendre l’empreinte, avec des extensions vers le nord à Imariren et de nouvelles intersections en profondeur sur la structure parallèle de Tizi », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

Ces forages ont permis de démontrer la continuité de la minéralisation à haute teneur dans la zone principale, qui demeure ouverte dans toutes les directions. Ils ont également confirmé la continuité de la zone d’Imariren, l’étendant sur 400 mètres, et la minéralisation de Tizi qui s’étend désormais sur 700 m.

Dans la zone centrale de Boumadine, un sondage stratégique a intercepté une minéralisation exceptionnelle présentant 5,3 kilogrammes par tonne d’équivalent argent sur une épaisseur de 0,5 m. Cette intersection contient des teneurs importantes de 66,7 grammes par tonne (g/t) d’or et 111 g/t d’argent.

« Les sondages à haute teneur BOU-DD25-513 et BOU-DD25-516 confirment la forte continuité de la zone principale de Boumadine en profondeur ; il s’agit de l’épine dorsale du gisement et cela constituera le fondement de notre prochaine étude d’impact économique », a précisé Benoît La Salle.

Au niveau de la faille d’Imariren, un premier sondage a recoupé un intervalle minéralisé à 449 g/t d’équivalent argent sur 4,9 m, tandis qu’un second a révélé 349 g/t d’équivalent argent sur 6,6 m (dont 3,69 g/t Au, 46 g/t Ag, 0,3 % Zn et 0,2 % Pb), avec une section enrichie à 851 g/t d’équivalent argent sur 1,2 m.

Dans la zone de Tizi, les forages ont mis en évidence deux intersections importantes. La première présente 460 g/t d’équivalent argent sur 3,3 m. La seconde révèle une minéralisation avec 302 g/t d’équivalent argent sur 4 m.

En parallèle à ces résultats, Aya a obtenu quatre nouveaux permis à l’ouest, élargissant la zone d’exploration de Boumadine de 15,7%, celle-ci couvre actuellement 314,5 kilomètres carrés.

« Boumadine continue de démontrer son potentiel pour devenir un gisement à haute teneur de grande envergure, avec une minéralisation ouverte dans toutes les directions », a conclu Benoît La Salle.

Pour atteindre ses objectifs d’exploration à Boumadine, Aya Gold & Silver a mobilisé six foreuses afin de réaliser un programme de forage ambitieux, prévoyant entre 100.000 et 140.000 m de sondages. Environ 50% des forages seront concentrés le long du corridor principal et de la zone Tizi, dans le but de poursuivre l’extension de la minéralisation connue latéralement et en profondeur, et de combler l’exploration dans les zones connues, faisant ainsi progresser le projet vers une évaluation économique préliminaire qui décidera de la possibilité de son exploitation.

Rappelons que la nouvelle estimation des ressources minérales de Boumadine, récemment publiée par Aya Gold & Silver, a révélé des ressources inférées comprenant 15,1 millions d’onces d’argent, 449.000 onces d’or, 145.000 tonnes de zinc et 44.000 tonnes de plomb, dont 49% des ressources peuvent être exploitées en ciel ouvert avec un seuil de coupure de 95 dollars par tonne.

D’ici la fin de cette année, Aya Gold & Silver souhaite accélérer les travaux d’exploration et étendre la superficie de la minéralisation polymétallique connue, tant latéralement qu’en profondeur, afin d’obtenir une évaluation économique préliminaire de ce gîte au cours de l’année 2026.

Mines. Aya Gold & Silver développe de nouveaux indices prometteurs autour de la mine Zgounder

Dans un communiqué publié le 21 mai 2025, la compagnie minière Aya Gold & Silver a fait état de l’avancement de son programme d’exploration de l’année 2025 au niveau de la mine de Zgounder et de ses environs dans les permis détenus par l’entreprise.

Les résultats communiqués proviennent de 295 sondages récupérés à partir de 4 forages au diamant en surface, 180 forages au diamant en profondeur, 15 forages à circulation inverse et 96 sondages de forage à percussion.

Des concentrations record d’argent dans les zones profondes

Comme lors des précédentes campagnes visant à mieux évaluer l’extension des ressources connues de la mine de Zgounder, la présente campagne a déchiffré la présence de ressources argentifères supplémentaires.

En profondeur, au contact de la roche granitique, un sondage a recoupé des minéralisations à haute teneur en argent, atteignant jusqu’à 1.640 grammes par tonne (g/t) sur 12,6 mètres d’épaisseur, avec une intersection stratégique de 10.104 g/t sur une épaisseur de 1 m, et une autre montrant 2.747 g/t sur 7 m. Un autre sondage significatif a intercepté des teneurs en argent allant jusqu’à 1.344 g/t d’argent sur 4,8 m dans une intersection moyennant 664 g/t d’argent sur 10,8 m.

Auparavant, cette zone de contact granitique était considérée comme stérile, jusqu’à ce que les travaux d’exploration menés par Aya révèlent son potentiel argentifère, confirmé depuis par des teneurs systématiquement élevées.

Dans la zone centrale de la mine, les sondages ont révélé des teneurs positives en argent. Un sondage a atteint 5.297 g/t d’argent sur 4 m, tandis qu’un autre a montré une teneur de 3.279 g/t d’argent sur 8,0 m, incluant 6.425 g/t d’argent sur 4 m.

Dans la mine à ciel ouvert, où le cut-off appliqué est généralement inférieur à celui des opérations souterraines en raison des coûts d’extraction moindres, un sondage a intercepté une minéralisation significative de 1.123 g/t d’argent sur 6 m. Cette intersection dépasse largement le cut-off typique des mines à ciel ouvert pour des gisements argentifères, qui se situe habituellement entre 50 et 150 g/t Ag.

« Les résultats à haute teneur obtenus aujourd’hui, notamment le sondage près du contact granitique et le sondage dans la zone centrale, comptent parmi nos meilleurs à ce jour. Ils confirment une forte continuité en profondeur et révèlent une nouvelle zone à haute teneur au cœur du gisement, le tout en dehors du modèle de ressources actuel », a déclaré Benoît La Salle, président-directeur général d’Aya.

Au-delà de l’argent, un potentiel polymétallique s’ouvre aux abords de la mine de Zgounder

En complément des résultats d’exploration positifs dans la mine de Zgounder, les campagnes d’exploration menées dans un rayon de 30 km ont démontré un potentiel de développement particulièrement prometteur.

Les travaux cartographiques et analytiques réalisés sur le permis Zgounder Far East ont révélé des minéralisations à haute teneur en argent, cuivre et or. Les analyses indiquent des valeurs atteignant 178 g/t pour l’argent et 4,4% pour le cuivre.

Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d'argent dans le bloc de Zgounder Far East (voir la région nord et centre)
Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d’argent dans le bloc de Zgounder Far East (voir les régions Nord et Centre).

 

Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons de cuivre dans le bloc de Zgounder Far East (voir la région nord et centre)
Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons de cuivre dans le bloc de Zgounder Far East (voir les régions Nord et Centre).

La répartition des minéralisations montre une zonation géologique marquée. La partie Nord du bloc Far East, caractérisée par des roches volcaniques et intrusives intermédiaires, concentre les teneurs maximales en argent et en cuivre. La partie Sud, dominée par des roches volcano-sédimentaires, présente des teneurs en or généralement inférieures à 0,1 g/t, avec cependant un maximum notable de 10,3 g/t.

Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d'or dans le bloc de Zgounder Far East (voir la région sud)
Carte montrant la répartition des teneurs des échantillons d’or dans le bloc de Zgounder Far East.

« À l’échelle régionale, la cartographie et l’échantillonnage récents ont mis en évidence plusieurs cibles prioritaires à l’est de Zgounder, offrant un potentiel de nouvelles découvertes. Avec trois foreuses en service, nous prévoyons un flux constant de résultats dans les mois à venir, tant à Zgounder qu’à Zgounder Régional », a annoncé Benoît La Salle.

Rappelons qu’Aya Gold & Silver a produit 33 t d’argent au premier trimestre de l’année 2025, après la montée en puissance de sa nouvelle usine de traitement, et prévoit cette année d’atteindre une production record de 5 millions d’onces (soit l’équivalent de 155 t d’argent). Cela dépasserait ainsi la production actuelle de la mine d’Imiter, qui extrait en moyenne 140 t d’argent par an.