L’entreprise Oulad Zerrad en redressement : AWB et SGMB valident leurs créances, BoA en attente

Après Banque Populaire, deux nouvelles banques marocaines ont obtenu des ordonnances validant leurs créances contre l’entreprise Oulad Zerrad des travaux divers, poids lourd des BTP aujourd’hui en redressement. Il s’agit de Société Générale Maroc et d’Attijariwafa Bank. Selon nos informations, les montants retenus pour ces établissements sont respectivement de 38 MDH et de 20 MDH.

Ces créances ont été approuvées par des ordonnances rendues en mars et mai 2025 par le juge-commissaire chargé de la procédure de redressement. Le dossier se tient au tribunal de commerce de Rabat.

La créance de la SGMB a été approuvée à titre chirographaire. Titulaire de sûretés réelles, AWB fera quant à elle valoir sa qualité de créancier privilégié. Selon nos sources, la banque dirigée par Mohamed El Kettani conteste le montant retenu. Ses avocats ont fait appel. Une première audience est attendue pour le 23 juin.

Avant AWB et la SGMB, la BP avait décroché une ordonnance établissant sa créance à 67 MDH. Pour Oulad Zerrad, les deux nouvelles ordonnances portent le total de la dette bancaire à 125 MDH.

C’est un bilan provisoire, puisqu’il faudra attendre l’issue de l’appel interjeté par AWB, mais aussi les conclusions d’une vérification visant le montant déclaré par une quatrième banque : Bank of Africa. Ce dossier est à l’examen depuis 2023. Le juge-commissaire a ordonné une expertise avant de trancher.

L’endettement total de l’entreprise reste à préciser. Les créanciers se comptent par centaines. Beaucoup de créances ont déjà reçu l’aval du juge-commissaire. On évoque notamment une dette de 182 MDH auprès des impôts et de 30 MDH auprès de la CNSS. Ces montants ont été retenus à titre privilégié. Ils seront payés par priorité, au même titre que les montants déclarés par différentes sociétés de crédit-bail (Maroc Leasing : 5,7 MDH ; Wafabail : 2,5 MDH ; Maghrebail : 5,3 MDH).

La société Oulad Zerrad avait fait l’objet d’un jugement de liquidation judiciaire, annulé et remplacé par un redressement. L’entreprise bénéficie aujourd’hui d’un plan de continuation sur dix ans. Le plan prévoit un rééchelonnement de dettes, articulé selon les montants des créances.

Affaire Sintram : BP valide une grosse créance

Bonne nouvelle pour Banque Populaire. Au tribunal de commerce de Casablanca, l’établissement bancaire vient d’obtenir la validation de sa créance dans le cadre de la liquidation visant Sintram, ex-géant des BTP tombé en faillite.

Le montant fixé par le juge-commissaire dépasse les 670 MDH, selon le dispositif de l’ordonnance consulté par Médias24. Il est légèrement inférieur à la créance déclarée par la banque qui tablait sur un chiffre de 685,5 MDH. La décision date du 12 mai 2025.

La créance a été approuvée sur la base d’une expertise lancée début 2024. Elle a été retenue à titre « privilégié », BP étant titulaire de sûretés réelles. Ce statut met la banque en pole position dans la course au remboursement qui sera lancée après vérification de l’ensemble des créances déclarées.

La somme totale des créances déclarées dépasse les trois milliards de dirhams. BP devra concourir au paiement auprès de centaines de créanciers, dont une dizaine bénéficiant également d’un statut privilégié. Cette dernière catégorie accapare à elle seule 2,9 MMDH, selon les données consultées par nos soins.

L’ordonnance concernant BP intervient quelques semaines après la validation d’une autre créance bancaire : celle d’Attijariwafa bank, qui se positionne sur un montant de 100 MDH. Deux autres banques sont en attente. Il s’agit de BOA (111 MDH déclarés) et du Crédit du Maroc (10 MDH).

Au reste, les regards sont braqués sur le cas de l’Office des changes. Créancier principal de Sintram, l’établissement public ne réclame pas moins de 1,7 MMDH. Cette créance n’a toujours pas été validée.

À Oujda, BP en litige avec un club de football

Relégué l’année dernière en D2, le Mouloudia d’Oujda (MCO) vient de subir un coup dur, cette fois d’ordre financier.

L’emblématique club de l’Oriental a été condamné à régler une dette de 2.089.494,99 dirhams à la Banque populaire.

Ce jugement de première instance a été rendu le 10 mars par le tribunal de commerce d’Oujda, statuant en première instance sur une action initiée en octobre 2024 par la banque.

En plus du principal, le MCO devra s’acquitter des intérêts légaux comptabilisés depuis avril 2023 jusqu’au paiement effectif.

Trois nouveaux directeurs généraux nommés à la Banque centrale populaire

Idriss Bensmaïl rejoint la Banque centrale populaire pour être nommé à la tête de la direction générale en charge du Retail. Il prend ainsi en charge l’ensemble des activités et filiales liées au développement des segments particuliers, professionnels et entreprises.

Âgé de 46 ans, Idriss Bensmaïl justifie d’une expertise significative dans le secteur bancaire. Il a précédemment occupé des postes de haute responsabilité au sein d’institutions financières de renom, et ce, tant à l’international qu’au Maroc, indique un communiqué de la banque. Il est titulaire d’un diplôme de l’EDHEC Business School (Lille) et d’un Executive MBA de Harvard Business School.

Abdeslam Bennani est nommé directeur général en charge du Corporate & Investment Banking. Jusqu’ici directeur général adjoint en charge du pôle Banque de l’international, il justifie d’une expertise de 27 ans au sein du secteur bancaire dont 14 à la Banque centrale populaire. Son parcours se distingue par une expérience reconnue dans les domaines du financement des grandes entreprises et du développement de l’activité bancaire en Afrique subsaharienne.

Abdeslam Bennani est titulaire d’un Bachelor en Finance de l’Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises et d’un DESS en audit et finance.

Othmane Tajeddine est nommé directeur général en charge de la Banque de l’international. Il occupait jusqu’ici le poste de directeur général adjoint chargé des activités de Marchés de capitaux et investissement groupe. Il justifie d’un parcours de plus de 22 ans au sein de la Banque centrale populaire avec une expertise orientée vers la finance, les marchés de capitaux et l’entreprise.

Âgé de 49 ans, Othmane Tajeddine est titulaire d’un DESS en gestion financière et patrimoniale.

Oulad Zerrad en liquidation : la créance de BP validée par le tribunal

La Banque populaire est fixée sur sa créance dans la liquidation de l’Entreprise Oulad Zerrad Des Travaux Divers.

L’établissement bancaire va concourir à hauteur de 67 MDH, montant retenu par le juge-commissaire chargé du dossier à l’issue d’une procédure de vérification qui a duré près de neuf mois.

La créance concerne précisément la branche Rabat-Kénitra de la Banque populaire. Elle a été validée à titre « privilégié », l’établissement étant titulaire de sûretés.

D’autres banques sont en lice et attendent également une ordonnance de validation. Il s’agit notamment de Bank Of Africa (BOA) et d’Attijariwafa bank (AWB). Leurs cas seront examinés lors d’une audience programmée au 24 avril devant le tribunal de commerce de Rabat.

A l’instar de la Banque populaire, le juge-commissaire a préalablement ordonné des expertises judiciaires pour déterminer les montants en jeu pour BOA et AWB.

Avant sa mise en liquidation en février 2024, Oulad Zerrad se positionnait comme l’une des entreprises les plus en vue du marché des BTP. La société dirigée par Chriqui Rahhal fait les frais d’un endettement qui avoisine le milliard de dirhams, dont 182 MDH de dettes fiscales.

https://medias24.com/2024/03/01/btp-oulad-zerrad-officiellement-en-faillite/

Dimagaz : le fonds de commerce de nouveau adjugé en attendant l’homologation

Deuxième offre pour Dimagaz. En difficulté, le distributeur de gaz a fait l’objet, le mardi 13 janvier, d’une vente aux enchères visant son fonds de commerce. Selon nos informations, le bien a été adjugé à un acheteur pour 325.000 DH. La mise à prix était de 315.000 DH.

Nous n’avons pas pu identifier l’identité de l’acquéreur. Le fonds de commerce avait été précédemment adjugé à un proche de Najib El Jirari, dirigeant du groupe, par ailleurs incarcéré dans une affaire pénale. Cette première vente ne s’était pas concrétisée faute d’homologation par le président du tribunal de commerce de Casablanca.

La deuxième adjudication ne sera elle-même officielle qu’après sa validation par la juridiction commerciale.

Une dette bancaire avoisinant les 2 MMDH

Dimagaz est une entreprise qui, autour de 2017, réalisait un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dirhams sur un marché marocain lucratif. Comment justifier la valeur dérisoire de son fonds de commerce ? En réalité, celle-ci est le fruit d’une expertise réalisée à la demande du tribunal. Elle tient compte notamment de la lourde dette bancaire cumulée par l’entreprise, avoisinant les 2 MMDH.

La vente judiciaire a d’ailleurs été diligentée à la demande de la Banque Populaire de Meknès. À lui seul, cet établissement se positionne sur une créance de 1,1 MMDH. Malgré la contestation de Dimagaz, qui crie au « concours financier abusif« , ce montant a bien été confirmé par une décision judiciaire aujourd’hui exécutoire, d’où la saisie de ses biens.

Des litiges similaires sont en cours avec Bank of Africa (370 MDH), Société Générale Maroc (205 MDH) et Crédit Agricole du Maroc (315 MDH). Ces dossiers sont traités séparément par le tribunal de commerce de Casablanca.

Pour l’heure, seules Banque Populaire et Société Générale Maroc ont décroché des décisions établissant leurs créances. Bank of Africa et Crédit Agricole du Maroc attendent leur tour. Le tribunal a ordonné des expertises en vue de vérifier les montants qu’elles réclament.

Le fonds de commerce n’est qu’un bien parmi les propriétés saisies dans ce dossier de grande ampleur. Les créanciers ont activé une série de voies d’exécution visant, entre autres, l’important patrimoine immobilier de Najib Jirari.

Le PDG du groupe dispose d’une pléthore de titres fonciers localisés dans différentes régions du Royaume. L’intéressé fait les frais de son statut de « caution personnelle ». Face à Banque Populaire et à Société Générale Maroc, il a été condamné solidairement avec sa société Dimagaz.

Dimagaz : rebondissement dans la vente aux enchères

Déjà complexe, l’affaire Dimagaz connaît un énième fait marquant. Mis aux enchères judiciaires par un créancier, le fonds de commerce de ce distributeur de gaz a fait l’objet d’une offre officielle, mais la vente butte sur le refus d’homologation par la justice.

Au tribunal de commerce de Casablanca, le bien a même été adjugé lors d’une séance tenue la semaine dernière. Selon nos informations, c’est un membre de la famille El Jirari qui a formulé l’offre. Il s’agit précisément d’un frère de Najib El Jirari, dirigeant de Dimagaz condamné à cinq ans pour chèque sans provision.

Selon des sources proches du dossier, le refus d’homologation est justifié par la somme jugée dérisoire retenue pour la cession du fonds de commerce. Le montant d’adjudication avoisine les 315.000 DH, là où la mise à prix était fixée à 160.000 DH. Ce prix de départ est lui-même considéré comme « très faible ». Certaines sources y voient le résultat d’une expertise « complaisante ».

Les derniers chiffres disponibles sur Dimagaz remontent à 2017. Durant cet exercice, le distributeur a réalisé un chiffre d’affaires de 1,07 MMDH. L’expertise a-t-elle sous-évalué la valeur de l’entreprise ? Parmi les représentants des créanciers, certains le pensent.

D’autres sources judiciaires nous interpellent sur une pratique courante en matière d’enchères judiciaires. « Les tribunaux n’octroient généralement l’homologation qu’au bout de la troisième vente et de la troisième offre. Il n’y a pas de base légale claire à cette mesure, qui relève davantage d’une pratique judiciaire », explique cet avocat spécialisé dans le contentieux bancaire.

« Il ne faut pas systématiquement lier le refus d’homologation au montant de la mise à prix. La valeur d’un fonds de commerce devient souvent insignifiante quand l’entreprise est en litige et/où en arrêt d’activité », poursuit la même source.

Dimagaz cumule les deux facteurs : à l’arrêt depuis plus de trois ans, la société croule sous les actions en paiement et traîne près de 2 MMDH de créances bancaires, dont 1,1 MMDH auprès de la Banque populaire. Cette banque s’ajoute à la longue liste d’établissements qui lorgnent les biens de l’entreprise (BOA 370 MDH, Crédit Agricole 315 MDH, Société générale marocaine des banques 205 MDH).

https://medias24.com/2023/09/25/boa-bcp-sgmb-et-cam-la-dette-bancaire-de-dimagaz-atteint-2-mmdh/

La Banque Populaire lance SWIPE, nouvelle offre bancaire dédiée aux 12-17

Avec l’offre SWIPE, les jeunes âgés de 12 à 17 ans auront accès à une panoplie de services bancaires et para-bancaires.

L’application SWIPE permet de retirer de l’argent des GAB sans carte, de payer les factures et les recharges téléphoniques, d’effectuer des achats auprès des marchands via QR code ainsi que d’envoyer de l’argent vers un m-wallet ou un compte bancaire.

Elle donne également la possibilité de demander de l’argent à ses parents, de consulter son solde et de suivre ses transactions en temps réel.

Avec la carte SWIPE et ses 4 designs personnalisables, les jeunes peuvent payer leurs achats en magasin ainsi qu’en ligne sur des sites e-commerce nationaux et internationaux.

Les parents, clients de la Banque Populaire, bénéficient également, à travers l’application mobile Pocket Bank, d’un ensemble de prestations qui leur permettent de garder la maîtrise du budget de leurs enfants :

Belgique : la BCP confirme mais n’a pas encore eu accès aux éléments de l’enquête

« Le 6 octobre 2020, dans le cadre d’une enquête ordonnée par un juge d’instruction, des perquisitions et auditions ont été effectuées au niveau de la succursale belge de Banque Chaabi Du Maroc (BCDM), tant au niveau de son siège que de ses agences », confirme le communiqué de la banque. 

Des saisies de matériel et de documents ont également été effectuées dans le cadre de l’enquête et des collaborateurs ont été entendus en qualité de témoin. Les 4 agences de la succursale continuent à servir la clientèle dans les conditions normales.

La même source précise que le management de Banque Chaabi du Maroc n’a pas encore eu accès aux éléments du dossier d’enquête, et ne dispose pas à ce jour, d’informations précises à ce sujet.

« BCDM ne manquera pas de communiquer sur ce dossier dès que de nouvelles informations seront disponibles », conclut le communiqué. 

Lire Aussi : BCP. Chaabi Bank sous le coup d’une enquête du Parquet de Bruxelles

Damane Relance : Les éclairages de Soumia Alami Ouali

Médias24. Pouvez-vous commencer par nous faire un bilan des actions mises en place pendant la période de crise ?

Soumia Alami Ouali. Pour permettre à la clientèle de faire face à la situation consécutive à la Covid-19, la Banque Populaire a rapidement déployé un important dispositif pour accompagner les entreprises, et ce dès les premières heures de la crise sanitaire. Ces mesures se sont d’abord traduites par un contact téléphonique systématique pour s’enquérir de la santé et des contraintes subies par les entreprises, de la mise en place de reports d’échéances de crédit et de leasing pour soulager les entreprises dont l’activité s’était fortement ralentie. Par ailleurs, même si la disponibilité du réseau de distribution a été maintenue en totalité, nous avons proposé un traitement digitalisé de l’ensemble des demandes Damane Oxygène. À ce jour, nous avons pu servir plus de 2,5 MMDH sur Oxygène à une population composée majoritairement de TPE (plus de 85% des dossiers agréés), ce qui démontre que ce sont les plus petites entreprises qui ont été les plus atteintes par les effets de la Covid-19.

Par ailleurs, nous avons poursuivi l’accompagnement des entreprises de toutes tailles en leur consacrant une enveloppe de plus 10 MMDH. Le dispositif d’accompagnement comporte des financements spécifiques pour les entreprises non-éligibles à Damane Oxygène, ainsi que l’invitation des entreprises à recourir de façon plus intense aux nombreux services digitalisés, transactionnels et informationnels, en leur offrant la gratuité d’accès pendant toute la période de la crise. L’un de ces services, Paydirect, a permis à de nombreuses entreprises de poursuivre le règlement de leurs frais de douane à distance.

Je tiens également à préciser que durant les deux derniers mois, nous avons tenu à intensifier l’écoute et la concertation avec les opérateurs régionaux et sectoriels, ce qui nous a permis d’aller à la rencontre « digitalisée » des CGEM régions, de fédérations et d’entreprises régionales pour échanger, répondre aux interrogations et recueillir les attentes des dirigeants d’entreprises.

Ces échanges nous ont permis de noter que cette crise aura également suscité ou accéléré des vocations, surtout parmi les TPE. Nous comptons favoriser la création et le développement de ces initiatives grâce au conseil, à l’accompagnement des opérateurs par nos Banques Régionales et au financement Chaabi Intelak.

– Le dispositif Oxygène prend fin le 30 juin, qu’en est-il pour les produits spécifiques aux secteurs du tourisme et de la promotion immobilière ?

– Les déblocages du crédit Oxygène ont été prorogés jusqu’au 31 juillet pour l’ensemble des entreprises. Par ailleurs les entreprises du secteur du tourisme pourront continuer à recourir à cette offre sans précision quant à la date limite. Pour les opérateurs du secteur immobilier, le crédit Oxygène PI (Promotion Immobilière) se poursuit également et vient même d’être enrichi par un nouvel assouplissement, qui permet que la somme des CPI (Crédits Promotion Immobilière) existants et du crédit Oxygène puissent atteindre jusqu’à 80% du montant des projets financés (au lieu de 70% précédemment).

– Le lancement des produits Relance au niveau du réseau bancaire a été effectué le 15 juin. Ces produits ont été conçus dans le cadre du dispositif du CVE. Les banques ont-elles la latitude de personnaliser ces produits ou ces derniers sont-ils les mêmes partout ?

– Relance TPE et Damane Relance (qui concerne les entreprises réalisant un CA supérieur à 10 MDH) ont été conçus, tout comme Oxygène, dans le cadre de la concertation entre les différentes parties prenantes du CVE. Leur objectif est d’apporter à l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, un soutien additionnel adapté pour leur permettre de compenser la baisse de leurs paiements pendant ces derniers mois et de disposer d’une enveloppe de crédit de fonctionnement. Celle-ci va de 10% à 15% du CA et contribuera à financer les besoins du redémarrage de leur activité, tout en veillant à limiter l’impact sur leur capacité d’endettement. Le remboursement de ce crédit s’effectuera sur une durée allant jusqu’à 7 ans, avec un différé pouvant atteindre deux années, afin de répartir dans le temps l’impact de cette dette.

Les caractéristiques de Relance TPE et de Damane Relance détaillés plus haut sont les mêmes pour l’ensemble des entreprises.

A la Banque Populaire, nous veillons plus que jamais à apporter à nos clients l’écoute, le conseil et l’accompagnement afin de leur proposer les financements et les services qui répondront au mieux à leurs besoins.

– Les entreprises qui ont bénéficié d’Oxygène peuvent-elles également bénéficier des offres Relance ?

– Tout à fait, Oxygène a permis d’apporter une réponse immédiate pour parer aux besoins de règlement des charges courantes et des fournisseurs. Relance vient appuyer la reprise de l’activité. Une petite précision tout de même, le ratio d’endettement bancaire, incluant Oxygène et Damane Relance ne doit pas dépasser 7.

– Pour bénéficier des produits Relance, l’entreprise doit-elle justifier l’impact de la crise Covid-19 sur son activité ?

– En effet, l’activité de l’entreprise doit avoir être impactée par la crise pour que celle-ci puisse être éligible aux produits Damane Relance ou Relance TPE.

– Les entreprises, doivent-elles apporter des garanties supplémentaires à celle de la CCG ?

– Aucune sûreté additionnelle n’est requise pour Relance TPE. Et pour Damane Relance, aucune sûreté personnelle et hors patrimoine de l’entreprise n’est exigée pour les entreprises réalisant un CA inférieur à 500 MDH.

– Parmi les conditions pour bénéficier des produits Relance, il y a celle de ne pas verser de dividendes pendant la période de différé. Pourquoi une telle condition ?

– Il sera difficile et pénalisant pour une entreprise ayant subi les impacts de la Covid-19 de poursuivre sa croissance en rémunérant à la fois ses actionnaires et en augmentant son endettement bancaire à moyen terme. Cela pourrait la déstabiliser davantage, ce qui n’est ni dans l’intérêt de l’entreprise ni dans celui de ses actionnaires. En revanche, le dispositif Relance ne s’oppose pas à ce que les entreprises versent des dividendes sous formes d’actions/parts car cela vient en renforcement de leurs fonds propres et contribue à leur pérennisation.

– Il y a d’autres exigences qui sont demandées à l’entreprise, comme le fait d’utiliser 50 % du montant du crédit pour le paiement de fournisseurs, que les fonds ne soient pas utilisés pour les opérations de haut de bilan… Qui a la responsabilité de s’assurer que les entreprises respectent ces exigences ?

– Le processus est clair et transparent puisque l’entreprise souhaitant bénéficier de Relance joint à sa demande l’état détaillé des dépenses finançables réparties par catégories, sachant que la rubrique fournisseurs est, elle-même, ventilée par entreprise à payer. Une fois le dossier agréé, les déblocages s’effectuent au profit des bénéficiaires, sur la base du relevé de dépenses signé par le client et en conformité avec les engagements pris.

Mais au-delà du processus, il est important que chaque intervenant joue son rôle pour permettre à l’Economie de redémarrer, et ce en veillant à régler effectivement les fournisseurs pour ne pas affaiblir davantage les entreprises. Cette crise pourrait être une opportunité pour sonner l’heure de la prise de conscience, qui permettra de restaurer la confiance et d’installer définitivement un nouvel état d’esprit.

Par ailleurs, il est également à souligner que les établissements publics seront éligibles au produit de Relance, dont les financements iront aux TPME.

– Parmi les critères d’éligibilité, figure le taux d’endettement. Comment ce critère est-il pris en considération ?

Pour être éligible, l’entreprise qui réalise un CA supérieur ou égal 10 MDH doit présenter un ratio qui exprime la capacité de remboursement (qui est constitué des dettes bancaires court, moyen et long terme rapportées à l’excédent brut d’exploitation) inférieur ou égal à 7. Le calcul de la dette bancaire inclut le Crédit Oxygène (s’il a été souscrit) ainsi que le Crédit Relance. Il faut préciser que le seuil de 7 retenu pour répondre à une réalité marocaine, est deux fois plus important que le ratio de limite d’endettement d’avant-crise.

Pour Relance TPE, le processus est simplifié et l’éligibilité nécessite uniquement que l’entreprise ne soit pas en redressement ou en liquidation judiciaire, et n’ait pas de crédit bancaire déclassé en compromis au 29 février 2020.

Nouvelle identité visuelle pour la Banque populaire

« Passant sur deux lignes, le nom de la marque gagne en impact et en visibilité avec une police d’écriture moderne. L’emblème historique: le cheval, est mis en perspective au moyen d’un cercle qui évoque l’univers digital, dans lequel le groupe BCP s’est résolument engagé. Cette forme ronde renvoie également au globe terrestre, symbole de l’ouverture du groupe à l’international, aujourd’hui présent dans 32 pays à travers le monde. », indique la banque dans un communiqué.

Ce logo s’accompagne également d’une nouvelle signature: « Grandir. Ensemble ». « Elle traduit toute la volonté de la Banque populaire à jouer un rôle moteur dans le développement durable des individus, des entreprises et des territoires. »

Parallèlement à l’évolution de son identité de marque, la Banque populaire met en ligne un nouveau portail web: www.groupebcp.com.

En phase avec les pratiques numériques actuelles, ce site, nouvelle génération, est entièrement responsive avec une approche « mobile first ». 

Disponible en trois langues (arabe, français et anglais), il présente une ergonomie optimisée et offre un meilleur accès à l’information, pour une expérience client améliorée. Erigé en quatre espaces dédiés (Institutionnel, Particuliers, Marocains du monde et Entreprises), il mise en outre sur une interactivité augmentée avec la possibilité de partager des contenus directement sur les réseaux sociaux.

Banque populaire: un accord pour soutenir l’investissement dans l’Oriental

Ce mémorandum a été signé par le président du Conseil régional, Abdenbi Bioui, le wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Mouad El Jamai, le PDG du groupe Banque populaire, Mohamed Karim Mounir, et le directeur du Centre régional d’investissement (CRI-Oriental), Mohamed Sabri.

Cet accord établit le cadre de coopération entre les parties signataires afin de contribuer au développement de la région de l’Oriental et ainsi renforcer le rôle des entreprises locales. Et ce, à travers la mise en place d’un produit bancaire destiné aux auto-entrepreneurs et aux TPE et ce dans l’objectif de les accompagner et de financer leurs projets.

Selon un communiqué de la banque, il s’agit aussi de financer des projets rentrant dans le programme d’amélioration du revenu et d’intégration économique des jeunes, notamment, ceux qui ont bénéficié de boutiques réalisées dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) au niveau de la région, et ce conformément aux conditions et aux règlements en vigueur au sein de la Banque.

D’autre part, le Conseil de la région de l’Oriental avait élaboré, dans le cadre de l’intérêt particulier accordé à l’encouragement de l’investissement, un cahier de charges englobant une série de mesures incitatives, telles que l’octroi d’un appui financier et l’accompagnement des porteurs de projets, afin de promouvoir et d’élargir les activités économiques.

Le Conseil accorde aussi aux investisseurs des avantages à travers le soutien à l’acquisition du foncier et l’octroi de primes pour l’emploi, à condition de réunir les critères nécessaires et respecter les règles préalables pour bénéficier de l’appui fixé par le Conseil régional.