Bank Assafa lance deux nouvelles solutions participatives

Le contrat d’assurance Takaful Frais Funéraires « Sabr » garantit le versement immédiat d’un capital en cas de décès de l’assuré, au profit d’un bénéficiaire majeur unique désigné. Avec une cotisation de 100 DH, les clients bénéficient d’une prestation de 15.000 DH, tandis qu’une cotisation de 200 DH donne droit à une prestation de 30.000 DH.

Takaful Épargne Retraite est une solution d’épargne permettant aux participants de constituer un capital en vue de leur retraite, tout en bénéficiant des avantages de la réglementation fiscale en vigueur. Avec deux formules de garanties flexibles, les clients ont le choix entre des contributions périodiques mensuelles (à partir de 200 DH/mois), avec des évolutions annuelles au choix du participant, ou une contribution initiale obligatoire avec des contributions libres.

Développés en partenariat avec Wafa Takaful, ces deux nouveaux produits s’ajoutent à « Assafa Takaful Ousra » et « Assafa Takaful Dari », lancés en 2022, avec pour objectif de sécuriser la Mourabaha immobilière.

 

Les banques participatives victimes d’une fausse perception et d’un manque de notoriété

Afin de rapprocher la banque participative du grand public, Bank Al Yousr a organisé, ce jeudi 15 avril, un webinaire autour du “rôle des banques participatives dans l’accompagnement des investissements de l’entreprise”. L’occasion pour Mouna Lebnioury, DG chez Bank Al Yousr, de s’arrêter sur les difficultés dont pâtissent les banques participatives, à savoir un déficit de notoriété et une fausse perception que la clientèle s’en est faite.

Zéro notoriété pour les banques participatives

Selon Mouna Lebnioury, dans le cadre d’une étude de “tracking” de notoriété, effectuée fin 2020, auprès de 300 entreprises, les banques participatives ont marqué un score de… zéro !

“En terme de notoriété spontanée, c’est à dire lorsqu’on demande à des chefs d’entreprises de citer les banques qu’ils connaissent, il s’avère que toutes les banques conventionnelles dépassent les 80%, tandis que l’ensemble des banques participatives, n’ont jamais dépassé les 10%”, déplore Mme Lebnioury.

Selon elle, le “déficit de notoriété” n’est pas le seul problème auquel se confrontent les banques participatives, puisqu’un blocage au niveau de la “perception” existe également.

En effet, “même lorsque ces banques sont connues, on pense qu’il s’agit de sociétés de financement et non de banques à part entière. Les chiffres sont plus qu’éloquents parce que, selon les réalisations de fin janvier 2021, la place est à 14 milliards de financements, mais n’est qu’à 5 milliards de ressources, « on a plus l’impression que nous sommes là pour répondre aux besoins de financement que pour être des banques à part entière ou pour collecter les ressources des clients, y compris les entreprises”, indique-t-elle.

L’offre est désormais relativement complète

Cette “fausse” perception s’explique par le fait que, lorsque les banques participatives ont ouvert leurs portes, il n’y avait qu’un seul produit: le contrat de la mourabaha immobilière pour le particulier.

“C’est à travers ce contrat que la prise de contact a été faite entre les banques participatives et leur clientèle. C’est ainsi que cette perception a été confortée et généralisée. Nous devons tout faire pour lever cette perception qui, aujourd’hui, est fausse parce que toutes les banques participatives ont complété leur offre et la banque au quotidien est complète”, souligne Mme Lebnioury qui donne l’exemple de Bank Al Yousr, en matière de financement de l’investissement.

En effet, celle-ci a “l’ambition de servir sa clientèle d’entreprises et met tout en oeuvre pour répondre à l’ensemble de ses besoins”.

Ainsi, des équipes dotées d’expérience ont été constituées pour “traiter avec les entreprises qui ont un langage et des besoins particuliers” et “une panoplie de produits” a été mise en place, tant pour l’exploitation que pour l’investissement car, comme le souligne Mme Lebnioury, “nous avons ce qu’il faut pour accompagner l’entreprise dans toutes ses phases: la création, la modernisation ou encore l’extension”.

Ici, Mme Lebnioury fait référence au financement des opérations de l’entreprise, allant de la mourabaha immobilière pour acquisition de terrains ou de biens, au financement du matériel roulant, en passant par le financement des équipements, des matières premières ou encore des marchés publics.

“Nous avons des lignes globales qui nous permettent d’agir, en toute flexibilité, dans le cadre d’un programme d’investissement. Après l’étude du dossier, nous arrêtons une ligne globale pour le projet et les tirages se font petit à petit”.

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