Bourse de Casablanca. Le MASI termine en baisse de 2% à 18.296 points

La Bourse de Casablanca a terminé la séance du lundi 14 octobre sur une forte baisse. L’indice MASI a cédé 1,98% à 18.296,61 points, tandis que l’indice des valeurs les plus liquides, le MASI20, a chuté de 2,41% pour s’établir à 1.475,12 points.

L’indice MASI ESG a reculé de 1,93% à 1.243,84 points.

Cette baisse a ramené la capitalisation boursière à 970,13 MMDH, sous le seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams.

L’activité a été relativement soutenue avec un volume global de 463,85 MDH, porté principalement par Akdital (67,48 MDH), Attijariwafa bank (50,02 MDH) et TGCC (42,48 MDH).

La séance a été particulièrement difficile pour plusieurs capitalisations :

À l’inverse, d’autres valeurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu :

Bourse de Casablanca. Forte baisse, le MASI perd 3,44% à la clôture

La Bourse de Casablanca a terminé la séance du mardi 1ᵉʳ octobre sur une nette correction. L’indice MASI a reculé de 3,44% à 18.371,20 points, soit une perte de 656 points en une seule séance.

La capitalisation boursière retombe à 971 MMDH, après avoir franchi récemment le cap symbolique des 1.000 MMDH.

Le MASI 20 a également plongé de 3,69% à 1.490,98 points, tandis que l’indice MASI ESG a reculé de 4,23% à 1.248,79 points. Les valeurs bancaires et cimentières ont fortement pesé sur la tendance. Bank of Africa a perdu 7,45% à 236 DH, Ciments du Maroc 7,32% à 1.900 DH et BMCI 6,94% à 550 DH. Les baisses ont aussi concerné Résidences Dar Saada (-6,78%) et Sanlam Maroc (-6,46%).

Quelques résistances du côté des hausses

Dans ce climat baissier, certaines valeurs ont néanmoins résisté. Stroc Industrie a progressé de 8,23% à 219,50 DH, Maghreb Oxygène de 6,27% à 417,95 DH et Auto Nejma de 5,98% à 2.925 DH. Afma et Zellidja ont également terminé dans le vert.

Volumes dominés par Attijariwafa bank

Le volume global de la séance s’est établi à 489 MDH, dominé par Attijariwafa bank avec plus de 108 MDH échangés. Akdital (47,6 MDH) et Marsa Maroc (40,1 MDH) suivent dans le classement des valeurs les plus actives.

Bourse de Casablanca. La capitalisation retombe sous 1.000 MMDH, le MASI perd 2,5% en début de séance

Ce mardi 30 septembre, la Bourse de Casablanca évolue en nette baisse. Vers 10 h 10, le MASI recule de 2,5% à 18.567,62 points. La capitalisation globale ressort à 975 MMDH, sous le seuil symbolique des 1.000 MMDH. Le volume échangé atteint 79,6 MDH.

Le MASI 20 cède 2,19% à 1.508,23 points, tandis que l’indice MASI ESG abandonne 1,69% à 1.270,31 points. Depuis le 23 septembre, l’indice général a effacé plus de 5% de sa performance, mettant un terme à une séquence de hausses qui lui avait permis de gagner plus de 30% depuis le début de l’année.

Après plusieurs mois de rallye, le marché présente des valorisations jugées exigeantes. Le MASI se négociait à plus de 21 fois les bénéfices attendus, un niveau supérieur à sa moyenne décennale, ce qui le rendait vulnérable à la moindre déception.

Comme expliqué auparavant, sur le plan technique, l’incapacité à franchir durablement les 20.000 points et l’essoufflement de la dynamique acheteuse annonçaient déjà une consolidation. Le seuil de 18.500 points, considéré comme un support, a été franchi ce matin,.

Variations individuelles

Côté performances, AtlantaSanad (+2,81% à 138,8 DH), Aluminium du Maroc (+2,13% à 1.868 DH) et Med Paper (+1,49% à 30 DH) signent les plus fortes hausses du marché.

À l’inverse, les reculs sont marqués sur IB Maroc.com (-9,99% à 63 DH), TGCC (-8,81% à 807 DH) et Disty Technologies (-8,64% à 370 DH). Jet Contractors et Résidences Dar Saada abandonnent respectivement 8,61% et 8,12%.

https://medias24.com/2025/07/21/explosion-capitalisation-bourse-casablanca-croissance-reelle-euphorie-speculative/

Bourse de Casablanca. Le MASI marque une pause

L’indice MASI clôture en baisse de 0,65% à 18.533,85 pts ce jeudi 12 juin, après plusieurs séances orientées à la hausse. Le MASI 20 recule également de 0,61% à 1.518,07 pts, tandis que le MASI ESG perd 0,50 % à 1.274,13 pts.

La capitalisation boursière ressort à 971,3 MMDH. Les volumes échangés sur le marché central actions atteignent 336,5 MDH.

Wafa Assurance reste la valeur la plus échangée avec 67,6 MDH, mais termine en forte baisse de 4,72% à 5.002 DH. Elle est suivie de TGCC (Travaux généraux de construction de Casablanca) avec 50,7 MDH échangés, en progression modérée sur la séance, et d’Attijariwafa bank, qui a drainé 45,9 MDH.

Sur le podium des hausses, Stroc Industrie grimpe de 9,95% à 118,20 DH, devant Eqdom, en hausse de 9,91% à 1.198 DH, et d’Oulmès, qui s’apprécie de 5,45% à 1.219 DH. Microdata progresse de 3,91% à 864,60 DH, tandis que Colorado avance de 2,65% à 62 DH.

Côté baisses, Wafa Assurance signe la plus forte correction de la séance. Risma recule de 3,99% à 336 DH, suivie de Minière Touissit, en baisse de 3,97% à 2.300 DH. Zellidja abandonne 3,23% à 150 DH et Réalisations Mécaniques clôture à 475 DH, en baisse de 3,06%.

Malgré cette respiration, la tendance de fond reste largement positive : la performance annuelle du MASI s’établit à +25,46%.

Immobilier professionnel : pourquoi les prix et les transactions ont fortement chuté au 3e trimestre 2024

Selon la note de Bank Al-Maghrib et de l’ANCFCC sur la tendance globale du marché immobilier au T3-2024, les prix des biens à usage professionnel ont diminué de 0,7%, en comparaison avec le deuxième trimestre, tandis que le nombre de transactions liées à l’immobilier professionnel a reculé de 41,1%. Il s’agit donc de la catégorie ayant enregistré les baisses les plus importantes.

Comment expliquer ces chiffres ?

Un recul multifactoriel 

Les délais de prise de décision sur les investissements dans les biens immobiliers à usage professionnel sont une première piste de réflexion, explique à Médias24 William Simoncelli, fondateur et directeur de l’agence immobilière Carré Immobilier.

« Pour l’immobilier professionnel, nous sommes sur des délais de prise de décision qui sont bien plus longs (entre 6 et 18 mois) comparés à ceux relatifs à l’acquisition d’un appartement ou d’une villa (3 mois). Ce décalage s’explique par le fait que les acquisitions de biens à usage professionnel sont liées à des stratégies de développement (une délocalisation, une relocalisation, la création d’un nouveau centre de production…) qui s’inscrivent dans le cadre d’actions de longue durée, d’autant que les modes de gouvernance sont plus compliqués dans ce cas de figure, sans oublier la multiplicité des acteurs impliqués dans le processus de prise de décision ».

En 2024, la concurrence a été dure pour l’immobilier. Les gens ont préféré investir en bourse

L’accès au financement est l’autre facteur, note-t-il. « Dans le cadre de l’acquisition d’un bien en immobilier d’entreprise, là aussi, le financement est souvent plus long, car il ne se cantonne pas à un financement d’acquisition de l’actif immobilier, puisqu’il peut y avoir aussi, derrière, des financements liés au transfert de l’activité, des financements liés à l’acquisition de nouveaux matériels… qui vont venir alourdir un peu la prise de décision ».

Le recul de l’IPAI est également lié aux performances boursières de 2024 qui sont énormes : 22% de capitalisation boursière en 2024, fait observer notre interlocuteur. « En 2024, la concurrence a été dure pour l’immobilier. Les gens ont préféré investir en bourse« .

 2026 sera l’année de croissance de l’immobilier professionnel

« Les grands projets structurants initiés dans le Royaume, notamment dans le cadre de la Coupe du monde 2030, permettront néanmoins de booster le secteur immobilier. Une cohorte d’entreprises viendra en tant que prestataires de ces projets, dont la concrétisation nécessite du temps puisque nous parlons de gros engagements capitalistiques », souligne William Simoncelli.

2025 servira éventuellement de phase intermédiaire

« C’est ce qui explique que l’immobilier d’entreprise en 2024 soit légèrement au ralenti, puisque nous sommes en attente de la prise de ces décisions. 2025 servira éventuellement de phase intermédiaire. Mais la forte croissance de l’immobilier professionnel – actifs classiques (bureaux, entrepôts, commerces) et moins classiques (hôtellerie, para-hôtelier, éducation, santé…) confondus – sera observée à partir de 2026« , précise notre interlocuteur.

Lamnistie fiscale de fin 2024 pourra également être exploitée pour doper davantage le secteur, estime-t-il. « Si un tiers des 100 MMDH régularisés est investi dans l’immobilier, c’est déjà considérable ».

« Il est important de noter que les grands chantiers d’immobilier d’entreprise ne sont pas tous lancés. Il y en a plein qui arrivent. Et quand les donneurs d’ordres seront prêts, il faudra que les prestataires (conseillers en immobilier, experts, asset managers…) le soient aussi », conclut William Simoncelli.

Baisse des ventes du luxe à l’international : les produits marocains seront-ils impactés ?

Les ventes de luxe à l’international sont aujourd’hui en baisse, comme en attestent les chiffres d’affaires des leaders du haut de gamme. Chez LVMH, au sein de la division mode et maroquinerie, dont relèvent Louis Vuitton, Dior ou Celine, les ventes de prêt-à-porter et de sacs ont chuté de 5% en trois mois, entre juillet et fin septembre, par rapport à la même période en 2023, écrit Le Monde.

« Kering essuie un recul bien plus prononcé. Le groupe détenu par la famille de François Pinault a perdu 15% de chiffre d’affaires trimestriel par rapport à la même période en 2023. Mal en point depuis plusieurs années, Gucci, sa plus grosse marque, est en recul de 26%. Saint Laurent, de son côté, chute de 13% ».

Le marché mondial du haut de gamme est clairement en difficulté. Quelles implications alors pour l’industrie textile nationale ?

L’impact n’est pas entièrement nul au Maroc

« Nous ne pouvons pas avancer qu’il existe zéro impact pour le Maroc, bien que le pays ne soit pas forcément producteur de haut de gamme. Cette tendance observée au niveau des ventes de luxe peut se répandre pour toucher éventuellement les marques grand public au Maroc. C’est donc à surveiller« , explique à Médias24 un important opérateur du secteur du textile.

Comparée à la cadence mondiale, la consommation marocaine du haut de gamme demeure anecdotique

« En Europe, la consommation de l’habillement, en général, a baissé de manière massive ces dix dernières années. Un recul qui s’est accéléré avec le Covid-19. La baisse des ventes de luxe à l’international dénote ainsi un changement d’esprit chez les consommateurs. Désormais à la recherche du confort, ces derniers banalisent de plus en plus le luxe, alors que cette industrie avait connu pendant des années une croissance énorme en particulier dans les pays émergents, notamment la Chine, la Russie et d’autres pays d’Amérique latine. Il y a presque un effet de ralentissement structurel de la consommation du luxe », précise-t-il.

Comparée à la cadence mondiale, la consommation marocaine du haut de gamme demeure anecdotique, note l’opérateur.

« Très peu de marques de luxe sont représentées au Maroc. Beaucoup de magasins de luxe comme Prada ou Miu Miu ont fermé leurs portes au cours des huit dernières années. C’est le cas également pour certaines marques de luxe accessibles (Sandro, The Kooples…). Les quelque magasins de luxe qui restent se concentrent à Casablanca et Marrakech. Au Maroc, le nombre de consommateurs de luxe devrait se situer entre 1.500 et 2.000 clients qui consomment autant que 100.000 acheteurs de mass market« , ajoute ce dernier.

Tannerie LVMH au Maroc, un projet toujours stratégique malgré la baisse des ventes de luxe

Le groupe LVMH prévoit d’implanter une tannerie à Marrakech. Ce projet en cours, auquel 20 millions d’euros ont été consacrés, est-t-il toujours stratégique dans un contexte de baisse de la consommation mondiale du luxe ?

« Malgré la tendance baissière observée, le marché du haut de gamme demeure colossal. La valorisation des marques de luxe se situe autour de 40%. Le luxe est une industrie extrêmement importante et puissante qui génère des montants colossaux », répond notre interlocuteur.

L’installation de LVMH au Maroc est une chance et un privilège pour nous

« Évidemment, l’essentiel de leurs ventes se fait au niveau de la maroquinerie. L’installation de LVMH au Maroc est donc une chance et un privilège pour nous. J’espère que ce sera le début d’une initiative qui se généralisera à d’autres grands groupes du luxe », poursuit notre source.

« Le savoir-faire de la tannerie de luxe se concentre encore en Italie, en France, au Portugal et en Espagne. Le Maroc a cette proximité. On a un historique de la tannerie, mais on n’est pas dans le haut de gamme. Le luxe nécessite des ressources extrêmement qualifiées sur toute la chaîne de valeur, que ce soit la création, le modélisme ou la technicité », souligne l’opérateur.

« L’investissement de LVMH va nous permettre d’amener des savoir-faire, des compétences et la confection d’articles de luxe que le groupe a développés sur plusieurs décennies, voire des siècles. Or, c’est tout un écosystème de l’excellence du luxe qu’il faut pour l’industrie marocaine du luxe qui bénéficiera au reste de l’industrie textile en général », conclut-il.

Habillement : la friperie, les sites de vente chinois et l’inflation freinent la reprise du secteur

Tout comme les autres secteurs, l’habillement n’a pas échappé à l’inflation et à la hausse des prix après la crise du Covid-19. Malgré la légère baisse de l’indice national des prix à la consommation des articles d’habillement et chaussures du HCP enregistrée en juillet 2024 (-0,1% par rapport à juin 2024), les coûts avaient continuellement augmenté depuis trois ans, comme en témoignent les indices mensuels.

Une hausse des coûts qui ne peut être sans conséquence sur la consommation de l’habillement par les Marocains. Pour en saisir l’impact, Médias24 a sollicité deux acteurs du secteur.

« 2024 n’est pas une bonne année pour la consommation locale de l’habillement »

« En général, la baisse du pouvoir d’achat commence par impacter  les produits qui ne sont pas de première nécessité, notamment l’équipement de la personne (vêtements, produits de beauté…) et l’équipement de la maison (ameublement, électroménager…). C’est ce qui explique la baisse du commerce de détail ayant affecté ces secteurs depuis la crise du Covid », explique à Médias24 un important industriel du textile.

« Par rapport à 2019, qui demeure l’année de référence pour tous les commerçants, 2024 n’est pas une bonne année pour la consommation locale de l’habillement, malgré la légère reprise constatée en août suite à l’arrivée massive des Marocains du monde qui s’achètent des vêtements pour eux-mêmes et versent de l’argent à leurs familles. Il faut bien sûr attendre le dernier quadrimestre pour avoir les résultats définitifs de l’exercice 2024″.

Le président régional pour Casablanca de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), Abderrahmane Atfi, va dans le même sens : « L’inflation a fait que les produits de première nécessité ont été priorisés par rapport aux produits dit secondaires comme l’habillement. Si les consommateurs marocains n’ont pas complètement arrêté l’achat des articles d’habillement, les distributeurs constatent néanmoins que leurs ventes ont baissé« .

Friperie et sites de vente chinois : coups de cœur des consommateurs fidèles

D’où proviennent aujourd’hui les vêtements achetés par ces Marocains qui n’ont pas renoncé à leur consommation ? C’est la question que nous avons posée à nos deux interlocuteurs.

« Nous constatons la montée en puissance de la consommation de la friperie destinée aujourd’hui presque entièrement au commerce, alors que seulement 20% des fripes importées peuvent être revendues, selon la loi en vigueur. Cette loi prévoit en effet que 80% des habits d’occasion importés soient exploités en faveur des associations à but non lucratif ou à des fins de recyclage en vue d’en extraire les fils qui serviront plus tard à la production de vêtements neufs », décrit l’industriel du textile.

« Pire, la friperie est détournée par certains commerçants qui importent des marques neuves, mais les déclarent comme étant des produits de la friperie pour échapper aux droits de douane, payant seulement 6 dirhams le kilo, tarif correspondant aux droits de douane à l’importation des fripes. C’est une concurrence déloyale massive pour l’industrie nationale », déplore ce dernier.

« Le réseau de distribution local est alimentée à 95% par l’informel »

« Le réseau de distribution de l’habillement est alimenté à 95% par l’informel, que ce soit au niveau de l’importation ou encore de la production locale. Hormis le détournement de la friperie, l’informel provient également des sites chinois, des importations de contrebande et de la production informelle locale. La douane est aujourd’hui très vigilante, intensifiant les saisies d’articles d’habillement de contrefaçon », relève notre interlocuteur.

« L’habillement marocain qualitatif et compétitif aura toujours du succès. Pour accélérer son développement, la réduction de la concurrence déloyale est une nécessité. Il en va d’ailleurs de même pour les autres secteurs industriels ».

« Intégrée surtout dans la maille et la jeanerie, l’offre marocaine de l’habillement n’est malheureusement plus majoritaire, à cause des alternatives informelles d’achat, souvent moins chères. Il s’agit notamment de sites chinois, tels que Temu ou SheIn, et de la friperie qui perturbent l’offre locale, exposée en outre à une concurrence déloyale à cause des offres turques et égyptiennes plus avantageuses et du détournement des origines des articles », conclut pour sa part le président régional pour Casablanca de l’AMITH.

Un taux directeur de 2% au Maroc ? C’est la prévision de Fitch

Dans une note diffusée le 24 juillet, Fitch Solutions souligne que le Maroc est le premier pays de la zone à avoir amorcé son tournant monétaire.

Fitch anticipe d’ailleurs des baisses du taux directeur de Bank Al-Maghrib (BAM) en 2024 et 2025, justifiées par plusieurs facteurs, notamment un niveau d’inflation bas en 2024 et en 2025.

« Nous prévoyons que BAM réduira son taux directeur en deux autres étapes de 25 pb en septembre et décembre 2024, à 2,25% d’ici la fin de l’année, car l’inflation restera inférieure à 2% au second semestre 2024, malgré une réduction des subventions sur le gaz butane. En 2025, plusieurs facteurs inciteront BAM à réduire son taux directeur de 25 pb supplémentaires, à 2% en début d’année. Il s’agit notamment d’une faible inflation (prévision : 1,9 % en 2025), de la nécessité de stimuler l’emploi, de stimuler la croissance économique, de réduire les coûts d’emprunt du gouvernement ainsi que d’assurer un faible différentiel avec les taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve Fédérale Américaine (FED) compte tenu de la gestion de l’ancrage de sa devise », explique Fitch.

Les dernières pluies ont réduit le déficit hydrique (Baraka)

Le déficit hydrique est passé de 70% à 57%, grâce aux dernières pluies, par rapport aux années normales, et à 37%, par rapport à la dernière année, a fait savoir ce lundi 22 janvier Nizar Baraka lors de la session des questions orales à la Chambre des représentants.

« Depuis fin décembre, ces pluies ont permis l’augmentation des apports en eau des barrages de 50 millions de mètres cubes« , explique le ministre déplorant toutefois la régression du taux de remplissage des barrages qui aujourd’hui ne dépasse pas les 23,2% par rapport à l’année dernière, durant laquelle ce taux se situait à 31,7%. « Les réserves des barrages se situent aujourd’hui à 3 milliards et 780 millions de mètres cubes contre 5 milliards l’année dernière« , a-t-il relevé.

Nizar Baraka a fait savoir que son ministère a procédé à l’exploitation de nouveaux barrages, notamment les barrages de Tidass, Toudgha, Fask et Agdez. « Les barrages de Ghriss, M’dez et Koudiat Lberna seront exploités durant cette année 2024. Nous accélèrerons le rythme de construction de 13 autres barrages qui sont actuellement en cours d’édification », a-t-il noté.

Et le ministre d’ajouter : « Nous mettrons en place des pompes flottantes au sein des barrages pour exploiter l’eau, que ce soit dans le domaine agricole ou en ce qui concerne la consommation d’eau potable. Cela sera appliqué au niveau des barrages les plus importants. Nous réaliserons également des forages d’exploration au profit de la consommation d’eau potable. Il y a également l’accélération des stations de dessalement. Après la convention conclue en avril dernier avec OCP, l’eau potable dans les villes d’El Jadida et de Safi provient à 100% du dessalement ».

Immobilier : l’indice des prix en légère hausse, les transactions en baisse au 4e trimestre 2022

L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) du quatrième trimestre 2022 est en quasi-stagnation (+0,3%) comparé au T4-2021. Le nombre global de transactions affiche quant à lui une baisse de 5,2% par rapport à la même période en 2021.

A noter que sur 12 mois glissants, le nombre de transactions sur le résidentiel a baissé de 3,5%, contre 5,1% sur le foncier et 16,2% sur le professionnel. Les prix, quant à eux, affichent d’une année sur l’autre des hausses contenues, sauf sur le résidentiel. Les prix du résidentiel ont baissé de 0,1% sur la période. Le foncier et le professionnel ont quant à eux gagné 1,2% et 0,5% respectivement.

L’IPAI du quatrième trimestre 2022 montre une diminution (-0,7%) par rapport au trimestre précédent. Le nombre global de transactions est également orienté à la baisse avec un retrait de 4,8% par rapport au trimestre précédent.

Sur la catégorie des biens résidentiels, l’indice global des prix a baissé de 0,8% par rapport au trimestre précédent. Le professionnel enregistre une baisse de 0,7% par rapport au troisième trimestre 2022 et le professionnel reste stable.

D’un trimestre à l’autre, le nombre de transactions immobilières a baissé de 4,8% au global. Cette diminution s’est concrétisée sur toutes les catégories de biens immobiliers. Les transactions sur le résidentiel ont baissé de 5,5%. Les transactions sur le foncier affichent un retrait de 1,3%. Pour sa part, les transactions sur l’immobilier professionnel chutent de 6,1% par rapport au troisième trimestre 2022.

Pour rappel, l’indice dressé par Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) couvre les biens immobiliers ayant fait l’objet d’au moins deux transactions pendant la période analysée, et ne donne pas une vision globale du marché.

Maroc Telecom : baisse du cours en bourse après l’annonce du dividende et du payout

Le 21 février, Maroc Telecom a publié ses résultats annuels au titre de l’exercice 2022. Le groupe a affiché un chiffre d’affaires global en légère baisse de 0,5% à taux de change constant pour atteindre 35,7 MMDH.

L’activité au Maroc a reculé, affichant des revenus de 19,5 MMDH, en légère baisse de 1,8%, causée notamment par le retrait de l’activité mobile, en baisse de 3,9% à près de 11,8 MMDH. Cela a partiellement été compensé par la bonne dynamique des filiales africaines du groupe qui ont affiché une hausse de 1,3% de leurs revenus à taux de change constant.

En bourse, le cours a plongé de 5,99% à 91,66 dirhams à la clôture de la séance du 21 février, emportant le marché dans sa chute. Le MASI perdait, le même jour, 1,18% à 10.565 points.

Contactée à ce sujet, une source du marché nous explique que cette forte baisse du cours n’est pas liée intrinsèquement aux résultats opérationnels qui étaient globalement attendus.

Des résultats globalement en ligne avec les attentes

Depuis quelques années déjà, l’opérateur voit son activité locale érodée. Il y perd des parts de marché du fait d’une concurrence plus rude et d’un cadre réglementaire qui devient plus compliqué. Au premier semestre 2022, les activités marocaines affichaient déjà une baisse de 2,2%.

Il convient aussi de rappeler la décision du régulateur de baisser les prix des terminaisons d’appels mobiles, qui a eu un impact négatif sur les revenus. Sans oublier que le groupe est de plus en plus concurrencé par les autres acteurs télécoms du marché sur le segment Mobile. En 2022, les revenus de ce segment ont baissé de près de 4% à 11,7 MMDH.

Parallèlement, les activités des filiales Moov enregistrent une amélioration de leurs revenus, poussés notamment par la Data Mobile en progression de 28%. Selon notre source, « c’est une tendance qui est globale dans des pays où la data est encore assez peu développée. Les filiales jouent leur rôle de relais de croissance. Au Maroc, l’activité Data Mobile est mature ». Celle-ci a d’ailleurs connu une baisse de 5,6% en 2022.

« Je pense qu’il n’y a rien de surprenant dans les résultats présentés, et que le marché les avait globalement anticipés », ajoute notre interlocuteur. La tendance baissière qui en a découlé provient particulièrement de l’annonce du dividende et du ratio de payout.

Un niveau de distribution de dividende décevant  

L’an dernier, le groupe avait écopé en juillet d’une amende de 2,45 MMDH de la part du régulateur. Le fait que le RNPG affiche une forte baisse était donc connu. Rappelons que ce dernier est passé de 6 MMDH en 2021 à 2,75 MMDH en 2022. Ajusté, il se fixe à 5,82 MMDH.

« Il y a l’annonce du dividende par action qui a pesé sur le cours lors de la séance, avec un retrait de 54% par rapport à 2021 à 2,19 dirhams. Mais il y a aussi eu le contrôle fiscal qui a retranché 600 MDH supplémentaires sur le résultat net. Il y a également un payout assez faible de 70%. Cela fait désormais trois années que le payout est à ce niveau », rappelle notre interlocuteur. Il estime que cela décourage les investisseurs, qui y voient un rendement trop peu intéressant.

Au cours actuel, le rendement serait de 2,4%. « Le fait que le groupe soit assujetti aux amendes répétées fait qu’il préfère conserver du cash à disposition et donc réduire son niveau de payout. Autrefois, il distribuait 100% de ses bénéfices. Il ne peut pas payer 100% et assurer le règlement des amendes, cela entraînerait un endettement supplémentaire qui n’est pas optimal. »

Les mesures prises pour faire baisser les prix de la viande bovine seront appliquées aux ovins

Le ministre de l’Agriculture s’est réuni ce vendredi 10 février avec la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR). La réunion a porté sur les mesures prises pour assurer l’approvisionnement normal du marché national, notamment à l’approche du mois de ramadan.

En une année, le prix de la viande rouge a augmenté de 30%

« Cette réunion avait pour but de faire le point sur les différentes dispositions prises pour assurer l’approvisionnement du marché national en viande rouge, suite aux discussions entamées avec le ministère il y a environ quatre mois », apprend-on auprès de M’Hammed Karimine, président de la FIVIAR.

L’objectif de cette rencontre est d’ »accompagner les changements qu’ont connus les prix de cet aliment, qui ont augmenté de 30% en une année, et faire en sorte de les ramener à des niveaux qui correspondent davantage au pouvoir d’achat des Marocains », poursuit-il.

Et d’ajouter : « Le consommateur n’a pas la capacité de supporter de telles hausses ; il a été habitué à des prix aux alentours de 60 à 70 DH/kg plutôt que les 100 DH/kg. »

De plus, cette rencontre a été l’occasion de « passer en revue les réponses des opérateurs d’importation par rapport aux différentes dispositions fiscales, douanières et sanitaires entreprises ».

Les prix ont baissé et n’augmenteront plus

Selon le président de la FIVIAR, les prix ont entamé une baisse il y a environ cinq jours. « Ce 10 février, ils sont passés à une moyenne de 80-85 DH/kg », précise-t-il. Pour rappel, le kilogramme a atteint, pour la première fois, 100 DH/kg en janvier dernier.

Il assure également que « les prix n’augmenteront plus » et que « cette tendance baissière va se poursuivre. Le consommateur marocain peut donc être tranquille », notamment à l’approche du mois de ramadan.

« Cette baisse fait suite à l’annonce de l’arrivée des premiers lots de bovins destinés à l’abattage, importés d’Europe. Une fois les premiers abattages de ces animaux importés entamés, on reviendra à des niveaux de prix plus raisonnables, au-dessous de 70 DH/kg, ce qui reste correct par rapport aux coûts de production », indique M’Hammed Karimine.

Quant aux bovins importés depuis le Brésil, « les premiers arrivages sont prévus une semaine avant le mois de ramadan ».

Levée des barrières douanières sur l’importation des ovins

Concernant la viande ovine, M’Hammed Karimine annonce qu’elle « bénéficiera des mêmes dispositions prises pour la viande bovine », à savoir la levée des barrières douanières à l’importation.

« Nous allons donc importer des ovins pour l’abattage, pour revenir à des prix raisonnables. Ceux-ci ont dépassé 100 DH/kg. La décision est actée, ainsi que les facilitations au niveau du cahier des charges sanitaire pour l’importation. Le processus doit à présent être lancé. »

Contrairement aux bovins, dont l’importation a été limitée à un quota de 200.000 têtes, « aucun chiffre n’a été fixé pour les ovins ».

« Nous allons en importer de manière raisonnable afin de ramener les prix vers une tendance baissière. Nous devons aussi faire en sorte de ne pas affecter les producteurs et de préserver le cheptel des femelles, ainsi que les moutons destinés à l’abattage à l’occasion de Aïd Al Adha, le but étant d’avoir suffisamment de têtes à ce moment-là », conclut-il.

Pour rappel, la première décision relative à la levée des barrières douanières sur l’importation des bovins concernait les bêtes de 550 kg. Sur le terrain, les professionnels se sont heurtés à la cherté des prix. Cette problématique les a poussés à diversifier leurs sources d’importation, mais ils ont eu beaucoup de mal à trouver des bêtes de ce poids en dehors du marché européen. Une deuxième décision a donc suivi, supprimant la condition du poids.