Accès au master et réforme de l’enseignement supérieur : les principaux changements à venir (El Midaoui)

Le gouvernement prépare une nouvelle réforme de la loi 01.00 sur l’enseignement supérieur. Le ministre Azzedine El Midaoui a annoncé plusieurs changements lors de son passage au Parlement, le lundi 2 juin.

L’objectif est d’adapter le système universitaire marocain aux standards internationaux. Dans ce sens, “gouvernance”, “carte universitaire”, “accès au master et au doctorat” sont à revoir.

Révision de la gouvernance universitaire

Un des points saillants concerne la création d’un “conseil stratégique”, qui aura pour mission d’assurer la redevabilité des universités. Le ministre rappelle que, dans la configuration actuelle issue de la loi 01.00, “l’université est la seule institution publique non présidée par le chef du gouvernement ou le ministre de tutelle”.

En effet, “le nouveau conseil stratégique sera présidé par une personnalité de haut niveau, et jouera un rôle d’orientation stratégique. Les présidents d’universités devront y présenter un programme d’action, un bilan de gestion et participer aux discussions stratégiques”, annonce le ministre.

De plus, le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de revoir la structure de l’enseignement supérieur et la carte universitaire nationale, en l’alignant sur les normes internationales.

Réforme des cycles master et doctorat

Le ministère prévoit de nouveaux mécanismes de gestion pour les cycles du master et du doctorat. Mais il consultera d’abord les instances concernées avant de les adopter.

Concernant spécifiquement le cycle du master, le ministre a pointé du doigt son mode d’accès actuel qui serait à l’origine de nombreuses difficultés. En évoquant l’affaire du master d’Agadir, il déclare que celui-ci doit être “fermé”.

Il a pris pour exemple le modèle français : “En France, tout étudiant titulaire d’une licence a un droit automatique d’accès au master, et il incombe au président d’université de lui garantir une place”.

Azzedine El Midaoui propose la mise en place de deux types de masters :

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Ce qu’il faut retenir :

Gaming : le Maroc lance des formations universitaires dès septembre 2025

Dès septembre 2025, des formations diplômantes en développement de jeux vidéo seront lancées dans plusieurs établissements de la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce premier jalon marque le début d’un projet national destiné à faire émerger une véritable industrie du gaming au Maroc, indique un communiqué du ministère de la Culture.

La généralisation du programme à l’ensemble du territoire national est prévue à partir de septembre 2026.

Les cursus proposés couvriront plusieurs niveaux : DUT (Bac+2), Licence (Bac+3), Master et Diplôme d’ingénieur (Bac+5), et seront intégrés dans les universités publiques. L’objectif est de doter le pays de compétences locales qualifiées, adaptées aux besoins d’un secteur en forte croissance.

Au-delà de la formation, le dispositif comprend la création de Game Labs au sein des établissements universitaires. Pensés comme des espaces d’expérimentation, ces laboratoires seront connectés aux industries culturelles et créatives locales. Ils auront pour vocation de stimuler l’entrepreneuriat, de soutenir l’innovation pédagogique et d’encourager la création de start-up dans le domaine du jeu vidéo.

Un accompagnement à l’insertion professionnelle est également prévu, via des partenariats avec des incubateurs, des éditeurs et des plateformes de publication. L’ambition est de faire du gaming un levier d’employabilité pour la jeunesse marocaine.

Une convention-cadre visant à structurer cette filière d’ici 2030 a été signée entre Mohammed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Azzedine El Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et Loubna Tricha, directrice de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Cette initiative s’inscrit dans une vision  partagée de développement des industries culturelles et numériques.

Équivalence : les diplômes français désormais reconnus automatiquement au Maroc

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a annoncé une nouvelle mesure qui marque un tournant pour des milliers de diplômés marocains formés en France.

Cette décision, officialisée par le Bulletin officiel n° 7392 du 10 février 2025, vise à simplifier un processus jusque-là perçu comme complexe et chronophage. L’obtention d’une équivalence impliquait un long parcours administratif, comprenant le dépôt de dossiers, leur examen par des commissions spécialisées et, enfin, la publication des décisions dans le Bulletin officiel.

En supprimant cette étape pour les diplômes français, le ministère entend fluidifier l’accès au marché de l’emploi et lever un obstacle administratif souvent décrié par les diplômés.

Un fonds d’un milliard de DH pour le Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a lancé, le 7 avril à Benguérir, le Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation (PNARDI).

Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en  œuvre d’une convention-cadre paraphée, à cette occasion, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, et le président directeur général du groupe OCP, Mostafa Terrab, pour faire de la recherche et de l’innovation des moteurs essentiels du développement national à travers des appels à projets dans les thématiques prioritaires.

 

Doté d’un financement d’un milliard de DH, à travers un fonds conjoint du ministère et du groupe OCP, répartis sur quatre éditions entre 2025 et 2028 et dont 200 millions de DH orientés spécifiquement à la mobilisation des compétences marocaines résidant à l’étranger dans le système national de la recherche et de l’innovation, ce programme vise à stimuler une recherche scientifique et technologique d’excellence, tout en formant une nouvelle génération de jeunes chercheurs prêts à relever les défis de demain et mobiliser et diversifier les ressources et les moyens indispensables au financement du système national de recherche scientifique.

Il s’agit aussi d’asseoir un investissement consistant et régulier en faveur d’une recherche scientifique excellente à même de hisser le Maroc au rang des grandes nations en matière de recherche, d’innovation et de formation.

Renforcer l’excellence scientifique

Le PNARDI plaide pour une approche partenariale de cofinancement entre le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et la Fondation OCP, et la collaboration du CNRST et de l’UM6P pour un déploiement performant.

Il ambitionne de renforcer l’excellence scientifique dans plusieurs secteurs stratégiques, entre autres l’eau, l’extraction, le traitement et la valorisation des phosphates et de leurs dérivés, la santé, la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables, les sciences humaines et sociales.

À travers ce partenariat, l’UM6P mettra à contribution ses laboratoires vivants, son infrastructure de recherche de classe mondiale et son réseau de partenariats internationaux pour permettre d’accélérer les retombées positives de ce nouveau fonds.

Cette 1re édition du PNARDI se décline en trois sous-programmes complémentaires :

– le programme R-D Jeunes Chercheurs (Ibn Battouta), qui soutient l’émergence de nouvelles générations de scientifiques,

– le programme R-D Thématiques prioritaires (Ibn Albanna) ciblant des axes stratégiques à fort potentiel d’innovation,

– le programme Transfert technologique (Nefzaouia) dédié au renforcement du lien entre la recherche et les besoins économiques en favorisant la création de richesse des avancées scientifiques.

À rappeler que trois conventions spécifiques se rapportant à la déclinaison de ces trois sous-programmes ont été signées lors de la cérémonie de lancement officiel de ce programme, qui s’est déroulée en présence notamment du secrétaire général de la Fondation OCP, Abdelhadi Sohaib, de la directrice du CNRST, Jamila El Alami, du président de l’UM6P, Hicham El Habti, des personnalités éminentes du monde académique et de la recherche, ainsi que de représentants d’institutions nationales.

(Avec MAP)

Équivalence des diplômes. Les médecins généralistes diplômés d’Ukraine et de Russie en colère

Douche froide, le 3 février dernier, pour les médecins généralistes diplômés de quelques universités ukrainiennes et russes.

Ce jour-là sont publiées au Bulletin officiel des décisions du ministre de l’Enseignement supérieur (prises le 3 janvier) apportant des changements de taille au processus d’obtention de l’équivalence de leurs diplômes.

Plus précisément, la durée des stages à effectuer au Maroc, nécessaires pour obtenir cette équivalence, passe à deux ans et demi, voire trois ans, au lieu de deux auparavant. Il s’agit, entre autres, des lauréats de l’Université d’État de médecine de Zaporije et de la Kharkiv National Medical University pour qui les stages au Maroc passent respectivement à trois ans et à deux ans et demi.

Pour les lauréats de l’Université d’État de Tchouvarie I.N. Oulaynov en Russie, cette période de stage a été fixée à trois ans.

Dix ans pour devenir médecin généraliste

Ces nouveaux changements ont provoqué une levée de boucliers dans les rangs des médecins généralistes concernés, dont la plupart ont rejoint le Collectif des médecins généralistes lauréats d’Ukraine et de Russie (CMGLUR), une organisation créée il y a près d’une année.

Ce collectif, qui revendique 500 membres, a estimé que ses adhérents seront particulièrement lésés par ces nouvelles dispositions. Dans un communiqué, ce collectif dit s’élever contre « la démarche unilatérale » du ministère de l’Enseignement supérieur et l’absence de toute forme de concertation avec les concernés.

Les membres de ce collectif se disent déterminés à mener toutes les formes de protestation possibles pour amener le département de tutelle à rectifier le tir.

« Initialement, notre collectif militait pour réduire la durée du stage de deux à une année, et voilà qu’on se retrouve avec six mois supplémentaires, voire une année », s’insurge un membre de ce collectif qui n’a pas souhaité être cité.

« Les études de médecine généraliste en Russie ou en Ukraine nécessitent une année préparatoire et six ans d’études. De retour au Maroc, nous attendons six mois pour faire aboutir la demande d’équivalence. Si l’on y ajoute la durée du stage telle qu’elle vient d’être prolongée par le ministère, cela donne dix ans pour être médecin généraliste. C’est excessif et exagéré », commente notre interlocuteur.

La validation des cursus, au cas par cas

Médias24 a sollicité à maintes reprises une réaction du ministre de l’Enseignement supérieur aux revendications du CMGLUR, mais Azeddine Midaoui n’a pas souhaité donner suite à nos demandes et relances.

Un fin connaisseur des secteurs de la santé et de l’enseignement supérieur nous apporte un éclairage. « Quand on soumet une demande d’équivalence de diplôme, on fournit aussi une idée globale du cursus suivi, et le ministère maîtrise parfaitement la nature des cursus des universités étrangères et suit régulièrement les changements qui y interviennent », affirme notre interlocuteur pour qui le volet théorique ne pose généralement pas de problèmes.

« Mais, quand on en vient au volet pratique, j’ai tendance à donner raison au ministère dans ce cas précis. N’oublions pas que nous parlons des lauréats des universités de deux pays qui sont en guerre après une longue pandémie », poursuit le spécialiste.

Un praticien de longue date, qui a dirigé plusieurs services au ministère de la Santé, opte pour un « discours plus franc ». « Il faut crever l’abcès. Tout d’abord, pourquoi ces jeunes Marocains choisissent-ils l’Ukraine et la Russie alors qu’aucun problème ne se pose avec les lauréats formés en France et au Sénégal, par exemple ? » , s’interroge notre interlocuteur qui a eu à encadrer les stages de centaines de lauréats d’Ukraine et de Russie, et a donc une idée très précise de la formation qu’ils ont suivie.

« Pour les diplômés auxquels vous faites référence, la prolongation de la durée de leur stage au Maroc doit être considérée comme une aubaine pour eux, mais aussi pour le secteur de la santé du pays », conclut le praticien.

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Après la crise des études médicales, retour progressif à la normale dans les facultés

La page du boycott des études médicales, ayant paralysé les facultés de médecine et de pharmacie pendant presque une année, est officiellement tournée. Examens de rattrapage, reprise des cours et des stages… c’est le retour à la normale dans les facultés.

« Les examens de rattrapage se sont déroulés dans de très bonnes conditions. Les résultats seront connus cette semaine. Toutes les sanctions à l’encontre des étudiants grévistes ont été levées. Les cours ont par ailleurs repris normalement. Certaines facultés ont même proposé des cours accélérés à leurs étudiants pour rattraper le retard accumulé », témoigne une source estudiantine jointe par nos soins.

« La situation est calme aujourd’hui. Les examens ont pris fin. Nous sommes en train de délibérer. Le taux de réussite est bon, selon les premiers résultats. La reprise de l’année universitaire 2024-2025 est programmée à partir de la semaine prochaine. Les étudiants reprennent progressivement leurs activités para-universitaires. Il y a aussi une envie des administrations respectives de ne plus rester sur le registre morose d’avant », admet un responsable pédagogique dans une faculté de médecine et de pharmacie.

Une transition progressive, mais qui n’est pas totalement fluide

La transition post-boycott n’est toutefois pas totalement fluide, note notre source estudiantine. La reprogrammation des stages se fait encore attendre, nous explique-t-elle. Cette dernière fait également état d’un retard de versement des bourses et des indemnités d’externat aux étudiants.

« Se pose aujourd’hui la question des stages boycottés qui doivent être rattrapés dans un temps limité. Le problème se pose surtout pour les étudiants de la 6e année qui, pour passer le concours de l’internat, doivent valider l’ensemble des stages. La reprogrammation des stages boycottés doit se faire de manière à permettre à ces étudiants de ne pas rater l’internat. Pour le moment, nous sommes toujours dans le flou concernant la manière dont sera gérée cette reprogrammation. Les étudiants sont en discussion avec les facultés. Mais, pour le moment, il n’y a pas de vision claire. Certains étudiants ont décidé de leur propre initiative de réintégrer les stages en attendant que la reprogrammation soit dévoilée ».

La date du concours n’ayant toujours pas été fixée, les étudiants ont suffisamment de temps pour revalider leurs stages et préparer le concours de l’internat qui est encore loin

Pour rattraper plus rapidement les stages, les étudiants suggèrent de les effectuer à plein temps, puisqu’en 6e année, il n’y a pas de cours l’après-midi.

« Il y a également un retard de versement des bourses et des bourses d’externat aux étudiants. Les facultés nous ont demandé de leur fournir la liste des étudiants ayant passé les examens, en attendant le versement. Nous avons envoyé la liste. Les bourses n’ont toujours pas été débloquées ».

Mais, selon le responsable pédagogique, la question de la reprogrammation des stages ne doit pas inquiéter les étudiants.

« Il s’agit d’un non-problème. La date du concours n’ayant toujours pas été fixée, les étudiants ont suffisamment de temps pour revalider leurs stages et préparer le concours de l’internat qui est encore loin. Pour organiser ce concours, il faut d’abord que la décision ministérielle soit publiée. Les facultés doivent communiquer à leur tour le nombre de postes à fixer. Des allers-retours qui peuvent prendre jusqu’à quatre mois. Le concours de l’internat ne devrait être organisé qu’en mai-juin au minimum », rassure-t-il.

Et la durée des études ?

Alors que nous abordons la transition post-boycott, il est essentiel de nous demander si la principale pomme de discorde entre les étudiants et le gouvernement, en l’occurrence la durée des études médicales, est officiellement dépassée.

Il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter ou de polémiquer. Tout le monde est conscient qu’on a passé une année difficile. On n’a pas envie de refaire la même chose

« Le procès-verbal signé avec le gouvernement était clair sur ces points. Maintenant, nous attendons une officialisation par décret« , précise la source estudiantine.

Le responsable pédagogique souligne de son côté : « L’officialisation est en cours. Il n’y a aucun désistement sur les points qui ont été convenus. Bien au contraire, il y a une ouverture et un respect des libertés collectives et individuelles. Les suites vont être favorables. Il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter ou de polémiquer. Tout le monde est conscient qu’on a passé une année difficile. On n’a pas envie de refaire la même chose ».

L’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé célèbre une décennie d’excellence

Cérémonie « 10 années d’excellence »

“10 années d’excellence”. C’est le credo choisi pour célébrer une décennie d’existence de l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé (UM6SS). La cérémonie s’est déroulée à Casablanca, sur le campus Anfa City, aujourd’hui, mardi 17 décembre 2024.

S’exprimant à l’occasion de cet anniversaire, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a qualifié le mode de gouvernance de la fondation de “locomotive pouvant tirer tout le système de l’enseignement supérieur vers l’excellence”.

Séance inaugurale

L’histoire de l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé est avant tout une histoire d’intelligence collective, de confiance, d’engagement et de solidarité. Cette réussite, nous la devons à l’ensemble des acteurs

Pour Azzedine El Midaoui, l’UM6SS a, depuis ses débuts, su incarner une vision fructueuse et se doter d’une détermination sans faille pour atteindre un objectif ambitieux : offrir une formation d’excellence en sciences de la santé et se positionner comme un acteur majeur dans le domaine.

D’ailleurs, l’une des forces qu’il mentionne réside dans la capacité à établir des partenariats internationaux stratégiques.

 

Fruit d’une vision partagée et d’un effort collectif

Cet anniversaire représente un moment de reconnaissance, mais aussi un engagement renouvelé envers la mission de l’Université. Le directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, le Pr Youns Bjijou considère que “l’histoire de l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé est avant tout une histoire d’intelligence collective, de confiance, d’engagement et de solidarité. Cette réussite, nous la devons à l’ensemble des acteurs”.

L’UM6SS a pour ambition de moderniser et renforcer le système de santé marocain tout en promouvant une formation et une recherche de haut niveau. Un constat qui est partagé par le secrétaire général du ministère de la Santé et de la protection sociale. Abdelkrim Meziane Belfkih affirme, lors de la session inaugurale, que l’Université “a su s’imposer comme une force motrice de l’écosystème national de la santé grâce à son caractère d’utilité publique, au dynamisme de son management et de ses équipes et à la sophistication de son écosystème”. Il poursuit en déclarant que l’UM6SS n’est « pas seulement une institution académique, elle est le reflet des ambitions de notre nation, une ambition de progrès, d’équité et d’excellence”.

 

L’UM6SS n’est pas seulement une institution académique, elle est le reflet des ambitions de notre nation, une ambition de progrès, d’équité et d’excellence

Durant la cérémonie, de nombreux trophées ont été décernés, notamment aux majorants des différentes écoles de la FM6SS (médecine, dentaire, pharmacie, école d’ingénierie, sciences infirmières et professions de la santé, voir aussi la vidéo du LIVE de la cérémonie, ci-haut). Des trophées d’honneur ont été remis au ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, et au ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui, représenté par le secrétaire général Abdelkrim Meziane Belfkih, ainsi qu’à tous les doyens de l’écosystème de la Fondation.

Une évolution spectaculaire

Rappelons que la première pierre de l’UM6SS a été posée par Sa Majesté, le Roi Mohammed VI, en 2014. Depuis, l’Université s’est développée à une vitesse extraordinaire, donnant naissance à plusieurs entités. La dernière en date est l’Académie africaine des sciences et de la santé à Dakhla. Le secrétaire général du ministère de la Santé souligne que cette nouvelle implantation confère “une dimension territoriale à cette dynamique, traduisant l’ambition nationale de l’éducation médicale accessible à toutes les régions du Sahara marocain”.

L’Université Mohammed VI des sciences et de la santé présente ses réalisations au cours des dix dernières années. Ph. DR

 

L’Université a élargi progressivement son offre, en intégrant des facultés et écoles telles que celles de médecine, pharmacie, médecine dentaire, ingénierie des sciences de la santé, sciences infirmières, ainsi que l’Institut supérieur Mohammed VI de bio-sciences et biotechnologies. Le dernier-né, en 2024, est l’Ecole supérieure de médecine vétérinaire.

L’UM6SS a ouvert un campus à Rabat, en 2023, puis un autre à Dakhla, en septembre de cette année. En tout, l’établissement offre 45 filières en formation initiale et 96 en formation continue. L’Université dispose de 587 enseignants pour 7.932 étudiants. Il faut noter la présence de 349 étudiants de 37 nationalités, qui viennent renforcer le rayonnement international de l’UM6SS.

En images, l’accolade entre El Midaoui et Miraoui après un moment de confusion lors de la passation de pouvoirs

Lors de la cérémonie de passation de pouvoirs au ministère de l’Enseignement supérieur, un moment jugé « embarrassant » a rapidement capté l’attention des internautes. Des extraits montrent le nouveau ministre, Azzedine El Midaoui, « refusant » ce qui semble être une accolade de son prédécesseur, Abdellatif Miraoui.

 

L’extrait de cet échange est devenu viral sur les réseaux sociaux, alimentant des spéculations selon lesquelles ce geste traduirait des « tensions personnelles » entre les deux hommes. Selon des rumeurs qui circulent sur la toile, El Midaoui aurait pu être réticent à saluer Miraoui en raison de son « éviction, par ce dernier, de la présidence de l’université Ibn Tofaïl, poste qu’il occupait avant ».

Cependant, en visionnant l’intégralité des images, on comprend que Midaoui aurait simplement voulu accompagner Miraoui vers la sortie. À la fin de la cérémonie, ils échangent finalement une salutation protocolaire, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’un simple malentendu. Cette séquence, interprétée hâtivement sur les réseaux sociaux comme un affront, semble en réalité découler d’une intention de respecter le protocole, sans animosité manifeste.